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Journal : J'accuse !

Posté par Corsica () le 30 septembre 2003
Cuba ou le Chili ? Castro ou Pinochet ?
Le débat fait encore rage. Et pourtant, ce débat est un faux débat. Car le PSF, pour cacher sa complicité avec le PC, à trouvé en Pinochet ne occasion de détourner l'attention du public de ses turpitudes.
Le trentième anniversaire du coup d’État chilien (11 septembre 1973) a récemment conduit les médias à rappeler à l’opinion ce qu’il était historiquement correct de retenir de cet épisode de l’histoire contemporaine de ce pays. En point d’orgue, le Maire de Paris a inauguré, dans le VIIè arrondissement, une place Salvador Allende. Peut-être, n’est-il pas inutile de rappeler quelques faits rarement mis en évidence.
Le carnage fasciste dénoncé par « Le nouvel Observateur » (n° 463 du 24 septembre 1973) ne fut pas l’épouvantable « bain de sang » qu’y avait vu Régis Debray. Le nombre de victimes ne fut heureusement pas de « plusieurs milliers » mais de 202 entre le 11 et 16 septembre. Il n’y eut pas, « quatre mois après le putsch, 20 000 personnes assassinées » (« Le Nouvel Observateur » du 4 mars 1974) ni, « jusqu’à l’été 1974, 30 000 assassinats politiques (Olivier Duhamel « Chili ou la Tentative »), mais 1 261 victimes en 1973, 309 en 1974, 119 en 1975, 139 en 1976 et 451 entre 1977 et 1990.
Ce bilan, au demeurant tragique, est celui de la Commission Rettig (du nom de son président Raul Rettig-Guissen, ex-ambassadeur de l’Unité populaire et ami personnel d’Allende) établit à partir des travaux des partis socialiste et communiste chiliens, assistés des principales associations de défense des droits de l’homme nationales et étrangères.
Le coup d’État fut considéré, par une très grande majorité du peuple chilien, comme une libération. Aujourd’hui encore, la plupart des villes chiliennes, à commencer par la capitale, ont baptisé l’une de leurs principales artères de la date de l’événement.
Cette réaction populaire procédait du rejet d’un projet politique qui proposait l’instauration au Chili d’un État révolutionnaire de type cubain, la destruction de l’appareil militaire de l’État et l’abandon des institutions républicaines. Le moyen de cette évolution était la lutte armée assortie d’une tactique spécifique : la guérilla. Ces dispositions avaient recueilli l’unanimité des membres du parti socialiste chilien, au Congrès de Chillan de 1967. Elles préfiguraient l’échec inévitable d’une expérience qui parvint à faire illusion durant trois ans et à l’issue de laquelle, le prédécesseur d’Allende, le démocrate-chrétien Eduardo Frei déclarait : « Les gens en Europe ne se rendent pas compte que ce pays est détruit. Les médias ont dissimulé la réalité de ce pays (…) qui ne dispose pas, aujourd’hui, d’autre moyen de se sauver qu’un gouvernement militaire ».
Grâce à la Constitution de 1925, qui disposait que le candidat arrivé en tête du seul tour de scrutin de l’élection présidentielle était traditionnellement désigné par le Congrès pour devenir président de la République, Allende avait été porté à la magistrature suprême avec 36 % des voix populaires.
En 1980, dans une consultation, au demeurant surprenante en dictature, Pinochet fera adopter par 68 % de l’électorat une nouvelle Constitution prévoyant deux tours de scrutin rendant, ainsi, impossible l’élection d’un président à la
majorité relative et, partant, le retour à l’aventure. « Le Nouvel Observateur », déjà cité, consacrera 47 lignes à l’événement et « Le Monde », 29 lignes en page 38 de sa livraison du 13 septembre et 20 lignes le lendemain.
C’est aussi par un entrefilet que ce quotidien apprendra à ses lecteurs que la gauche chilienne a finalement reconnu (avec un retard de dix-sept années) le suicide d’Allende, pourtant accepté comme tel par toute la classe politique chilienne le lendemain du coup d’État, à la suite du témoignage du propre médecin du président, le docteur Guijon-Klein, que j’ai personnellement bien connu durant mon séjour au Chili.
Avisé du suicide, Mitterrand laissera la gauche confisquer la mort courageuse que son homologue chilien avait choisi de se donner, en laissant se propager à des fins politiques, les thèses mensongères (et différentes l’une de l’autre) de Fidel Castro et de Gabriel Garcia Marquez.
Aujourd’hui, le Chili est le pays d’Amérique du Sud qui se porte le mieux. Il a réussi à passer à travers les crises qui ont secoué l’Argentine et le Brésil pour ne parler que d’eux. Cette situation est due aux choix de dirigeants, hier démocrates-chrétiens et aujourd’hui socialistes, qui ont décidé de ne pas remettre en cause les réformes indispensables imposées au forceps par les militaires à partir de 1975 : allégement draconien de l’appareil de l’État devenu protecteur et non plus bienfaiteur ; fonds de pension de retraite qui fonctionnent de façon satisfaisante depuis maintenant 23 ans ; médecine libérale ; scolarisation et lutte contre la pauvreté…
En 1982, interrogé par la presse chilienne avide de savoir s’il avait conscience de vivre dans une épouvantable dictature, l’ambassadeur de France, nommé au lendemain de l’arrivée de la gauche française aux affaires, s’exclamait : « Bien entendu, le Chili est une dictature ! Évidemment, ce n’est pas Cuba… ». Face à la tempête d’imprécations qui s’était aussitôt levée à Paris, le diplomate avait été rappelé en consultation et reçu par Mitterrand : « On le sait bien que ce n’est pas Cuba mais, de grâce, ne le dites pas ! ».

Maintenant Castro. Comme tous les dictateurs, il avait le don du mensonge et de la propagande. Il commence par dresser un portrait catastrophique de son pays : Fidel cite le chiffre de 50 % d’analphabètes, en réalité, ils n’étaient que 22 %, il évoque la mainmise des Américains sur le pays, en fait, Cuba était l’un des pays les plus autonomes, 55 % des Cubains étaient propriétaires de leur appareil de production, le pays avait développé les cultures intensives du riz, du tabac, du café, du maïs, des pommes de terre et des légumes et pas seulement, comme l’affirme Castro, de la canne à sucre. A l’époque, c’est-à-dire au début des années 1950, Cuba avait le niveau économique de l’Italie.

C’est son frère Raul qui fait les premiers contacts avec le KGB, un peu par hasard, sur un bateau, lorsqu’il est abordé par un citoyen soviétique, Nikolaï Leonov. Ce dernier, membre du KGB, comprend tout de suite les avantages qu’il pourrait tirer du mouvement révolutionnaire de Castro. A partir de là, les contacts seront permanents, les aides aussi, même si les premiers à les avoir aidés ont été… les Américains. En effet, Castro les a bernés pendant des années en multipliant les déclarations anticommunistes et les signes d’allégeance. Mais c’est trop tard, Castro profite d’un coup d’Etat bâclé par les Américains et prend le pouvoir en haranguant les foules et en leur promettant tout ce qu’il ne leur donnera jamais : terres, richesses, libertés.

L’ouvrage apporte aussi quelques révélations sur les relations de Castro avec le Che, sur la mort de ce dernier, devenu trop encombrant pour les Soviétiques qui voyaient en lui un trotskyste mâtiné de maoïsme. Castro serait-il le commandeur de son assassinat ? Nul ne saurait le dire avec exactitude, mais la froideur des relations entre le Leader Maximo et le démiurge qui terrorisait les petits paysans de la sierra ne fait aujourd’hui plus aucun doute.

La période de la dictature n’est qu’une suite de répressions, de terreur (impressionnants les chapitres consacrés aux procès des généraux Ochoa, La Guardia), de crimes (élimination d’opposants supposés ou réels), installation de camps (avec une attention particulière pour les homosexuels). Même aujourd’hui, ce tyran des Caraïbes reste adulé par les intellectuels du monde entier, par les jeunes et par de nombreux politiques. Mais ce qui restera pour nous, Français, un moment inoubliable, c’est le fameux baiser au dictateur de Danièle Mitterrand, sur le perron de l’Elysée, le 13 mars 1995, après que celui-ci a été reçu par le président. Cette image résume à elle seule l’attrait pour le totalitarisme d’une grande partie de nos politiques.
Ainsi, la culpabilité des gauchistes francais, et la complicité de certains responsable de gauche éclate au grand jour. Cuba est un enfers, un enfers Socialiste au soleil. Mais Pinochet n'a rien a voir avec ces crimes. Pinochet à sauver le chili, Pinochet a sauver la liberté, Pinochet est parti. Honte à ceux qui soutiennent encore Castro ! Ils ont les mains couverts de sang, avec bonne conscience; Mais ce sont des assassins !

> Lire le journal (17 commentaires, moyenne: 2,1).  

Vous avez demandé le commentaire #277119.

Re: J'accuse !

Posté par Ju. (Jabber id, ) le 30/09/2003 à 16:22. (lien). Évalué à 8.

Pauvre Zola...

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Les fans de Ubuntu et leurs CD, c'est comme les Mormons avec leur évangile, ils en ont toujours sur eux à donner, au cas où.
Zorro.