Faire un don ! | | style | statistiques | contactez-nous | plan | lettre d'information

: L'INRIA lance son Archive Ouverte

Posté par Christophe (rOotix) GUILLOUX (Jabber id, page perso, ). Modéré le 02 mai 2005.
L'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique) a lancé le 27 avril un espace de stockage, en ligne, dédié aux publications de ses chercheurs.

De par la signature de la Déclaration de Berlin en juillet dernier, l'INRIA soutient sans réserve l'initiative des Archives Ouvertes. L'objectif est de donner l'accès aux publications scientifiques au plus grand nombre de chercheurs du monde entier. Cette base constitue une mémoire, un espace d'échange de connaissances ainsi qu'un outil de travail pour l'Institut.
Celui-ci entend également assurer la valorisation des publications et prépublications des chercheurs (visibilité, attractivité, pérennité, accès) et permettre par exemple la création de tableaux de bord, d'indicateurs, de bibliographies pour l'Institut.

D'un point de vue technique, l'Archive Ouverte de l'INRIA est basée sur la plateforme HAL (Hyper Articles en Ligne), archive ouverte du CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe du CNRS), développée initialement par et pour les physiciens. L'INRIA collabore actuellement avec le CCSD sur les futures évolutions de HAL.

> Lire la dépêche (26 commentaires, moyenne: 2,5).  

Vous avez demandé le commentaire #570046.

Copyright des editeurs ?

Posté par dco () le 02/05/2005 à 10:54. (lien). Évalué à 2.

je viens de faire un tour sur HAL et je n'y ai trouvé aucune info concernant les copyrights des éditeurs... Je m'explique : on peut s'en insurger mais toutes les revues scientifiques font signer aux auteurs un "transfert de droit" des auteurs vers l'éditeur. Ce dernier peut (pas dans tous les cas) interdire la mise à disposition sur le web des PDF/PS des articles publiés...

Qu'en est-il pour HAL ? A part les rapports de recherche ou les preprint (versions beta d'un article avec publication), comment gerent-ils le probleme de copyright ? Est-ce qu'ils esquivent le problème en disant que c'est le problème de l'auteur qui soumet la réference ou ont-ils une politique de protection ?

En pratique, chaque labo avait sa propre cuisine pour régler ce cas.. Le problème de HAL (ou arXiv) c'est que cela devient une vitrine globale susceptible d'attirer les foudres des éditeurs (même si cela serait sucidaire de leur part..)

  • [^]Re: Copyright des editeurs ?

    Posté par JoeltheLion () le 02/05/2005 à 12:16. (lien). Évalué à 2.

    Pour moi, c'est les organismes de recherches qui devraient interdire le transfert de copyrights, ou du moins s'assurer qu'ils gardent le droit de publier librement les articles.
    Car ce sont ces organismes qui financent la recherche, après tout, et il n'y a aucune raison que ce soit les éditeurs qui récupèrent le copyright.
    D'autre part la plupart des chercheurs sont contre ce transfert de copyright, mais individuellement ils n'ont pas le poids de faire changer les choses: qui peut se permettre de refuser de publier son papier dans la revue de référence de son domaine? Avoir une reglementation nationale ou même européenne permettrait peut-être de faire le poids face aux éditeurs.

    • [^]Re: Copyright des editeurs ?

      Posté par dco () le 02/05/2005 à 13:34. (lien). Évalué à 1.

      il n'y a aucune raison que ce soit les éditeurs qui récupèrent le copyright

      je dirai qu"il n'y a plus de raison.... Cela avait un sens il y a qq années de ça (avant le web en gros). Les éditeurs essayent de garder leur "privilège" anachronique mais ils y avaient des raisons à cela.

      • [^]Re: Copyright des editeurs ?

        Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 02/05/2005 à 16:54. (lien). Évalué à 2.

        O tempora, o mores ! Le métier d'éditeur de revues scientifiques touche à sa fin. Leur seule solution est de se reconvertir. Tiens, par exemple, il n'y a plus de copistes (moines ou laïcs). Pourtant il faisaient du beau travail mais quand l'imprimerie est arrivée, ce métier a disparu et le métier d'imprimeur est apparu.
        Internet offre une meilleure réactivité, un coût plus faible et des possibilités de recherche documentaire infiniment supérieures. Que Nature et Science disparaissent, ça ne me fait ni chaud ni froid, c'est la loi de l'Évolution.

        • [^]Fin des revues scientifiques ?

          Posté par drakkar () le 03/05/2005 à 02:47. (lien). Évalué à 2.

          Certaines revues extrêmement spécialisées devront peut-être laisser la place à un nouveau mode de publication, oui.

          Cependant, je doute qu'il faille s'attendre à ce que des revues telles que Nature ou Science (ou plus communément pour nous Science & Vie/Avenir ou Ciel & Espace, sans vouloir les nommer non plus) tendent à disparaître.

          Ce sont plutôt des instruments de vulgarisation de la Connaissance, malgré leur caractère parfois polémique. Certes, j'admets qu'il est audacieux de rapprocher ces publications, mais il n'en demeure pas moi que le lecteur visé est pratiquement le grand public. Ainsi, les publications de l'INRIA s(er)ont probablement aussi passionnantes, mais plus réservée par nature à une élite "du métier".

          Enfin, il faut avouer que certains articles de ces revues de vulgarisation nous font plutôt rêver, et sont au quotidien plus abordables et généraux que des résultats de recherches s'appuyant sur de larges démonstrations ou statistiques.

          Il y a les chercheurs, le grand public, et au beau milieu un vrai public de passionnés et d'initiés, pour ces revues concentrent bien des domaines (biologie, physique, sociologie, etc...) d'agréable façon, et sur papier !

          • [^]Re: Fin des revues scientifiques ?

            Posté par Luzerne GANHIR (page perso, ) le 03/05/2005 à 06:23. (lien). Évalué à 1.

            Cependant, je doute qu'il faille s'attendre à ce que des revues telles que Nature ou Science (ou plus communément pour nous Science & Vie/Avenir ou Ciel & Espace, sans vouloir les nommer non plus) tendent à disparaître.


            Comme équivalent, j'aurais plutot cité les revues La Recherche et Pour la science.

            Et je ne crois pas que le lecteur visé par ces revues (plus proche de Nature et Science) soit le grand public, ou alors la partie du grand public avec un tres tres bon bagage scientifique.

            Luzerne.. qui se félicite de l'initiative de l'INRIA

            • [^]Re: Fin des revues scientifiques ?

              Posté par VoixOff () le 03/05/2005 à 13:03. (lien). Évalué à 1.

              Ah non, qu'on ne me prive pas de Pour la science ou de MISC pour prétexte que les articles sont/seraient disponibles en ligne (ce qui reste à prouver d'ailleurs).
              Et puis, il ne faut pas tout mélanger, un magazine est plus qu'une collection d'articles.
              Je ne suis pas chercheur, mais simple informaticien un peu curieux et donc peut-être pas le grand public, et ces lectures guidées offrent un bon niveau d'information sans avoir à trimbaler un portable -- que je n'ai pas -- dans le métral, aux chiottes ou au pieu.

    [^]Re: Copyright des editeurs ?

    Posté par scylla (page perso, ) le 02/05/2005 à 12:31. (lien). Évalué à 2.

    La plupart des éditeurs acceptent l'archivage public par l'auteur ou l'institution [http://romeo.eprints.org/(...)]. De toute manière, les éditeurs seraient bien mal avisés de s'en prendre aux auteurs et aux institutions, qui
    1) produisent les articles gratuitement,
    2) relisent les articles des autres gratuitement,
    3) achètent les journaux très cher ensuite.

    [^]Re: Copyright des editeurs ?

    Posté par Nicolas Regnault () le 02/05/2005 à 12:34. (lien). Évalué à 3.

    Pour les physiciens, HAL fonctionne de la même manière que arxiv. D'ailleurs il est conseillé pour les physiciens travaillant dans des laboratoires francais de passer par HAL pour soumettre à arxiv.

    La compatibilité avec les copyrights des éditeurs est à voir au cas par cas. Les revues telles que les Physical Reviews autorisent la pubilication d'une version preprint (sur arxiv en particulier). Par contre, la plupart des revues interdisent de rendre disponible (même sur un site web personnel) le PDF/PS de la version publiée. Si le physicien fait bien son travail (plus exactement s'il en a le temps ;) il modifie son preprint pour inclure les changements effectuée entre la version initiale et la version finale.

    Malheureusement, il me semble que les deux revues les plus prestigieuses (à tord a mon avis), Nature et Science, n'autorisent pas la diffusion des preprints.