Journal : Du RSS et de sa bonne utilisation...
Posté par deadbeef () le 27 août 2006
Petit rappel historique: J'ai tranquillement démarré le développement
d'un lecteur de RSS en ligne en mi-2005, pensant faire un petit outil
pratique, d'abord pour moi, mais avec en tête de le faire partager aux
autres personnes qui pourraient avoir les mêmes besoins que moi
(l'outil est en GPL: http://sourceforge.net/projects/ouliblog )
Je suis parti à cette époque de quelques hypothèses très simples de
départ, notamment que les flux CSS/Atom étaient mis en place par des
gens qui souhaitaient exporter leur contenu. Erreur... Grossière
erreur !
Avec le recul, je me rends compte que les technologies qui ont le vent
en poupe finissent inéluctablement par être utilisées par des gens qui
ne les comprennent pas bien et qui les utilisent en les détournant
(que cela soit intentionnel ou non).
Ca avait déjà commencé il y a quelques années avec des nouveaux venus
sur l'internet, fraîchement débarqués de leurs minitels et de leurs
magazines papier, qui estimaient que les liens profonds de l'HTML,
c'était du vol. Oui oui, du vol. Et qu'il fallait une autorisation
pour faire un lien. Et qu'il ne fallait lier que la page
d'accueil. Ben voyons. Je me demande encore comment on peut vouloir
faire un site en HTML et décider que la technologie sous-jacente ne
doit pas être utilisées. C'est un peu comme si je décidais de faire
une maison toute en baies vitrées et sans rideau en plein centre
ville, et que je décidais de porter plainte parce que les gens
regardent chez moi. Si je veux de l'intimité, j'ai un moyen technique
très simple: je met des rideaux, et de la même façon, si je ne veux
pas qu'on puisse pointer au milieu de mon site, je ne fais pas du
html, je fais un site en Flash, un bon gros PDF monolithique, voire un
fichier Word, bref il y a le choix ! Il y a même tellement de moyens
techniques pour empêcher qu'un site tiers pointe au milieu de son propre
site, que tout ça me semblait infiniment ridicule. Heureusement, le
forum de l'internet a fini par donner tort aux malcomprenants :
http://www.foruminternet.org/telechargement/documents/synthr(...)
(ouf). Non pas que le forum ait le moindre pouvoir ni le moindre
mandat, mais au moins on se sent un peu moins seul.
Pour en revenir au sujet initial, les flux CSS/Atom, si j'avais pensé
en démarrant le projet qu'il y aurait autant de personnes qui
exportent leurs flux mais qui dans le même temps ne veulent pas que
leurs données se retrouvent chez les autres (heureusement qu'on a
inventé le paradoxe avant l'internet, on aurait manqué de
vocabulaire!), je crois bien que j'aurais plutôt démarré un potager ou
que je me serais mis au macramé.
J'ai beau expliquer que:
1/ Mon site est un lecteur de RSS en ligne, mais que c'est un lecteur
de RSS avant tout, ce sont les utilisateurs qui définissent leur flux,
et ce sont eux qui les lisent, on m'accuse toujours de "voler" le
contenu des autres.
2/ Quand j'explique que personne n'est obligé d'exporter ses flux de
contenu, et que quand on met en place un fil RSS, c'est bien pour
qu'il soit utilisé, je suis face à un mur d'incompréhension... "mon
contenu est soumis au droit d'auteur, je ne veux pas qu'il se retrouve
sur d'autres sites"... Mais enfin, pourquoi le publier alors ? "parce
que c'est pratique pour les gens qui lisent avec un lecteur de rss,
mais je ne veux pas que ça se retrouve sur un autre site web"... sic!
C'est un peu comme si on me disait que gmail n'est pas un lecteur de
courier mais un site web, et que gmail "vole" le contenu des autres
sites quand il l'affiche...
3/ Mais le pire dans tout ça, c'est que si on veut contrôler son
contenu, c'est tout à fait possible: personne n'est obligé de publier
l'intégralité de son contenu en RSS. Plein de sites ne publient qu'un
résumé, ou n'envoient que le titre des articles. C'est pourtant pas
compliqué, et ça indique clairement que pour lire l'article, il faut
aller sur le site web. Ca ne pose aucun problème pour l'utilisateur,
l'intérêt d'un fil RSS c'est avant tout d'être prévenu.
Soyons clair, je n'ai absolument rien contre les gens qui n'exportent
pas tout leur contenu, c'est totalement légitime de leur part, mais
pourquoi, alors que tous les moyens techniques sont disponibles pour
faire de la publication exactement comme on veut, pourquoi disais-je,
se plaindre des gens qui utilisent ce qui est _volontairement_ publié?
Tout cela m'amène à la réflexion suivante: On aurait pu éviter tout ça
en anticipant un peu, et en incluant dans les fils rss toutes les
informations utiles pour gérer le droit d'auteur... un ou deux petit
champs pour décrirer _explicitement_ les droits des clients rss
(concernant la distribution et la publication du contenu), et le tour
aurait été joué.
J'espère que les prochains groupes à définir un standard n'oublieront
pas qu'on n'est plus dans les années 90, et que la prochaine guerre de
l'internet, ce n'est plus le navigateur, c'est l'appropriation du
contenu et les droits de distribution associés.
Heureusement, ça ne concerne pas la majorité des sites, et le monde
continue de tourner, mais quand on développe on se retrouve constamment
à devoir gérer tout un tas de cas tordus pour satisfaire les exigences
d'une minorité.
d'un lecteur de RSS en ligne en mi-2005, pensant faire un petit outil
pratique, d'abord pour moi, mais avec en tête de le faire partager aux
autres personnes qui pourraient avoir les mêmes besoins que moi
(l'outil est en GPL: http://sourceforge.net/projects/ouliblog )
Je suis parti à cette époque de quelques hypothèses très simples de
départ, notamment que les flux CSS/Atom étaient mis en place par des
gens qui souhaitaient exporter leur contenu. Erreur... Grossière
erreur !
Avec le recul, je me rends compte que les technologies qui ont le vent
en poupe finissent inéluctablement par être utilisées par des gens qui
ne les comprennent pas bien et qui les utilisent en les détournant
(que cela soit intentionnel ou non).
Ca avait déjà commencé il y a quelques années avec des nouveaux venus
sur l'internet, fraîchement débarqués de leurs minitels et de leurs
magazines papier, qui estimaient que les liens profonds de l'HTML,
c'était du vol. Oui oui, du vol. Et qu'il fallait une autorisation
pour faire un lien. Et qu'il ne fallait lier que la page
d'accueil. Ben voyons. Je me demande encore comment on peut vouloir
faire un site en HTML et décider que la technologie sous-jacente ne
doit pas être utilisées. C'est un peu comme si je décidais de faire
une maison toute en baies vitrées et sans rideau en plein centre
ville, et que je décidais de porter plainte parce que les gens
regardent chez moi. Si je veux de l'intimité, j'ai un moyen technique
très simple: je met des rideaux, et de la même façon, si je ne veux
pas qu'on puisse pointer au milieu de mon site, je ne fais pas du
html, je fais un site en Flash, un bon gros PDF monolithique, voire un
fichier Word, bref il y a le choix ! Il y a même tellement de moyens
techniques pour empêcher qu'un site tiers pointe au milieu de son propre
site, que tout ça me semblait infiniment ridicule. Heureusement, le
forum de l'internet a fini par donner tort aux malcomprenants :
http://www.foruminternet.org/telechargement/documents/synthr(...)
(ouf). Non pas que le forum ait le moindre pouvoir ni le moindre
mandat, mais au moins on se sent un peu moins seul.
Pour en revenir au sujet initial, les flux CSS/Atom, si j'avais pensé
en démarrant le projet qu'il y aurait autant de personnes qui
exportent leurs flux mais qui dans le même temps ne veulent pas que
leurs données se retrouvent chez les autres (heureusement qu'on a
inventé le paradoxe avant l'internet, on aurait manqué de
vocabulaire!), je crois bien que j'aurais plutôt démarré un potager ou
que je me serais mis au macramé.
J'ai beau expliquer que:
1/ Mon site est un lecteur de RSS en ligne, mais que c'est un lecteur
de RSS avant tout, ce sont les utilisateurs qui définissent leur flux,
et ce sont eux qui les lisent, on m'accuse toujours de "voler" le
contenu des autres.
2/ Quand j'explique que personne n'est obligé d'exporter ses flux de
contenu, et que quand on met en place un fil RSS, c'est bien pour
qu'il soit utilisé, je suis face à un mur d'incompréhension... "mon
contenu est soumis au droit d'auteur, je ne veux pas qu'il se retrouve
sur d'autres sites"... Mais enfin, pourquoi le publier alors ? "parce
que c'est pratique pour les gens qui lisent avec un lecteur de rss,
mais je ne veux pas que ça se retrouve sur un autre site web"... sic!
C'est un peu comme si on me disait que gmail n'est pas un lecteur de
courier mais un site web, et que gmail "vole" le contenu des autres
sites quand il l'affiche...
3/ Mais le pire dans tout ça, c'est que si on veut contrôler son
contenu, c'est tout à fait possible: personne n'est obligé de publier
l'intégralité de son contenu en RSS. Plein de sites ne publient qu'un
résumé, ou n'envoient que le titre des articles. C'est pourtant pas
compliqué, et ça indique clairement que pour lire l'article, il faut
aller sur le site web. Ca ne pose aucun problème pour l'utilisateur,
l'intérêt d'un fil RSS c'est avant tout d'être prévenu.
Soyons clair, je n'ai absolument rien contre les gens qui n'exportent
pas tout leur contenu, c'est totalement légitime de leur part, mais
pourquoi, alors que tous les moyens techniques sont disponibles pour
faire de la publication exactement comme on veut, pourquoi disais-je,
se plaindre des gens qui utilisent ce qui est _volontairement_ publié?
Tout cela m'amène à la réflexion suivante: On aurait pu éviter tout ça
en anticipant un peu, et en incluant dans les fils rss toutes les
informations utiles pour gérer le droit d'auteur... un ou deux petit
champs pour décrirer _explicitement_ les droits des clients rss
(concernant la distribution et la publication du contenu), et le tour
aurait été joué.
J'espère que les prochains groupes à définir un standard n'oublieront
pas qu'on n'est plus dans les années 90, et que la prochaine guerre de
l'internet, ce n'est plus le navigateur, c'est l'appropriation du
contenu et les droits de distribution associés.
Heureusement, ça ne concerne pas la majorité des sites, et le monde
continue de tourner, mais quand on développe on se retrouve constamment
à devoir gérer tout un tas de cas tordus pour satisfaire les exigences
d'une minorité.
> Lire le journal (47 commentaires, moyenne: 2,7).
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effectivement...
J'ai le même problème que toi.
J'ai tenté de lancer un "planet" avec les blogs de tous les candidats aux futures élections de mon patelin.
Et bien, je me suis fait traiter de voleur de contenu. Certains n'ont même pas vu que c'était exactement la même chose et trouvaient que mon site "ressemblaient très fort".
Je me suis donc farci d'une explication un peu longuette. En moyenne, personne ne comprend mais ils sont maintenants convaincus de ma bonne foi. Ils ne comprennent cependant toujours pas le principe, surtout à cause du décallage (le planet n'est actualisé que toutes les heures).
Les candidats les plus malins m'ont demandé d'être aussi sur le planet en me donnant l'adresse de leur site. Problème : ils n'ont pas tous de flux RSS (comment leur expliquer ?) et certains n'ont tout simplement pas de blog ! C'est un site statique en flash !
Franchement, on oublie à quel point on est des geeks, sérieux. C'est effrayant de voir que la majorité des utilisateurs "non-informaticiens" n'arrivent pas à avoir le début d'une vague compréhension logique, ils font tout à l'aveuglette.
[^]Re: effectivement...
Alors, si je comprends bien, le problème du geek c'est que contrairement à monsieur lambda, il considère que ce qui est techniquement facile ne saurait être illégal.
Diffuser un contenu qui ne t'appartient pas n'est possible que si tu t'accordes avec l'auteur du contenu en question (genre il l'a mis sous license qui le permet ou tu le rétribues en conséquence). Tu n'as pas l'idée de faire un site qui reprend tous les jours les articles du monde et qui les conserve (ce qui se justifierait puisque le monde rend ses articles payants au bout d'un certain temps) pourtant ce serait facile, et vu qu'ils l'ont publié, ils ne peuvent s'opposer à sa diffusion... Oui, ils ne peuvent pas s'opposer à la diffusion, mais ils peuvent réclamer des droits exhorbitants sur cette rediffusion.
C'est ce qui fait que l'idée d'un champ de license pour les flux rss (ou pour chaque entrée) proposée par deadbeef est intéressante et devrait être mise à l'étude sérieusement. Cela dit, le champ copyright présent dans RSS2.0 pourrait servir à ça, non ? S'il y a copyright, la rediffusion n'est pas libre.
[^]Re: effectivement...
Merci de ton soutien :-)
Cela dit, publier un fil RSS, c'est quand même faire un acte volontaire de publication dans un format qui s'appelle "Really Simple Syndication", autrement dit dans un format fondamentalement fait pour la syndication. D'ailleurs les sites comme le monde ou libération l'ont très bien compris, puisqu'ils se contentent de ne mettre dans le RSS que ce qui est librement publiable ailleurs, les gens devant aller sur leur site pour lire le contenu.
Pour le champ "copyright", malheureusement non, il n'est pas utilisable. D'abord parce que tout contenu est soumis au droit d'auteur (et au copyright), mais ça n'empêche pas que le contenu soit librement diffusable et publiable. Il n'y a pas de corrélation possible entre ces deux notions, sinon que l'une dépend de l'autre (il faut que je possède le copyright/droit d'auteur pour avoir le droit de définir la licence de publication/distribution sur le contenu).
En tout cas, nous sommes d'accord, il faut que la volonté des auteurs soit respectée, mais il faut *aussi* qu'elle soit clairement apréhendable par les outils: il faut donc un licence systématique et explicite sur le contenu des fils RSS/Atom.
[^]Re: effectivement...
> Cela dit, le champ copyright présent dans RSS2.0 pourrait servir à ça, non ? S'il
> y a copyright, la rediffusion n'est pas libre.
BIP !
Merci de ne pas réinventer le droit d'auteur. Les règles du jeu existent déjà, il suffit de bien vouloir les prendre en compte.
Par défaut, la rediffusion n'est PAS libre.
C'est au contraire quand le champ copyright contient une référence explicite à une licence qui autorise la rediffusion que vous pouvez agir.
Et oui, certains le font (de moins en moins ceci dit parce que parfois ils retrouvent leur contenu intégrés verbatim dans des sites où l'origine du contenu n'est pas évidente, ou aggrégé publiquement au milieu de contenus auquels ils ne veulent pas se retrouver associés)
[^]Re: effectivement...
Mais sans être un geek, ce n'est quand même pas demander la lune que de demander aux gens de comprendre ce qu'est un fil rss, surtout s'ils en installent un.
Voilà pourquoi je milite pour que la licence de publication et distribution soit explicitement définie dans le RSS ou l'Atom: en l'état actuel, ils peuvent très bien dire que le fil est disponible mais qu'il n'est pas fait pour être utilisé (ben voyons). Avec une licence explicite incluse dans le flux, les choses seraient claires: soit on peut, soit on peut pas, il n'y aurait pas cet espèce de flou qui permet aux non-informaticiens (ceux qui pensent qu'ils maitrisent les nouvelles technologies parce qu'ils ont ouvert un skyblog) d'exploiter ce vide juridique.
Dans ce cas, tu aurais pu leur montrer le fil RSS dont ils sont responsable de publication et qui indique qu'ils autorise expressément la réutilisation du contenu. Et dans ce cas, soit ils changent leur RSS, soit ils arrêtent de chouiner.
J'aurais presque envie de dire que c'est notre faute, à nous les informaticiens: on aurait dû prévoir le coup et mettre en place ce $*$£$ de champs dès le début.
[^]Re: effectivement...
> Avec une licence explicite incluse dans le flux, les choses seraient claires: soit on
> peut, soit on peut pas, il n'y aurait pas cet espèce de flou qui permet aux
> non-informaticiens (ceux qui pensent qu'ils maitrisent les nouvelles technologies
> parce qu'ils ont ouvert un skyblog) d'exploiter ce vide juridique.
Il n'y a pas de flou, tout est clair au contraire. Sans mention explicite du contraire : tu ne peux pas faire ce que tu veux, tu n'as pas le droit.
C'est au contraire quelques informaticiens qui croient pouvoir changer la protection légale ou passer outre jusqu'à qu'on les rappelle explicitement à l'ordre.
> Mais sans être un geek, ce n'est quand même pas demander la lune que de
> demander aux gens de comprendre ce qu'est un fil rss, surtout s'ils en installent
> un.
J'ai peur que c'est toi qui fasses trop d'assertions. Ce n'est pas parce que quelqu'un publie quelque chose chez lui qu'il accepte que quelqu'un le republie.
Le RSS n'est qu'un format qui se relie avec un lecteur RSS (l'aggrégateur). Exactement comme le HTML qui est un autre format qui se relie avec un lecteur HTM (généralement le navigateur).
Que quelqu'un mette à disposition son contenu sous le format RSS n'implique nullement qu'il accepte quoi que ce soit en plus que s'il l'avait mis en HTML, en MS Word ou en PDF.
[^]Re: effectivement...
Vraiment je m'interroge sur tes contributions. On dirait que tu es en croisade contre les méchants informaticiens et les violeurs de droit d'auteur qui peuplent l'internet.
Je te remercie pour tes considérations sur le droit d'auteurs, même si tu ne m'apprends plus grand chose, mais à aucun moment je n'ai dit qu'il fallait le baffouer.
Si tu quittais un instant ton habit de super-héros qui défend aveuglement le droit d'auteur, si tu fréquentais un peu les blogs, bref, si tu connaissais un peu le sujet, tu saurais qu'il y a une majorité de bloggeurs qui sont tout à fait satisfait des aggrégateurs en ligne, qui contribuent à leur offrir une meilleure visibilité. Il y a évidemment toujours les autres, qui considèrent cela comme une violation de leur droit d'auteur, et c'est leur droit, et il faut les respecter. Cela, c'est acquis.
Mon propos, c'est qu'il faut justement permettre à chacun des bloggeurs d'établir leurs conditions d'utilisation pour leurs fils RSS, de manière à ce qu'il soit possible de récupérer et de republier les fils RSS de ceux qui l'autorisent (je répète: DE CEUX QUI L'AUTORISENT).
> C'est au contraire quelques informaticiens qui croient pouvoir changer la protection légale ou passer outre jusqu'à qu'on les rappelle explicitement à l'ordre.
Comme c'est charmant. Un complexe de supériorité de ta part sans doute, maintenant que tu as lu en diagonale le code de la propriété intellectuelle ?
Tu es tellement persuadé que tout le monde baffoue le droit d'auteur que tu n'imagines même pas un seul instant que certains bloggeurs VEULENT autoriser la publication de leur contenu, et que ton comportement sclérosé ne contribue qu'à les en empêcher. Merci, on a bien compris qu'on n'avait pas le droit, maintenant ce qu'on voudrait c'est pouvoir avancer un peu dans la bonne direction.
[^]Re: effectivement...
> soit on peut, soit on peut pas, il n'y aurait pas cet espèce de flou qui permet aux
> non-informaticiens (ceux qui pensent qu'ils maitrisent les nouvelles technologies
> parce qu'ils ont ouvert un skyblog) d'exploiter ce vide juridique.
et
> Merci, on a bien compris qu'on n'avait pas le droit, maintenant ce qu'on voudrait
> c'est pouvoir avancer un peu dans la bonne direction.
Ah mais oui mais, non. Un coup tu dis à tort qu'il y a un flou / vide juridique, et quand on te dit le contraire tu dis qu'on l'a bien compris et qu'on t'agace à le signaler alors que tu veux autre chose. Faut pas abuser quand même
[^]Re: effectivement...
Parce que ce n'est pas si simple....
Il y a à la fois une interprétation stricte qui est qu'on ne récupère pas une oeuvre soumise au droit d'auteur sans l'accord du propriétaire des droits patrimoniaux... Et il y a une autre interprétation,que j'ai évoquée et à laquelle je me raccrochais (et à laquelle j'aurais aimé pouvoir me raccrocher davantage) qui est que quand on publie un fil RSS, c'est qu'on autorise son exploitation (un peu comme si on publiait un site web et qu'en même temps on ne voulait pas que les gens y viennent).
Tant que cela n'aura pas été jugé, on peut très bien ergoter pour l'une ou pour l'autre. D'autre part, je ne suis pas idiot, même si je préfère largement la seconde interprétation, parce qu'elle correspond à ma sensibilité, je pense qu'un tribunal aura tendance à favoriser la première, plus stricte. Malheureusement.
Comme je l'ai dit, le seul moyen pour régler le problème, c'est que le droit d'exploitation soit clairement précisé dans le fil RSS.
[^]Re: effectivement...
Non. Il n'y a pas de problème à régler, hormis respecter l'existant. Et s'il faut changer le monde, que ça soit en éduquant et évangélisant les producteurs de contenus sur les avantages qu'ils ont à clarifier s'ils veulent ouvrir largement leur republication.
Obliger les producteurs de contenu à 'clairement préciser' leur droit d'exploitation dans le fil RSS ne serait rien d'autre qu'une régression, le cadre légal actuel les protège sans qu'il y ait à préciser quoi que ce soit de plus, et c'est tant mieux pour eux. Si il y a "précision claire" dans le flux pour les droits d'exploitation que cela soit au bénéfice du producteur et de l'aggrégeant, tant mieux pour les deux aussi. Pas besoin d'autre chose.
[^]Re: effectivement...
Merci, on a bien compris qu'on n'avait pas le droit, maintenant ce qu'on voudrait c'est pouvoir avancer un peu dans la bonne direction.
ouais non, dans ce cas on ne fait pas un pas dans la bonne direction, on repart de zéro.
Windows has no users. It has hostages.
[^]Re: effectivement...
Bah, Eric a raison, le cadre légal et la et existe et techniquement possible != légalement possible. Et après, s'interroger sur la différence avec un aggrégateur de bureau, sur l'aspect "suffisant" d'un l/p etc est bien gentil mais ne lève pas toutes les subtilités (quid de la différence fetch préalable vs fetch au premier utilisateur qui entre un flux, quid de la notion de 'choix éditorial', etc etc).
De plus je suis ne comprends pas pourquoi il faudrait des champs supplémentaires dans les standards de syndication. Ils y sont, et c'est difficile de faire plus explicite:
En RSS 1.0, avec le module officiel DublinCore, qui définit le dc:rights. En RSS 2.0, il y a le champ channel "copyright". RSS 2.0 a d'ailleurs explicitement séparés les points de contact technique (champ webMaster) et responsable du contenu (champ managingEditor). En ATOM, il y a le champ atom:rights. Bref, je ne vois pas ce qui manque pour qu'un site aggrégeant un contenu puisse trouver les informations ou contacts nécessaires si jamais il y avait le moindre doute, en supposant que rien en plus sur le site ne soit disponible pour préciser les droits d'usage. Car encore une fois, je ne vois pas pourquoi en l'absence de toute mention, autre chose que l'interprétation la plus directe, et la plus favorable au producteur du contenu original puisse être envisagée. Bref, ce n'est pas un problème technique, et ATOM 1.0 est très clair là dessus: The atom:rights element SHOULD NOT be used to convey machine-readable licensing information".
Si après le problème est que -certains- producteurs de contenu -choisissent- de publier sous des contrats de droit d'auteur permettant d'autres usages (publication, distribution, voire modification), là encore les solutions existent déjà. Pour RSS 2.0, Userland a défini le creativeCommonsRssModule, côté ATOM, il y a la proposition de James Snell sur le "Atom License Extension" (qui est d'ailleurs en Last Call à l'IETF ces jours-ci). Pour RSS 1.0, il y a le module CreativeCommons, etc.
Bref, je ne vois pas où il y a débat. Les producteurs de contenus qui veulent explicitement autoriser la republication ont tout ce qu'il faut pour le faire, pour les autres la loi est là pour les protéger.
[+] [^]Re: effectivement...
Et voilà... toujours à vouloir baffouer nos libertés en nous innondant de lois liberticides.
On reconnait bien là les propos d'un employé d'Apple [1], société qui prospère en nous imposant des DRM sur son iPod qui détient le monopole du marché du MP3.
[1] Ne fait pas l'innocent tu avais fini par l'avouer ici:
http://linuxfr.org/comments/737900,1.html
[^]Re: effectivement...
Tiens c'est intéressant, en 15 ans d'usenet/forums j'ai eu seulement deux fois droit à des attaques ad hominem, la première c'était sur focld une attaque talonesque sur mon appartenance à la recherche française et voici celle-ci. Joli, joli.
[^]Re: effectivement...
Les champs dc:rights, copyrights, etc, sont des champs à texte libre. Il n'y a rien qui permette à un outil de déterminer automatiquement les droits d'exploitation d'un fil RSS.
Comme tu le dis toi-même: The atom:rights element SHOULD NOT be used to convey machine-readable licensing information. Autrement dit, le champs ne permet pas de déterminer mécaniquement une quelconque information de license.
Après il est toujours possible de faire des extensions, ce n'est pas compliqué, n'importe qui peut en faire une nouvelle. Le problème, c'est que les extensions ne sont jamais utilisées (déjà que le RSS est souvent approximatif). Dans la mesure ou le RSS est un format initialement destiné à l'extraction automatique de contenu, il n'est quand même pas délirant de penser qu'il faudrait systématiquement définir la license d'exploitation qui va avec.
[^]Re: effectivement...
Au risque de me répeter: les champs sont à texte libre et c'est tant mieux. Ceci est un problème légal et non technique, si quelqu'un -veut- utiliser un tag supplémentaire et optionnel pour préciser les choses de façon compréhensible par une machine dans des cas -ULTRA- précis (i.e. CC) c'est tan mieux aussi. Pour le reste, l'idée de compacter le cadre légal international de national de X pays pour Y licenses en un champ générique me fait assez sourire. Et quand à rendre ce tag obligatoire, je n'en démords pas: les droits qu'il expliciterait n'ont aucune raison d'être différents pour la forme RSS que pour le contenu publié en direct sur le site, ou par tout autre biais. Et la license d'exploitation par défaut qu'il faudrait définir, elle existe déjà, c'est le cadre légal actuel et il n'y a aucune raison qu'il en soit différement sauf à faire régresser les droits du producteur du contenu.
[^]Re: effectivement...
Mais parce que tu ne vois pas de problème, il n'y a pas de problème ? Ca doit être facile, la vie, vue comme ça :-)
Je vais te donner un exemple. Il y a encore quelques mois, un petit groupe de bloggeurs altermondialistes utilisaient ouliblog comme planet pour regrouper l'ensemble de leur articles et se fédérer.
C'était très facile: le leader rajoutait les fils RSS de chacun des membres, et chacun pouvait venir consulter les fils. C'était aussi très pratique pour eux d'avoir un planet qu'ils pouvaient référencer et sur lequel renvoyer leurs visiteurs.
Ils ont quitté ouliblog, parce que ça n'est plus possible, à cause des restrictions d'accès (le lecteur RSS est devenu privé). Comme chacun se trouve sur une plateforme d'hébergement différente, aucune ne gérant le tag creative common (le seul utilisable automatiquement), parce qu'il faut être honnête, personne ne l'utilise parce que c'est juste une extension quelconque à laquelle personne ne prête attention, il n'est PAS possible pour moi de leur permettre d'être hébergé sur ouliblog. Ils ont quitté ouliblog, ce qui est normal, parce que ça ne répondait plus du tout à leur besoin. Personnellement, ça ne m'empêche pas de dormir, mais je trouve ça dommage pour eux.
Pour l'anecdote, aucun ne savait ce qu'était un planet, ils étaient naturellement venus à cette utilisation-là d'ouliblog, je me suis aperçu après-coup de l'utilisation qu'ils en faisaient, et à laquelle je n'avais pas pensé.
S'il y avait une façon automatique de gérer le droit de distribution d'un fil RSS, j'aurais pu sans problème l'implémenter dans ouliblog et leur permettre de créer leur planet communautaire.
[^]Re: effectivement...
bon, moi j'ai deux variantes de licenses rigolotes sous le pied :
la (j'autorise blablabla) "seulement les jours pairs" et la "seulement s'il pleut dans la localité de l'utilisateur final".
ces conditions ajoutées à des licences sont parfaitement valides à mes yeux, et j'avoue que le détail que ça ne soit pas facilement "mécaniquement" déterminable est vraiment le cadet de mes soucis.
donc on pourrait certes les ajouter dans la norme avec quelques efforts, mais ensuite...
Windows has no users. It has hostages.
[^]Re: effectivement...
Très bien, si ça te fait plaisir, quel est le problème ?
Je ne vois pas du tout où se trouve la difficulté à encoder la petite dizaine de licence qui couvre 95% des besoins de tout le monde, tout en laissant la possibilité d'exprimer une licence spécifique pour les 5% restant.
[+] [^]Re: effectivement...
Ce n'est pas en cherchant des cas tordus que tu feras avancer la liberté !
Tout est contournable avec des cas comme ça, heureusement que les gens sont de bonne volonté en général et cherchent à travailler efficacement ensemble au lieu de pinailler comme tu le fais systématiquement.
Au final si tout le monde faisait du creative commons tou tirait bien mieux, un peu comme si tout le monde faisait du code uniquement GPL.
[^]Re: effectivement...
>Si tu quittais un instant ton habit de super-héros qui défend aveuglement le droit d'auteur, si tu fréquentais un peu les blogs, bref, si tu connaissais un peu le sujet,
Ça me fait doucement sourire, connaissant ce certain Éric ;-)
[^]Re: effectivement...
le rss etant un format facilitant la syndication de contenu, il me semble normal de penser qu'une personne utilisant ce format accepte d'emblée de que son contenu soit aggregé. Vouloir appliquer la notion dedroit d'auteur (et non de copyright) pour empêcher la copie est ensuite une pratique que je considère abusive.
Par ailleurs il reste en effet la possibilité de ne partager qu'une partie du contenu et d'entrainer les utilisateurs vers ce contenu. Ce qui est le principe de la syndication... Si une personne ne veut pas partager son contenu ou que celui ci ne soit pas aggregé alors libre à elle de ne pas proposer de flux rss ou de proteger l'acces au flux rss par mot de passe.
Détourner l'orientation d'un moyen technologique c'est à dire mettre sous forme rss pour etre lu par les personnes utilisant des aggregateurs au lieu d'utiliser le rss pour partager son contenu ce pourquoi le rss a été crée ne signifie pas que l'on doit oublier le principe d'origine.
Arch Linux FR, le site des utilisateurs francophones d'Arch Linux
http://www.archlinuxfr.org
[^]Re: effectivement...
Tout à fait mais... si l'aggregateur est en ligne ?
Il s'agit toujours d'un aggregateur simplement "il est disponible sur le web". Après il ne faudrait pas que le contenu soit exposé au grand public, mais que ce soit restreint à chaque utilisateur.
Et inclure une clause d'utilisation du fil RSS est une bonne idée. Il faudrait que par défaut le fil ne soit pas "publiable" (mais donc toujours lisible avec l'aggrégateur en ligne), et si l'auteur indique le contraire, que l'on puisse publier le flux RSS sur un site.
Ce sont deux choses vraiment distinctes.