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: There will be blood

Posté par argt (page perso, ). Modéré le 07 mai 2008.
Le film n'est pas sorti hier (la sortie française a eu lieu le 27 février 2008), mais je l'ai vraiment aimé et je pense qu'il mérite une petite dépêche cinéma.

Le genre : There will be blood est un film complexe, entre reconstitution historique à propos des pionniers du pétrole américain et fresque psychologique sur le pouvoir, l'isolement et la folie, le tout mêlé à une musique oppressante et omniprésente. There will be blood, ce n'est pas un film classique.

L'histoire : Je ne vais pas vous raconter la fin, ni le début d'ailleurs, mais tenter de vous donner un très bref aperçu : c'est l'histoire d'un pionnier du pétrole, à partir des années 1890, de son ascension économique mais aussi de l'évolution de sa misanthropie.

Je suis resté volontairement vague. L'une des raisons de mon flou, c'est l'acteur principal, Daniel Day-Lewis, dont la performance exceptionnelle ne peut être décrite facilement avec des mots. Je ne vous conseille d'ailleurs pas de lire un résumé plus précis. Je viens de lire le résumé sur la page anglophone de imbd et je trouve que, sans raconter de choses fausses, il transmet une image du film très différente de la réalité.
En résumé, There will be blood, c'est un beau film avec un acteur formidable, une histoire originale et une musique qui vous met mal à l'aise.

NdM : Si vous préférez parler d'Iron Man, il y a un journal sur le sujet.

> Lire la dépêche (32 commentaires, moyenne: 2,4).  

Vous avez demandé le commentaire #929707.

De quoi être deçu

Posté par MilkaJinka () le 10/05/2008 à 14:01. (lien). Évalué à 2.

En résumé, There will be blood, c'est un film avec seulement des belles images, pas mal filmé mais sans profondeur, avec un scénario sans subtilité qui tombe dans les pires clichés d'un style qui se veut intello, sans oublier la pseudo-autoréflexion sur le cinéma ; c'est des acteurs pas transcendants à part Paul Dano, une musique au diapason du reste, et des spectateurs qui se demandent où est le grand film qu'ils attendaient. C'est un film en toc qui se veut "grand" en en adapte tous les tics sans être authentique.

Alors imaginez ma déception en sachant que j'ai adoré les précédents films de Paul Thomas Anderson, que j'ai trippé sur Little Miss Sunshine, que d'habitude Daniel Day Lewis ne fait pas des mauvais films, et que les films lents ne me déplaisent pas (Magnolia du même réalisateur, La Ligne Rouge de Terence Malick, Last Days de Gus Vant...). Dans le même genre d'imposture, il y a The Fountain de Darren Aronofsky, qui a pourant fait Pi et Reqiuem for a Dream...

Visuellement, c'est très très beau. Après... il n'y a rien. Rien à se mettre sous la dent, rien de profond ou même de pas profond, et pourtant il y avait de quoi faire, sur le thème du pétrole. Mais non, ça se résume à "le gars qui veut devenir riche en ignorant sa famille et en marchant sur les autres c'est pas bien et il finit mal"... Wahou... pas grand chose à dire et c'est mal dit... Regardez plutôt Scarface, qui est 100 fois mieux dans le genre.

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Persiste.
  • [^]Re: De quoi être deçu

    Posté par argt (page perso, ) le 11/05/2008 à 12:29. (lien). Évalué à 2.


    et pourtant il y avait de quoi faire, sur le thème du pétrole

    Perso, je ne pense pas du tout que c'est un film sur le pétrole. Le pétrole est un gros prétexte, pour beaucoup d'autres choses, mais surtout l'évolution psychologique de DDL. Mon impression, c'est que tu n'aime pas les films où tu ne peux pas t'accrocher à une histoire, avec un fil conducteur, une intrigue et un dénouement. Ici, c'est dans la tension que se passe le film. Je ne comprends pas du tout d'ailleurs pourquoi tu compares ce film avec Scareface. Je trouve que ce sont des films qui appartiennent à des genres complétement différents.

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    Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargt
    • [^]Re: De quoi être deçu

      Posté par MilkaJinka () le 12/05/2008 à 03:27. (lien). Évalué à 1.

      Alors je suis passé complètement à côté du film... L'évolution psychologique de DDL, je l'ai trouvée mal menée et bien trop caricaturale... Si on rajoute en plus les grosses ficelles de jumeau et de faux-frère pour essayer de rajouter un peu de psychologie, et le final trop théâtralisé pour qu'on reste dans le film, il ne reste pas grand chose, je trouve...

      Si je compare avec Scarface, c'est pour le côté "grandeur et décadence d'un magnat", si ce n'est que dans ce dernier j'ai trouvé l'évolution psychologique bien plus intéressante.

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      Persiste.