Articles : Réponse de Linus aux allégations de Microsoft sur la transgression de 235 brevets
Posté par Samuel DUBUS. Modéré le 18 mai 2007.
Suite aux allégations de Microsoft dans un article publié dans Fortune , selon lesquels les Logiciels Libres et le noyaux Linux enfreindraient leur propriété intellectuelle sur quelques 235 brevets, Linus Torvalds répond dans un message envoyé à InformationWeek : "It's certainly a lot more likely that Microsoft violates patents than Linux does.", c'est-à-dire "Il est plus vraisemblable que ce soit Microsoft qui viole des brevets que Linux."
Les allégations initiales proviennent de Steve Ballmer, le PDG de Microsoft qui a déclaré « nous vivons dans un monde qui respecte la propriété intellectuelle. Le monde de l'Open Source doit respecter les même règles du jeu que les autres sociétés ». Il semble ignorer que le logiciel libre repose sur le respect du droit d'auteur.
NdM : Merci à twanoo pour sa contribution.
Les allégations initiales proviennent de Steve Ballmer, le PDG de Microsoft qui a déclaré « nous vivons dans un monde qui respecte la propriété intellectuelle. Le monde de l'Open Source doit respecter les même règles du jeu que les autres sociétés ». Il semble ignorer que le logiciel libre repose sur le respect du droit d'auteur.
NdM : Merci à twanoo pour sa contribution.
La dépêche sur /. (971 hits)
La dépêche sur le site d'InformationWeek (415 hits)
Les allégations de Microsoft sur CNNMoney (302 hits)
Microsoft ne poursuivra pas les utilisateurs de Linux (657 hits)
Le Figaro : Quand l'Open Source dérange Microsoft (2249 hits)
> Lire la suite (62 commentaires, moyenne: 4,1). [dépêche : 2125 caractères]
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Bourdes journalistiques
Non seulement le journaliste du Figaro affiche un avis partisan envers Microsoft très ostensible (normal, pour un quotidien de droite) mais en plus il fait de sacrées bourdes :
Confusion classique entre libre/propriétaire et gratuit/payant...
Un truc de communistes, quoi. Puisque la licence autorise la re-distribution des sources, c'est normal que la copie ne soit pas « protégée ».
[^]Re: Bourdes journalistiques
Ami lecteur, un méchant troll s'est planqué dans ce commentaire, tu feras bien attention à ne pas le relever.
Pour aider : il s'est caché entre 2 parenthèses le sagouin...
[^]Re: Bourdes journalistiques
Ben si quand même, le figaro c'est un quotidien de droite.
[^]Re: Bourdes journalistiques
C'est plutôt le "normal" le troll...
[^]Re: Bourdes journalistiques
C'est fou ça, cette manie de voir des trolls partout.
L'Humanité est un journal de gauche, le Figaro est un journal de droite, c'est une évidence, ce sont les deux seuls quotidiens réellement et ouvertement partisans en Sarkosie^H^H^HFrance.
On parlerait de libé ou du monde, ce serait une autre histoire ;-)
[^]Re: Bourdes journalistiques
« Libération » reste un journal de centre-gauche voire de gauche classique là où « l'Humanité » est quand même classé à l'extrème-gauche (avec « Charlie-Hebdo » en version satirique) alors que « Le Monde » serait plutôt centre-droit comme « Marianne ». Mais j'ai toujours vu Le Monde comme un quotidien plutôt objectif.
[^]Re: Bourdes journalistiques
> l'Humanité » est quand même classé à l'extrème-gauche
>
J'aurais tendance à dire que, vue la dérive droitière/centriste du PS, le PCF se situe maintenant simplement à gauche, la LCR, FO et autres ayant pris la place de l'extrème gauche.
Tiens, en parlant de l'Humanité, et pour rester dans le domaine du journalisme, j'ai regardé le JT de TF1 à 13h00 le lendemain du premier tour, et notamment la revue de presse. Tous les quotidiens nationaux et régionaux étaient cités, sauf l'Humanité. Je m'interroge. Sincèrement. Pourquoi ?
[^]Re: Bourdes journalistiques
Pour Charlie Hebdo, tu te trompes un peu. Il y avait un sondage sur les intentions de vote des 38 collaborateurs du journal dans le dernier numéro qui a précédé le premier tour.
Je n'ai plus les chiffres exacts, mais c'était dans cet ordre de grandeur :
- Royal : 16
- Voinet : 8
- Bayrou :3
- Besancenot : 3
- Buffet : 2
- Bové : 1
- J'ai oublié le reste, mais la proportion est là.
Bref, certainement pas de droite, mais de là à le dire vraiment d'extrême gauche...
[^]Re: Bourdes journalistiques
Oui, mais non. Ce qui fait la couleur politique d'un journal c'est son contenu, pas ses lecteurs. Ce sont les opinions que véhiculent ses journalistes.
[^]Re: Bourdes journalistiques
Heu... Je n'ai parlé nulle-part de lecteur.
Et quand j'écris « collaborateurs », je reprends leur propre terme, qui doit comprendre les rédacteurs, les dessinateurs, et les différents directeurs, et les tenants de quelques autres postes...
Quand aux idées véhiculées, une lecture attentive peut faire remarquer que les différents contributeurs de Charlie Hebdo font apparaître (plus ou moins clairement) leurs propres opinions politiques dans leurs articles, et que cela peut parfois faire apparaître le propos d'ensemble du journal un peu contradictoire... Même si dans l'ensemble c'est cohérent et qu'on sait où il vont, hein. :p
Bon, je t'accorderais quand-même que globalement le journal est certainement bien plus orienté « à gauche » que la plupart, mais quand-même...
[^]Re: Bourdes journalistiques
Mea culpa, trop d'alcool tue le dicernement (et brouille la vue). Encore désolé.
[^]Re: Bourdes journalistiques
Si on reprend les sondages internes du « JDD » (groupe Lagardère) relayés par le « Canard Enchaîné », les journalistes penchent pour Ségolène Royal, pourtant, sur le contenu, ça ne voit pas. La ligne éditoriale dépend surtout du rédacteur en chef.
[^]Re: Bourdes journalistiques
Le Monde n'est pas objectif, si tant est qu'un journal puisse l'être... Il est cité comme "quotidien de référence", ce qui n'est pas pour autant un gage d'objectivité. Les nombreuses critiques _internes_ au journal à propos de la déontologie du quotidien l'ont démontré depuis longtemps (ére Jean-Marie Colombani - Alain Minc).
L'Huma n'est pas un journal d'extrème gauche, le PCF (l'Huma était historiquement son organe de presse) n'est pas non plus l'extrème gauche, ce partit étant une sorte de pivot entre le PS et les partis d'extrème gauche comme LO ou la LCR.
Puisque vous semblez parler d'hebdomadaire comme de journaux, je pense que le Canard Enchainé peut etre cité comme un organe de presse relativement objectif, pour preuve, la quasi totalité des politiciens le lisent. Il est d'ailleur amusant de voir qu'un journal à vocation satirique soit un des seul qui va traiter tout type de sujets.
De même, si l'on parle de journaux d'opinion, on peut citer Le Monde Diplomatique pour la mouvance altermondialiste ou encore le tristement célébre "Minute" pour l'extrème droite. Les journaux d'opinion ne se résument en tout cas pas à ceux dont à parlé Jeromelinux :)
[^]Re: Bourdes journalistiques
Les journalistes et collaborateurs de « Le Monde » viennent de désavouer Colombani.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30991006@7-37,0(...)
http://www.liberation.fr/actualite/medias/255578.FR.php
http://www.lefigaro.fr/medias/20070523.FIG000000148_le_monde(...)
[^]Re: Bourdes journalistiques
Toutes ces notions sont relatives, j'ai pour ma part tendance à trouver Libération très à gauche, et L'humanité extrême gauche. C'est peut-être leur propension à ne rien voir de positif, à n'aimer personne qui fait que tu ne les considères pas d'un parti particulier, mais c'est en tout cas l'impression qu'ils me donnent. Quant au Monde, c'est le journal le plus objectif que j'ai trouvé, la plupart des articles s'intéressant aux faits (à part les éditoriaux bien sûr où les prises de position sont fréquentes).
[^]Re: Bourdes journalistiques
«Le Monde» n'est certes pas un journal de droite, si ce n'est qu'on pouvait lire en
fin d'après-midi sur leur site un article expliquant que l'aviation de loisir est désormais
une pratique tout à fait accessible à tous, passer son brevet de pilote ne revenant
qu'à 4000¤ (l'article n'est plus sur la page principal, un lecteur du Monde pourrait-il
confirmer ?).
Disons que ce n'est pas en soi de droite, mais que j'ai comme l'impression que
la rédaction du journal est quelque peu déconnectée de la réalité quotidienne
d'une grande partie de la population française.
(Je prends cet exemple, d'autres sont disponibles quotidiennement).
[^]Re: Bourdes journalistiques
Disons que 4000¤ est largement inférieur aux 40 000¤ qu'il fallait il y a quelques années. Personnellement, si tu prends cet exemple, il y a largement de quoi laisser la possibilité à une grosse partie de la population (un bon tiers) de le passer. C'est cher, bien sûr, mais comme c'est un milieu de passionné, j'en connais pas mal qui sont prêt à faire de nombreux sacrifices pour le passer. Mon prof d'anglais au collège avait bien acheté un planeur à 200 000 ¤ alors qu'il n'avait pas un salaire exorbitant. Bref, je ne vois pas en quoi c'est ahurissant.
En tout cas, pas de quoi conclure que cela fait du Monde un journal de droite ou de gauche.
[^]Re: Bourdes journalistiques
On va pas s'étriper là dessus, mais comme je viens de tomber sur ce commentaire sur le site du Monde :
«Bruno d.
21.05.07 | 23h27
N'en déplaise aux grincheux, voir la terre depuis le ciel est un plaisir unique, et l'aviation légère permet de le faire en toute liberté. Le seul hic, c'est le prix. La comparaison avec un marin est fausse. Je fais du bateau régulièrement et de l'avion occasionellement (passager) et les frais sont incomparables... mais en l'occurrence personne n'est blâmable...»
D'autre part, si tout le monde en France avait le salaire d'un prof, on serait pas trop mal loti.
Et encore une fois, ça ne marque certes pas ce journal comme «à droite», c'est juste que ce sont des préoccupations pas forcément accessibles au commun des gens.
[^]Re: Bourdes journalistiques
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-912845@51-(...)
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[^]Re: Bourdes journalistiques
Globalement, cela dépend de la couleur politique du lecteur, un gars de gauche va mettre le monde dans les journaux de centre-droit voir droite et l'huma a gauche, tandis qu'un gars de droite va plutot trouver que le monde est un journal de gauche.
Historiquement, Le Monde est classé "gauche caviar", ça à toujours été.
L'objectivité d'un journal ne se mesure pas qu'a son ton factuel, elle se mesure à sa capacité à donner tous les éléments pour que le lecteur puisse faire sa propre analyse. C'est à mon avis là où le bat blesse au Monde. Je me souviens que quand j'étais plus jeune le Monde était bien plus complet, maintenant j'ai parfois l'impression de lire une depeche AFP ou un journal gratuit (lapalissade).
Comme tu dis ces notions sont relatives, tout comme la notion d'objectivité.
[^]Re: Bourdes journalistiques
Avoue tout de même que les logiciels libres sont très souvent gratuits ... C'est une confusion mais pas si grande que ça ...
[^]Re: Bourdes journalistiques
Même s'il est vrai que la plupart des logiciels libres sont gratuits, la confusion est tout de même énorme!
Ça voudrait dire que les gratuits sont donc libres? Winamp est libre? Outlook est libre (bon, si on en croit la bourde de Bayrou, oui ;-) )?...
Et surtout, c'est carrément zapper toutes les implications que le Libre permet, pour rabaisser tout ça à une simple question pécuniaire!
Donc oui, il y a une confusion (volontaire?) de la part du Figaro, et oui elle est très grande...
[^]Re: Bourdes journalistiques
Non, en l'occurence (pour une fois c'est les logiciels proprios qu'ils appellent payants, et pas les logiciels libres qu'ils appellent gratuits) ça veut plutôt dire que les logiciels propriétaires sont tous payants, ce qui est plus une insulte envers les freewares qu'envers les LL ;-).
A la base les droits d'auteurs sont là pour garantir l'indépendance financière des auteurs. C'est une question très importante, et ce qu'il convient de leur montrer c'est que le cas des logiciels est adapté à une rémunération fondée sur le travail plutôt que sur la propriété (donc modèle économique sur la vente de services et non sur la vente de licences). En fait, puisqu'il est ici question des brevets et non des droits d'auteur, il faut surtout leur (re)montrer que les brevets sur les idées sont inutiles et contraires aux buts premiers des brevets (inutiles quant à la documentation des connaissances et contraires pour l'incitation à l'innovation).
[^]Re: Bourdes journalistiques
> A la base les droits d'auteurs sont là pour garantir l'indépendance financière des auteurs.
Archi-faux. À la base, les droits d'auteur sont là pour garantir à l'auteur qu'on ne pourra pas lui voler son oeuvre. La question de la rémunération des auteurs a toujours été une question complètement à part et ne concerne qu'une très faible proportion des auteurs.
[^]Re: Bourdes journalistiques
Qu'on ne puisse pas lui voler son oeuvre ? Pourtant à en croire le rapporteur de la toute première loi sur le droit d'auteur en France, le public est autant propriétaire de l'oeuvre que l'auteur : « [la PI est] d'un genre tout différent des autres propriétés. Lorsqu'un auteur fait imprimer un ouvrage ou représenter une pièce, il les livre au public, qui s'en empare quand ils sont bons, qui les lit, qui les apprend, qui les répète, qui s'en pénètre et qui en fait sa propriété ».
La citation entière est plus ambigüe car il commence par dire que la propriété d'un auteur sur les oeuvres de son esprit est « la plus sacrée, la plus légitime, la plus inattaquable, et, si je puis parler ainsi, la plus personnelle de toutes les propriétés ». On peut retrouver la même ambiguité sur la propriété dans un texte de Victor Hugo. En fait, il faut bien comprendre qu'à l'époque, la propriété était quasi-synonyme de « rémunération juste » et d'émancipation du citoyen par rapport aux pouvoirs. Il était donc bien question de récompenser l'apport des auteurs, de leur donner une place dans la société et pour ce faire d'empêcher qu'on puisse faire profit de leur travail à leur place. La position de Le Chapelier est tout de même sans équivoque car il ajoute par après que le droit de l'auteur à « disposer de l'ouvrage » est une « exception, [car] un ouvrage publié est de sa nature une propriété publique. »
Quant au copyright états-unien institué en 1909, le texte disait : La mise en oeuvre par le Congrès d'une législation sur le droit de reproduction, conformément à la Constitution, ne repose pas sur un droit naturel que l'auteur aurait sur ses oeuvres, [. . .] mais sur l'idée que le bien public et le progrès de la science et des arts utiles seront favorisés.». En d'autres termes : si on donne plein de tunes aux auteurs ils nous écriront plein de livres.
Donc je maintiens ce que j'ai dit.
[^]Re: Bourdes journalistiques
Et moi il me semble que tu méconnais peut-être la portée de la remarque qui t'est faite comme des textes que tu cites (ou que je comprends moi-même mal ta réponse évidemment). En fait Le droit d'auteur à la française vise bien à empécher qu'un auteur soit spolié de son oeuvre et que celle-ci soit exploitée par quelqu'un d'autre. Cela ne signifie pas que l'on cherche à rémunérer l'auteur. Et il me semble qu'il n'y a là aucune ambiguité : le but du droit d'auteur est double, rendre inaliénable la "paternité" de l'oeuvre tout en laissant le public profiter pleinement de cette dernière. La contradiction n'est qu'apparente et n'existe que si l'on assimile l'oeuvre intellectuelle a un bien materiel. Et c'est là le combat de nombreuses compagnies et de notre président bien aimé : créer une rareté artificielle et rendre abérant et contradictoire de fait le droit d'auteur à la française pour le remplacer par le copyright anglo-saxon dont le principe est que le seul moteur de la création et de la société est l'argent.
Alors je pluçois ton post qui est si bien rédigé et tellement rempli de citations intéressantes mais je ne comprends pas que tu t'insurges contre le post précédent qui semble affirmer précisémment un partie de la vérité que tu cites.
PMA
[^]Ca commence à m'embêter
Je n'ai pas réussi à mettre la main sur des débats du XVIIIe, mais dans tous les textes du XIXe qui traitaient du droit d'auteur, la question de la rémunération était récurrente (même si ce n'était pas la seule, bien loin de là). Même son de cloche dans le texte de Diderot et sa défense des privilèges royaux. [1]
Spoliation : Action par laquelle on dépossède par violence ou par fraude. Je crois avoir montré que les ambitions des premiers textes n'étaient pas d'instituer l'oeuvre comme une vraie propriété qui appartiendrait à l'auteur. De quoi peut-on le spolier alors ? De la rémunération de son travail ! On peut aussi citer la paternité, sauf que s'il y a quelque chose que l'on a toujours reconnu à l'auteur, sauf exceptions, c'est bien cette notion la.
Bref, je persiste. La question de la rémunération est capitale.
[1]
Frédéric Bastiat : «Les écrivains sont-ils d'une autre nature que les hommes? N'ont-ils pas des besoins à satisfaire, une famille à élever? Y a-t-il quelque chose de méprisable en soi à recourir pour cela au travail intellectuel? Les mots mercantilisme, industrialisme, individualisme, s'accumulent sous la plume de M. Blanc. Est-ce donc une chose basse, ignoble, honteuse, d'échanger librement des services, parce que l'or sert d'intermédiaire à ces échanges? »
Léon Walras : « Il est assurément contraire à l'intérêt général que les choses utiles, illimitées en quantité, soient transformées en monopoles, de telle sorte qu'au lieu de les avoir gratuitement, nous soyons obligés au prix de bénéfice maximum. Mais, d'un autre côté, il est également contraire à l'intérêt général que les travailleurs intellectuels ne puissent tirer aucun parti de leurs idées ; car il est certain qu'alors, la recherche des théories scientifiques, la poursuite des inventions industrielles, la composition des oeuvres d'art et de littérature serait, sinon tout à fait abandonnée, du moins considérablement négligée. »
Louis Blanc, dans son style : « Je concevrai qu'on fit une loi pour abolir comme métier la condition d'homme de lettre ; mais en faire une pour rendre ce métier plus fructueux et encourager les fabricants de littérature, cela me paraît incensé. Non seulement il est absurde de déclarer l'écrivain propriétaire de son oeuvre, mais il est absurde de lui proposer comme récompense une rétribution nationale. »
Victor Hugo : « Toutes les vieilles législations monarchiques ont nié et nient encore la propriété littéraire. Dans quel but ? Dans un but d'asservissement. L'écrivain propriétaire, c'est l'écrivain libre. Lui ôter la propriété, c'est lui ôter l'ndépendance. [...] Le livre, produit de l'imprimerie, appartient à l'industrie et détermine, sous toutes ses formes, un vaste mouvement commercial ; il se vend et s'achète ; il est une propriété, valeur créée et non acquise, richesse ajoutée par l'écrivain à la richesse nationale, et certes, à tous les points de vue, la plus incontestable des propriétés. [...] La façon dont les rois sont pères de la nation et pères des lettres aboutit à ces deux faits sinistres : le peuple sans pain, Corneille sans souliers. » (je précise que par après il fait la louange du domaine public et place celui-ci au-dessus de la propriété de l'auteur en terme d'importance)
[^]Re: Bourdes journalistiques
Tu fais là un procès d'intention.
Il me paraît bien plus plausible que le défaut d'information (et de volonté de comprendre) soit la cause de cette confusion autour des termes libre/opensource, free/gratuit, propriétaire/payant, etc.
Pour des journalistes ayant toujours utilisé de l'informatique propriétaire, on peut supposer qu'ils fondent leurs articles sur des notions qui leur échappent totalement.
Le troll droite/gauche méchants/gentils sur linuxfr me paraît déplacé.
[^]Re: Bourdes journalistiques
>> Il me paraît bien plus plausible que le défaut d'information (et de volonté de comprendre) soit la cause de cette confusion
Hein ! Quoi ! Des journalistes qui seraient mal informés ? Ou qui ne voudrait pas comprendre ?
non ... pas possible ! Ça existe pas, tu t'es encore laissé prendre au pièges de l'argumentaire classique des gauchistes théoristes du complot :)))
Axiome 1 : le journaliste est toujours bien informé. C'est normal, c'est lui qui la fait, l'information !
Axiome 2 : le journaliste n'est pas partisan. Il cherche toujours à comprendre.
A copier cent fois pour se débarrasser du mauvais esprit.
Sur le sujet, j'aime bien les termes : "violates" - en anglais, il y a plein de termes dans le genre qui font un peu peur : "pirates", "criminel" pour avoir copié une chanson. Flinguer son voisin, ça c'est juste "self-defense" :)
Linux ou Windows ? La liberté du loup ou le collier du chien ?
[^]Re: Bourdes journalistiques
Ah non, désolé mais un journaliste mal informé est un mauvais journaliste au mieux un pigiste. Il préfère sans doute être incompétent que malhonnête, pour reprendre un adage digne de Lagardère. S'il ne sait pas de quoi il parle, il aurait mieux fait de reprendre textuellement la dépêche Reuters ou AFP.
Il n'y a aucun troll droite/gauche mais on nous a souvent traité de "communistes" notamment outre-Atlantique et les sondages démontrent que cela ne s'applique qu'à une minorité d'entre-nous. En outre, j'ai cherché la même information sur des journaux comme Le Monde et Libé sans succès d'où le doute sur les penchants du dit "journaliste".
[^]Re: Bourdes journalistiques
Pas vraiment. Conceptuellement la droite a une tendance conservatrice par rapport à l'ordre établi. Or, « la propriété intellectuelle » est une composante de plus en plus importante, au fur et à mesure de la tertiarisation de l'économie, de l'ordre établi. En plus, en France et en Belgique, la droite représente les libéraux -- ils peuvent être à gauche dans d'autres pays. Et le libéralisme tient son fondement dans l'établissement de la propriété en tant que droit naturel, afin de garantir l'émancipation des individus (c'est à partir de et grâce à la propriété qu'ils développent leur idéal fondé sur la liberté individuelle et un Etat minimum). Après s'être battus pour la propriété des objets et la propriété foncière, ils ont continué sur leur élan et ont voulu établir une propriété intellectuelle. Sans y être aussi bien arrivé que pour les deux premières sortes de propriétés : remercions la ferme opposition qui leur a barré le chemin. Je rappelle que si l'on devait appliquer les théories des libéraux du XIXe, on se retrouverait sans domaine public avec une PI cessible à perpétuité par l'héritage. Il y en a même qui réclamaient des brevets perpétuels.
Donc oui, le clivage droite / gauche a une double légitimité quand on parle de logiciels libres. Sauf évidemment pour ceux qui considèrent comme les vieux libéraux que la PI est un droit naturel, et que si le LL se repose dessus, ce n'est pas par nécessité mais par conviction. Dans ce cas, il n'y a plus que le conservatisme à considérer.
[^]Re: Bourdes journalistiques
La corrélation droite/gauche avec conservatisme/réformisme a quand même un peu de plomb dans l'aile en France depuis quelques années. On a quand même l'impression que les principales "réformes" qui sont proposées sont des réformes qui tendent vers un libéralisme plus poussé, réformes auxquelles s'oppose un "conservatisme" de gauche luttant pour le maintien des acquis sociaux...
Je suis donc d'accord avec toi quand tu dis que dans le cas de la propriété intellectuelle, la droite adopte une position conservatrice. Par contre, ce n'est plus le cas dans de nombreux autres domaines, notemment en économie.
Enfin je nuance quand même, parce que ça dépend de l'échelle de temps. Pour des petits malins (ahlala ces gauchistes), revenir sur les acquis sociaux, c'est une régression, et donc un conservatisme à l'échelle du siècle. Supprimer la sécu ou les retraites, ça ne serait donc pas des réformes avant-gardistes mais un retour en arrière...
[^]Re: Bourdes journalistiques
Evidemment ces considérations ne sont que des tendances, et pas des positions absolues. C'est vrai que le PS français est plutôt archaïque. Mais je trouve quand même que les positions de NS par exemple s'inscrivent dans un conservatisme fort (malgré sa façade progressiste) : plus de libéralisme à intérieur mais plus de protectionnisme pour l'extérieur (il le voudrait au niveau de l'Europe). Tout pour conserver l'ordre établi (c-à-d la puissance des puissants). Un libéralisme de gauche (donc progressiste) réclamerait un libéralisme total, quitte à en subir fortement les conséquences économiques. Je pense aussi que les politiques sécuritaires sont également le fait d'une volonté conservatrice.
Enfin bref... Y a matière à discuter mais je crois que c'est un peu HS :-).
[^]Re: Bourdes journalistiques
Bon on critique la droite, mais ce sont tout de même des parlementaires de l'UMP qui ont fait rentré gnu/linux à l'assemblée nationale par exemple, donc on ne peut pas dire qu'ils sont si fermé et conservateur sur le point de vu économique...
[^]Re: Bourdes journalistiques
http://www.candidats.fr/index.php/2007/04/20/71-reponses-de-(...)
No comment
[^]Re: Bourdes journalistiques
Quand les politiques ne viennent pas se mêler de l'opérationnel, tout se passe très bien. Les différents ministères n'attendent pas que ces messieurs daignent faire un long discours en faveur des Logiciels Libres pour les adopter là c'est pertinent. C'est plutôt la base ou devrais-je dire les informaticiens fonctionnaires qui a réussi à convaincre sa hiérarchie (je ne parle pas des cabinets, il y a déjà trop de politiques à ce niveau-là). En outre, si j'en crois ce qu'a déjà rapporté le « Canard Enchaîné » en matière de gestion des TIC au Ministère de l'Intérieur, NS était plutôt partisan des logiciels de Microsoft que des Logiciels Libres au sein de son ministère. Et je vais tuer dans l'½uf la moindre allégation de question de confidentialité et de sécurité en disant qu'un autre ministère aussi sensible si ce n'est plus fait davantage usage des Logiciels Libres sans que son ancienne ministre ne s'en mêle. Là encore, ce sont les techniciens et ingénieurs qui sont à l'origine de bien des choix techniques. Après tout, ils travaillent avec, autant qu'ils choisissent avec soin leurs outils.
[^]Re: Bourdes journalistiques
J'oubliais : tu parles des mêmes parlementaires qui ont voté majoritairement la loi dite « DADVSI » ? Un homme politique n'a pas d'opinion vraiment stable, surtout sur un sujet qu'il ne maîtrise pas.
[^]Re: Bourdes journalistiques
Cela dit il a l'intérêt, pour une fois dans un journal "généraliste" et d'assez grande diffusion, de souligner l'importance, déjà forte et toujours grandissante, du logiciel libre.
Et même, vu qu'il est précisé qu'il n'y a pas de difficultés d'ordre pécuniaire/légale à s'en procurer une copie sur le net, d'en faire un peu de publicité !
[^]Re: Bourdes journalistiques
Euh ne serait-ce pas toi qui a un avis très subjectif sur le figaro ? Car à la lecture de l'article je ne perçois aucun parti pris pour Microsoft (même au contraire vu le commentaire sur la stabilité de Linux). Mais bon pour te paraphraser c'est normal ce genre de réaction sur linuxfr car ostensiblement orienté à gauche (cf sondage sur l'élection présidentielle ;-) )