Faire un don ! | | style | statistiques | contactez-nous | plan | lettre d'information

: Adhésion de l'État à l'ADULLACT et fusion des forges publiques

Posté par Florent Zara (Jabber id, page perso, ). Modéré le 31 janvier 2008.
À la conférence Adèle du mercredi 30 janvier à Solution Linux 2008 - la même que celle qui a annoncé la migration de la Gendarmerie Nationale sous Linux - monsieur Jean-Séverin Lair a annoncé l'adhésion de l'État à l'association ADULLACT ainsi que la fusion des forges Admisource et Adullact.net. Cette fusion est la première conséquence concrète de ce rapprochement.

Cette adhésion devrait par la suite se concrétiser par l'entrée d'un représentant de l'État au conseil d'administration de l'ADULLACT et par la création d'un comité de pilotage des projets hébergés par la forge commune.

Monsieur Jean-Séverin Lair est adjoint au chef du SDAE, le service de développement de l'administration électronique. Les communiqués de presse seront disponibles sous peu.

> Lire la dépêche (15 commentaires, moyenne: 5).  

Vous avez demandé le commentaire #900456.

Pas bien compris

Posté par Jeanuel (Jabber id, page perso, ) le 31/01/2008 à 09:10. (lien). Évalué à 5.

L'addulact, c'était déjà une émanation de l'administration, non ? C'est en tout cas la version officielle. Extrait du dernire dossier de presse de l'Adullact :

"Cette association, unique en Europe, car reposant sur une initiative
d'administrations, [...]"
http://www.adullact.org/article.php3?id_article=450

Dans ce cadre, que signifie cette adhésion "de l'état" : qui ? quoi ? quelle administration ? Ça ressemble plutôt à une reprise en main d'un "machin" un peu trop libre.

  • [^]Re: Pas bien compris

    Posté par Larry Cow () le 31/01/2008 à 13:44. (lien). Évalué à 5.

    Il faut faire la distinction entre l'État avec un grand É, qu'on schématiserait volontiers comme étant parisien et assez monolithique et le reste des administrations publiques (territoriales, notamment).

    L'idée, c'est - si j'ai bien compris - que les ressources libres de la fonction publique d'État (ministères, préféctures, etc.) et celles de la fonction publique territoriale (collectivité, EPCI, etc.) vont fusionner. Sur le principe, et ne serait-ce que pour l'image, je trouve ça bien.

    [^]Re: Pas bien compris

    Posté par felie () le 31/01/2008 à 14:11. (lien). Évalué à 5.

    L'Adullact est une création d'individus, à l'origine (voir la liste des membres fondateurs
    http://adullact.org/article.php3?id_article=38

    des collectivités ont rejoint cette initiative (elles ont des administrations et des services informatiques)

    http://adullact.org/article.php3?id_article=23
    voir http://www.adullact.org

    et en particulier
    http://adullact.org/article.php3?id_article=22
    pour connaître l'état d'esprit qui était le notre lors de la création

    • [^]Re: Pas bien compris

      Posté par pada (page perso, ) le 31/01/2008 à 23:54. (lien). Évalué à 7.

      Il se peut que nos administrateurs centraux croient bien faire car c'est leur culture qui le veut(donnons leur ce crédit).

      Illustration avec une expérience vécue dans mon université. Certaines unités avaient progressivement utilisé un CMS libre (pas besoin de demander de crédit pour ça) pour organiser leur site web, et elles commençaient à s'entendre entre elles, la Tour (lire l'administration centrale) dans sa sagesse a décidé que c'est elle qui doit choisir les orientations et outils pour mettre de l'ordre dans cette prolifération anarchique de sites (plus de 300): logique, un besoin commun appelle une solution unique décidée par qui, eh bien par elle; et finalement a (presque) réussi à imposer son choix (non libre). Lors de la dernière séance du comité traitant de ce choix, j'ai entendu une aparté éclairante du vice-recteur (par ailleurs une bonne personne je tiens à le dire): "et ils (les unités qui s'étaient spontanément organisé) se sont ligués contre nous": il ne comprenait pas que les unités agissent ensemble différemment de l'administration centrale et qu'elles aussi agissent dans le sens du bien commun (même s'il n'est pas unique).

      On est loin de la culture qui se développe dans le monde du logiciel libre. On devrait les obliger (mais comprendront-ils?) à méditer sur les conférences des 40 ans de l'INRIA.