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: Microsoft et l'INRIA vont créer un laboratoire commun à Orsay (91)

Posté par Renaud Lacour (page perso, ). Modéré le 04 mai 2005.
L'accord a été annoncé le 26 avril 2005 par François d'Aubert, Ministre délégué à la Recherche, et Steve Ballmer, Président Directeur Général de Microsoft, mais ne sera signé qu'en octobre.

D'après un communiqué de l'Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), « le nouveau laboratoire se focalisera essentiellement sur les progrès en matière de sécurité et de fiabilité informatiques et sur le développement de nouveaux outils informatiques pour les scientifiques »

S'il s'agit du deuxième laboratoire ouvert dans le cadre de l'Initiative Scientifique Européenne de Microsoft annoncée en février 2005 par Bill Gates, c'est pour Microsoft le premier partenariat avec un organisme de recherche public.

On peut se demander si ce n'est pas un échec pour les logiciels libres. En outre, certains s'inquiètent de l'emprise de la firme américaine sur un prestigieux institut de recherche public.

Pour Gilles Kahn, PDG de l'INRIA, qui ne manque pas de souligner l'opportunité de cette collaboration, « il ne faut pas se focaliser sur cette question de la propriété intellectuelle » puisqu'il ne s'agit que de recherche fondamentale dont les résultats n'ont pas vocation à être commercialisés.

Bernard Ourghanlian, directeur technique de Microsoft France précise : « nous demeurons farouchement opposés à la GPL qui oblige un acteur à reverser ses travaux à la communauté. De notre point de vue, les travaux issus du centre de recherche pourront être commercialisés de toutes les manières, sauf via la licence GPL ».

NdM Merci également à ulteam et karteum59 de nous avoir proposé cette dépèche.

Mise à jour : le quotidien généraliste Le Monde a publié un article sur le sujet dans son édition du 4 mai.

> Lire la dépêche (118 commentaires, moyenne: 2,7).  

Vous avez demandé le commentaire #569023.

le journal sur le sujet

Posté par Vincent P (page perso, ) le 28/04/2005 à 10:45. (lien). Évalué à 5.

est accessible ici :

https://linuxfr.org/~igor38/17972.html(...)

On notera que les modalités de l'accord, notamment en ce qui concerne les notions de licences des résultats de recherche, et des brevets qui pourraient être déposés, ne sont pas encore fixées par contrat. Elles devraient donner lieu à des discussions, au moins en interne.
Ne crions donc pas au loup mais restons vigilant....

  • [^]Re: le journal sur le sujet

    Posté par j (page perso, ) le 28/04/2005 à 11:05. (lien). Évalué à 10.

    à lire : l'article de M. Nitot sur son Standblog :

    Laboratoire Microsoft-INRIA, un petit décodage

    http://standblog.org/blog/2005/04/21/93114129-laboratoire-microsoft(...)

    • [^]Re: le journal sur le sujet

      Posté par Grillot Sébastien () le 28/04/2005 à 11:44. (lien). Évalué à 7.

      excellent lien, je vous encourage à le lire.
      Petit morceau de choix pour le feigneant :)
      "Les Echos expliquent cela très bien :

      Avec cette initiative, Microsoft espère améliorer son image de marque dans l'Hexagone, l'une des pires dans le monde (« Les Echos » du 4 avril). De son côté, le gouvernement veut démontrer que la France peut attirer des investissements étrangers et créer de l'emploi grâce à la qualité de ses chercheurs.

      Bien plus que d'un investissement dans la recherche, nous sommes-là dans le domaine de la communication et du marketing.

      Les Echos ajoutent :

      Pourtant, une incompréhension règne parmi certains membres de l'Inria. Traditionnellement, l'institut compte de nombreux développeurs et supporters du monde du logiciel libre (voir encadré) qui sont totalement opposés à la création d'un laboratoire commun avec le groupe américain."

      • [^]Re: le journal sur le sujet

        Posté par renoo () le 28/04/2005 à 12:47. (lien). Évalué à 1.

        Y a aussi du moins bien dans ce lien.

        "Passez moi la boutade, mais pour dix millions, t'as plus rien ! (ou trop peu). Au niveau de la recherche, qui s'inscrit par essence dans la durée, on ne va nulle part avec 10 millions d'euros. Microsoft Research emploie 700 chercheurs pour un budget hors universités de 3,9 milliards d'euros. Avec un tel ratio, avec les 10 millions proposés à l'Inria, on financerait... 1,8 chercheurs ! (Cherchez l'erreur)."

        10 millions d'euros c'est grosso modo 100 personnes (100keuros / personnes).. Dire qu'on ne peut rien faire avec 10 millions d'euros ou 100 personnes je trouve ca un peu osé.

        • [^]Re: le journal sur le sujet

          Posté par Guillaume CASTAGNINO (page perso, ) le 28/04/2005 à 15:30. (lien). Évalué à 9.

          On ne paie pas que les personnes... on fait des investissements...
          Dans la recherche, les salaires sont un aspect mineur des dépenses. Sinon, il n'y aurais plus besoin de choses comme le téléthon (dans un autre domaine)

          • [^]Re: le journal sur le sujet

            Posté par Matthieu Moy (page perso, ) le 28/04/2005 à 18:53. (lien). Évalué à 1.

            Effectivement, les 100K EUR par an et par personne sont peut-être un peu sous-estimées, mais c'est quand même l'ordre de grandeur. Le blog de Tristan qui laisse entendre que 10M EUR font 1,8 personnes, c'est quand même un peu exagéré (entre autre parce que dans le budget de MS research, il y a justement les partenariats comme celui là et pas seulement le salaire des employés MS).

            • [^]Re: le journal sur le sujet

              Posté par oliv () le 29/04/2005 à 07:25. (lien). Évalué à 4.

              Dans ma boîte, on compte plutôt 200 à 250 k¤ par an ("k" de kilo en minuscule, attaché à l'unité et séparé du nombre par un espace SVP ;-) ) soit environ 4 fois le salaire brut des chercheurs/ingénieurs. Il faut compter dedans les salaires des personnels administratifs, le loyer du bâtiment, etc.

              • [^]Re: le journal sur le sujet

                Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 30/04/2005 à 09:56. (lien). Évalué à 2.

                250k¤/an ? quatre fois le brut ? j'en déduis donc que tes ingénieurs sont à 62k¤/an ? euh ... elle s'appelle comment ta boite ? en informatique ça ne m'a pas l'air de prix courants


                > "k" de kilo en minuscule, attaché à l'unité et séparé du nombre par un espace SVP

                Tant qu'à faire un cours de typo, c'est un espace insécable et des guillemets ouverts autour de ton q qu'il faudrait, et un point après chaque lettre de S.V.P., et un 4 en toutes lettres quand c'est dans ce contexte.
                Ben oui, on ne respecte pas tout, parce que c'est des fois plus simple, et toi non plus visiblement (et non, moi non plus)

                Quitte à ne pas tout respecter je préfère ne pas voir d'espace avant ton k¤, simplement parce que si on ne met pas d'espace insécable ça risque de revenir à la ligne et là c'est illisible.
                Bref, chacun voit midi à sa porte et il y a une grosse poutre qui traine, tout ça.

                • [^]Re: le journal sur le sujet

                  Posté par Antoine () le 30/04/2005 à 10:16. (lien). Évalué à 3.

                  250k¤/an ? quatre fois le brut ? j'en déduis donc que tes ingénieurs sont à 62k¤/an ? euh ... elle s'appelle comment ta boite ? en informatique ça ne m'a pas l'air de prix courants

                  62,5k¤ brut employeur, ça fait environ 45k¤ brut salarié, je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant à cela. Un ingénieur ayant entre 5 et 10 ans d'expérience devrait arriver à ce niveau.

                  • [^]Re: le journal sur le sujet

                    Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 01/05/2005 à 08:57. (lien). Évalué à 1.

                    45 ca reste pas mal en infomatique à mon avis mais bon, c'est déjà plus réaliste que 62, je n'avais pas pensé au fait que le prix n'était pas le même pour l'employeur et le salarié, mea culpa

                    • [^]Re: le journal sur le sujet

                      Posté par Antoine () le 01/05/2005 à 11:01. (lien). Évalué à 1.

                      45 ca reste pas mal en infomatique à mon avis

                      On parle d'un ingénieur, c'est-à-dire quelqu'un qui est passé par une sélection pas évidente et/ou a reçu une formation de haut niveau. Je pense plutôt aux Grandes Ecoles (dont je n'ai pas par ailleurs une opinion idyllique) qu'aux formations privées pour fils à papa médiocres.

                      • [^]Re: le journal sur le sujet

                        Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 01/05/2005 à 14:31. (lien). Évalué à 2.

                        > On parle d'un ingénieur

                        On parle bien de la même chose. Vas dans une SSII classiques et demandes le salaire d'un ingénieur (ils n'ont que ça), tu vas voir. En 2000 c'était peut être vrai, maintenant ça l'est probablement beaucoup moins. Des ingés à plus de 5 ans qui ont moins *en informatique* que ça je pense que ça n'est pas si dûr que ça à trouver, même sur Paris

                        > Je pense plutôt aux Grandes Ecoles (dont je n'ai pas par ailleurs une opinion
                        > idyllique) qu'aux formations privées pour fils à papa médiocres.

                        Il y en a de tous niveaux, mais le titre d'ingénieur sur les diplomes est réglementé. Il n'y a que des grandes écoles (pourquoi des majuscules) et quelques facs à pouvoir donner ce genre de diplome (par contre des grandes écoles peuvent ne pas en avoir le droit). Pour la question public/privé c'est un peu un gros troll donc je ne foncerai pas dedans.

                        • [^]Re: le journal sur le sujet

                          Posté par Guillaume (page perso, ) le 01/05/2005 à 17:30. (lien). Évalué à 2.

                          > On parle bien de la même chose. Vas dans une SSII classiques et demandes le salaire d'un ingénieur

                          Entre 35 et 55k¤ bruts par an dans la mienne, suivant profil.

                          [^]Re: le journal sur le sujet

                          Posté par Antoine () le 01/05/2005 à 20:13. (lien). Évalué à 3.

                          Des ingés à plus de 5 ans qui ont moins *en informatique* que ça je pense que ça n'est pas si dûr que ça à trouver

                          Depuis quand dire que 45k¤ est un salaire raisonnable implique qu'il est "si dûr que ça" de trouver des gens qui gagnent moins ? Argument fallacieux.

                          Vas dans une SSII classiques et demandes le salaire d'un ingénieur (ils n'ont que ça), tu vas voir.

                          C'est gentil mais on parle d'un centre de recherche (ou R&D) ici, pas d'une SSII... Les SSII sont des boîtes à viande, c'est bien connu, mais les entreprises qui savent la valeur d'un bon ingénieur savent aussi le rémunérer correctement.

                          Il n'y a que des grandes écoles (pourquoi des majuscules) et quelques facs à pouvoir donner ce genre de diplome

                          N'importe quoi, il y a plein de petites écoles privées à 5000 euros par an qui te sortent de "l'ingénieur" à pleines fournées.
                          De plus la profession d'ingénieur n'est pas réglementée, on a parfaitement le droit de se proclamer ingénieur même si on n'en a pas de diplôme "officiel" (contrairement aux architectes, médecins, etc.).

                          Pour la question public/privé c'est un peu un gros troll

                          Disons que visiblement tu n'y connais pas grand'chose. Les écoles d'ingénieurs les plus réputées sont publiques, c'est un fait.

                          • [^]Re: le journal sur le sujet

                            Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 02/05/2005 à 07:51. (lien). Évalué à 2.

                            > N'importe quoi, il y a plein de petites écoles privées à 5000 euros par
                            > an qui te sortent de "l'ingénieur" à pleines fournées.

                            Il y a aussi plein de petites écoles publiques.

                            > De plus la profession d'ingénieur n'est pas réglementée,

                            On parlait d'école non ? la délivrance de diplome d'ingénieur est réglementée, c'est un fait. Que ce soit en public ou en privé.

                            > Disons que visiblement tu n'y connais pas grand'chose. Les écoles
                            > d'ingénieurs les plus réputées sont publiques, c'est un fait.

                            Les meilleurs sont publiques. De là à dire que les écoles privés sont pour les fils à papa médiocres, ne sont pas des grandes écoles ou n'ont pas de formation haut niveau, il y a clairement un fossé.
                            Mais peut être que c'est toi qui n'y connait pas grand chose et qui assume simplement la propagande de ta formation (toutes les écoles ont tendance à dire que les autres sont de la merde et qu'elles sont encore pire quand c'est privé, rassures toi la mienne faisait pareil. Sur le marché du travail, ormis quelques cas flagrants et ormis les 3 ou 4 écoles principales type Centrale, je peux t'assurer que le classement est loin d'être public/privé)

                            • [^]Re: le journal sur le sujet

                              Posté par Antoine () le 02/05/2005 à 08:32. (lien). Évalué à 2.

                              Mais peut être que c'est toi qui n'y connait pas grand chose et qui assume simplement la propagande de ta formation

                              J'ai dit "les écoles d'ingénieurs les plus réputées sont publiques". Ce n'est donc pas un jugement de valeur, mais une constatation, qui a toute sa place dans une discussion sur les salaires.

                  [^]Re: le journal sur le sujet

                  Posté par xael (page perso, ) le 04/05/2005 à 21:25. (lien). Évalué à 1.

                  Tant qu'à faire un cours de typo, c'est un espace insécable

                  Alors tant qu'on cause typographie... on ne parle pas d'UN espace mais d'UNE espace quand il s'agit du caractère ;-p

                  http://www.perrousseaux.com/Perrousseaux.asp?Page=Lexique(...)

                [^]Re: le journal sur le sujet

                Posté par renoo () le 01/05/2005 à 15:13. (lien). Évalué à 0.

                Et chaque ingénieur à une secretaire et vous logez dans un palace ? Deja si tu doubles le salaire c'est beaucoup : imagines 5keuros de loyer par mois ?

                Dans un labo de recherche, il y a pas mal de personnels payés au lance-pierre (stagiaires, thésards, post-doc) : 100/150keuros par personne en comptant les administratifs ca parait correct.

            [^]Re: le journal sur le sujet

            Posté par Antoine () le 28/04/2005 à 19:36. (lien). Évalué à 4.

            Sinon, il n'y aurais plus besoin de choses comme le téléthon (dans un autre domaine)

            Oui, dans un autre domaine. On ne peut pas comparer les dépenses en équipements nécessaires pour la physique nucléaire, la recherche médicale ou les algorithmes neuromimétiques (par exemple).

      [^]Re: le journal sur le sujet

      Posté par Alexis Muller (page perso, ) le 28/04/2005 à 13:35. (lien). Évalué à 10.

      Ce qui est écrit dans cette article est archi faux, le document qui à été signé entre l'INRIA et Microsoft n'est qu'un MOU (Memorandum of understanding). C'est à dire un document qui dit seulement que l'INRIA et Microsoft sont d'accord pour travailler à la création d'un labo commun.

      Mais ce document ne contient auncune informations sur le type ou la hauteur du finacement. Il ne contient pas non plus d'informations sur la diffusion des résultats obtenus.

      Je n'aime pas la politique de Microsoft, mais il ne faut pas non plus avancer n'importe quoi...

      Je fais partie d'un projet INRIA, et je peux vous dire qu'il y à beaucoup de réactions en interne (qui sont remontées à la direction) concernant nos inquiétudes sur la nature de cette collaboration (notament à cause de la position de Microsoft sur les brevets logiciels).

      Donc pour le moment, contrairement à ce qu'on peut lire dans les "médias", la seule chose qui a été signée, c'est que l'INRIA et Microsoft vont réfléchir ensemble à la création d'un labo commun...

      • [^]Re: le journal sur le sujet

        Posté par Antoine () le 28/04/2005 à 13:42. (lien). Évalué à 6.

        Je fais partie d'un projet INRIA,

        Cool, j'en tiens un :-))

        et je peux vous dire qu'il y à beaucoup de réactions en interne (qui sont remontées à la direction) concernant nos inquiétudes sur la nature de cette collaboration (notament à cause de la position de Microsoft sur les brevets logiciels)

        Que penses-tu de la position de ton propre employeur concernant les brevets logiciels ? Visiblement, l'INRIA ne se prive pas d'en déposer...
        Ce problème gêne-t-il les scientifiques de l'INRIA ?
        Pourquoi l'INRIA ne se mobilise-t-elle pas contre le projet de directive européenne ?

        • [^]Re: le journal sur le sujet

          Posté par Alexis Muller (page perso, ) le 28/04/2005 à 14:36. (lien). Évalué à 8.

          Et bien ce n'est pas si simple...

          L'INRIA n'est pas directement mon employeur. Je participe à un projet INRIA
          (le projet Jacquard http://www.lifl.fr/jacquard/)(...) mais je suis employé par l'université de
          Lille I.

          Tous les projets INRIA ne fonctionne pas comme ça, mais ici les équipes ont plusieurs
          "tutelles" : INRIA, CNRS et université. Ce projet est relativement jeune (3ème année)
          et il n'y a ici que peu de chercheur directement employé par l'INRIA. Par-contre,
          nous avons des moyens administratifs et financier de l'INRIA pour nos déplacements,
          pour du matériel...

          Que penses-tu de la position de ton propre employeur concernant les brevets logiciels ? Visiblement, l'INRIA ne se prive pas d'en déposer...
          Ce problème gêne-t-il les scientifiques de l'INRIA ?


          Je ne peux pas parler pour tout le monde, mais dans mon équipe, la plupart (moi y
          compris) sont contre les brevets logiciels. Et il n'y a pas (à ma connaissance) de
          brevet déposé par notre équipe.
          Mais vu les mails qui circules en interne, la section Inria du SNCS
          (Syndicat National des Chercheurs Scientifiques) est clairement contre les brevets
          logiciels et très préoccupé de ce qui sera dans l'accord avec microsoft.

          Pourquoi l'INRIA ne se mobilise-t-elle pas contre le projet de directive européenne ?

          Je pense que la direction de l'INRIA n'est pas contre la brevetabilité des logiciels :-(
          Par-contre, les syndicats ont déjà exprimés leur désaccord.

          [^]Re: le journal sur le sujet

          Posté par aaahhhh () le 29/04/2005 à 09:17. (lien). Évalué à 5.

          La position officieuse de l'employeur c'est que ses chercheurs ont des opinions trés différentes sur les brevets et sur les facons de valoriser leurs recherches. Certains refusent catégoriquement de breveter et diffusent leur recherche sous forme de logiciel libre et d'autres brevettent et créent des entreprises.

          La position de l'INRIA est de fournir un support aux deux approches : il existe des financements pour monter une boite ou pour soutenir le développement de logiciel libre (ce qui coute très cher !).

          Grosso modo le chercheur est libre de choisir sa voie. Voila, en tout cas c'est le discours "marketing" qu'on m'a servi ;)

          Je pense que l'inquiétude vient du fait que :
          1) M$ n'est pas une entreprise comme les autres
          2) la remise en cause de cet équilibre. En interne, nous recevons bcp de "mise en garde" contre le fait de diffuser sous licence libre.

          • [^]Re: le journal sur le sujet

            Posté par Antoine () le 29/04/2005 à 09:29. (lien). Évalué à 3.

            2) la remise en cause de cet équilibre. En interne, nous recevons bcp de "mise en garde" contre le fait de diffuser sous licence libre.

            Quelqu'un peut diffuser ces "mises en garde" au public peut-être ? ;)

            • [^]Re: le journal sur le sujet

              Posté par Benoît Sibaud (Jabber id, page perso, ) le 29/04/2005 à 11:26. (lien). Évalué à 4.

              L'APRIL est intéressée par ce genre de documents. On s'occupera de la diffusion au public, pas de problème :).

              [^]Re: le journal sur le sujet

              Posté par Alexis Muller (page perso, ) le 29/04/2005 à 13:57. (lien). Évalué à 2.

              Je n'ai jamais vu de document écrit sur ce point...

              Par-contre c'est vrai qu'à "l'orale" il y à quand même des sous-entendu... du genre :

              "Si vous voulez diffuser vos programmes, nous somme là pour réfléchir avec vous à la meilleur licence à utiliser. La GPL n'est peut-être pas la plus intéressante, elle peut poser des problèmes par la suite, par exemple en cas de partenaria avec des industriels..."

              • [^]Re: le journal sur le sujet

                Posté par Grumbl (page perso, ) le 29/04/2005 à 18:34. (lien). Évalué à 4.

                Personne ne leur a dit que celui qui a écrit le code GPL peut le ré-écrire quand bon lui semble et d'une toute autre manière sans même avoir de comptes à rendre à qui que ce soit ?

                Prenons l'exemple de Nessus, GPL pendant de nombreuses années. Son principal auteur fait désormais un profuit différent, mais employant beaucoup de techniques developpées pour Nessus. Et personne ne le fait chier... car il est l'auteur plus que principal du Nessus GPL, toujours GPL. Idem (dans un autre genre) pour Aida32.

                Une fois cet argument posé, rien n'interdit d'expliquer au partenaire, réticent à la GPL au début, ce que la GPL peut apporter à son produit... en lui laissant le temps de réfléchir.

                Mais bon, si l'argument des partenaires industriels était informé, la licence BSD leur conviendrait. Or, elle ne leur convient pas non plus : donc, c'est tout simplement parce qu'au fond, ils ne comprennent pas ce qu'est la programmation.

          [^]Re: le journal sur le sujet

          Posté par fmaz fmaz () le 01/05/2005 à 15:46. (lien). Évalué à 1.

          J'avais discé avec un gus qui avait déposé un brevet sur un
          algo de compression.

          Son point de vue était que s'il ne brevetait pas son algo, quelqu'un
          le modifierait un poil et le breveterait. Il ne comptait pas utiliser
          son brevet mais il voulait empêcher quelqu'un de le faire.

          • [^]Re: le journal sur le sujet

            Posté par renoo () le 02/05/2005 à 18:40. (lien). Évalué à 0.

            Il n'avait pas besoin de le breveter pour faire ca. Il suffisait de déposer une lettre je ne sais plus bien ou.

            • [^]Re: le journal sur le sujet

              Posté par Antoine () le 03/05/2005 à 09:03. (lien). Évalué à 3.

              Une enveloppe Soleau à l'INPI ?