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Dépêche modérée par

: Confiance dans l'économie numérique

Posté par Sidoine de Wispelaere (page perso, ). Modéré le 27 février 2003.
Le projet de loi « Confiance dans l'économie numérique », transposition des directives européennes en la matière, a été adopté en première lecture par l'assemblée nationale française. Il porte sur la communication en ligne, le commerce électronique, la sécurité dans ledit commerce et des systèmes satellitaires.

> Lire la dépêche (48 commentaires, moyenne: 2,9).  

- Il renforce la responsabilité des commerçants électronique sur l'ensemble de la chaîne ;
- Il engage la responsabilité des hébergeurs si à partir du moment où ils ont connaissance d'un contenu illégal ils ne le suppriment pas ;
- Il oblige à distinguer le contenu publicitaire du reste (comme à la télévision) ;
- Il impose des restrictions au spam : interdiction de ne pas indiquer le destinataire du message, de ne pas fournir d'adresse de réponse et d'envoyer des messages non sollicités.
Il y a également des dispositions sur la criminalité et la transmission par satellite.

Remarquez qu'au début du texte du projet de loi, il y a un résumé qui est tout à fait compréhensible.

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

[+] Re: Confiance dans l'économie numérique

Posté par Hardy Damien (page perso, ) le 27/02/2003 à 10:34. (lien). Évalué à -2.

Le deuxieme lien est en français

[-1]

Re: Confiance dans l'économie numérique

Posté par Nicolas Boulay () le 27/02/2003 à 10:43. (lien). Évalué à 13.

Les modifications proposées visent à limiter la mise en cause de la responsabilité civile des hébergeurs au seul cas dans lequel, ayant la connaissance effective d'une activité ou d'une information illicite, ou la connaissance de faits ou de circonstances selon lesquelles l'information ou l'activité illicite est apparente, ils s'abstiennent d'agir promptement pour retirer les données en cause ou rendre l'accès à celle-ci impossible. En matière de responsabilité pénale, les hébergeurs ne pourront voir leur responsabilité engagée que si, en connaissance de cause, ils n'ont pas agi promptement pour faire cesser la diffusion d'une information ou d'une activité dont ils ne pouvaient ignorer le caractère illicite.

aïe, aïe, aïe...

Il ne se rendent pas compte à quel point : c'est inapliquable et favorise la censure à tout va ?

Re: Confiance dans l'économie numérique

Posté par Moby-Dik () le 27/02/2003 à 10:57. (lien). Évalué à 1.

Attention : la loi n'est pas adoptée en l'état, elle doit maintenant passer par le Sénat...

[+] Projet de loi en anglais ?

Posté par LupusMic (page perso, ) le 27/02/2003 à 11:03. (lien). Évalué à -4.

Ca me parait bizarre pour une loi française ;)

Espace privé.

Posté par LupusMic (page perso, ) le 27/02/2003 à 11:27. (lien). Évalué à 10.

A chaque fois que je vois un document sur l'Internet, on considère d'emblée que les données sont accessibles à tous. Mais que deviens la responsabilité d'un hébergeur dans le cas suivant :
Un hébergeur met à disposition un espace Web, des facilités de CVS/FTP et un système de messageris électronique. Le tout étant sécurisé avec les protocoles ad hoc.

Si ces services sont partagés par une petite communauté (genre, 10 pélerins qui veulent organisé leur tribu), quel est légalement le statut de cet espace ? Est-ce un espace publique ou privé ? L'hébergeur as-t-il un droit de regard sur ces locataires/hébergés ?

un exemple

Posté par imr () le 27/02/2003 à 12:40. (lien). Évalué à 6.

Les patchs qui permettent de jouer sans un cd dans la machine.
Ils sont utiles parce qu'ils permettent de faire des copies de sauvegarde, ce qui est légal. Ils sont utiles parce qu'ils permettent de ne pas souffrir des limitations d'un produit (ex: pour neverwinternight, tant que le client linux n'est pas sorti (il est prêt au fait) on ne peut y jouer que sous wine en l'ayant patché).
Donc, que doit faire un hébérgeur? Doit il supprimer tous ces patchs alors qu'ils ont des applications légales, ou doit il lui méme décider de ce qui est légal ou pas, et supprimer de son chef ces patchs qui peuvent être utilisés pour pirater des programmes?
Et quid de la bande passante? Doivent ils d'eux même identifier le traffic lié à un programme de p2p puisqu'il PEUT être utilisé à des fins d'échanges non légaux, ou doit il laisser tous ces paquets transiter puisqu'ils sont utilisés aussi à des fins légales?
Et tout ceci sans considérer une seule seconde que prendre des mesures dans ce sens est impossible.
Et pourquoi pas demander aux hébergeurs de bannir de leur propre chef toute personne susceptible d'utiliser leurs systémes pour des action illégales?
Bref, le législateur ordonne aux opérateurs techniques de faire la loi, sous prétexte de la faire appliquer. C'est une régression. C'est au législateur de faire la loi, il ne doit pas se décharger sur la société sous prétexte que la tache est difficile parce que les technologie ont une facilité d'évolution trop rapide par rapport à sa vitesse de réaction.
Puisque la société d'information est censé être une étape importante e l'évolution de notre société, qu'on le fasse sérieusement.

La démocratie est-elle soluble dans le virtuel ?

Posté par Egidius () le 27/02/2003 à 12:49. (lien). Évalué à 3.

En responsabilisant les hébergeurs sur les contenus des éditeurs, c'est ouvrir la voie à des actions de censure dignes des "gardiens de la révolution" iraniens.

Des associations vont pouvoir exercer une forme de "terreur" et nuire à la libre circulation de l'information.

Ils s'attaquent déjà aux expressions artistiques et littéraires. Ils pourront maintenant le faire pour les contenus hébergés.

La censure n'est plus une affaire d'Etat, elle est, en quelque sorte privatisée.

Encore une fois, nos élus totalement effrayés par la modernité vont sans doute empécher pour longtemps la progression des technologies de l'information en France pour le plus grand bénéfice d'autre pays plus ouverts aux élites moins frileuses.

C'est pas de sitôt qu'on verra une petite société française de "garage" devenir un poid lourd mondial de l'informatique.

3 autres problèmes de la loi

Posté par free2.org (page perso, ) le 27/02/2003 à 13:12. (lien). Évalué à 1.

je souligne 3 des gros problèmes de cette loi:

- doublement des peines pour "crime informatique" (je crois que le mot crime ne devrait s'appliquer que quand on met en danger l'intégrité du corps de quelqu'un, comme quand un automobiliste ne respecte pas un passage pour piéton), peines allant jusqu'à 30 ans je crois

- criminalisation des outils de sécurité (tous les outils de détection de failles), comment vont faire les gens pour être sûrs qu'ils sont protégés contre toutes ces failles ?

- impossibilité pratique de faire ou d'importer de la crypto open source avec un CVS (il faudrait faire une nouvelle déclaration à cahque modification dans le CVS

Re: Confiance dans l'économie numérique

Posté par tatayo () le 27/02/2003 à 14:30. (lien). Évalué à 7.

Juste pour préciser que c'est bien de faire des lois, mais l'internet n'est pas la propriété de la France. On parle ici de responsabilité des hébergeurs ... français. Donc, les personnes mal-intentionnés pourront toujours héberger les crakz et autres warez sur des sites étrangers (genre le togo ou le kenya) comme c'est déjà le cas aujourd'hui. Idem pour le spam, si une société américaine m'envoie un mail sans mettre son adresse électronique, que ce passera-t-il ? L'Etat français portera plainte à ma place ?
Pour ce qui est de la confiance dans l'économie numérique, c'est une bonne idée. Mais le problème, à mon sens, du commerce numérique c'est la livraison. C'est hallucinant que personne n'en parle. Moi je veux bien acheter sur le net (ce que je fais de temps en temps) mais la livraison c'est une vraie galère. Les délais ne sont jamais respectés, les horaires de livraison correspondent aux horaires de travail (pour ceux qui bossent), et en plus certains livreurs passent 2 fois et après vous devez aller chercher vous même votre colis. Pour exemple, j'avais commandé du matos sur ldlc qui devait être livré en 48 heures, j'ai attendu une semaine. Pour donner la confiance dans l'économie numérique il faut une logistique impeccable ce qui est loin, mais alors très loin d'être le cas dans notre pays, même si dans la région parisienne il y a moins de problèmes, et encore. Le débat est là : le livreur à l'heure que l'on souhaite et des délais respectés.

Internet Actu :

Posté par Moby-Dik () le 28/02/2003 à 10:32. (lien). Évalué à 1.

L'édito du moment, dans Internet Actu, porte sur la LEN.
http://www.internetactu.com/(...)

Et mes impots servent à ça !?

Posté par One () le 01/03/2003 à 02:34. (lien). Évalué à 2.

Salut à vous,

Après avoir lu le projet de loi (dans son intégralité, je le précise), je voulais m'attaquer à certains moins assez risibles sur ce projet. Et, c'est souvent le cas (en programmation du moins) j'avais pas remarqué que la page était "quelquechose".asp ! En ASP, et j'avais rien vu de rien vu !

Le truc était sous mes yeux depuis 1 heure et j'avais rien vu, mais lorsque mon voisin me dit: "ho, tu vois rien là ?" . Moi : "bheu... non" pensant que j'avais raté un truc super important dans le texte. Mon pote : "Tu vois pas que la page est sur un serveur microsoft ! T'es aveugle ou con !?"

Mince, le bougre avait raison. Le serveur qui m'envoyait sa page était sous IIS. Ouarffff et.... ptain ! l'argent publique (et surtout mon argent) va engrosser une boite privée (qui n'a plus de soucis à se faire jusqu'à la fin du siecle), alors que des solutions libres non proprio. existent depuis des années. J'ai un peu de mal à calmer ma rage. Et du coup j'ai oublié toutes mes tirades sur ce texte.

Je vous pose donc la question, nos députés là, ceux là-meme qui sont dans l'hémicycle et qui nous pondent des lois informatiques, ils n'ont jamais entendu parler des Logiciels Libres? Il faut leur dire que cela peut aider grandement à reduire le déficit du budget de fonctionnement de l'Etat.

Et dire que je n'ai aucun droit de regard sur l'utilisation de nos impots, par contre le percepteur ne m'oublie jamais pour le rappel des impots. C'est vache (folle) la vie des fois. Va falloir que j'écrive à "Combien ça coute" de T(es)F(ou)1 pour qu'ils nous donnent quelques chiffres sur le budget de fonctionnement du service informatique de l'Assemblée Nationale. Il parait que l'Assemblée Nationale est remplie de personnes élues par le peuple et que ces gens là representent les intérets du peuple. Je suis peut-etre à la masse, mais du peuple et le bon sens populaire me dit que les logiciels proprio ne vont pas dans mon interet. Si c'est le cas, faut me le prouver, nom d'une pipe !

Petite analogie...

Posté par aerios () le 04/03/2003 à 11:56. (lien). Évalué à 1.

En lisant tous ces messages je viens de penser à ce détail:

Sur Internet, avec cette loi, on parle que l'hébergeur est tenu pour responsable. Donc c'est le propriétaire du lieu en quelque sorte qui paye pour les conneries des autres.

Dans la vie physique ce n'est pas le propriétaire du lieu qui est responsable mais celui qui fait l'acte: une porte ouverte pour les maisons closes ? :) Non, mais sérieusement, ils ne leur viendraient pas à l'idée de faire passer en justice le propriétaire des immeubles où se déroule des tournantes ou encore qui permettent de faire des caches de drogues ou d'armes...

...adorable. ;p

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