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À l’occasion de la remise au Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, des conclusions du rapport de la commission « Levy-jouyet » sur l’économie de l’immatériel, Monsieur Breton a en particulier retenu l’idée de la création d'un pôle de compétitivité sur les logiciels libres pour replacer la France en tête de la course aux innovations technologiques !

C'est donc en personne le Ministre des Finances qui appelle de ses voeux au développement de l'écosystème du Libre. À noter aussi les préconisations faites dans le rapport en matière de brevet : une extension du champ du brevetable n’est pas souhaitable... (lire le reste à partir de la page 143)

Le gouvernement semble avoir compris les enjeux considérables que représente le Logiciel Libre pour la France !

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Vous avez demandé le commentaire #781758.

et ça a dirigé France Télécom ?

Posté par enzodegap () le 05/12/2006 à 08:09. (lien). Évalué à 10.

je cite " autour des logiciels libres de droit (linux, …)"

Ah bon ? le droit d'auteur et les licences GPL, LGPL, BSD et autres ne s'appuient pas à l'origine sur le copyright américain et ses dérivés européens ?

Hallucinant de lire une telle phrase ...

ah croire que le droit (d'auteur) est là pour restreindre les libertés et non les garantir .....

  • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

    Posté par Cyrille Pontvieux (Jabber id, page perso, ) le 05/12/2006 à 11:36. (lien). Évalué à 4.

    J'allais effectivement faire la remarque...qu'il parle de logiciels "libres de droits" indique clairement qu'il ne connait que l'engouement médiatique autour du libre sans en connaitre le fond. Et ça ça décrédibilise beaucoup le reste du discours je trouve. En tout cas aux yeux de ceux qui savent ce qu'est le libre. On notera tout de même que l'intention est bonne mais que pour un ministre avec un tas de conseillers (qui lui ont ptre fait son discours) ça fait un peu pitier non ?

    Faut remarquer que "libre" ou "free" a posé et pose encore pas mal de problèmes au niveau conceptuel pour les non-initiés : ce sont termes qui peuvent désigner tout de même beaucoup de choses. Je me demande si le libre serait mieux connu/reconnu s'il avait été nommé autrement...

    • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

      Posté par Achille Fouilleul (page perso, ) le 05/12/2006 à 12:56. (lien). Évalué à 3.

      Faut remarquer que "libre" ou "free" a posé et pose encore pas mal de problèmes au niveau conceptuel pour les non-initiés : ce sont termes qui peuvent désigner tout de même beaucoup de choses. Je me demande si le libre serait mieux connu/reconnu s'il avait été nommé autrement...


      "open source", par exemple ? :-)

      • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

        Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 05/12/2006 à 14:52. (lien). Évalué à 8.

        Dans l'esprit de beaucoup de monde, "libre de droits" veut dire que le droit d'utilisation est gratuit. L'accès aux sources, la modification et la redistributions sont d'autres notions qu'il faut intégrer avec le fait que les logiciels libres sont soumis à des licences... Cela fait beaucoup de notions qu'il faut avoir le temps de digérer.

        Quand on m'a parlé en 1990 de logiciels que l'on pouvait recopier et dont on avait les sources (c'était gcc) : j'ai été incrédule, puis surpris. J'ai pu utiliser GNU/Linux en 1995 grâce à son prix (livre + CD = 200F). J'ai continué à l'utiliser en raison de ses performances et c'est seulement vers 1998 que j'ai vraiment compris la portée de la licence GPL et la philosophie du logiciel libre.
        Il m'a fallu 7 ou 8 ans pour faire ce parcours. Je pense que l'on ne peut pas demander à un homme politique de le faire en 8 jours car cette évolution bouscule bien des idées profondément ancrées dans la tête des énarques et autres économistes.
        Ce qui est heureux, c'est que quiconque fait cette démarche ne revient jamais en arrière !

        • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

          Posté par yoplait () le 06/12/2006 à 13:44. (lien). Évalué à 2.

          Quand il dit libres de droit, il veut, àmha, dire que les droits habituellement garantis pas le droit d'auteur ont été « invalidés » par le copyleft. Le copyleft n'est à l'origine, pour Stallman, qu'une manière de se servir d'un copyright fort restrictif pour appliquer sa vision des droits naturels que l'on doit appliquer aux logiciels. En ce sens, le copyleft est une abstraction du copyright. Même si sur la forme il repose sur le copyright, sur le fond il invalide dans notre droit d'auteur (je ne connais pas assez bien le copyright pour faire la comparaison avec lui) :

          le droit moral d'intégrité ;
          le droit moral (français) de repentir ;
          le droit patrimonial de reproduction ;
          le droit patrimonial de représentation ;

          ne restent que les droits moraux de paternité et de divulgation, qui eux sont, toujours àmha, des droits réellement naturels et vraiment peu contraignants pour les utilisateurs/consomateurs/jouisseurs/...

          En ce sens, les logiciels sous licences libres sont presque libres de droits... d'auteur. Le reste, ce n'est que de la technique et des détails visant à faire respecter dans la pratique l'idéologie se cachant derrière cette licence (disponibilité du code source, impossibilité de changer la licence, etc.).

          • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

            Posté par zimmermann jérémie (page perso, ) le 06/12/2006 à 18:38. (lien). Évalué à 2.

            Le droit à l'intégrité et le droit de repentir n'existent pas dans notre droit français pour les logiciels, c'est à ma connaissance la seule exception (comme ils sont des oeuvres fonctionnelles, l'auteur ne peut s'opposer à ce qu'on les corrige.)

            En revanche les droits patrimoniaux sont évidemment toujours en la possession d'un auteur de logiciel libre ! Il *choisit* de mettre son logiciel sous telle ou telle licence, et peut à tout moment choisir de le re-licencier, sous d'autres termes à quelqu'un qui lui en ferait la demande (ie. "vous ne voulez pas reverser au public les sources de vos versions modifiées redistribuées ? très bien, voici une licence propriétaire, spécialement pour vous, au prix modique de 1M$." c'est parfaitement légal.)

            Dire que les logiciels libres sont "libres de droit" est une réelle aberration. "Libre de droit" concerne un très petit nombre d'oeuvres qui ont été placées par leurs auteurs sous des licences n'obligeant pas à reverser une partie des bénéfices. On trouve ainsi des CD de photos "libres de droits" qui sont payants, mais pour lesquels il est permis de faire n'importe quelle utilisation.

            Je ne suis pas expert de ce dernier mode de distribution, mais je sais qu'il est différent du modèle du Libre (qui donne des libertés à ses utilisateurs) que nous utilisons tous, et donc que le ministre a fait une sacrée bourde, démontrant son degré de connaissance du sujet.

            • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

              Posté par yoplait () le 06/12/2006 à 19:11. (lien). Évalué à 1.

              En revanche les droits patrimoniaux sont évidemment toujours en la possession d'un auteur de logiciel libre !

              Oui j'en suis bien conscient, il n'empêche qu'une fois un logiciel est distribué en GPL, l'auteur ne peut plus revenir sur sa décision. J'aurais dû préciser que c'était de cette "branche" la (je ne sais pas trop comment appeler ça) que je comprenais qu'on puisse la qualifier de libre de droits.

              Le droit à l'intégrité et le droit de repentir n'existent pas dans notre droit français pour les logiciels, c'est à ma connaissance la seule exception (comme ils sont des oeuvres fonctionnelles, l'auteur ne peut s'opposer à ce qu'on les corrige.)

              Merci pour les précisions. Il y a aussi l'exception de copie privée qui n'existe pas pour les logiciels. A la place on retrouve une permission de copie de sauvegarde. Il y a encore sûrement d'autres subtilités.

    [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

    Posté par pirouette_07 (page perso, ) le 05/12/2006 à 11:46. (lien). Évalué à 1.

    Bonjour,

    Quand bien même un développeur reste propriétaire du code source qu'il écrit puis met sous licence GPL, la GPL, en terme d'utilisation, j'ai bien dit d'utilisation, ne permet aucune restriction ni n'implique aucune de restriction d'ordre financier, technique ou autre. Donc si on se place du point de vue de l'utilisateur final, habitué à devoir payer pour utiliser un logiciel propriétaire, à ne pas avoir le droit de le copier, de le dupliquer, de le modifier, etc..., n'est-il pas juste de dire que les logiciels libres sont libres de droits (sous entendu et à minima, de droits d'utilisation) ?

    C'est une question que je pose.

    Cordialement

    Pascal

    • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

      Posté par Gilles G. () le 05/12/2006 à 12:27. (lien). Évalué à 5.

      Non, non, non!!
      Il faut simplement dire que ces logiciels peuvent être utilisables librement. Ce qui n'a rien à voir avec libre de droits.
      Et sous-entendre qu'on parle de la liberté d'utlisation ce n'est pas possible car la plupart des gens ne comprennent pas ce sous-entendu.

      • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

        Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 05/12/2006 à 14:56. (lien). Évalué à 5.

        Il vaut encore mieux dire logiciels sous licence libre plutôt que logiciels libres de droits ou libres d'utilisation ou open source.

        • [^]Re: et ça a dirigé France Télécom ?

          Posté par Pol' uX () le 05/12/2006 à 18:29. (lien). Évalué à 0.

          Tout a fait, c'est malheureux ce genre de cafouillage, alors qu'en français le terme est assez explicite ...
          Tiens, je prend le A, on devrait appeler ça de l'inform'éthique, ainsi on pourrait surfer sur la tendance (alter ?)mondialiste actuelle, et ça expliciterai la différence avec OpenSource ...

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