Logiciel : Accord entre le projet Samba et Microsoft
Posté par Nÿco (Jabber id, page perso, ). Modéré le 26 décembre 2007.
Samba, le projet libre (licence GPL) implémentant le protocole SMB/CIFS utilisé notamment pour les services de partage de fichiers et d'imprimantes client/serveur des produits Microsoft, a reçu ce 20 décembre 2007 les documents de spécifications de ces protocoles des mains de Microsoft.
Non pas que Microsoft désire s'ouvrir enfin à l'interopérabilité, mais la société de Redmond (Washington, États-Unis d'Amérique) a été condamnée une nouvelle fois (après appel), cette fois-ci par la commission européenne, avec comme cadre le procès antitrust. La condamnation l'oblige à livrer ses spécifications et la liste des brevets qui couvrent le protocole.
L'accord a donc permis à l'équipe Samba de recevoir ces documentations afin de pouvoir les implémenter dans un logiciel libre. En outre, les brevets Microsoft couvrant ces technologies, brevets invalides en Europe mais valides aux USA et au Japon, ont été listés afin d'éviter à l'équipe Samba de tomber dans le piège, et ainsi de permettre que des contournements soient implémentés. Aucune licence particulière, autorisation ou pacte de non-agression ne couvre ces brevets, il est donc nécessaire de faire attention, mais désormais ces brevets sont connus, on avance donc toujours sur un champ de mine, mais plus dans le noir.
C'est la PFIF, une organisation à but non lucratif créée le Software Freedom Law Center, qui a signé l'accord. 10 000 euros ont donc été versés à Microsoft, avec un accord de non-divulgation (NDA). Andrew Tridgell, créateur de Samba, s'est investit dans cette initiative.
Non pas que Microsoft désire s'ouvrir enfin à l'interopérabilité, mais la société de Redmond (Washington, États-Unis d'Amérique) a été condamnée une nouvelle fois (après appel), cette fois-ci par la commission européenne, avec comme cadre le procès antitrust. La condamnation l'oblige à livrer ses spécifications et la liste des brevets qui couvrent le protocole.
L'accord a donc permis à l'équipe Samba de recevoir ces documentations afin de pouvoir les implémenter dans un logiciel libre. En outre, les brevets Microsoft couvrant ces technologies, brevets invalides en Europe mais valides aux USA et au Japon, ont été listés afin d'éviter à l'équipe Samba de tomber dans le piège, et ainsi de permettre que des contournements soient implémentés. Aucune licence particulière, autorisation ou pacte de non-agression ne couvre ces brevets, il est donc nécessaire de faire attention, mais désormais ces brevets sont connus, on avance donc toujours sur un champ de mine, mais plus dans le noir.
C'est la PFIF, une organisation à but non lucratif créée le Software Freedom Law Center, qui a signé l'accord. 10 000 euros ont donc été versés à Microsoft, avec un accord de non-divulgation (NDA). Andrew Tridgell, créateur de Samba, s'est investit dans cette initiative.
Samba (343 hits)
Samba and the PFIF : Samba Team Receives Microsoft Protocol Docs (275 hits)
Microsoft Developper Network : CIFS Protocol Operation (192 hits)
IETF le 13 juin 1996 : Common Internet File System Protocol (CIFS/1.0) (167 hits)
> Lire la dépêche (56 commentaires, moyenne: 1,4).
Vous avez demandé le commentaire #893215.




Protocole MSN
Avec cette condamnation de l'UE, des développeurs pourraient techniquement aussi obtenir les specs du protocole MSN (pour 10 000 euros et un NDA), comme pour Samba, non ?
De même pour les formats obscures des anciennes versions de MS Office. Quelqu'un sait si dans d'autres projets ils se sont intéressé à ce type « d'accord » pour obtenir des specs de MS ?
[^]Re: Protocole MSN
Je doute qu'un logiciel libre fasse l'unanimité pour son implémentation du protocole MSN comme samba le fait pour SMB/CIFS sous linux.
[^]Re: Protocole MSN
Et c'est là qu'on voit tout le problème des NDA... Est-ce que les développeurs votre logiciel préféré de chat pourront payer 10000$ ? Alors ils devront se baser sur l'implémentation d'un autre qui aura pu payer. Avec tous les désavantages que ça implique : uniformisation des implémentations, trous de sécurité possibles sur un public plus large, etc ...