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En vogue dans le cyberespace web 2.0/social, le microblogging se situe à mi-chemin entre le blog et la messagerie instantanée : les messages sont plus courts qu'un blog, souvent limités à 140 caractères, textuels uniquement (quoiqu'on voit de plus en plus de microblogging multimédia photo/vidéo) et d'un autre côté les fils de discussion sont plus persistants qu'un chat de groupe (MUC = Multi-User Chat), moins dynamiques, mais plus tranquilles, laissant le temps de répondre, en fonction de la disponibilité des personnes.

Le microbloggueur peut s'abonner aux fils de ses contacts et ainsi recevoir ces messages textuels, voire y répondre, créant ainsi des fils de discussions archivés, se situant toujours entre les commentaires d'un blog et les discussions des MUC Ces fils peuvent durer quelques minutes à quelques heures.

L'interface est souvent web, sous forme de joli formulaire (souvent AJAX) dans le navigateur. Il existe d'autres interfaces du type messagerie instantanée via un bot (robot) ou par SMS. Enfin, il est possible de poster via une application cliente lourde (logiciel spécifique installé sur l'ordinateur) ou encore via une application composite (mashup) sur un autre site web (toujours un formulaire dans le navigateur).

Le microblogging répond donc à un besoin intermédiaire entre la messagerie instantanée et le blog et/ou le forum. Ce type de socialisation et de conversation a été rendu populaire des derniers mois par des sites tels que Twitter ou Jaiku, et dans une moindre mesure Pownce.

Le problème évident se situe dans le fait que ces fournisseurs de service sont des îlots (« walled garden » en anglais), comme la plupart des réseaux sociaux ou les services propriétaires de messagerie instantanée ils sont fermés et non-interopérables. On se retrouve donc une nouvelle fois dans un monde propriétaire, aux API et protocoles privateurs, et aux effets réseaux dévastateurs, emprisonnant localement des milliers voire millions de personnes, fragmentant et balkanisant ainsi l'internet.

Laconica est un logiciel de microblogging :
  • libre, sous licence AGPL, la Affero General Public License, qui est une licence GPL dédiée aux sites et applications web ;
  • ouvert, grâce aux spécifications OpenMicroBlogging, permettant d'autres implémentations similaires ;
  • utilisant deux interfaces standard que sont le web et XMPP ;
  • proposant un flux RSS par utilisateur ;
  • offrant l'authentification OpenID ;
  • exposant les relations FOAF (Friend of a friend), format RDF décrivant les relations de l'utilisateur ;
  • encourageant à poster sous licence libre Creative Commons Attribution 3.0 ;
  • décentralisé, ainsi quiconque peut déployer un Laconica localement, dans son entreprise, administration ou association et se fédérer sur Internet (ou décider de rester fermé), évitant ainsi le cloisonnement des îlots, et permettant aux utilisateurs de suivre et participer aux conversations de contacts sur d'autres serveurs (comme l'e-mail et Jabber/XMPP) en toute autonomie.

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Parler franzouse....

Posté par xavier dumont () le 12/07/2008 à 18:05. (lien). Évalué à 9.

protocoles privateurs

Bon d'accord Stallman utilise ce néologisme dans ses conférences ; néologisme qui a l'avantage de signifier que les protocoles propriétaires privent l'utilisateur de certaines libertés, mais non, vraiment, c'est pas du français.
On pourrait pas trouver autre chose ? Parce que la bravitude et les protocoles privateurs ça fait vraiment bricolation de la parladure !
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Après réflexion : pourquoi pas protocoles spoliateurs ?

  • [^]Re: Parler franzouse....

    Posté par beagf (page perso, ) le 12/07/2008 à 18:45. (lien). Évalué à 10.

    Spoliateurs ne marche pas non plus car les protocoles ouverts te privent eux aussi d'un protocole controlé par une société et qui évolue bien proprement, sous le controle de cette société qui pense au bien de ses clients. Et surtout ça te prive d'un protocole fermé et donc d'un réseau fermé ou tu est bien tranquille car il n'y a pas 36 implémentation pourrie du protocole par des geeks qui code comme des ports et qui rendent tout le réseau instable.

    Ça peut paraître ironique, mais certaines personnes le pense et il y a des cas ou je ne peut pas leur donner totalement tord...

    Toujours est-il que le bon terme dans ce cas la n'est pas privateur ou spoliateur, mais tout simplement privé ou fermé, pourquoi chercher des mots compliqués, à caractères péjoratif ou inventer des nouveaux mots quand on a déjà tout ce qu'il faut.

    Un "protocole privé/fermé" exprime très bien le fait que le protocole n'est pas documenté et n'est pas implémentable ou utilisable par tout le monde.

    Et cadeau bonus c'est beaucoup moins péjoratif, ce qui montre une certaine tolérance vis à vis de ceux qui ne considèrent pas que le libre est la solution. Chacun à le droit d'avoir ces idées...

    • [^]Re: Parler franzouse....

      Posté par Farvardin (page perso, ) le 13/07/2008 à 09:02. (lien). Évalué à 5.

      après le web 2.0, on aurait donc le franssais 2.0

      mais je suis d'accord avec toi, "protocole privé / fermé" cela me semble bien suffisant.

      --
      You can't grep dead trees...

    [^]Re: Parler franzouse....

    Posté par Moun's (page perso, ) le 12/07/2008 à 19:47. (lien). Évalué à 2.

    protocole privant ?

    protocole restrictif ?

    protocole restreignant ?

    protocole limitant ?

    [^]Re: Parler franzouse....

    Posté par Zbuben () le 15/07/2008 à 20:42. (lien). Évalué à 1.

    Le plus drôle c'est que privateur n'a pas été inventé par RMS....

    Un petit tour sur http://atilf.atilf.fr/tlf.htm nous apprend la chose suivante:

    REM. Privateur, -trice, adj., rare. Qui prive. Doctrine du péché: étant capable de tout le mal n'en rien faire, et voilà le bien; volonté privatrice je n'aime point cela (GIDE, Réflex. litt. et mor., 1897, p.414).

    Ça date pas d'hier ... Sacré Gide !