Posté par
lasher() le 04/03/2008 à 17:18. (lien). Évalué à 5.
En pratique, les Blue Gene sont des machines NUMA donc en mémoire distribuée ( http://en.wikipedia.org/wiki/Non-Uniform_Memory_Access ). Ce genre de machine est bien connu des chercheurs et numériciens, car c'est avec ça qu'ils ont dû composer pendant des décénies (les systèmes à mémoire partagée sont relativement récents).
Un supercalculateur est un ordinateur spécialisé au même titre qu'une console de jeu selon moi, et doit donc être programmé correctement; je ne vois pas ce qui est choquant là-dedans. Les « applications de la vraie vie », ce sont des simulations météorologiques, tout un tas de simulations qui concernent le nucléaire (Department Of Energy, Commissariat à l'Énergie Atomique), la sismologie, et de façon générale tout ce qui concerne la modélisation de phénomènes physiques de grande envergure.
Bref, effectivement, Linpack est rigolo comme outil de mesure de performance brute (il n'y a presque pas de communication entre les coeurs de calcul, donc effectivement, les machines d'IBM ont l'avantage du coup), mais il existe tout un tas d'autres applications (ScaLapack par exemple) qui permettent de résoudre un ensemble non négligeable de problèmes liés à des systèmes d'équations linéaires (dont se servent les numériciens tous les jours).
Bottom line : quelle que soit la machine de calcul, elle sert vraiment, et est vraiment utilisée. Le gros problème provient surtout de l'allocation des noeuds de calculs. Certains calculs ne nécessitent que la moitié d'un noeud, d'autres plusieurs noeuds à la fois, etc. Faire un ordonnanceur de batches qui soit efficace pour boucher les trous sans faire perdre trop de performance globalement est une tâche ardue.
Re: Cray
En pratique, les Blue Gene sont des machines NUMA donc en mémoire distribuée ( http://en.wikipedia.org/wiki/Non-Uniform_Memory_Access ). Ce genre de machine est bien connu des chercheurs et numériciens, car c'est avec ça qu'ils ont dû composer pendant des décénies (les systèmes à mémoire partagée sont relativement récents).
Un supercalculateur est un ordinateur spécialisé au même titre qu'une console de jeu selon moi, et doit donc être programmé correctement; je ne vois pas ce qui est choquant là-dedans. Les « applications de la vraie vie », ce sont des simulations météorologiques, tout un tas de simulations qui concernent le nucléaire (Department Of Energy, Commissariat à l'Énergie Atomique), la sismologie, et de façon générale tout ce qui concerne la modélisation de phénomènes physiques de grande envergure.
Bref, effectivement, Linpack est rigolo comme outil de mesure de performance brute (il n'y a presque pas de communication entre les coeurs de calcul, donc effectivement, les machines d'IBM ont l'avantage du coup), mais il existe tout un tas d'autres applications (ScaLapack par exemple) qui permettent de résoudre un ensemble non négligeable de problèmes liés à des systèmes d'équations linéaires (dont se servent les numériciens tous les jours).
Bottom line : quelle que soit la machine de calcul, elle sert vraiment, et est vraiment utilisée. Le gros problème provient surtout de l'allocation des noeuds de calculs. Certains calculs ne nécessitent que la moitié d'un noeud, d'autres plusieurs noeuds à la fois, etc. Faire un ordonnanceur de batches qui soit efficace pour boucher les trous sans faire perdre trop de performance globalement est une tâche ardue.
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