Faire un don ! | | style | statistiques | contactez-nous | plan | lettre d'information

: Campagne Sound Copyright contre l'allongement des droits des artistes-interprètes

Posté par Benoît Sibaud (Jabber id, page perso, ). Modéré le 01 mars 2008.
Les offensives [contre les logiciels libres et les biens communs] sont en effet nombreuses autour de la brevetabilité, de l'allongement de la durée légale des droits de propriété, du contrôle des usages ou de la privatisation des idées. (...) Nous avons aussi assisté à un allongement continuel de la durée de protection légale. Ainsi, comme le signale le professeur Lawrence Lessig, la durée du copyright aux États-Unis est passée par modifications successives de 14 ans (renouvelable 2 fois) en 1790, à (...) 95 ans en 1998 avec le « Mickey mouse copyright act » poussé par Disney pour éviter que Mickey Mouse n'entre dans le domaine public. Certains se battent déjà pour un copyright éternel... (extrait d'« Enjeux des logiciels libres face à la privatisation de la connaissance »)

L'industrie musicale voudrait allonger la durée des droits des artistes-interprètes à 95 ans contre 50 ans aujourd’hui, oubliant un peu vite la nature du droit d'auteur (un équilibre basé sur un monopole d'exploitation temporaire et limité) et le domaine public. L'évidence, c'est que l'extension du droit d'auteur découragera l'innovation, restreindra le marché de redistribution et sera irrévocablement dommageable pour l'accès des futurs artistes et du public à leur patrimoine culturel.

L'Open Rights Group et l'EFF Europe ont lancé une campagne SoundCopyright pour préserver le droit d'auteur et appellent à signer une pétition pour que la durée des droits voisins du droit d'auteur sur les enregistrements sonores ne soit pas allongée.

> Lire la dépêche (20 commentaires, moyenne: 4,5).  

Vous avez demandé le commentaire #910034.

Entendu sur France Musique

Posté par François BOTTIN () le 04/03/2008 à 09:10. (lien). Évalué à 5.

Ce matin, en partant au boulot, il en a été question sur France Musique. Le point qu'a soulevé le journaliste était que de très bonnes interprétations risquaient de moisir dans les caves des majors aux dépends de captations plus récentes et plus « dans l'air du temps » des mêmes œuvres. Il a terminé en posant la question aux interprètes : est-il plus important de gagner des clopinettes (sic) de son vivant ou bien d'être connu et reconnu après sa mort ?