Re: Apparament c'est la licence qui vous intéresse...?
Posté par
lasher() le 27/03/2008 à 11:32. (lien). Évalué à 1.
Oui c'est ça, et quelqu'un qui n'a jamais écrit de logiciel me semble tout de même mal placé pour décider de détail de licence, vu qu'il n'a pas expérimenté la relation d'un développeur à son oeuvre par lui-même. \o/
Ce n'est certainement pas comparable. Un logiciel, quoi qu'on en dise, a un but « utilitaire » ou dans le pire des cas « récréatif » (pour un jeu, par exemple).
Lorsque j'écris une nouvelle, il s'agit de ma sensibilité et de mon rapport au monde que j'expose aux yeux des autres. J'ai une certaine vision des personnages que je mets en scène, et je n'ai pas nécessairement envie que des inconnus s'approprient ceux-ci en leur faisant faire des choses qui me semblent totalement en dehors de la personnalité que je leur ai inventé. Plus exactement, quelqu'un qui reprendrait une de mes nouvelles et qui en changerait le dénouement m'énerverait assez. C'est sans doute très égoïste et très égocentrique, mais si je n'ai aucun problème avec quelqu'un écrivant une "suite" à une histoire qu'il n'a pas écrite, j'en ai bien plus avec des gens qui en changeraient son contenu.
Par contre, la diffusion d'oeuvres ne me pose pas de problème outre mesure. Pour rappel, le droit d'auteur (avec Beaumarchais, tout ça) a été justement créé non pas contre la copie faite par les particuliers, mais contre celle des éditeurs se faisant du beurre sur le dos des artistes -- ce que la clause -NC veut justement préserver.
Bref. Je ne pense pas qu'on puisse appliquer les licences libres du logiciel aux oeuvres d'art -- du moins pas aussi facilement que ça. À mon sens, lorsqu'on peint, qu'on écrit, qu'on sculpte, etc., il y a plus qu'un simple travail. Il y a une part de soi qu'on inscrit dans l'oeuvre, bien plus que pour un logiciel. J'admire beaucoup ceux qui permettent à tout le monde de modifier leur propre oeuvre, mais honnêtement, j'en serais parfaitement incapable, car ce serait altérer cette part de moi-même d'une certaine manière.
Re: Apparament c'est la licence qui vous intéresse...?
Oui c'est ça, et quelqu'un qui n'a jamais écrit de logiciel me semble tout de même mal placé pour décider de détail de licence, vu qu'il n'a pas expérimenté la relation d'un développeur à son oeuvre par lui-même. \o/
Ce n'est certainement pas comparable. Un logiciel, quoi qu'on en dise, a un but « utilitaire » ou dans le pire des cas « récréatif » (pour un jeu, par exemple).
Lorsque j'écris une nouvelle, il s'agit de ma sensibilité et de mon rapport au monde que j'expose aux yeux des autres. J'ai une certaine vision des personnages que je mets en scène, et je n'ai pas nécessairement envie que des inconnus s'approprient ceux-ci en leur faisant faire des choses qui me semblent totalement en dehors de la personnalité que je leur ai inventé. Plus exactement, quelqu'un qui reprendrait une de mes nouvelles et qui en changerait le dénouement m'énerverait assez. C'est sans doute très égoïste et très égocentrique, mais si je n'ai aucun problème avec quelqu'un écrivant une "suite" à une histoire qu'il n'a pas écrite, j'en ai bien plus avec des gens qui en changeraient son contenu.
Par contre, la diffusion d'oeuvres ne me pose pas de problème outre mesure. Pour rappel, le droit d'auteur (avec Beaumarchais, tout ça) a été justement créé non pas contre la copie faite par les particuliers, mais contre celle des éditeurs se faisant du beurre sur le dos des artistes -- ce que la clause -NC veut justement préserver.
Bref. Je ne pense pas qu'on puisse appliquer les licences libres du logiciel aux oeuvres d'art -- du moins pas aussi facilement que ça. À mon sens, lorsqu'on peint, qu'on écrit, qu'on sculpte, etc., il y a plus qu'un simple travail. Il y a une part de soi qu'on inscrit dans l'oeuvre, bien plus que pour un logiciel. J'admire beaucoup ceux qui permettent à tout le monde de modifier leur propre oeuvre, mais honnêtement, j'en serais parfaitement incapable, car ce serait altérer cette part de moi-même d'une certaine manière.
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