Journal : La protection BD+ cassée elle aussi ...
Posté par PasChauve PasOunet () le 20 mars 2008
Ils doivent être bien triste les éditeurs cinématographiques qui se sont tournés vers le Blue-Ray pensant que la double protection AACS et BD+ leur assureraient des revenus conséquents et un contrôle total de qui regarde quoi , puisque Slysoft , l'éditeur de anydvd , après avoir promis en Décembre qu'ils avaient cassé la protection BD+ viennent de sortir officiellement la version 6.4 de leur soft qui permet de ripper les HD-DVD et les Blue-ray malgré tous les drms parasites se trouvant dedans.
Les créateurs du BD+ avaient pourtant annoncé haut et fort que leur protection tiendrait au moins 10 ans , dommage...
- Annonce de Slysoft : http://forum.slysoft.com/showthread.php?t=14786
- La protection BD+ : http://en.wikipedia.org/wiki/BD+
- La protection AACS : http://en.wikipedia.org/wiki/Advanced_Access_Content_System
Les créateurs du BD+ avaient pourtant annoncé haut et fort que leur protection tiendrait au moins 10 ans , dommage...
- Annonce de Slysoft : http://forum.slysoft.com/showthread.php?t=14786
- La protection BD+ : http://en.wikipedia.org/wiki/BD+
- La protection AACS : http://en.wikipedia.org/wiki/Advanced_Access_Content_System
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La nature de l'information
L'information est par nature duplicable. À moins de parvenir à modifier à la structure de l'univers lui même, il faut vraiment être un ignare ou particulièrement idiot pour croire qu'on peut empêcher la duplication d'information.
Sinon moins j'ai de galette de plastique chez moi, mieux je me porte. Un disque dur prends bien moins de place et bien plus discret et c'est donc moins de surface poussiéreuse. Enfin faut bien faire des copies de sauvegarde de ces données personnels (non pas sur un ftp public!) vous me direz... Mais personnellement les DVD me suffisent encore pour l'instant.
Le wiki de l'association culture libre : collection d'œuvres sous licence art libre.
[^]Re: La nature de l'information
Rien a voir avec l'ignorance des concepteurs de la solution. Mais comme il fallait la vendre, c'est encore la vérité qui a du morfler ...
D'ailleurs c'est un succès sans contestation possible : HD-DVD est mort ...
Dam
[^]Re: La nature de l'information
Un disque dur prends bien moins de place et bien plus discret
mwais, mais les disques durs actuels se remplissent très vite si on copie des BD dessus...
et puis bon, je préfère payer pour les films et la musique, tout travail mérite salaire...
[^]Re: La nature de l'information
Et est-ce que tu donnes de l'argent à la distro ou aux auteurs des logiciels que tu utilises le plus souvent ?
[^]Re: La nature de l'information
Je maintiens des packages, paye de l'hébergement pour mettre mes backports a dispositions, ai acheté une machine spécifiquement pour compiler, participe upstream, j'ai donné de l'argent a Gnome, et a mon prochain passage a Cambridge j'en donnerai surement a Debian. Avec ca j'ai combien de points ? Ca me donne le droit d'acheter combien de CD ? de DVD ? de Blu-Ray ?
"While a monkey can be a manager, it takes a human to be an engineer" Erik Zapletal
[^]Re: La nature de l'information
tu l'as bien mouché, le zorro. J'aime beaucoup :-)
http://linuxfr.org/board <-- des moules, du sang, de la violence
[^]Re: La nature de l'information
oui... en l'occurence l'entreprise pour laquelle je bosse paye quelques milliers d'euros en licence RedHat chaque année...
étonnant non?
[^]Re: La nature de l'information
Payer avec des sioux, je veux bien (enfin, à tarif raisonnable, ce qui se trouve pour les DVD, ce dont je n'ai aucune idée concernant les blu-ray)...
Maintenant, si par "payer", ça sous-entend une démarche judéo-chrétienno-hardcore de pénitence exacerbée, exigeant, non exhaustivement :
- que je me fasse traiter de voleur pendant 5-10 minutes avant de regarder un film ;
- que je doive me payer des composants peu au point qui surchauffent en moins de deux, pour rassurer les maniaques de la non-diffusion culturelle (enfin, ça commence à s'arranger... je pense notamment aux premiers récepteurs AV équipés de HDMI, dont beaucoup tenaient moins d'une demi-heure à faire passer du hdcp, avant de se mettre en pause syndicale pour cause de "trop chaud pour travailler") ;
- que je doive user le disque jusqu'à devoir le racheter ;
- que je doive me taper des menus les 3/4 du temps inchiables ;
- que je ne puisse les regarder sur mon bel HTPC tout-beau-tout-neuf sous prétexte qu'il utilise un OS de communistes belliqueux et à velléités indépendantistes...
...d'un seul coup, ça va me calmer... pas sûr d'avoir envie de le mériter, un film comme ça...
Bon, si ça se rippe, je pourrai toujours faire comme pour les DVD... les acheter, les transcoder (enfin, même en réduisant un peu, clair que c'est gros, le 1080p), puis les regarder... sans qu'on vienne m'emmerder pour des mesquineries dont il ferait beau voir que j'aie cure...
... ce faisant, même si on n'a pas encore de code libre permettant de se défaire de ces cochonnerie, j'accueille plutôt positivement toute avancée permettant de les renvoyer d'où elles n'auraient jamais dû sortir : /dev/null...
[^]Re: La nature de l'information
Ben, si ça peut te rassurer, ça me gonfle aussi, les menus, les pubs moralisatrices, les DRM's dans tous les sens ... c'est pour moi un frein à l'achat... heureusement il y a la location.
et j'attends avec impatience un équivalent de libdvdcss pour les bluray sous linux...
[^]Re: La nature de l'information
C'est con mais tu paies pas pour de la musique ou un film quand tu achètes une galette.
Tu pais (un peu, mais pas grand chose) pour la galette elle même, le supporte physique, et le reste tu paies pour obtenir un droit d'utilisation.
Relis bien cette dernière phrase, il n'y nul par écrit, musique, vidéo, culture, œuvre, ou quoi que ce soit dans ce genre là. C'est normal, parceque tu ne paies pas pour ça.
De plus, j'aimerais bien savoir de quel travail tu parles? Parceque pour autant que je sache, quand tu fais jouer un galette par un lecteur numérique, le seul qui travail, bah c'est le lecteur numérique.
Si tu crois financer la production de l'œuvre fixé sur la galette, tu te plantes complètement, l'œuvre elle à déjà été financé et elle existe déjà. Et c'est les personnes qui ont filé ces moyens financier qui perçoivent ensuite la rente sur les droits que tu paies (et éventuellement des auteurs/interprètes touche un maigre part de cette rente).
Ta phrase devrait plutôt être "et puis bon, je préfère payer pour des droits d'utilisation limités sur des films et de la musique, tout financement mérite une rente..."
Le wiki de l'association culture libre : collection d'œuvres sous licence art libre.
[^]Re: La nature de l'information
Tu pais (un peu, mais pas grand chose) pour la galette elle même, le supporte physique, et le reste tu paies pour obtenir un droit d'utilisation.
Mince, quel concept révolutionnaire...
Et c'est les personnes qui ont filé ces moyens financier qui perçoivent ensuite la rente sur les droits que tu paies
Toutefois, par transitivité, les créatifs seront aussi récompensés vu que les producteurs seront plus enclins à financer des productions pour lesquelles leurs prises de risques auront été récompensées.
C'est en filant du blé à la production que les acteurs, figurants, maquilleurs, costumiers, menuisiers de plateau, caméramans, musiciens, ... sont payés en aval et ont une tartine à donner à leurs enfants.
[^]Re: La nature de l'information
Tu ne retiens pas l'important dans ce que je te dis, à savoir que personne n'est payé pour le mérite de son travail dans ce système, contrairement à ce que ta phrase sous-entendais.
Le simple fait que les profits tirés de la vente de droits n'ai aucune limite théorique démontre bien qu'il n'y a pas de rapport mérite/rémunération, sinon il faudrait fournir une quantité infinie de travail.
Le wiki de l'association culture libre : collection d'œuvres sous licence art libre.
[^]Re: La nature de l'information
Tu ne retiens pas l'important dans ce que je te dis
Peut-être parcequ'au final, ça ne l'es pas?
Honnêtement, je ne vois pas ce que vient faire un débat sur la valeur du travail là dedans.
Tu veux prouver quoi, tu veux en venir où? Que payer sa musique et ses films ne sert à rien pour justifier le piratage?
[^]Re: La nature de l'information
D'abord c'est toi qui viens avec des considérations sur la valeur du travail avec ton "tout travail mérite salaire". Si toi même tu trouves que ce genre de propos n'ont pas leur place dans ce journal, alors ne les poste pas.
Je te rappel juste des faits, à savoir que quand tu achètes un CD ou un DVD, et implicitement la licence qui va avec, tu ne paies pour rien d'autre qu'un bout de plastique et un droit. À la limite, que tu utilises ce droit pour effectivement passer le morceau tout seul chez toi dans ta chambre ou non, on s'en tamponne, tu pourrais tout aussi bien ne jamais l'utiliser pour exécuter une représentation de l'œuvre fixé sur le support.
J'habite loin de la mer, et je navigue jamais, mais pour autant que je sache, dans les mers françaises au moins, les actes de pirateries ne sont pas très répandus.
Sinon le fait de payer des licences d'utilisation limité sur des œuvres aux entreprises qui en vendent, je pense que cela favorise la marchandisation de la culture et du savoir et les relais au rang de produit de consommation. Du coups, ces derniers perdent leurs rôles premiers de patrimoine social et de moyen d'expression des individus, seul la "rentabilité" du "produit" importe.
Ma fois si c'est le genre de société dont tu as envie de soutenir le développement, tu es libre de le faire, et je pense que tu es sur la bonne voie.
Le wiki de l'association culture libre : collection d'œuvres sous licence art libre.
[^]Re: La nature de l'information
Je te rappel juste des faits, à savoir que quand tu achètes un CD ou un DVD, et implicitement la licence qui va avec, tu ne paies pour rien d'autre qu'un bout de plastique et un droit.
Et? En quoi ce rappel est-il supposé apporter un éclairage nouveau?
Pour le reste, la marchandisation de la culture existe depuis l'antiquité, ce qui a évolué, c'est les modes de diffusion et les intermédiaires en découlant.
Sans cette marchandisation, on aurait pas eu des Mozarts, Molière, Léonard de Vinci, Asimov, Clarke, ... Les grandes oeuvres comme les grandes merdes nécessitent financement, après c'est le public qui fait le tri.
Le jour où la bouffe sera gratos pour tous et où on distribuera les instruments de musique à la sortie des écoles, les musiciens n'auront plus besoin de se vendre.
S'il y a un truc que j'aime, que ce soit un film, un disque, un livre, ... et que j'ai les moyens de m'offrir le bout de plastique ou la pile de papier avec les droits y étant lié, ben je le fait, sinon je reporte ou je renonce.
A la source des œuvres sur papier comme sur pellicule ou sur disque, il y a travail, et même si en ces temps tordus le financement des artistes et créatifs prend des chemins de plus en plus tordus, ce travail mérite salaire. Après libre aux auteurs de livrer leurs biens grâcieusement, je ne suis pas contre non-plus, je suis pour le respect du choix de l'auteur (dans des limites raisonnables, ça va de sois)