Journal : Le manifeste du parti linuxien, résumé pour ceux du fond qui n'écoutent pas
Posté par ciol () le 12 mars 2008
En ce moment, une foultitude d'articles expliquent ce qu'il manque à Linux pour dominer le monde.
Ils font tous erreurs. (Y compris les associations AFUL, APRIL et assimilées qui s'amusent à jeter des livres blancs dans le noir, alors que ce n'est pas le moment).
Je résume le manifeste :
Il faut une distribution Linux qui fasse l'unanimité.
Ou bien : que toutes les distributions fassent l'unanimité. Ce qui me paraît improbable.
(Notez que je n'ai pas dit : "Il faut une distribution Linux que tout le monde adopte").
J'explique pourquoi (c'est très simple) :
::: Imaginez 29 millions de personnes [1] qui disent, non qui affirment avec la passion la plus profonde, « La distribution X, say le top », et qui soient extrêmement solidaires. :::
=> Les 6 autres milliards de personnes vont absolument vouloir tester X, tout simplement parce que les 29 millions ont l'air _vraiment_ heureux.
Cqfd.
Ce qui se passe en ce moment :
* Tout le monde dit plus ou moins "c'est bien Linux", sans trop de conviction, parce que ce que l'on trouve vraiment bien, c'est sa propre distribution (cf IzPasBien), qui n'est pas utilisateur-amicale, et qu'il vaut mieux ne pas conseiller. Alors on conseille Ubuntu et consort, qui :
- Font déshonneur à l'adage "Unix c'est stable". En effet, sortir une distribution tout les 6 mois et en maintenir je sais pas combien à la fois ne permet pas d'avoir quelque chose de stable.
- Sont critiquées par ceux qui ne les utilisent pas (moi y compris).
* Ce que disent les articles sus-mentionnés ? En gros : il faut faire comme Windows. Moi : il faut cultiver la différence, pour faire la différence, ou encore "la force de Linux, c'est les jeux [2]".
---
Debian pourrait tenir ce rôle, mais force est de constater qu'au lieu d'être "le système d'exploitation universel" (c'est le titre de leur page d'accueil), la seule cible vraiment sérieusement attirée par Debian sont les administrateurs de parcs informatique.
Peut être l'apparition de backports.org comme service officiel changera un peu la donne (en tout cas, c'est ce que proposent 2 des 3 candidats au poste de Debian Project Leader).
---
Le Manifeste explique vaguement les conditions que doit posséder une telle distribution (être totalement communautaire, capable de satisfaire le gentooiste, etc...).
Je rajouterais une note pour les BSDiste : continuez à utiliser votre machin, mais ne critiquez plus Linux (pour les mêmes raisons que tout ce qui a été dit).
[1] http://counter.li.org/
[2] http://jeuxlibres.net/
Ils font tous erreurs. (Y compris les associations AFUL, APRIL et assimilées qui s'amusent à jeter des livres blancs dans le noir, alors que ce n'est pas le moment).
Je résume le manifeste :
Il faut une distribution Linux qui fasse l'unanimité.
Ou bien : que toutes les distributions fassent l'unanimité. Ce qui me paraît improbable.
(Notez que je n'ai pas dit : "Il faut une distribution Linux que tout le monde adopte").
J'explique pourquoi (c'est très simple) :
::: Imaginez 29 millions de personnes [1] qui disent, non qui affirment avec la passion la plus profonde, « La distribution X, say le top », et qui soient extrêmement solidaires. :::
=> Les 6 autres milliards de personnes vont absolument vouloir tester X, tout simplement parce que les 29 millions ont l'air _vraiment_ heureux.
Cqfd.
Ce qui se passe en ce moment :
* Tout le monde dit plus ou moins "c'est bien Linux", sans trop de conviction, parce que ce que l'on trouve vraiment bien, c'est sa propre distribution (cf IzPasBien), qui n'est pas utilisateur-amicale, et qu'il vaut mieux ne pas conseiller. Alors on conseille Ubuntu et consort, qui :
- Font déshonneur à l'adage "Unix c'est stable". En effet, sortir une distribution tout les 6 mois et en maintenir je sais pas combien à la fois ne permet pas d'avoir quelque chose de stable.
- Sont critiquées par ceux qui ne les utilisent pas (moi y compris).
* Ce que disent les articles sus-mentionnés ? En gros : il faut faire comme Windows. Moi : il faut cultiver la différence, pour faire la différence, ou encore "la force de Linux, c'est les jeux [2]".
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Debian pourrait tenir ce rôle, mais force est de constater qu'au lieu d'être "le système d'exploitation universel" (c'est le titre de leur page d'accueil), la seule cible vraiment sérieusement attirée par Debian sont les administrateurs de parcs informatique.
Peut être l'apparition de backports.org comme service officiel changera un peu la donne (en tout cas, c'est ce que proposent 2 des 3 candidats au poste de Debian Project Leader).
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Le Manifeste explique vaguement les conditions que doit posséder une telle distribution (être totalement communautaire, capable de satisfaire le gentooiste, etc...).
Je rajouterais une note pour les BSDiste : continuez à utiliser votre machin, mais ne critiquez plus Linux (pour les mêmes raisons que tout ce qui a été dit).
[1] http://counter.li.org/
[2] http://jeuxlibres.net/
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Vous avez demandé le commentaire #913666.



Monopole == immobilisme
Remplacer le monopole Windows par un autre monopole n'est pas la solution.
Les monopoles sont un frein à l'innovation et constitue un préjudice pour le client/utilisateur.
Même si Windows est remplacé par une distribution libre, on aurait plus à perdre qu'à gagner. Le logiciel libre et le logiciel propriétaire doivent pouvoir coexister, et la clé se nomme "interopérabilité".
Donc merde au monopole !
[^]Re: Monopole == immobilisme
Sinon les distros Linux sont quand même plus diversifié que les version de Windows toute confodue :)
Le logiciel libre favorise la diversité , qui favorise l'interopérabilité .
[^]Re: Monopole == immobilisme
Lui, il te parle de remplacer Windows par une seule et unique distribution GNU/Linux. Sans oublier son rejet des *BSD (et probablement des autres OS libres).
Je ne suis pas certain qu'une distribution commerciale avec 80% de pdm favorise l'interopérabilité ou la diversité. La première qui y arrivera aura deux possibilités:
* continuer à innover pour soutenir sa position.
* verrouiller le marché.
À ton avis, quelle est la solution de facilité ?
[^]Re: Monopole == immobilisme
Heu, autant je suis d'accord sur le fait qu'imposer du Linux comme unique OS n'est pas une solution.
Autant dire que libre et propriétaire doivent coexister, là je ne suis carrément pas d'accord ! Car justement, le propriétaire est anti-concurrentiel, puisque les éditeurs peuvent user de techniques malhonnêtes pour rendre le client captif.
[^]Re: Monopole == immobilisme
> Autant dire que libre et propriétaire doivent coexister, là je ne suis carrément pas d'accord !
Il y a une contradiction dans tes propos. La liberté de l'utilisateur (au sens large), c'est également la liberté de choisir entre le libre et le propriétaire.
Un logiciel propriétaire utilisant des formats ouverts et qui joue le jeu de l'intéropérabilité n'est pas anti-concurrentiel. Ce qui est anti-concurrentiel, c'est le modèle économique actuel qui cherche à verrouiller le marché par les moyens du logiciels et formats propriétaires
Si RMS avait eu les spécifications de son imprimante, il aurait bougonné sur le fait que le pilote est propriétaire et il l'aurait codé lui-même.