Articles : Opquast et ses licences (suite et fin)
Posté par fabrice_bonny (). Modéré le 10 juin 2005.
Opquast, le référentiel des bonnes pratiques pour la qualité des sites internet, est né de discussions entre des experts et des internautes. S'il a su rapidement trouver un consensus sur ce point, sa licence a été plus problématique. L'équipe dirigeante du projet souhaite adopter une licence libre appropriée et vous demande une fois encore votre avis.
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Choix en cours
Bonsoir à tous,
A la lecture des discussions qui ont eu lieu ici, et également sur http://www.libroscope.org/Creative-Commons-adoption-et(...)
,voici ce que je retiens pour l'instant des diférents choix possibles pour ce qui concerne des contenus textuels collectifs.
GFDL
Avantages :
Reconnue et utilisée internationalement
Utilisée par wikipedia
Globalement dans l'esprit de la GPL
Inconvénients :
Clauses spécifiques et restrictions
Compliquée
Une seule version officielle en anglais
Valeur juridique devant les tribunaux à vérifier
CC-BY-SA
Avantages
Reconnue et utilisée internationalement
Traduite en Français et plusieurs autres langues
Exstence de présentations simplifiées et illustrées
Fort développement en cours
Référencement de l'oeuvre possible sur creativecommons.org
Connue et compréhensible pour le public du projet Opquast
Choix possible entre licences libre et propriétaires (!)
Inconvénients
Mélange licences libre et propriétaires (!)
Texte intégral complexe
Valeur juridique devant les tribunaux à vérifier
GPL
Avantages :
Reconnue et utilisée internationalement
Utilisée pour tous les plus grands programmes Open Source/libres
Valeur juridique croissante devant les tribunaux
Connue du public du projet Opquast
Inconvénients :
Pertinence pour les contenus textuels encore à démontrer
Une seule version officielle en anglais
Pas forcément claire pour les non-spécialistes
Art Libre
Avantages :
Claire et simple
Inconvénients :
Pertinence pour les contenus non artistiques encore à démontrer
Une seule version officielle en français (sauf erreur de ma part)
Peu utilisée pour l'instant
Valeur juridique à démontrer devant les tribunaux
Antoine a fini de me dégouter de GFDL, que je trouvais plutôt sympa, mais que je ne comprenais pas, il faut bien le reconnaître ;-)
La GPL me semble encore hasardeuse pour des contenus textuels, et je ne voudrais pas tester la jurisprudence.
La licence Art Libre nous poserait des problèmes lors de l'internationalisation, ou alors, il faudrait parier sur un fort développement de cette licence, et surtout qu'elle soit portée par une organisation solide au niveau international. Est-ce le cas?
Pour l'instant, c'est clairement CC-BY-SA qui tient la corde pour tous les contenus textuels. Et bien sûr GPL pour tout ce qui est programmes.
[^]Re: Choix en cours
C'est marrant, j'aurais dit la même chose à propos de la GPL concernant les contenus logiciels...
Bon, blague à part, si vous pouviez me définir les contenus artistiques et leurs différences essentielle par rapport aux contenus non artistiques, je vous paie un verre de free beer ! :-D
A part faire un bon gros F.U.D., je ne vois pas ce que vient faire un tel argument ici. (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/FUD(...) )
Dans la FAQ, il est bien expliqué que la LAL est valide partout où l'est la convention de Berne.
Il suffit de lire la première question/réponse de la FAQ, c'est pourtant pas difficile de RTFM...
De plus elle est aussi dispo en anglais, en allemand, en portugais, en espagnol. Faut se renseigner, que diable !
Et sinon :
Que vient faire cet argumentaire fallacieux ici ? Ca s'appel un «argumentum ad numerum»
http://www.infidels.org/news/atheism/logic.html#numerum(...)
Oui, comme les licences CC, voire la GPL il y a encore peu...
La LAL mériterait qu'on refasse de manière un peu plus rigoureuse cette analyse, non ?
[^]Re: Choix en cours
Ok Raphaël,
Vas-y fonce, je suis partant. Comme je l'ai dit sur Libroscope, les arguments qui ne collent pas là dessus peuvent être modifiés. Je ne suis pas spécialiste des licences, mais confronté à un choix. Donc, tu peux reprendre le texte et le modifier.
Par ailleurs, si je choisis de prendre en compte le potentiel de diffusion via un «argumentum ad numerum», c'est sans aucun complexe, tout simplement parce que je suis libre de le faire, et que je pense que c'est important.
Je suis encore libre de mes critères d'évaluation, même s'ils sont discutables.
Quand à l'accusation de FUD, ça sort pour un oui pour un non, et c'est affreux, parce que vraiment, ça pourrit des débats qui pourraient être tranquilles.
Peur, doute, incertitude : et si je te disais que c'est exactement le problème que j'ai pour choisir cette licence. Dois-je avoir honte de me poser ce type de question ?
Puis-je exprimer mes propres éléments de doute et d'incertitude sans être accusé de vouloir les communiquer aux autres ?
Le doute est la base de la démarche scientifique. Quand on exprime des doutes, on ne veut pas forcément faire peur. C'est un raccourci trop facile.
Quand tu doutes de la pertinence des licences CC, fais tu du FUD?
Ben non, tu doutes juste de la pertinence des licences CC, c'est pas plus cool comme ça?
[^]Re: Choix en cours
Raphael, je marche pour la free beer, moi ;-)
Je cite la LAL : "Elle en reformule le principe en permettant au public de faire un usage créatif des oeuvres d'art."
Si on ne sait pas différencier un contenu artistique d'un autre contenu textuel, pourquoi diable avoir parlé de contenus artistiques et pourquoi ne pas avoir parlé de contenus tout court ?
Si je choisis ArtLibre, je n'ai pas d'autre choix que d'affirmer que d'une certaine manière mon travail est de l'Art.
Or, mon travail est technique et ce n'est pas un Art, et je n'ai pas envie qu'on le prenne comme tel (c'est ma liberté ;-)
Donc, la LAL aurait été bien plus adaptée pour nous si elle n'était pas aussi marquée artistique.
De plus, pour les utilisateurs d'Opquast, notamment les grands comptes, le statut artistique n'est pas un atout de crédibilité. Quand ils soutiennent de l'Art, ils font du mécénat, alors que dans le domaine de la qualité et de l'accessibilité des sites web, je ne souhaite absolument pas qu'ils prennent les contributeurs Opquast pour des artistes, mais pour des professionnels du web.
Ce n'est pas de l'ordre du détail, non?
[^]Re: Choix en cours
Vous avec l'art et la manière de ne pas comprendre le français parfois. La beauté du français est sa richesse ; les mots ont plusieurs sens car être précis ce n'est pas être exact.
Dans son sens premier, l'art se définit comme une pratique qui met en ½uvre l'application de connaissances et d'un savoir-faire en vue d'un objectif. La compréhension du mot artisan rejoint cette définition initiale du mot: l'artisan pratique l'art au sein du métier en utilisant son habileté. L'art, dans ce sens premier, a pour synonyme technique et science appliquée.
Mais pourquoi le mot Art dans la licence est-il si important pour vous ? La licence est là pour protéger ce qui est important l'oeuvre et ceux qui la font. Pour une licence son nom (cc-by/sa, GPL, LAL) est elle plus importante que sa qualité d'être libre ? Comptez-vous élaborer un contenu ou communiquer sur le nom de votre licence ou sur la liberté accordée aux utilisateurs ? Votre Art serait-il celui des apparences ?
Il y a des trucs très bien qui sont pas libre comme les cerises dans mon jardin. Vous devriez vous contrefaire de mon avis comme de celui des autres, et plutôt que de rechercher le consensus et l'assentiment de la masse foncer sur ce qui vous semble l'essentiel. À moins que pour vous l'essentiel soit justement ce que vous dîtes et qui vous êtes et non ce que vous faites.
PS les logiciel sont protégés par le droit d'auteur à l'international (convention de Berne) car ils sont considérés comme des oeuvres de l'esprit au même titre que la littérature. Donc, on peut dire qu'au moins pour le juriste le logiciel est une oeuvre d'art. Pourquoi n'aurait-il pas raison ?
[^]Re: Choix en cours
Rendez-vous aux RMLL à Dijon ?
Je tirerai ma réponse de http://fr.wikipedia.org/wiki/Art(...) :
et encore ceci :
N'ayez pas peur, faire de l'Art, ce n'est pas sale ! ;-)
Savez-vous combien de fois on a traité Stallman de communiste pour la GPL avant que vos chers «grands comptes» ne trouvent que c'est une super idée ce type de licences ?
Il ne faut pas croire les étiquettes et savoir lire entre les lignes. La LAL est tout à fait adaptée pour toute création de la sphère intellectuelle, puisqu'elle fait un usage intensif de la Convention de Berne qui définit les modalités du droit d'auteur.
Comme disait St Exupéry «l'Essentiel est invisible pour les yeux, et qu'il faut voir avec le coeur !».
Vous me rappelez des clients de mon ancien employeur (Alcôve) qui voulaient (en 1999) être innovants, à la pointe, et tout et tout, mais qui demandaient par qui tel ou tel logiciel était utilisé avant d'oser l'utiliser eux-mêmes...
Quand on est un défricheur, il ne faut pas demander où sont les balises du terrain !
[^]Re: Choix en cours
Salut,
Concernant l'Art
Je ne souhaite pas que mon travail soit assimilé à de l'Art (quel que soit le sens qu'on accorde à ce mot), non pas parce que celui-ci serait sale, mais parce que ce n'est pas à moi d'en juger.
Concernant le défrichage.
En 1999, justement, j'ai commencé à bosser sur la qualité des sites Internet en lancant un service totalement gratuit, qui m'a conduit à publier 80 articles, des outils et une cinquantaine de newsletters gratuites aussi à environ 2500 personnes. J'avais même tenu à séparer ce service de celui de ma société pour laisser s'épanouir une communauté et ne pas mélanger le business et la communauté, justement. A ce moment là, je croyais déjà au principe de l'Open source et du partage d'information, et j'ai bossé avec un nombre énorme de personnes sur un sujet encore peu exploré, en tous cas sous l'angle que j'avais choisi. Il est à noter que les articles et outils en question étaient et sont toujours gratuits, autorisés à la reproduction moyennant citation des sources, mais sans choix de licence, tout simplement parce que le sujet ne m'intéresseait et ne m'intéresse pas plus que ça.
Je pense avoir pas mal défriché un certain nombre de choses, et je pense qu'Opquast fait partie de ces choses qui défrichent, mais je ne souhaite pas non plus défricher pour défricher et je ne tiens plus à ce qu'on qu'on me prenne pour un défricheur ;-)
Notez bien que je viens de battre le record du monde du nombre de fois ou quelqu'un à écrit le mot défricher ;-)
Concernant la licence
Je suis partant pour une reprise et modification de mon comparatif, histoire de sortir quelque chose de constructif de nos échanges. La licence choisie sera CC-BY-SA (décidé hier soir) parce nous avons estimé (prière de ne pas hurler sur ce choix arbitraire et ses raisons arbitraires) qu'aucune des autres licences ne nous donnera autant de lisiblité, de clarté et de possiblités d'internationalisation pour un effort d'explication et une quantité de travail sur ce sujet limité. Je n'aurai rien à traduire, rien à rédiger, rien à expliquer sur la convention de Berne ou sur es clauses spécifiques de GFDL ou sur l'extension de la GPL a des contenus textuels. Nous allons pouvoir nous concentrer sur les contenus, et uniquement sur les contenus.
Concernant le consensus
Jul me conseille de ne pas rechercher le consensus. J'ai bien entendu son conseil (et la leçon de Français aussi ;-)
Il se trouve que c'est mon métier, que c'est mon choix, que c'est mon droit, et que le projet dont je m'occupe suppose cette recherche de consensus. Je ne fais pas d'idéologie. Si un jour nous avons l'occasion de discuter en direct, vous verrez que je n'aime pas tant que ça le consensus. Pour Opquast, je ne peux pas faire autrement, parce que c'est un projet qui doit rassembler et j'ai bien l'intention de continuer.
Concernant la Free Beer ;-)
Des raisons logistiques et familiales (2 momes et des déplacements très lourds) ne me permettront pas d'être à Dijon.
Mais je travaille avec Laurent Denis et François Palaci sur une conférence sur l'accessibilité des CMS. Je n'y serai pas, mais je bosse quand même sur des contenus publics, comme d'hab.