Journal : "le lobby des télécommunications est actif et efficace. Mais où est le lobby du droit d’auteur et du copyright ? Inexistant à Bruxelles, faible à Paris…”
Posté par Nicolas Boulay () le 30 juin 2008
Il s'agit d'un mot du point de vue des éditeurs de livres. Pourtant d'un point de vue de libriste qui connait les manœuvres des majors dans le domaine. C'est a rire jaune...
L'article concerne la crainte des éditeurs de livres qui ont peur d'avoir les mêmes problèmes que l'industrie du disques.
http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/06/29/panique-numeriq(...)
L'article concerne la crainte des éditeurs de livres qui ont peur d'avoir les mêmes problèmes que l'industrie du disques.
http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/06/29/panique-numeriq(...)
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Le triomphe des amateurs !
Amazon rémunère toute vente de bien culturel si l'acheteur a suivi un hyper-lien publié sur une page web. En cédant de 7 à 10 % de la vente au rédacteur du site, Amazon institutionnalise le "bouche à oreille".
Est-ce la fin programmée de la critique professionnelle ? La presse spécialisée a-t-elle mangé son pain blanc ? Les universitaires vont-ils retrouver la discrétion confinée de leurs amphis ?
En qualifiant l'offre, ces derniers valorisaient la création. A partir de maintenant, des amateurs en partageant leurs coups de coeur vont-ils imposer la demande ?
On peut craindre que la mode et l'air du temps ne contraignent l'offre dans les arts, la musique et la littérature. Les grands distributeurs auraient gagné leur pari de récupérer la part principale de la marge sur chaque produit culturel en dictant leurs conditions d'achats .
Bernard Arnault le PDG de LVMH avait raison, en gardant le contrôle de la distribution de ses articles de luxe, il s'assure de n'en pas partager les bénéfices confortables.
Les éditeurs et les producteurs n'ont-ils pas tout perdu dès la fin des années 70 en n'accordant pas d'exclusivité de revente à leurs propres canaux de distribution ?
L'exception culturel serait soluble dans la rentabilité !
[^]Re: Le triomphe des amateurs !
En qualifiant l'offre, ces derniers valorisaient la création.
C'est clair qu'il faut mieux valoriser ce qui plait à peu, que valoriser ce qui plait a beaucoup.
Autre définition de l'étlitisme bien-pensant.
des amateurs en partageant leurs coups de coeur vont-ils imposer la demande ?
Comment peut on "imposer" une demande ?
On peut craindre que la mode et l'air du temps ne contraignent l'offre dans les arts, la musique et la littérature
Toujours aucune raison ni aucun argument.
Si c'est le cas avec les amateurs, pourquoi ca ne serait pas le cas avec les "critiques professionnel" ? parce que ce sont des "pro" ?
(rem moi c'est simple, si un film reçoit des bonnes critiques, je vais pas le voir.
Quand je vois les critiques pour des films comme "bienvenue chez les chti" ou autre, désolé, mais ca fait peur).
Les grands distributeurs auraient gagné leur pari de récupérer la part principale de la marge sur chaque produit culturel en dictant leurs conditions d'achats .
Je sais pas ce qu'ils t'ont fait les amazon etc... mais tu les aime pas.
les distributeurs proposent des produits en adéquation avec la demande, et tu rale qu'ils osent faire la base même du commerce.
Vendont des merdes invendables des pseudos-artistes modernes qui estiment que les bidet sont le summum de l'art, et surtout pas ce que aimerait feuilleter les gens, ils risquent de prendre gout à la lecture.
Faison une aire d'osbcurantisme ou seul ceux avec les gouts des "critiques professionnel" auraient le droit de cité!
Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.
[^]Re: Le triomphe des amateurs !
En 200 mots, il n'est pas possible de rendre compte d'un problème aussi complexe que l'écosystème des arts, de la musique et des livres. Aussi, mon bref commentaire a quelque chose de "trollesque".
En tout cas, l'offre des producteurs et des éditeurs est très variée. Du plus populaire, voire démago jusqu'à l'élitisme très haut de gamme avec tout ce que l'art, la musique et même le livre proposent d'abstraction jusqu'à l'obscur, le choix est très large. L'un finançant l'autre.
Si j'en veux aux grands distributeurs, c'est uniquement pour la raison qu'ils imposent que chaque produit culturel soit rentable à court terme. C'est la négation même de ce qu'est la création ! Comment soutenir des créateurs vraiment novateurs et donc souvent hermétiques les premières années si le producteur ou l'éditeur se voit confisquer les bénéfices qu'il peut tirer des ventes sur les produits "grand public" ?
Personne ne trouvent anti-commercial que LVMH ait l'exclusivité de la distribution de ses produits de luxe et les réservent qu'à des vendeurs qui lui garantissent un retour sur investissement de l'énorme promotion qu'il investit pour soutenir les ventes.
[^]Re: Le triomphe des amateurs !
Si j'en veux aux grands distributeurs, c'est uniquement pour la raison qu'ils imposent que chaque produit culturel soit rentable à court terme.
s/grands distributeurs/distributeurs tout court/ si tu veux mon avis.
Comment soutenir des créateurs vraiment novateurs et donc souvent hermétiques les premières années si le producteur ou l'éditeur se voit confisquer les bénéfices qu'il peut tirer des ventes sur les produits "grand public" ?
La question est a double tranchant : comme savoir qu'un créateurs va être intéressant alors qu'il est très/trop novateur ?
Etre artiste c'est une vocation aussi. Faut arreter de croire avec "vu que je suis un artiste j'ai le droit d'avoir un poulet tout cuit. C'est juste parce que je suis innovant que vous me comprenez pas, mais par ici le pèse".
la starac c'est très drole si tu souhaite la regarder, mais faut surtout pas croire qu'une démarche "normal" d'artiste c'est ça.
Dans ma famille il y en a quelques un qui essaient maintenant de vivre/gagner un peu plus en étant artiste, et je peux t'assurer que meme quand internet existait pas, elle pouvait pas vivre de ses créations!
Et d'ailleur même au départ elle ne cherchait même pas à les vendres.
Dingue hein des artistes qui font de l'art pour faire de l'art sans rentrer dans un pur but mercantile.
(je sais il faut pouvoir se le permettre , mais c'est plus facile quand il y a un seul artiste dans le couple ;) plutot qu'un couple d'artiste.
Enfin bon, ils roulent vraiment pas sur l'or dans leur cas, ca serait plutot l'inverse)
Bref, accuser les canaux habituels de vente, non conçu pour promouvoir l'art, mais pour vendre des biens et des produits (oui un livre peut aussi etre un bien de consommation) c'est, a mon sens, se tromper de cible.
Personne ne trouvent anti-commercial que LVMH ait l'exclusivité de la distribution de ses produits de luxe et les réservent qu'à des vendeurs qui lui garantissent un retour sur investissement de l'énorme promotion qu'il investit pour soutenir les ventes.
Si, je trouve ça anormal. ainsi que la tentative de pression sur le "grey market".
Ca ne veut pas pour autant dire que j'en veux à amazon ou autre sur des faits qui n'ont , à mon sens, pas grand chose à voir.
Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.
[^]Re: Le triomphe des amateurs !
Heureusement, des distributeurs indépendants, (il faut entendre qu'ils ne sont pas soumis des actionnaires issus de la finance), y compris sur Internet, font un travail de fond en recherchant des nouvelles valeurs, en découvrant des talents, que ce soit en musique, en littérature ou pour le cinéma. Mais l'agressivité commerciale des grands distributeurs, des opérateurs de réseaux et des industriels du soft accaparent la quasi-totalité du marché.
On ne se décrète pas artiste. On travaille, pour rien ou pas grand chose. Si bien, qu'il faut pour avoir des revenus, se livrer à une activité secondaire. Au moins, si on ne gagne pas sa vie comme créateur, a-t-on l'impérieux besoin d'être reconnu. Il existe des instances qui par leur expertise valident, ou non, la valeur esthétique des œuvres. Je ne peux pas les énumérer toutes. (Musées, éditeurs, producteurs, critiques, festivals, directeurs de salles de spectacles, théatres, concours, prix, etc ...) Toutes sont reconnues par le public pour qualifier ce qui tient de l'art ou pas. En dernier ressort, le grand public ne participe qu'à la célébration de l'artiste consacré, ou il manifeste son engouement pour un bon divertissement.
Pour LVMH, il parait normal qu'il lutte contre la contrefaçon, vrai black market. Quand aux grand distributeurs, s'il n'avait pas comme objectif de se défaire de la concurrence, ou de s'entendre, et d'étendre leur domination sur ce qui se produit, je n'y trouverais rien à redire.
Dans l'histoire, il est très récent que l'artiste se soit affranchi de la demande, à peine plus de deux siècles.
Les nouveaux conquistadors du tout marché ne rêvent rien tant que d'orienter toute la chaîne du bien culturel.
[^]Re: Le triomphe des amateurs !
Heureusement, des distributeurs indépendants, (il faut entendre qu'ils ne sont pas soumis des actionnaires issus de la finance), y compris sur Internet, font un travail de fond en recherchant des nouvelles valeurs, en découvrant des talents, que ce soit en musique, en littérature ou pour le cinéma.
Mais ces distributeurs "indépendants" ne sont pas , a mon sens, en concurrence avec les distributeurs "de masses".
Leur marché est différent, leur produit aussi.
alors on peut bien entendu espérer/réver qu'un gros distributeur prenne sous son aile un/des distributeurs indépendants, mais ca ne veut pas dire non plus que si amazon augmente ses pdm, alors ce sont les distributeurs indépendants qui vont en faire les frais.
Pour LVMH, il parait normal qu'il lutte contre la contrefaçon, vrai black market.
Sauf que quand tu revend un VRAI sac LVMH, ils sont pas content. C'est la dedans que je parlais de gray market.
Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.