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Journal : ...

Posté par ♪♬♬♩ ♫♪♬♩ () le 23 juin 2007
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5 heures... Putain, 5 heures à s'en prendre plein la tronche...

Toute cette histoire commence comme toutes les autres journées, il y a deux jours. Après une dure journée de travail à mon nouveau travail d'esclave, je suis réveillé par un message sur mon répondeur d'un gendarme qui m'invite à le rappeler, ce que je fais. Sans aucune présentation particulière, il me demande si la ligne 06 xx xx xx xx est bien la mienne, et si cela fait longtemps, questions auxquelles je réponds par l'affirmative. « Il faut que je vous vois demain ! » m'annonce-t'il. Inquiet, je cherche à en savoir davantage. « Oh, rien de bien grave, c'est pour une broutille » précise-t'il, « mais il faut que je vous vois ». Évidemment, le fait qu'il s'agisse d'une broutille ne me rassure qu'à moitié. Quelle broutille pourrait justifier que je sois convoqué sans que les faits me soient clairement exposés ? Comme je bosse le lendemain, je demande à décaler la chose à samedi. « Attendez, je regarde, ok pour 14h30 ! ». Va pour samedi 14h30 alors. Est-ce que j'ai seulement le choix ?

Commence alors une interminable attente de deux jours, dont chaque seconde qui s'écoule dure une éternité. Deux jours d'attente à me torturer l'esprit à n'en plus dormir. Mais qu'ai-je donc bien pu faire ? Suis le sujet d'une plainte ? C'est possible. Suis-je au c½ur d'une enquête ? Oui, il semblerait. Le fait que je reçoive de temps en temps des appels de numéros étranges dont les auteurs semblent être étranger à notre langue m'aurait-il impliqué dans une affaire liée à la drogue ou au terrorisme, ou que sais-je encore ? Aurait-on piraté ma ligne et s'en seraient-ils servi pour commettre des délits ? Que de questions sans réponse.

Voilà qu'arrive enfin le jour de ma convocation, et je prends donc ma voiture pour me rendre à la gendarmerie, à 25 km de là. Je trouve une porte close aux vitres teintées, et un digicode. Je m'apprêtais à appuyer sur le bouton d'appel lorsqu'une personne est venue m'ouvrir. C'était une famille qui était là et qui attendait que leur cas soit traité. La salle d'attente est minuscule, elle fait à peine trois mètres de côté. Dans le fond, face à la porte d'entrée, se trouve un guichet derrière lequel ne se cache personne. Sur la droite, deux petits fauteuils adossés au mur font face à une petite table carrée sur laquelle reposent diverses revues, notamment de la Sécurité Routière, ainsi que quelques revues de gendarmes, entre autres. Le mur de gauche est orné d'une grande fenêtre coulissante qui donne sur un bureau aux murs blancs, et dans lequel un gendarme est affairé sur un ordinateur. Visiblement, il consulte sa messagerie.

Après vingt minutes d'attente, un gendarme arrive finalement. Il m'annonce qu'il va me falloir patienter. J'attends, et j'en profite pour lire la propagande sur la table. En effet, quelle que soit la revue, le contenu est assez infecte. Je repose le tout et je lance donc une partie de Sudoku sur mon téléphone portable. Que l'attente est longue !

Finalement, ça y est, c'est mon tour. Le gendarme me demande de le suivre, et me guide dans un dédale de couloirs étroits et sombres. C'est à peine si l'on pourrait se croiser à deux, et de face, mes épaules frôlent les murs. Parfois, une porte de bureau ouverte laisse entrer un peu de lumière, et l'on distingue les défauts et tâches du vieux lineau sur le sol. Les murs, de couleur claire, sont agrémentés de tableaux où sont punaisées ou scotchées de nombreuses feuilles. Parfois des cartes grises, d'autres des publicités de la sécurité routière, des demandes de congé, des petites annonces, ou encore des notices à l'attention des gendarmes (« Pensez à votre gilet pare-balle » (...) « Discret et efficace » (...) « Vous sauve la vie »). Dans un recoin des couloirs se trouvent des porte-manteaux surchargés de blousons et casquettes de la gendarmerie.

Au terme de notre périble, on arrive dans ce qui semble être son bureau. La pièce n'est pas grande, quatre mètres de côté à tout cassé, mais est plutôt bien éclairée par la lumière qui entre par l'unique fenêtre donnant sur la rue. Le sol est recouvert d'un carrelage à petit carreaux de cinq centimètres de côté environ et de couleur claire, tandis que les murs semblent être tapissés d'une moquette poussiéreuse. Au centre de la pièce se trouvent deux bureaux se faisant face, ornés chacun d'un écran d'ordinateur et de nombreux papiers. Le mur de droite est longé par une table sur laquelle s'entasse une imprimante et pas mal de dossiers poussiéreux d'archives. À gauche se trouve disposés trois fauteuils, adossés au mur. Il me présente un fauteuil et s'installe dans le sien, face à son écran d'ordinateur. La porte reste ouverte, notre discussion fait donc parti du brouhaha du couloir.

« M. xxxx, dois je vous mettre en garde à vue tout de suite ? ». L'annonce fait l'effet d'une bombe. Qu'est ce que c'est encore que cette histoire ? me dis-je dans ma tête... Il me demande si j'ai apporté mon téléphone avec moi, je réponds par l'affirmative. Il prend son fixe et m'appelle pour vérifier. Il me demande si je connais Mlle xxxx xxxx. Évidemment que je la connais, c'est mon amie depuis plus de 6 ans ! (Enfin, c'est compliqué, notre couple bat sérieusement de l'aile depuis un moment, mais je me bats régulièrement pour que les hauts l'emportent sur les bas). « Mlle xxxx xxxx a déposé une plainte pour des appels malveillants, et mes recherches m'ont amené à votre numéro ». Comment ça des appels malveillants ? Ça fait presque un mois qu'on est en quasi-rupture et qu'elle est partie, et j'ai du l'appeler deux fois ! « Trois » me répond-il, « j'ai la liste sous les yeux ». En effet, je suis tombé une fois sur son répondeur, l'appel a duré deux secondes...

« Savez-vous que le harcèlement est un délit ? » me lance-t'il sèchement. Et moi qui ne comprends toujours pas en quoi j'ai bien pu harceler quelqu'un, je n'entends même pas le détails des textes de loi qu'il me dicte. [Ça en est donc rendu là de notre relation ? C'est ainsi que la loi s'immisce dans les problèmes de couples ? Mais bordel, j'emmerde la justice, qu'est-ce que ça peut bien lui foutre que j'aime encore ma moitié ? On n'en est pas à notre premier coup dur...]

Assommé par le choc, je réponds sans trop écouter aux questions que l'on me pose. Chacune de mes réponses occasionne une saisie consciencieuse sur l'ordinateur IBM. Entre deux réponses, je distingue un gros logo IC@RE sur l'écran. Ainsi c'est donc ça leur logiciel ? Tiens, il semble avoir fermé le document, à moins que ce ne soit un problème, car à la réouverture de son traitement de texte, j'ai nettement reconnu le fenêtre de récupération de document d'OpenOffice.org. Au moins, sur ce point les différentes news DLFP disaient la vérité.

Régulièrement, mon interrogatoire est entrecoupé par la venue de ses collègues, qui prennent un plaisir à peine dissimulé à lire par dessus son épaule tous les détails intimes de notre relation que j'ai déjà donnés. Il faut dire que les questions se font de plus en plus précises, mais j'essaye de ne pas dévoiler trop de choses de notre intimité. Ce qui n'empêche pas le gendarme de s'improviser psychologue et de me donner des conseils. Qu'est-ce que je peux bien en avoir à foutre de ses conseils sur notre couple et sur son analyse de ma personne ? J'aurais donc un « comportement déviant » et il préfère prévenir que guérir. Que sont ces fadaises ?

L'interrogatoire se poursuit encore longtemps. Le gendarme me demande si je reconnais bien le délit. Je précise que je ne reconnais qu'avoir téléphone à trois reprises à mon (ex-?)amie, et ne lui ai parlé que deux fois. Il me fait signer la décharge, que j'essaye de survoler, mais mon cerveau à déconnecter, à chaque mot que je lit mon esprit divague, et la lecture du suivant me fait oublier le précédent. Je signe toutes les pages.

« Puisque vous avez reconnu votre culpabilité dans l'affaire, il va me falloir procéder à une prise de vos empreintes, un prélèvement ADN et à trois photographies anthropomorphiques ». [Hein !? C'est quoi ce bordel ?] « Vous pouvez vous opposer au prélèvement ADN, mais cela peut vous conduire à une emprisonnement immédiat » [Putain mais c'est dingue, c'est quoi ce pays ?] « Vous opposez-vous au prélèvement ADN ? ». Ma réponse est vague. Si je m'oppose, il risque de me mettre en garde à vue rien que pour me faire chier. Qui va sortir la chienne, s'occuper des chats et autres ? Il me présente un autre document, je signe. Il m'annonce que désormais je serai fiché, et donc connu des services de police et de gendarmerie blablabla... Je n'entends pas le reste, mon cerveau a déconnecté, il blablate dans le fonds pendant que je me demande comment j'en suis arrivé là.

Il prend un petit appareil photo-numérique et me sort de ma torpeur en m'invitant à le suivre. Il m'entraîne à nouveau à travers les couloirs, puis ferme une porte derrière moi, et me demande de me mettre dos contre elle. Il se recule et prend plusieurs clichés. Il me demande de me tourner d'un quart de tour et de regarder le mur. Il prend d'autres photographies. Retour dans son bureau. Il m'abandonne quelques minutes le temps d'aller chercher un kit de prélèvement ADN. Le kit se présente dans une enveloppe scellée et opaque, du genre des enveloppes antistatiques qui servent à empaqueter les disques durs et divers composants informatiques. Il l'ouvre et en ressort une grande feuille blanche pliée en six ou en huit. Il la déplie, il s'agit visiblement de l'environnement de travail stérile. Il fouille au fond du kit, et en retire des gants en latex bleus, un masque pour le visage, ainsi que d'autres petites choses. Il enfile les gants et met le masque, et m'indique la procédure. Il me tend une sorte de gros coton-tige blanc, au manche en plastique, et me demande de le conserver sous la langue, puis après quelques minutes de le frotter contre mes joues. Une fois fait, il récupère la chose et l'applique sur une plaquette cartonnée où deux encoches rondes ont été aménagées à cet effet. Il essuie le coton-tige sur les encoches, puis le jette. La plaquette cartonnée est alors positionnée sur la table en position horizontale, probablement pour laisser le temps à la salive de sécher. Pendant ce temps, il reprend son clavier qu'il pose sur le plan de travail stérile, bousculant au passage mon prélèvement ADN, et commence à compléter les informations me concernant. Puis il replie la plaquette du prélèvement, et la range dans son enveloppe scellée prévue à cet effet, que je dois une fois encore signer.

Il me demande de le suivre à nouveau dans les couloirs, jusqu'à l'étagère qui fait office de bureau de prise d'empreintes. Il m'asperge les mains d'alcool, et me demande de les frotter entre elles, puis fait le relever de mes empreintes. D'abord la main droite. Le pouce en premier, puis l'index, etc. jusqu'à oriculaire. C'est lui qui applique mes doigts sur la feuille, il me demande de ne pas bouger, de ne pas appuyer. Chaque relevé d'empreinte nécessite de frotter le doigts sur l'encreur. Vient le tour de la main gauche. Puis il recommence la prise d'empreinte des deux mains, pour remplir d'autres cases de la feuille. Cette fois, il prend le pouce en entier, et ensuite les quatre autres doigts d'un coup. Une fois fait, il me tend un chiffon pour m'essuyer. L'encre ne fait que s'étaler, elle ne part pas. Je m'en fous plein les mains, mais je n'en ai franchement rien à foutre. Il m'annonce qu'il va appeler le procureur pour lui exposer la situation, et me fait patienter dans la salle d'attente, celle par laquelle je suis arrivé.

Au bout d'un quart d'heure il revient et me conduit de nouveau à son bureau. Là, il m'annonce que le procureur à décidé de me poursuivre, je suis donc convoqué en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Ce qui veut dire qu'à l'issu de cette comparution, mon casier ne sera plus vierge [dingue, mais qu'est ce que j'ai bien pu commettre bordel de merde !]. La convocation est pour le mois prochain, en pleine semaine, pendant mes heures de boulot. Il m'annonce que je ne suis pas obligé d'accepter que l'affaire soit traitée de la sorte, mais la procédure normale sera plus longue et moins sympa pour moi, et que je risquerai plus gros. J'accepte la chose, et puis je m'en fous à vrai dire, j'hallucine grave. Il me demande si je souhaite désigner un avocat. Je réponds que je n'ai pas d'argent, il me dit alors qu'il sera commis d'office, que ça ne me coutera rien. Il me demande le montant de mes revenus. Je réponds que je sors d'un RMI, et que je n'ai pas encore touché mon premier salaire de mon nouveau travail, payé au smic horaire. Il m'annonce que j'ai droit à une prise en charge partielle de mes frais de justice si mes revenus sont entre huit cent et quelques euros et mille trois cent et quelques euros. J'ai pas retenu les montants. Je répète que j'étais au RMI, ce qui fait environ 380 euros [Putain, il va capter ce que je lui dis]. Dans ma tête, je me demande ce que je peux bien en avoir à branler d'une aide juridictionnelle, la réponse arrive d'elle-même : je suis obligé de me faire accompagner d'un avocat. Pour moi, ce sera donc le commis d'office. Mon dossier sera torché comme tout le reste. Ce ne sont après tout que des taches d'encre que l'on étale en essayant de les nettoyer, je m'en foutrais jusqu'aux épaules que je n'en aurais plus rien à foutre.

Il me raccompagne jusqu'à la salle d'accueil, il est 19h30. Je le quitte sans un mot, je sors de ces lieux infectes et remonte dans ma voiture. Le trajet retour s'effectue d'une manière surréaliste, j'ai la tête ailleurs, je ne me souviens pas de grand chose. Ma vie en est donc rendue là ? Mon esprit s'égare, j'ai de l'encre plein les doigts, une encre anthracite, sale, comme si j'avais les mains crasseuses. Et si j'allais au plus simple et que dans ce virage je tirais tout droit ? Mes problèmes se résoudraient d'un coup un poteau plus loin, pile dans l'axe celui-là... Mais non, finalement j'arrive chez moi, c'est désert depuis quelques semaines, il n'y a que les animaux pour m'accueillir. Ils me font une fête incroyable, je leur ai visiblement manqué. Ils ne comprendront jamais tout ce qui est en train de m'arriver. Ils sont à des années lumières de ce genre de ce futiles considérations. Qu'est ce que l'homme a bien pu se pourrir l'existence.

Je remonte dans mon bureau, ma machine est toujours allumée, je ne l'avais même pas éteinte en partant. Je prends alors la résolution de ne plus laisser de traces et de faire de mes toutes mes données, aussi non-importantes soient-elles, un secret personnel enfoui au plus profond de moi. C'est que désormais, je suis fiché... On ne sait jamais ce qui peut m'arriver. Je me rappelle alors de quelques journaux qui traitaient du sujet sur linuxfr. Je lance konqueror, ouvre la page correspondante et arrive sur le site... Tiens, et si je racontais ma vie dont personne n'a rien à foutre ?

> Lire le journal (157 commentaires, moyenne: 4,1).  

Vous avez demandé le commentaire #845613.

Détails.

Posté par ♪♬♬♩ ♫♪♬♩ () le 23/06/2007 à 23:16. (lien). Évalué à 10.

Je pensais laisser les choses se dérouler en m'en prenant plein la gueule, histoire d'essayer de sauver ce qui pouvait encore l'être, et d'épargner mon amie, d'autant que je ne peux pas envisager une seule seconde faire du mal ou seulement être méchant avec elle.

Mais voilà, je découvre à la lecture de ma convocation ( http://cjoint.com/data/gyaeM0VwsE.htm ) qu'elle réside désormais à proximité (merci les pages blanches) du gendarme qui a traité mon affaire avec un zèle qui me semble démesuré. 1,2 km d'après Mappy, et moitié moins à vol d'oiseau sur le plan. Bref, sur le plan, sa nouvelle adresse est à une rue de la sienne...

Alors j'ai encore du mal à me faire à une telle éventualité, mais il semblerait qu'elle ait déjà trouvé quelqu'un avec qui vivre, visiblement un gendarme. Je n'ose imaginer que cela fasse longtemps que cela dure, quoi que... Que penser aujourd'hui ? En tout cas, le fait qu'ils aient une liaison ou se connaissent particulièrement pourrait expliquer pas mal de choses. Notamment le fait que le gendarme l'appelait par son prénom au lieu de donner son nom de famille. Ben oui, je viens seulement de tilter...

Étant actuellement dans l'incapacité de tenir un raisonnement sensé, quelqu'un pourrait-il me dire si le fait qu'une liaison entre mon ex et le gendarme qui a traité mon affaire de la sorte pourrait éventuellement me servir pour ma défense ?

Désolé si je ne réponds pas immédiatement, je crois que je suis assommé par les évènements, et je tombe littéralement de fatigue. Merci à vous.

  • [^]Re: Détails.

    Posté par Axel () le 23/06/2007 à 23:27. (lien). Évalué à 9.

    Sachant que c'est surement ce gendarme qui était l'interlocuteur du procureur, et si il a vraiment une relation avec ton ex, alors cela intéressera assurément ton futur avocat.

    Ca pourrait peut etre se retourner contre lui/eux pour plainte non fondée, abus de pouvoir, trafic d'influence...

    Si c'est ça, c'est vraiment gerbant de voir qu'une institution militaire comporte ce genre de personnes...

    Il faudrait vérifier qu'elle a porté plainte en personne, car il est techniquement possible qu'il ait fait une fausse plainte... enfin là j'imagine vraiment le pire des scénarios.

    • [^]Re: Détails.

      Posté par Zakath (page perso, ) le 23/06/2007 à 23:34. (lien). Évalué à 9.

      Mouais. Avant de réussir à impliquer un flic, je pense qu'il faut s'accrocher et réunir un dossier vraiment béton, puis avoir la chance de tomber sur les bonnes personnes à tous les niveaux. Et la parole d'un flic pèse beaucoup plus que celle d'un honnête citoyen. Rien qu'à voir toutes les condamnations pour violence et outrage qui reposent sur le simple témoignage du flic.

      Comme disait Coluche : "Parce que les mecs quant ils ont des traces, y paraît qu'y peuvent porter plainte. Remarquez, heu, y faudrait qu'y viennent au commissariat pour porter plainte. J'les plains les mecs. Non, dans l'ensemble y viennent pas. On n'a pas à se plaindre."

      --
      Vous devriez vraiment visiter Aperture First !

    [^]Re: Détails.

    Posté par seeschloss () le 23/06/2007 à 23:28. (lien). Évalué à 3.

    Clairement, ça pourra être très utile à ton avocat, je ne sais pas trop comment ça se passe avec un avocat commis d'office, mais il faudra vraiment que tu lui parles de ça.

    [^]Re: Détails.

    Posté par Raphaël SurcouF (Jabber id, page perso, ) le 24/06/2007 à 00:22. (lien). Évalué à 10.

    On peut être choqué pour une telle convocation basée sur si peu d'appels mais sans aller jusqu'à penser qu'elle a une relation avec un gendarme simplement parce qu'il habite non loin de ton ex-copine.
    Je peux raisonnablement penser que tu es de bonne foi et que ce dépôt de plainte paraîtrait exagéré compte-tenu du nombre d'appels très réduits. Simplement, ce que nous ne savons pas, ce sont les propos tenus (d'ailleurs, si tu l'avais menacé , ce n'aurait pas été une plainte pour harcèlement, en y repensant) lors des conversations en question. Sans cette information, nous ne pouvons pas te juger ni te condamner par rapport à cette affaire. Je crois qu'il faut faire attention avec le sentimentalisme. La résolution de l'affaire demeure entre les mains du juge mais avec ta reconnaissance préalable de culpabilité, ça risque d'être plus difficile pour toi. Prends vraiment conseil auprès de l'aide juridique, tu as le droit d'être informé de tes droits et le droit d'être défendu correctement. Après tout, tu es venu de ton plein grès et de bonne foi, tu n'as pas été arrêté ni placé en garde à vue.
    Concernant la façon dont le gendarme a l'air de t'avoir traité, je ne sais pas s'il a été abusif car les phrases expriment mal les sentiments mais tu pouvais refuser de signer. Je suis d'accord que face à un représentant de l'ordre, on peut avoir du mal à « résister », mais si tu ne te sentais pas coupable, il fallait refuser. Sinon, concernant le prélèvement d'ADN, je suis d'accord : c'est abusif mais ce n'est malheureusement pas parti pour changer. Es-tu prêt à risquer les 150 000¤ d'amende (sans parler de la prison) pour défendre cette cause ?
    Tout ceci laisse un goût plutôt amer de culture de résultats avec le nombre de fiches ADN à alimenter...

    [^]Re: Détails.

    Posté par vincent LECOQ (Jabber id, page perso, ) le 24/06/2007 à 07:10. (lien). Évalué à 4.

    Faut voir ce que ca coute, mais dans ce genre de cas, un détective privé peut pas mal aider.
    L'autre solution consiste a oublier tout ça et surtout les personnes trop impliquées et a bien leur montrer qu'avec ou sans eux, ta vie continue. Et la c'est gratuit. Accroche toi a ce que tu as, quitte a faire du tri dans tes relations.

    --
    Ma signature ici
    • [^]Re: Détails.

      Posté par FabienC () le 24/06/2007 à 08:17. (lien). Évalué à 1.

      moins cher : un appareil photo. si il ont une liasion, ils vont bien se voir de tps en tps non ? au pire pour eviter de se faire remarquer, envoi un ami....

      • [^]Re: Détails.

        Posté par briaeros007 () le 24/06/2007 à 09:48. (lien). Évalué à 2.

        En france, sauf erreur de ma part,
        un particulier n'as pas le droit d'enqueter/espionner
        Seul le gouvernement ou un détective privé peut le faire.
        (mais je peux me tromper;))

        --
        Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.
        • [^]Re: Détails.

          Posté par dmg () le 24/06/2007 à 13:16. (lien). Évalué à 1.

          Oula. Seul les forces de l'ordre ont le pouvoir d'enquête. Tu peux toujours enquêter mais tu sera vite restreint par les diverses lois sur le respect de la vie privée (violation de domicile, harcèlement, etc...).

          Un detective privé n'a pas plus de droit qu'une personne quelconque.

          • [^]Re: Détails.

            Posté par Narmer () le 26/06/2007 à 23:57. (lien). Évalué à 1.

            Un detective privé n'a pas plus de droit qu'une personne quelconque.

            Par contre il a plus de temps ...