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: Apple et les DRM

Posté par Jay (). Modéré le 07 février 2007.
Steve Jobs a publié le 6 février un long article indiquant la position actuelle d'Apple quant à la question des DRM. Steve Jobs explique que si Apple utilise les DRM dans ses iPod et iTunes, c'est parce que les majors l'exigent. Jobs rappelle même que la plate forme iTunes est parmi les plus permissives, puisqu'elle permet de lire les morceaux achetés sur 5 ordinateurs (NdR : ce qui reste trop peu).

La suite de l'article explore trois évolutions possibles de la situation actuelle :
  • Un blocage complet de la situation, les trois protagonistes principaux (Apple, Sony, Microsoft) restant campés sur leurs positions. C'est la pire solution, celle qui entrave le plus les consommateurs ;
  • Le partage des technologies DRM au titre de l'interopérabilité, qui conduirait selon Apple à la fin de la sécurité de leur système ;
  • et enfin un abandon pur et simple des DRM, qui n'ont pas rempli leur rôle (empêcher le piratage). Jobs appuie son propos sur le fait que les CD audio ne sont pas protégés, et qu'ils représentent encore 90% des ventes des majors.

Steve jobs termine en soulignant que la vente de musique sans DRM permettrait l'émergence d'une saine concurrence avec l'apparition de nouvelles sociétés et de nouveaux lecteurs, cet afflux serait positif pour le marché musical et particulièrement pour ses principaux acteurs. Il remarque au passage que l'opposition aux DRM est particulièrement marquée en Europe, peut-être parce que plus de la moitié des gros acteurs de l'édition musicale sont Européens.

Au final cette prise de position est intéressante à l'heure où les plaintes et les jugements se succèdent en Europe et dans le monde (dépôt de plainte Française par l'association UFC Que Choisir début 2005, condamnation de Sony France et Sony Royaume Uni début 2007 et plainte Américaine de type class Action contre Apple début 2007).

NdM : merci à NielsWotan pour avoir proposé une dépêche similaire. Un journal a aussi été publié sur ce sujet.

> Lire la dépêche (57 commentaires, moyenne: 4,1).  

Vous avez demandé le commentaire #801870.

le principe

Posté par dilbert () le 07/02/2007 à 12:35. (lien). Évalué à 2.

Je ne comprends pas trop où se trouve la force du principe.

J'ai lu sur wikipedia:

"Lorsque la personne souhaite consulter le contenu qu'elle a ainsi téléchargé, le lecteur établit d'abord une connexion avec le serveur, qui s'assure que la personne dispose d'une licence valide à cet instant. Si c'est le cas, le serveur transmet au client le code de déchiffrement du fichier, ainsi que la liste des droits de l'utilisateur vis-à-vis de ce fichier."

Mais dans le cas d'un ipod dans le train, comment atteint-il le serveur pour demander s'il a le droit de jouer l'oeuvre ?

Et qu'est-ce qui m'empêche de demander une oeuvre à un serveur avec une clef unique concue par moi ? Le serveur me renvoie le fichier, encodé avec ma clef, je le décode avec la clef de déchiffrement et hop, je balance sur internet.

C'est illégal (DADVSI ?) mais c'est tout à fait possible, et ça ne changera rien du point de vue ddu pirate, puisqu'il ira toujours pêcher ses mp3 sur la mule, mais ça fera chier l'utilisateur honnête.

C'est bien ça ?

  • [^]Re: le principe

    Posté par Julien (page perso, ) le 07/02/2007 à 12:59. (lien). Évalué à 6.

    Pour le principe des DRM Apple, un petit tour là s'impose histoire de ne pas raconter n'importe quoi :

    http://www.apple.com/fr/support/itunes/store/authorization/

    Les DRM d'Apple sont une mauvaise chose mais elles sont moins liberticides que celles de Microsoft, surtout celle du Zune ...

    • [^]Re: le principe

      Posté par dilbert () le 07/02/2007 à 13:13. (lien). Évalué à 1.

      Je ne sais pas selon quel principe un ipod peut jouer de la musique sans en demander l'autorisation à un serveur, contrairement à un PC, mais cela doit rendre le piratage encore plus simple ?

      En tout cas Steeve Jobs semble assez clair. Il envisage pleinement la possibilité d'un abandon des DRM, et je ne crois pas que les majors puissent de passer d'un diffuseur pareil. Surtout que ce serait laisser la voie royale à celui qui saurait négocier avec Apple. C'est lui qui tient le couteau par le manche dans cette histoire.

      • [^]Re: le principe

        Posté par Julien (page perso, ) le 07/02/2007 à 14:14. (lien). Évalué à 5.

        C'est pas l'iPod qui demande la licence mais iTunes (MacOSX ou Windows).
        Donc la clef récupérée par iTunes est transmise à l'iPod.
        Et uen fois l'iPod autorisé (de même que iTunes) les musiques peuvent être lues indéfiniment "hors ligne".
        La connexion à internet n'est nécessaire qu'une seule et unique fois.