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Journal : L'impossible mission Olivennes

Posté par patrick_g (page perso, ) le 04 décembre 2007
Un article au sujet de la mission Olivennes sur le site du Monde :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-(...)

Un extrait : Nombre de logiciels utilisés aujourd'hui par les pirates sont des logiciels libres ou "open source". Ils sont élaborés par des communautés d'internautes, non par un seul individu. Leur cryptage, souvent sophistiqué, rend difficile le repérage des fautifs

Je vois pas le rapport entre le logiciel libre et le piratage mais bon...C'est comme si on disait "Nombre de voitures de marque Renault sont utilisés aujourd'hui dans des braquages". Quel est le rapport de causalité ?

Sinon il semble que des solutions non conventionnelles commencent à apparaitre dans des grands médias : la mission Olivennes n'explore pas de pistes alternatives. Elles existent pourtant. Elles partent du constat que si nombre d'internautes refusent de débourser 1 cent pour écouter un morceau de musique ou voir un film, mieux vaut les laisser les télécharger gratuitement.

> Lire le journal (10 commentaires, moyenne: 4,7).  

Vous avez demandé le commentaire #887448.

solidité du modèle de développement

Posté par Gluck_ (page perso, ) le 04/12/2007 à 15:14. (lien). Évalué à 4.

Le problème n'est pas tant le mode de développement mais les implications de ce type de développement. Pour des programmes largement employés, il est clair que le logiciel libre rend la tâche plus compliquée.

Avec du proprio, il suffit de menacer l'éditeur et l'affaire est dans le sac. OK, on peut toujours copier le programme mais plus le faire évoluer, ce qui limite, à terme, son emploi. Par contre, avec le ll, on aura beau condamner les programmeurs, il y en aura toujours un pour reprendre les sources et continuer.

Moralité, il est impossible de stopper le p2p fait avec du ll

  • [^]Re: solidité du modèle de développement

    Posté par herodiade () le 04/12/2007 à 15:44. (lien). Évalué à 3.

    Heu, mais... en pratique, il peut se passer la même chose avec des logiciels proprio (cf. l'exemple de Winny plus bas). Qui peuvent aussi, et au passage, faire des réseau utilisant des méthodes de chiffrement et d'anonymat robustes (encore faut-il ne pas oublier de chiffrer/anonymiser aussi l'accès aux forums web depuis l'appli !).

    Lisez les articles sur Winny et son successeurs Share (qui ont réussi là où Freenet ne parviens pas à décoller : ces logiciels sont les plus populaires au Japon, très loin devant les réseau e2k ou bittorrent), c'est assez instructif.

    Le plus important pour nous c'est désormais de réunir une masse critique d'utilisateurs autour d'un réseau anonyme et chiffré. Même pour échanger légalement des contenus libres. Pour gagner le respect de la vie privée, contre les institutions... et de force.

    • [^]Re: solidité du modèle de développement

      Posté par herodiade () le 04/12/2007 à 16:43. (lien). Évalué à 8.

      D'ailleurs, je saisis l'occasion pour indiquer des logiciels et protocoles de peer-to-peer visant à garantir l'anonymat et la confidentialité de leurs utilisateurs, et généralement décentralisés :
      * ANts_P2P (GPL)
      * Freenet (plusieurs implémentations, certaines en GPL)
      * GNUnet
      * Mute_(logiciel)
      * Entropy
      * WASTE
      * Rodi
      * Nodezilla
      * Perfect Dark (pour les Windowsiens Japonais)
      * RShare
      * I2Phex
      * Marabunta
      * StealthNet

      Et quelques systèmes de fichiers pour Linux offrant des fonctionnalités de deniable encryption (ou « déni plausible ») :
      * TrueCrypt
      * PhoneBookFS (basé sur Fuse)
      * StegFS
      * FreeOTFE

      Si vous étes admins, pensez à activer le support SSL de vos MTA aussi. La question n'est pas le piratage. Il s'agit de garantir l'anonymat et la confidentialité, notre vie privée quoi, quelles que soient les décisions de notre gouvernement actuel. Pour rappel notre président nous avais pondu la pire copie, parmis tout les candidats, lors du questionnaire soumis par l'APRIL durant la présientielle. Des délires comme :

      http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ071102679&idt(...)

      ...peuvent toujours nous tomber sur le coin du nez.

      • [+] [^]Re: solidité du modèle de développement

        Posté par SOULfly_B (Jabber id, page perso, ) le 05/12/2007 à 09:57. (lien). Évalué à -1.

        Des délires comme :

        http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ071102679&idt(...)


        Peux tu m'expliquer quel est le "délire" là dedans ?

        Reprenons le texte :

        M. Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les dérives auxquelles peut donner lieu Internet.
        Rien de nouveau, internet a toujours acceuilli le pire comme le meilleur.

        En particulier, certains sites tels que « l’encyclopédie Wikipedia », collectent les informations émanant des internautes sans les vérifier systématiquement.
        Seul le "en particulier" est déplacé, ce n'est la dérive la plus grave d'internet je pense :) Les sites pédophiles, racistes, etc ... me paraissent bien plus grave. Mais les problèmes et questions que posent Wikipédia sont d'actualité.

        De ce fait, des indications gravement diffamatoires peuvent être mises en ligne au détriment de telle ou telle personne.
        C'est un fait, le vandalisme sur Wikipedia est reconnu et est une conséquence de sa nature.

        Or, l’une des caractéristiques d’Internet est de diluer les responsabilités, chaque intervenant prétendant toujours que la faute en incombe aux autres.
        Ici aussi, rien de nouveau. D'autant plus que l'anonymat des contributeurs de wikipédia ne permet pas de retrouver le responsable d'un vandalisme facilement.

        Les victimes, même lorsqu’elles subissent un préjudice inacceptable, sont pratiquement dans l’impossibilité de réagir.
        On peut déjà corriger soi-même Wikipédia et ensuite porter plainte contre X.
        Il exagère un peu et semble oublier que c'est identique dans la "vraie" vie. C'est "juste" plus simple avec Wikipedia de répandre des informations diffamatoires....

        Il souhaiterait donc qu’elle lui indique s’il serait possible d’élargir considérablement la responsabilité pénale de tous les intervenants (hébergeur du site, responsable du site et auteur des allégations diffamatoires).
        Le statut pénal de sites comme Wikipédia n'est pas clair, il faut le définir clairement. La question est certes mal posée (pourquoi demander directement d'élargir la responsabilité de l'hébergeur alors qu'il suffirait de demander de lever l'anonymat des contributions (par exemple, même si je n'y suis pas favorable)), mais n'est pas un "délire" non plus : c'est la réponse classique d'un politique à l'heure actuelle : répression.

        Tout ça pour dire que je n'ai pas trouvé cette question si choquante, mais un peu à côté de la plaque et enfonçant des portes ouvertes...

        • [^]Re: solidité du modèle de développement

          Posté par herodiade () le 05/12/2007 à 18:08. (lien). Évalué à 4.

          > Mais les problèmes et questions que posent Wikipédia
          > sont d'actualité.

          Précisément, le sénateur Masson fait ici écho à la récente suggestion d'un député de son camp, Jean-Pierre Grand, qui s'est proposé, il y a une semaine, de réclamer une modification de la loi pour que les hébergeurs dont Wikipédia, les blogs, les forums, ...) soient pénalement responsables des contenus publiés, et imposent en conséquence un filtrage a priori des contenus écrits par les utilisateurs. Certains médias très en vue avaient déjà soufflé le concept. Une idée grandiose.

          > Le statut pénal de sites comme Wikipédia n'est pas clair

          Le statut pénal de sites comme Wikipédia est parfaitement clair, et défini dans le cadre de la LCEN (depuis juin 2004).

          Lorsque tu constate un contenu diffamatoire sur un site, tu peut adresser à l'hébergeur un courrier recommandé pour en exiger le retrait. Dès lors que il est prévenu, l'hébergeur est responsable du contenu, et est censé l'effacer « dans un bref délai ». C'est pour ça, d'ailleurs, que la Fondation Wikimedia a été acquittée lors de son premier procès en France, en octobre : non pas pour avoir été jugée « irresponsable » (comme le prétendaient les articles très orientés du quotidien Le Monde), mais parce que justement elle avait honoré ses responsabilités dès qu'elle a été prévenue.

          > Tout ça pour dire que je n'ai pas trouvé cette question si
          > choquante, mais un peu à côté de la plaque et enfonçant
          > des portes ouvertes...

          Les questions au gouvernement sont souvent des prémices diplomatiques habituels avant une proposition de loi, lorsqu'on fait partie du même groupe / camps que le gouvernement. Et - faut-il le rappeler - certains groupes de médias papiers/traditionnels (en position de lobbying), et certains élus et gouvernants, voient d'un mauvais oeil le développement de contenus "user generated" sur internet. Ça tombe bien, puisque, justement, le gouvernement envisagent de réformer la loi sur l'économie numérique.