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: Le Syntec nous verrait bien intermittents

Posté par Stéphane Mariel (page perso, ). Modéré le 03 septembre 2003.
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Selon le Monde Informatique, le Syntec Informatique réfléchit à quelques "adaptations" de l'accord de branche de notre secteur.
Tout un programme : assouplissement des procédures de licenciements et plus large recours aux très fameux contrats de chantier...

> Lire la suite (144 commentaires, moyenne: 2,7).   [dépêche : 1618 caractères]

Les grandes entreprises adhérentes du Syntec Informatique après avoir joué les mijaurées concernant la délocalisation aimerait bien nous apporter l'Inde à domicile.

Passons sur les conditions du licenciement, j'ai du mal à envisager le contrat de chantier...

Pour ceux qui ne voit pas de quoi on parle, il s'agit d'un type de contrat pas mal utilisé dans le secteur du bâtiment et qui consiste a embaucher une personne non pas sur la base d'une durée (CDD) ou de manière permanente (CDI) mais sur la base d'un projet. Il s'agit d'une sorte de paiement à la tâche. Le projet terminé, le contrat prend fin. Dans d'autres domaines, on dit intermittents.

Avantage, on peut si je ne me trompe pas multiplier les contrats de chantier (ce qui n'est pas possible avec un CDD) et (je ne veux pas dire de bêtises) mais il n'y aurait bien pas de prime de précarité à verser.

Bref que du bonheur... On a aussi vu des pratiques plus ou moins équivalentes pour se débarrasser de salariés encombrants : devenez indépendant, vous verrez liberté, argent, bonheur... Une commande initiale et surtout, plus d'obligation pour l'ex-employeur.

Je ne suis pas sur que l'avenir du secteur (morose il est vrai) passe par ce genre de chose, enfin ça n'est que mon avis, hein.

Naturellement toutes ces améliorations devront faire l'objet d'une présentations aux représentants des salariés et d'un accord paritaire, il y a donc encore de la marge, mais enfin...

Ndm : Hors sujet, mais les salariés du secteur informatique étant souvent soumis à la convention collective du Syntec, je pense que ça intéresse pas mal de monde.

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Re: Le Syntec nous verrait bien intermittents

Posté par Caeies () le 03/09/2003 à 09:30. (lien). Évalué à 4.

Euh, je vais pas tarder à rentrer dans ce secteur, et je me demandais si bcp de mes futurs collègues étaient syndiqués sous une forme ou sous une autre ... des infos ?

Merci
Caeies
Pour un Syndicat GPL :)

Re: Le Syntec nous verrait bien intermittents

Posté par Aurélien Girard () le 03/09/2003 à 09:35. (lien). Évalué à 4.

Nous ?

Je ne savais pas que Linux était réservé aux informaticiens.

Quelle légitimité pour la syntec ?

Posté par Annah C. Hue (page perso, ) le 03/09/2003 à 09:48. (lien). Évalué à 19.

Je m'interroge sur cette obscure société qu'est la syntec.

Après avoir pondu une convention collective (ISBN 2-11-075317-X) qui est l'une des plus avantageuses pour les employeurs, après avoir signé les accords 35 ans parmi les pires pour les salariés, voilà que ces suceurs de frics veulent légitimer leur travail de viandars.

Je voudrais donc savoir si il n'y a pas moyen de se passer de ce ramassis de voleurs, qui ne sont sûrement pas informaticiens.

Les sociétés qui travaillent dans un esprit non-enculatoire, comme Easter-Eggs par exemple, adhèrent-elles à cette maudite syntec ? Y a-t-il moyen de bypasser ces parasites technocratiques ?

Faut-il monter un syndicat "GPL" comme tu dis ?

Faut-il butter les voleurs qui dirigent pour leut apprendre à pas mordre la main qui les nourrit (ie : nous (désolé pour les non-informaticiens de linuxfr, c'est pour l'arrêt thorique)).

Bref : comment leur botter le cul pour qu'ils arrêtent de nous voler ?

Re: Le Syntec nous verrait bien intermittents

Posté par grmbl (page perso, ) le 03/09/2003 à 10:06. (lien). Évalué à 4.

>pour se débarrasser de salariés encombrants : devenez indépendant (...)

D'autres ne s'encombrent même pas de salariés. Ils ne font appel qu'à des independants-rendus-suffisamment-dépendants-pour-qu'ils- ne-fassent-pas-la-fine-bouche.
Pas de boulot -> pas de frais.

Reconvertissez-vous !

Posté par Jak () le 03/09/2003 à 10:23. (lien). Évalué à 6.

Bah, oui, si j'ai suivi une filière informatique, c'est un peu poussé au gré des courants (être étudiant, c'est peinard, alors j'ai fait durer ça le plus longtemps possible), même si le sujet m'intéresse quand même. J'ai eu un premier emploi sans avoir à chercher, mais les problèmes économiques 2 ans plus tard ont fait que ma boîte a du fermer, d'où licenciement. Depuis, je n'ai pas retrouvé d'emploi, en grande partie parce que j'ai été incapable de me motiver sérieusement pour trouver un poste. J'ai hélas tardé à me l'avouer et à me remettre en cause, mais je vais bientôt commencer une formation dan sun métier que je veux _vraiment_ faire depuis que je suis tout petit.
Je ne m'attends bien évidemment pas à gagner autant qu'auparvant, et les contraintes du métier en question m'avaient autrefois fait reculer, mais au final, je vais faire quelque chose qui me tient réellement à coeur. Et rien ne m'empêchera de participer à un projet libre, d'autant qu'il n'y a aucun risque de conflit d'intérêt.

--
« Le savoir, n'est-ce pas, est un bien précieux. Trop précieux pour ne pas être partagé. »
- Battologio d'Epanalepse, in De Cape et de Crocs, Acte VII (Ayroles & Masbou)

lien sur d'autres sources?

Posté par SoWhat () le 03/09/2003 à 10:24. (lien). Évalué à 1.

j'ai bien trouvé un lien sur l'article parus dans Les Echos mais il faut payer pour y avoir accès. Quelqu'un a-t-il un accès pour confirmer ou un autre lien interessant? L'article du Monde Informatique ne donne aucun lien, et c'est dommage.

Leur convention...

Posté par Jihem () le 03/09/2003 à 10:52. (lien). Évalué à 1.

La convention du Syntec est celle des Bureaux d'étude (3018):
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/VisuSommaireCoco.jsp?lenum=301(...)

Mais est-ce la seule à laquelle ils participent ou qu'ils ont rédigé?

Re: Le Syntec nous verrait bien intermittents

Posté par asailor () le 03/09/2003 à 10:58. (lien). Évalué à 5.

Si ça fait comme pour les intermittents du spectacle, c'est une super mauvaise nouvelle. Le système a été complètement corrompu par les employeurs.

Au début ce statut permettait aux gens du spectacle sans emploi (entre 2 emplois) de toucher une rémunération pour leur permettre de vivre de leur travail même s'ils n'avaient pas beaucoup de travail. À la fin (maintenant et c'est pourquoi il y a eu toutes ces manifestations) c'est devenu une bonne aubaine pour les employeurs : tu viens travailler dans ma boîte, mais tu ne dis pas que tu travailles et je te donne 500 euros en plus de ton indemnité d'intermittent... moralité, l'état (c'est à dire nous) paye directement des gens qui sont employés dans des entreprises (publiques et privées).

Ensuite l'état s'est plaint qu'il payait trop pour les intermittents... un grand merci donc aux truands de l'emploi !

L'article original qui n'est plus en ligne (super pour la diffusion de l'information)
http://www.lemonde.fr/recherche_resumedoc/1,9687,810572,00.html?mes(...)

J'ai une copie dont voici 2 extraits :

Institué, en 1969 [le statut d'intermittent], au lendemain des grèves de 1968, afin d'aider à la création artistique, ce régime indemnise, quand ils ne travaillent pas, les comédiens et les professionnels du spectacle. Car le métier d'artiste a toujours été précaire parce qu'aléatoire et incertain. C'est une spécificité française que d'avoir inventé ce système de solidarité qui permet à des milliers de créateurs de vivre, tant bien que mal, de leur art et qui, du coup, garantit la richesse créatrice.

Trop de grandes sociétés audiovisuelles publiques et privées, trop de grandes sociétés de production, trop de grandes institutions culturelles comme l'Opéra de Paris ont organisé leurs budgets en tirant toutes les meilleures ficelles du généreux statut. Échappant ainsi aux contraintes des contrats à durée déterminée, elles contribuent à creuser profondément le déficit du système.