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: Qu'est ce que la musique libre a de commun avec le logiciel libre ?

Posté par Jul (page perso, ). Modéré le 19 janvier 2007.
Jamendo est fière d'annoncer que la musique libre profite aux auteurs. Mais qu'est-ce que cette musique libre a de commun avec le logiciel libre ? Comment peuvent-ils cohabiter ?

Dans un premier temps, on constatera que le logiciel libre a des besoins en contenus libres de qualité, pour les jeux, les thèmes, voire des documents. Ce n'est pas parce qu'on est dans le logiciel libre qu'on n'a pas le droit d'aimer ce qui est beau ?

Dans un deuxième temps, on s'apercevra que le discours de la musique libre n'est pas un discours sur les libertés, mais plutôt de lutte contre les « systèmes de distributions monopolistiques » un peu comme les éditeurs de logiciels propriétaire mais est-ce que cela fait une cause commune ?

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Vous avez demandé le commentaire #796004.

bien trouvé l'exemple

Posté par baud123 (Jabber id, page perso, ) le 19/01/2007 à 11:49. (lien). Évalué à 2.

j'ai bien aimé ton exemple avec les partitions de musique pour pousser l'analogie au logiciel.

Ce serait pas mal d'avoir des artistes qui se positionnent sur leur choix conscient de ND et NC, que perso je n'arrive pas trop à comprendre... je n'enfoncerai pas trop le clou, j'ai déjà eu l'occasion de le faire sur http://faq.tuxfamily.org/wakka.php?wiki=LicenceLibrePourquoi et je n'ai pas encore vu d'avantages à NC et ND...

  • [^]Re: bien trouvé l'exemple

    Posté par Jul (page perso, ) le 19/01/2007 à 12:07. (lien). Évalué à 2.

    On peut dire que les NC qui s'appuyant plus sur une définition morale que légal, posent un soucis s'arbitraire, qui ne permet pas de faire un entrepreunariat éventuellement sociale.

    La complexité de NC-ND, qui refuse les traductions, les adaptations ... sauf au cas par cas si on veut pas se retrouver avec un soucis légal, sont un frein à la diffusion de contenu qui se veulent alternatif.

    Après le verre à moitié vide, on peut voir le verre à moitié plein, quel est l'intérêt du libre ?

    http://www.libroscope.org/Qui-veut-perdre-des-millions

    Moins de contraintes légales liées aux droits d'auteurs, moins de risque à créer un entrepreunariat libre, donc la pérennité de la diffusion des contenus alternatifs...

    Après la question de la «juste rémunération» ne me semble pas une des questions du libre, mais de morale personnelle. Je suppute qu'en rendant l'accès à la connaissance plus facile, on a quand même plus de chance de voir émerger des entrepreneurs intéressants de taille suffisante pour voir apparaître des propositions de mode de rémunérations intéressants.

    L'entrepreunariat, est aussi un domaine de créativité :) (warning : possible second degrés inside)

    [^]Re: bien trouvé l'exemple

    Posté par Thomas Douillard () le 19/01/2007 à 12:56. (lien). Évalué à 3.

    Dans le même genre, c'est à dire réutilisation de briques pour en faire autre chose, on peut citer les techniques de sampling.

    On utilise un bout d'une musique ou d'un morceau pour en fabriquer d'autre, et c'est fondamental dans certains styles genre l'électro, le rap, la musique électronique en général.

    Le droit de réutiliser les samples, je le connais pas bien, mais je sais qu'il existe des disques de samples vendus assez cher en général.

    La musique libre a peut être son rôle à jouer de ce côté.

    [^]Re: bien trouvé l'exemple

    Posté par David Sporn (page perso, ) le 19/01/2007 à 13:37. (lien). Évalué à 5.

    Les avantages supposés de nc et nd... je dirais tout simplement le contrôle. Et ce ne sera pas un avantage pour toi (en tant qu'usagers/auditeur/spectateur).

    Ceci étant dit, une oeuvre artistique, c'est plus personnel/intime que des lignes de code, le lien émotionnel entre l'artiste et son oeuvre est donc plus fort qu'entre un développeur et son programme.

    Un oeuvre sous licence cc sans les clause nc et nd, une fois "lâchée" dans la nature, va vivre sa propre vie, et ça peut être très angoissant pour l'artiste (l'oeuvre se porte bien, merci).

    Personnellement, j'ai décidé de publier mes musiques quand elles sont "achevés" (v1.0 dira-t-on pour un logiciel) en cc-by-sa, justement parce que j'ai "fini" le travail (même si j'envisage d'en améliorer -ou massacrer, c'est selon- certaines ultérieurement). Et en plus je fourni les partitions et les paroles.

    • [^]Re: bien trouvé l'exemple

      Posté par Zenitram (page perso, ) le 19/01/2007 à 13:40. (lien). Évalué à 1.

      Un oeuvre sous licence cc sans les clause nc et nd, une fois "lâchée" dans la nature, va vivre sa propre vie, et ça peut être très angoissant pour l'artiste (l'oeuvre se porte bien, merci).

      Ah?
      C'est pas comme Linux? Une fois laché, Linux peut servir a diffuser, à l'aide d'Apache, de la propagande anti-libre, rien ne l'interdit, meme si ca embete l'auteur.
      C'est ça l'interet du libre : lacher dans la nature quelque chose.
      Vouloir restreindre cette liberté, c'est refuser le libre, avoir envie de diffuser *sa* musique gratuitement, rien de plus.

      • [^]Re: bien trouvé l'exemple

        Posté par David Sporn (page perso, ) le 19/01/2007 à 13:49. (lien). Évalué à 5.

        > C'est ça l'interet du libre : lacher dans la nature quelque chose.

        Je ne dis pas le contraire. D'ailleurs, personnellement j'ai déjà laché quelques programmes et créations artistiques. Je dis juste qu'il faut plus de courage pour lacher une création artistique qu'un logiciel, parce qu'on y met plus de soi.

        • [^]Re: bien trouvé l'exemple

          Posté par Jul (page perso, ) le 19/01/2007 à 16:55. (lien). Évalué à 2.

          Le code est une oeuvre littéraire. On y met ses tripes. Et quand on le lâche, on a toujours peur d'avoir mal fait. Il y a dans notre style (et oui il n'y a pas une manière unique d'écrire du code) une part personnelle qui est révélée. C'est certes en partie technique, mais c'est aussi profondément personnel.

          Surtout que notre code est diffusé avec notre nom. La critique du code des autres est tellement aisée, qu'au niveau amour propre c'est dur. D'autant plus que s'ajoute un juge terrible : la machine. Il faut en plus qu'il tourne ailleurs que chez soi.

          Je sais pas quel critère de supériorité tu vois sur une oeuvre issue de la création de l'esprit par rapport à une autre, et je suis curieux de te l'entendre dire.

          • [^]Re: bien trouvé l'exemple

            Posté par Guillaume_T () le 19/01/2007 à 18:50. (lien). Évalué à 3.

            Le code est une oeuvre littéraire. On y met ses tripes

            Pour le reste de ton discours, çà passe, mais j'ai vraiment du mal avec cette phrase...
            Que coder proprement soit un art, j'en conviens, mais on ajoute pas une fonctionnalité ou on ne corrige pas un bug dans une oeuvre d'art comme la musique.

            Parfois des défauts "théoriques" font qu'une musique, une peinture, un film accroche. Je n'ai jamais entendu personne lâcher que le bug d'un logiciel le rend meilleur...

            Je suis musicien jazz amateur récemment converti à l'électro, et en même temps adepte philosophique et pratique de logiciel libre, je partage de bon coeur mes modestes créations informatiques.
            Ma musique sera libre (mon 1° album est encore un création, çà viendra), mais je ne souhaite vraiment pas fournir à n'importe qui mes "partitions" (parlons de "séquences" puisque c'est de l'électro)

            Que quelqu'un ajoute telle fonctionnalité à un de mes programmes, c'est un principe fantastique, qu'un autre change la balance, la rythmique de mon morceau ou autre je suis beaucoup moins favorable, en outre je ne vois pas quel profit cela m'apporterait...

            • [^]Re: bien trouvé l'exemple

              Posté par BohwaZ (Jabber id, page perso, ) le 19/01/2007 à 23:41. (lien). Évalué à 4.

              En principe tu ne vois pas non plus ce qu'un fork de ton soft t'apportera. Je ne vois pas non plus de différence fondamentale entre un logiciel et un album de musique. Je les crée avec la même passion, et je suis heureux de permettre à d'autres de modifier ma musique selon leur envie. C'est comme le code. Je serais moins heureux si quelqu'un fait un fork ou simplement part dans une direction que je n'apprécie pas, mais c'est comme ça tu accepte tout faut oser être moins protecteur et laisser sa création avoir sa propre vie sans toi. Si on raisonne comme toi, je ne vois pas non plus quel profit ça m'apporte que quelqu'un ajoute une fonctionnalité dont je me contrefout à mon soft. Donc le logiciel libre ça sert à rien. Oui mais non.

              Tu peux toujours dire "oui mais non ça ça me plait pas, moi je vois pas mon oeuvre comme ça" et refuser de le distribuer (tous les projets libres font ça: ils refusent des patchs), si le mec veux quand mm distribuer son truc il le fera sans toi c'est tout. C'est pareil en musique, en dessin, en logiciel ou en ce que tu veux de créatif. Y'a pas de différence à faire amha.

              • [^]Re: bien trouvé l'exemple

                Posté par Guillaume_T () le 20/01/2007 à 08:58. (lien). Évalué à 3.

                je pense que tu fais un amalgame : je me permettais simplement d'émettre mon avis, afin d'argumenter le fait que tout le monde ne perçoit pas un morceau de musique comme un programme.

                Tes arguments sont tout à fait justes, c'est un point de vue logique et respectable. Cependant, l'informatique reste un outil : que quelque part son développement relève aussi de l'art, c'est une pensée louable.

                Mais l'art, par définition, ne sert à rien... Penser un morceau de musique d'une manière différente qu'un programme se justifie, qu'on soit d'accord ou pas.

                Certains peuvent aussi prétendre (on en trouvera peu ici) inacceptable de fournir les sources de leur programme, c'est leur choix même si je n'adhère pas...

                • [^]Re: bien trouvé l'exemple

                  Posté par Guillaume Rossignol () le 20/01/2007 à 14:03. (lien). Évalué à 1.

                  Mais l'art, par définition, ne sert à rien... Penser un morceau de musique d'une manière différente qu'un programme se justifie, qu'on soit d'accord ou pas.
                  C'est idiot de faire quelque chose qui ne sert à rien... (on me souffle dans l'oreillette que dans la definition d'art, il n'y a pas ecrit que sa ne sert à rien... et que à premiere vue, sa sert au moins a apporter du plusieur à celui qui pratique cet art)
                  A lire la definition de l'atilf, je ne vois aucune de leur definition qui ne peux pas s'appliquer à certaines formes de programmation.

                  Par contre, penser deux choses differentes de manieres differentes, c'est normal, je ne pense pas de la meme maniere une peinture qu'un morceau de musique

              [^]Re: bien trouvé l'exemple

              Posté par z a (Jabber id, ) le 20/01/2007 à 10:40. (lien). Évalué à 2.

              « en outre je ne vois pas quel profit cela m'apporterait »
              dans le libre, il n'y a pas que ton "profit" [j'aime pas trop ce mot :)]
              Là, tu interdis de remixer ta musique, d'y changer quoi que ce soit « non merci, ma musique est parfaite, si t'y touches j'appelle mon avocat », libre à toi de choisir ça, mais ne prétends pas que c'est libre

      [^]Re: bien trouvé l'exemple

      Posté par arnaudus () le 19/01/2007 à 13:42. (lien). Évalué à 3.

      Un oeuvre sous licence cc sans les clause nc et nd, une fois "lâchée" dans la nature, va vivre sa propre vie, et ça peut être très angoissant pour l'artiste

      Je pense qu'il y a là une incompréhension assez profonde de ce qu'est le libre. En gros, tu ne veux pas que ton oeuvre soit libre. C'est une volonté respectable, mais ça devrait t'empêcher de prétendre qu'elle est libre.

      • [^]Re: bien trouvé l'exemple

        Posté par David Sporn (page perso, ) le 19/01/2007 à 13:53. (lien). Évalué à 1.

        Non, le problème c'est qu'on abuse du mot "libre". Il faudrait formuler en disant "libre au sens de la FSF/RMS/BSD/Microsoft/Trucmuche/Ce que tu veux". Mais c'est chiant à écrire. Et c'est chiant à lire. (comme GNU/Linux)

        Et j'essaye d'expliquer ma réponse à la question "c'est quoi l'intérêt de nc et nd ?".

        [^]Re: bien trouvé l'exemple

        Posté par Florent Verschelde (page perso, ) le 19/01/2007 à 14:18. (lien). Évalué à 1.

        « Je pense qu'il y a là une incompréhension assez profonde de ce qu'est le libre. En gros, tu ne veux pas que ton oeuvre soit libre. C'est une volonté respectable, mais ça devrait t'empêcher de prétendre qu'elle est libre. »

        Ce qui peut aussi être reformulé ainsi :

        « Je pense qu'il y a là une incompréhension assez profonde de ce qu'est le logiciel libre. En gros, tu ne veux pas que ton oeuvre soit un logiciel libre. C'est une volonté respectable, mais ça devrait t'empêcher de prétendre qu'elle est un logiciel libre. »

        Ça tombe bien, je crois pas que beaucoup de musiciens « libres » prétendent faire du logiciel libre. Ouf.

        Hmm... je sens que je vais me faire moinsser, moi...

        • [^]Re: bien trouvé l'exemple

          Posté par Guillaume Rossignol () le 19/01/2007 à 15:19. (lien). Évalué à 5.

          De la musique en CC-nc-nd le seul truc que tu as le droit de faire avec sa reste de la diffusion dans le cercle privé. Apres, même le diffuser dans une kermesse d'école, sa pourrait sembler limite. Donc je ne peux pas appeller sa de la musique libre.

          Elle est où la liberté apporté à l'utilisateur dans une musique libre où tu ne peux rien faire avec ? Apres, si on rajoute des precisions du genre : libre selon les termes de la licence CC-by-nc-nd là, je veux bien.

          Ça tombe bien, je crois pas que beaucoup de musiciens « libres » prétendent faire du logiciel libre. Ouf.
          Autant je suis bien d'accord, de la musique n'etant pas un programme, je comprend qu'on fasse abstraction de la disponibilité des sources (déjà, parce qu'elles n'existent pas forcement) mais la notion de droit d'utiliser ce qu'on nous donne comme on l'entend et le droit de le rediffuser n'ont rien de specifique aux logiciels.