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: Quel avenir pour le vote électronique en France ?

Posté par Benoît Sibaud (Jabber id, page perso, ). Modéré le 12 novembre 2007.
Le collectif français Ordinateurs-de-vote / CRII-Vote a publié le 5 novembre un communiqué de presse « Le vote électronique en question : les parlementaires donnent de la voix et les institutions internationales tirent la sonnette d'alarme. », évoquant :
  • des parlementaires demandant des réponses « face au silence de l'administration et au manque de transparence qui caractérise le dossier des machines à voter » ;
  • des sénateurs proposant l'abrogation pure et simple des machines à voter ;
  • une étude juridique du Sénat indiquant que « le vote électronique ne répond pas aux espoirs qu'il a nourris » ;
  • un groupe de travail monté par le ministère de l'Intérieur pour étudier le sujet (et qui doit rendre ses conclusions sous peu).

On notera notamment dans les propositions avancées par certains l'« ouverture sur des plate-formes mêlant logiciels libres et systèmes d'exploitation propriétaires (Microsoft). », alors que l'on sait que si le logiciel libre est une condition nécessaire à la confiance dans le vote électronique, il n'est en rien une condition suffisante (voir notamment la réponse de P. Muller dans la causerie APRIL « On aura beau publier le code source sur internet, on ne sait pas vérifier si chaque machine dans chaque bureau de vote le fait bien tourner, du moins de façon réalisable à l'ouverture d'un bureau de vote. »).

L'APRIL est présente au sein du groupe de travail Vote électronique du Forum des Droits sur Internet et a participé aux premières auditions pour veiller d'une part à ce que le logiciel libre ne soit pas présenté comme la solution ultime dans la problématique vote électronique, et d'autre part à ce que le contrôle citoyen soit préservé.

> Lire la dépêche (41 commentaires, moyenne: 4,6).  

Vous avez demandé le commentaire #881469.

espoirs?

Posté par glattering () le 12/11/2007 à 09:19. (lien). Évalué à 8.

"une étude juridique du Sénat indiquant que « le vote électronique ne répond pas aux espoirs qu'il a nourris » "

Ces espoirs étaient des espoirs économiques ou bien démocratiques? Avec tous les marchands qui font le pied de grue à la porte du Sénat/Assemblée/gouvernement (rayer les mentions inutiles), on peut se demander...

  • [+] [^]Re: espoirs?

    Posté par Tanguy Ortolo (page perso, ) le 12/11/2007 à 21:08. (lien). Évalué à -1.

    Je ne vois pas trop en quoi il pourrait y avoir des espoirs économiques derrière l'organisation des élections. Depuis quand les assesseurs, dépouilleurs et autres sont-ils payés ?

    • [^]Re: espoirs?

      Posté par karouf () le 13/11/2007 à 08:14. (lien). Évalué à 5.

      En l'occurence les agents de bureaux de vote sont payés.
      Mais je pense qu'il parlait plutôt de tous ceux qui veulent vendre leurs machines à voter à l'administration française..

      • [^]Re: espoirs?

        Posté par alixcazenave () le 13/11/2007 à 10:36. (lien). Évalué à 5.

        En l'occurence les agents de bureaux de vote sont payés.

        Ils ne sont payés que lorsqu'il s'agit d'agents administratifs de la ville qui sont réquisitionnés par la ville elle-même pour tenir les bureaux de vote. Cela arrive lorsque les partis des candidats ne mobilisent pas suffisamment de monde pour que le bureau de vote puisse ouvrir (il faut 3 assesseurs au minimum).

        Dans tous les autres cas, la ville assure aux assesseurs le repas du midi et le café toute la journée, mais les assesseurs ne perçoivent aucune rémunération.

        • [^]Re: espoirs?

          Posté par karouf () le 14/11/2007 à 09:43. (lien). Évalué à 2.

          J'ai bien parlé des agents de bureau de vote et non des assesseurs. En effet les assesseurs ainsi que les présidents de bureau de vote (comme leurs suppléants respectifs) ne sont pas rémunérés. Par contre les agents de bureaux de vote qui sont en charge de la bonne marche du bureau sont eux rémunérés.