Logiciel : Sortie de la première version stable d'OpenVAS (fork Nessus)
Posté par Amaury (). Modéré le 14 février 2008.
Je profite de la publication de la première version stable d'OpenVAS pour faire un point sur l'état des forks de Nessus.
Créé en 1998 par Renaud Deraison, Nessus a longtemps été le scanner de vulnérabilités de référence du monde libre. Ce succès à permis à son auteur de monter la société Tenable Network Security qui commercialise une offre d'audits de vulnérabilités. Face à une concurrence utilisant sans vergogne son logiciel, comme le permet la GPL, et au vu de la faiblesse des contributions de la communauté au moteur du logiciel, la société a décidé d'utiliser une licence propriétaire pour la version 3 de Nessus fin 2005 .
La réaction de la communauté ne s'est pas faite attendre et de nombreux forks de la version 2 de Nessus ont été lancés dans la foulée, par exemple GNessUs, Porz-Wahn et Sussen parmi les projets ayant été annoncés officiellement.
L'objectif était de continuer à disposer d'un scanner de vulnérabilité libre et performant. Voilà plus de 2 ans que ces forks ont été lancés, force est de constater qu'aucun d'entre eux n'a acquis la renommée de leur ancêtre commun. En effet, au delà des bonnes intentions, la quasi totalité de ces projets n'ont jamais réussi à rassembler suffisamment de développeurs pour permettre de reprendre le flambeau.
Le site de Porz-Wahn est figé depuis son ouverture et tout laisse à penser que le projet est mort, en fait Porz-Wahn a fusionné en toute discrétion avec GNessUs fin 2005.
L'histoire de Sussen est différente des autres forks. Lancé courant 2004, avant le changement de licence de Nessus, Sussen -"nessus" à l'envers :-)- était au départ un client Gnome codé en Mono/C#/GTK# supposé s'interfacer avec le serveur Nessus.
À la suite de la sortie de Nessus 3.0, le projet a pris une tournure différente et la version actuelle n'a plus rien à voir avec le client Nessus originel. Ce logiciel est maintenu par un seul développeur qui, à l'instar de Renaud Deraison, travaille dans une société de services en sécurité. La version de développement actuelle, disponible pour Linux et Windows, est sortie courant 2007. Elle est certifiée OVAL (un standard pour l'échange d'informations relatives aux vulnérabilités). Un seul message ayant été posté sur la liste de diffusion depuis sa création, le blog du développeur reste le meilleur moyen d'avoir des nouvelles de ce logiciel.
Last but not least, GNessUs a changé de nom et s'appelle dorénavant OpenVAS. Il s'agit du seul fork de Nessus encore actif. C'est autour de ce logiciel lancé par un chercheur en sécurité anglais qu'une communauté s'est formée. Suite à la fusion avec Porz-Wahn, des développeurs allemands ont rejoint l'équipe et le projet a d'ailleurs reçu des subventions du gouvernement allemand. Il a aussi retenu l'attention du SPI, une association qui subventionne des projets libres. C'est donc en toute discrétion, après quand même deux ans de travail, que les premières versions stables d'OpenVAS ont été publiées il y a quelques jours à peine, conformément à la feuille de route.
La communauté dispose donc enfin d'un scanner de vulnérabilités libre. Certes son architecture date un peu et de nombreuses améliorations seront nécessaires avant de se rivaliser avec la version actuelle de Nessus, mais c'est un premier pas dans la bonne direction.
N'hésitez donc pas à vous abonner à la liste de diffusion du projet et à contribuer si vous vous en sentez capable.
Créé en 1998 par Renaud Deraison, Nessus a longtemps été le scanner de vulnérabilités de référence du monde libre. Ce succès à permis à son auteur de monter la société Tenable Network Security qui commercialise une offre d'audits de vulnérabilités. Face à une concurrence utilisant sans vergogne son logiciel, comme le permet la GPL, et au vu de la faiblesse des contributions de la communauté au moteur du logiciel, la société a décidé d'utiliser une licence propriétaire pour la version 3 de Nessus fin 2005 .
La réaction de la communauté ne s'est pas faite attendre et de nombreux forks de la version 2 de Nessus ont été lancés dans la foulée, par exemple GNessUs, Porz-Wahn et Sussen parmi les projets ayant été annoncés officiellement.
L'objectif était de continuer à disposer d'un scanner de vulnérabilité libre et performant. Voilà plus de 2 ans que ces forks ont été lancés, force est de constater qu'aucun d'entre eux n'a acquis la renommée de leur ancêtre commun. En effet, au delà des bonnes intentions, la quasi totalité de ces projets n'ont jamais réussi à rassembler suffisamment de développeurs pour permettre de reprendre le flambeau.
Le site de Porz-Wahn est figé depuis son ouverture et tout laisse à penser que le projet est mort, en fait Porz-Wahn a fusionné en toute discrétion avec GNessUs fin 2005.
L'histoire de Sussen est différente des autres forks. Lancé courant 2004, avant le changement de licence de Nessus, Sussen -"nessus" à l'envers :-)- était au départ un client Gnome codé en Mono/C#/GTK# supposé s'interfacer avec le serveur Nessus.
À la suite de la sortie de Nessus 3.0, le projet a pris une tournure différente et la version actuelle n'a plus rien à voir avec le client Nessus originel. Ce logiciel est maintenu par un seul développeur qui, à l'instar de Renaud Deraison, travaille dans une société de services en sécurité. La version de développement actuelle, disponible pour Linux et Windows, est sortie courant 2007. Elle est certifiée OVAL (un standard pour l'échange d'informations relatives aux vulnérabilités). Un seul message ayant été posté sur la liste de diffusion depuis sa création, le blog du développeur reste le meilleur moyen d'avoir des nouvelles de ce logiciel.
Last but not least, GNessUs a changé de nom et s'appelle dorénavant OpenVAS. Il s'agit du seul fork de Nessus encore actif. C'est autour de ce logiciel lancé par un chercheur en sécurité anglais qu'une communauté s'est formée. Suite à la fusion avec Porz-Wahn, des développeurs allemands ont rejoint l'équipe et le projet a d'ailleurs reçu des subventions du gouvernement allemand. Il a aussi retenu l'attention du SPI, une association qui subventionne des projets libres. C'est donc en toute discrétion, après quand même deux ans de travail, que les premières versions stables d'OpenVAS ont été publiées il y a quelques jours à peine, conformément à la feuille de route.
La communauté dispose donc enfin d'un scanner de vulnérabilités libre. Certes son architecture date un peu et de nombreuses améliorations seront nécessaires avant de se rivaliser avec la version actuelle de Nessus, mais c'est un premier pas dans la bonne direction.
N'hésitez donc pas à vous abonner à la liste de diffusion du projet et à contribuer si vous vous en sentez capable.
OpenVAS (749 hits)
Télécharger OpenVAS (183 hits)
Capture d'écran du client (723 hits)
Nessus (273 hits)
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Deux ans de travail
Après deux ans, les "réalisations" d'OpenVAS sont remarquables:
- élimination de quelques warnings lors de la compilation,
- remplacement d'un jeu de plugins GPL (tests locaux Debian) par un autre jeu de plugins GPL suite à une lecture hallucinée du copyright du premier jeu,
- changement de tous les noms nessus... en "openvas..."
Last but not least, OpenVAS est de plus basé sur une assez vieille version de Nessus2, qui est toujours disponible, et maintenu.
[^]Re: Deux ans de travail
Michel, on t'a reconnu :-)
[^]Re: Deux ans de travail
Raaaah! Le Vengeur Masqué est démasqué!
Sérieusement, je suis convaincu qu'OpenVAS ne débouchera jamais.
Depuis le temps qu'ils enculent les mouches en plein vol à Mach 2, ils auraient pu réécrire complètement le scanner en assembleur IBM370.
[+] [^]Re: Deux ans de travail
Au delà de ces "détails", ce qui me pose problème, c'est l'intérêt de la chose.
Pour un cracker en herbe ça doit être cool. Pour un admin soucieux de ses bécanes et qui fait bien son boulot, c'est plus discutable.
[^]Re: Deux ans de travail
w> Pour un cracker en herbe ça doit être cool.
> Pour un admin soucieux de ses bécanes et qui fait bien son boulot,
> c'est plus discutable.
Amusant, j'ai l'opinion inverse...
Et pour avoir observé Nessus en production sur de, heuu, *gros* parcs, c'est d'ailleurs ce qui se produit.
Pour le cracker qui veut se faire la machine de son voisin, l'intérêt de Nessus est très limité : pas discret pour un sou, les attaques utilisées sont "bourrines" (je vais me faire incendier là) et les patches correctifs sont disponibles. Pour pénétrer sur une machine particulière, mieux vaut utiliser des outils intrusifs web type Nikto (vm666 le connait bien), Whisker ou leurs successeurs, voire faire le travail à la main (on n'a pas encore trouvé -à ma connaissance- le moyen d'automatiser des tests d'intrusion de qualitai et c'est d'ailleurs pour cela que des société vendent -fort cher- ce savoir faire).
Bref Nessus comme outil pour cracker *une* machine bien particulière est inaproprié.
Là ou Nessus et consors sont en revanche super utiles c'est justement pour l'admin soucieux de ses bécanes et qui fait bien son boulot. En complément de ses tâches "actives de sécurisation, le fait de périodiquement lancer des scans Nessus sur toute ou partie de son réseau lui permet d'avoir un suivi, certes imparfait, mais régulier du niveau de risque de son infrastructure. Il existe d'ailleurs 87502 vendeurs de boites noires (Tenable...) ou de services web (Qualys...) qui fonctionnent sur ce principe de suivi à fréquence régulière dans le but de traquer les anomalies (changement brutal du niveau de risque).
On ne travaille donc plus sur une machine particulière mais sur toute l'infrastructure, dans le cadre d'un processus industriel de supervision du niveau de risque.
[^]Re: Deux ans de travail
Merci pour la réponse.
Je vois l'idée globale, mais je reste très sceptique.