Journal Pigalle, DSLZ, téléchargement, toussa

Posté par (page perso) .
Tags : aucun
12
22
mar.
2009
Yop les gens,

alors pour la petite histoire, je rentre tout juste du concert de Pigalle + Debout Sur Le Zinc, et j'ai pu discuter 5 min avec Simon Mimoun et Christophe Bastien.

Déjà le contexte: DSLZ est un groupe que j'ai découvert grâce à des amis il y a quelques mois, que j'apprécie beaucoup. Pigalle je connais de nom bien évidemment, mais je ne connaissais que quelques morceaux (avec en tête bien entendu "Dans la salle du bar tabac de la rue des Martyrs").

Après un départ, comme à mon habitude, 10 min avant l'heure du début du concert, et en trouvant une place immédiatement, j'arrive à l'heure prévue devant la salle. La queue étant plutôt grosse, et il me faut 1/2 heure pour entrer. J'ai bien les boules, le groupe à commencé à l'heure, j'ai loupé la première demi-heure (bon OK c'est de ma faute). J'entends un des gars de la sécurité dire << va à l'intérieur voir si y'en a pas un qui fume >>, et ça m'a relativement chagriné, même déçu. Je sais bien qu'il font leur boulot blah blah, mais je regrette les salles de concerts enfumées, je regrette que les portables aient remplacé les briquets (pas toujours heureusement), je regrette qu'il n'y ait plus de gens qui chantent "Goldorak" quand on attend le premier groupe, je regrette que des gens râlent quand ça bouscule un peu dans la fosse ou la pré-fosse... Bon bref je m'égare.
Le concert de DSLZ (c'est un acronyme hype pour dire Debout Sur Le Zinc, parce que c'est long à écrire Debout Sur Le Zinc, et à force ça fatigue les doigts, et les doigts, faut les reposer) est pas mal du tout, mais c'est clairement un groupe de studio avant tout. Avec ma 1/2 heure en moins, c'est relativement court (1 heure), mais j'apprécie.
Vient ensuite Pigalle, que je connaissais à peine donc. Première impression: ils tirent tous la gueule... Ok, y'a eu un décès ? Vous venez de vous engueuler ? Bon bref, ça fait bizarre. Mais rapidement c'est la claque, très bon groupe sur scène, François Hadji-Lazaro explique chaque chanson avec humour, et ça bouge. Petite note au passage, je suis assez déçu par le public (ce n'est pas la première fois à Marseille), ça ne bougeait vraiment que sur 2/3 rangées dans la fosse alors que le groupe était énorme. François (Hadji-Lazaro), -parce que pour faire simple il y a 3 François dans le groupe-, joue de nombreux instruments (à l'instar des Ogres ou des Tête Raides) et sait clairement mettre l'ambiance :). De nombreux rappels (Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs au yukulélé c'est assez excellent ^^), je les reverrais volontiers.

Bon pourquoi je vous raconte tout ça ? Certainement pas pour tuer le temps parce que j'ai une copine qui vient de m'appeler pour re-bouger (alors que je viens de rentrer franchement, elle pouvait pas m'appeler avant ?), mais parce que, comme dit plus haut, j'ai pu discuter un peu avec 2 membres de DSLZ.
Disclaimer: même si j'écris ça à chaud, je ne veux en aucun cas parler à la place des intéressés, et il est probable que j'ai déformé -ou mal compris- des propos. Bref à prendre avec des pincettes, suspicion et recul. Les fautes d'orthographe n'ont pas été prononcées à l'oral.
Donc je viens d'acheter leur dernier CD (en fait j'aurais bien pris le CD + DVD de Pigalle, mais 1 CD à 15 € + 1 CD/DVD à 16 € - plus le prix du concert - ça commençait à faire vachement beaucoup, ce sera peut être pour plus tard), et je passe pour le faire dédicacer - en vrai j'ai horreur des dédicaces, mais c'était surtout pour avoir un prétexte pour taper la discut' -.
Je pose donc la question suivante << que pensez vous du téléchargement illégal, et de la musique Libre, est-ce que vous en avez discuté entre vous dans le groupe ? >>
Simon me dit qu'il a un avis, Christophe qu'il n'a pas un avis tranché. Je vous fais grâce de la conversation complète parce que j'ai du en oublier une grosse partie, mais en gros Simon me donne les arguments classiques, un CD ça coûte cher à produire (il m'a dit 40 000 €), << on est 7 musiciens à nourrir >>. Il trouve un peu démago les artistes qui sont déjà connus et disent << vous pouvez me copier >> (il ne m'a pas cité de nom, mais moi j'ai cité Manu Chao - que j'aime beaucoup au passage -). Je lui ait dis que la répression n'était pas franchement une bonne solution, il est contre la répression et pense qu'il faudrait trouver un juste milieu. Quand je lui ai parlé de la licence globale, il m'a dit que le problème avec la licence global était que la rémunération n'était pas équitable (ça risquait d'être toujours les mêmes qui sont rémunérés, chose avec laquelle je suis d'accord). Il m'a dit qu'ils doivent monter le prix des concerts avec les baisses de ventes d'album, j'ai rétorqué que plus de monde connaissait grâce au téléchargement, et donc plus de monde venait à leurs concerts. Quand je lui ai parlé de Deezer (que je n'aime pas), il a fait la grimace :). Christophe lui n'a pas d'avis tranché, il semblait d'accord avec moi quand je disais que certains étudiants - entre autres, y'a pas qu'eux - n'avaient pas les moyens de payer 15 € pour un album, et qu'il ne fallait pas les exclure. Ils (autant l'un que l'autre) n'avaient jamais entendu parlé de musique Libre. Par contre bonne surprise, Christophe avait entendu parlé de Linux et des logiciels Libres. Je leur ai dit que j'étais auteur de logiciels Libres et que je donnais à la communauté les logiciels que je faisais sur mon temps Libre, mais je reconnais que la comparaison est hasardeuse: un logiciel peut se produire seul sur un ordi, pour la musique - même si ça peut s'auto-produire - ça demande toute une chaîne qui coûte très cher. Je leur ai conseillé à plusieurs reprises (j'ai insisté) de lire la page Wikipédia sur la musique Libre, j'espère qu'il vont le faire.

Petite conclusion perso: je pense qu'il y a un fossé entre les artistes et la communauté Libre, et que le nerf de la guerre est la communication (je trouve anormal que des artistes n'aient jamais entendu parlé de musique Libre). Les artistes ne sont pas fermés, et leur arguments sont souvent valables ou du moins intéressants (cf Mano Solo qui a tenté un type particulier d'auto-production). Ce monde est difficile à comprendre pour nous, parce que totalement différent du notre (informatique), il a d'autres contraintes. Ceci dit, je pense qu'on est en pleine Révolution culturelle, et je crois que le partage et la diffusion de la culture sont prioritaires.

Toutes mes excuses pour ce texte extrêmement mal rédigé, et probablement déformé (ne prenez rien de ce que j'ai dit pour argent comptant), mais j'ai voulu l'écrire à chaud, et je suis en train de boire une excellente Delirium Tremens* :) :) :)

++
Goffi


*L'abus d'alcool est un abus dont il faut éviter d'abuser... ou pas

PS: à rapprocher avec le court entretient que j'ai eu la chance d'avoir avec Hubert Félix Thiéfaine (là encore les propos sont à prendre avec des pincettes): http://linuxfr.org//~Goffi/21328.html et http://www.goffi.org/index.php?post/2006/04/04/Derniere-stat(...)
  • # ah oui

    Posté par (page perso) . Évalué à -1.

    Petite note spéciale pour l'excellent T-Shirt de François Hadji-Lazaro: << Chassez le naturel, il revient au goulot >> :D

    Et comme dirait une vieille à la gueule défoncée: À BOIRE !!!
    • [^] # Re: ah oui

      Posté par . Évalué à 9.

      C'est pas gmail qui a une feature qui te fait faire répondre à une question un peu compliquée avant de poster après une certaine heure, de manière à ne pas envoyer de mail par "inadvertance" ? Je crois que je vais poser un ticket pour templeet ...
      • [^] # Re: ah oui

        Posté par (page perso) . Évalué à -1.

        C'est LinuxFr qui a une feature qui te fais poster un journal plutôt que d'envoyer un mail à ta copine pour dire que tout est fini.
    • [^] # Re: ah oui

      Posté par . Évalué à 2.

      Les journaux sont destinés à écrire des informations lorsque vous êtes sobre, qui ne sont pas suffisamment intéressantes pour être validées en dépêche.
      Je ne ferais pas de critique sur la forme, mais je pense que l'on comprendra ce que j'ai voulu dire avec cette phrase.

      Sur le fond, à l'ouest rien de nouveau. La rémunération équitable avec une licence globale est tout à fait possible. L'artiste avec un avis dans ton exemple a une vision matérialiste du support de sa musique.
      • [^] # Re: ah oui

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        L'artiste avec un avis dans ton exemple a une vision matérialiste du support de sa musique.
        Ben le but de ce journal était un peu d'éviter de tomber dans ce genre de conclusion un peu trop facile à mon goût...
        Ces artistes ont des arguments valables; autant ils ont certainement une position à revoir, autant camper sur nos positions sans chercher à comprendre le pourquoi du comment n'est pas forcément idéal non plus. HFT m'avait dit qu'il avait reçu des mails d'insultes suite à son intervention à la radio, c'est pas franchement super pour faire avancer le schmilblick.

        ...et il faut un peu plus qu'une Delirium Tremens pour ne plus être sobre :)
        • [^] # Re: ah oui

          Posté par . Évalué à -2.

          d'un autre coté avec ce que tu as ecris on n'est guere avancé...
      • [^] # Re: ah oui

        Posté par . Évalué à 10.

        Classer les gens dans la catégorie 'méchants artistes' et éviter toute discussions ou tentative de compréhension en résumant leur discours par un ' L'artiste avec un avis dans ton exemple a une vision matérialiste du support de sa musique ', c'est tout de même un petit peu facile.

        Les artistes c'est des gens comme les autres, ils ne vivent pas seulement d'amour de leur fan et d'eau fraiche. Ils ont besoin de manger, mettre de l'essence dans leur bagnole, payer les frais de scolarité de leur gamin. Et ils ont besoin de sous pour presser des CD. Dans la discussion au dessus, il est fait mention de 40 000 euros. Ca ne se trouve pas non plus sous un gravillon, 40 000 euros.

        Alors si personne ne leur explique comment faire pour changer leur façon de 'vendre' sans devenir SDF, ils vont peut-être pas le faire eux-même. (et combien ici sont passés d'un OS proprio à un OS libre, tout seul, comme des grands, sans que personne ne leur montre, explique les avantages, etc etc...) Donc se contenter de dire 'ils ont qu'à faire de la musique libre' , c'est un peu jeter des phrases dans le vent pour avoir l'impression d'avoir fait son boulot, d'avoir essayer de faire entendre la vérité à ces hérétiques matérialistes. Peut-être que si chaque libriste qui se contente de dire 'ils ont une vision matérialistes du support de la musique, les vilains' se prenait par la main et allait expliquer c'est quoi la musique libre, comment on peut faire pour passer d'une économie de type produit vers une économie de service + goddies, ça ferrait beaucoup plus avancer les choses.

        Enfin il ne faut pas tout mélanger, je ne vois pas du tout ce qu'il y d'incompatible entre musique libre et CD payant. mais alors vraiment pas. ( je prendrais juste l'exemple de NIN qui ont leur musique sous CC (je sais plus laquelle) et qui pourtant vendent des CD hein). Le CD après tout, ça n'est qu'un goddies.
        • [^] # Re: ah oui

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Purée dommage qu'on ne puisse pertinenter qu'une seule fois.
        • [^] # Re: ah oui

          Posté par . Évalué à 3.

          C'est très pertinent ton message, je le pertinente aussi, si ce n'est que je ne l'ai pas classé dans la catégorie "méchant artiste". C'est pas entre deux dédicaces en lui posant la question "quelle est votre opinion sur la musique libre" qu'on fait avancer le schmilblik.

          Le constat est que l'artiste de l'exemple n'a parlé que du soucis des 40K nécessaires pour faire graver un CD. Que la seule alternative à la baisse de vente des CD est pour lui d'augmenter le prix des concerts. Et ce n'est pas en se renseignant sur ce qu'est la musique libre qu'il trouvera une solution à son problème : "on est 7 musiciens à nourrir"

          Aujourd'hui il y a aucun modèle clé en main à proposer aux artistes, donc en allant vers un groupe qui n'est pas militant pour changer le monde de la musique, à part faire des constats on ne peut pas faire beaucoup mieux.
          • [^] # Re: ah oui

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            En allant vers des groupes militants on aura des réponses de militants. Mais bon des fois faut aussi sortir de gens qui pensent comme toi pour essayer de comprendre - ou convaincre - les autres.
            Mon but n'était pas de changer le monde de la musique, mais d'avoir l'avis d'artistes (ils étaient 2) que j'écoute. J'ai au moins appris qu'il connaissaient les logiciels Libres, mais pas la musique. À mon sens ça montre qu'un domaine du Libre est plus avancé que l'autre en matière de communication (c'est pas un scoop, mais on a quand même affaire à des musiciens).

            Maintenant probablement que ça s'est arrêté là et qu'il ne se renseigneront pas plus sur le sujet. Mais c'est visiblement la première fois qu'ils ont entendu parler de musique Libre, au moins ils en ont entendu parler. Tu ne peux pas non plus t'intéresser à un truc dont tu ignores l'existence.

            Et encore une fois, arrêtez de déformer les propos, il n'a pas dit << la seule alternative à la baisse de vente des CD est [...] d'augmenter le prix des concerts. >>, il a dit << la baisse des ventes nous fait monter le prix des concerts >> ce qui est complètement différent (s'il y a une autre solution, il ne sera pas forcément contre).
        • [^] # Re: ah oui

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Ce n'est pas pour remettre en question le reste de ton discours (j'adhère), mais pour préciser :

          l'exemple de NIN qui ont leur musique sous CC (je sais plus laquelle)

          Mauvais exemple si tu veux parler de musique libre : CC-by-nc-sa (pas libre, mais plutôt "faites ce que vous voulez pour me faire de la pub, mais dès qu'il y a du business c'est pour moi", bref c'est une forme de promotion différente, mais qui reste de la promotion).

          Par contre, je ne vois pas trop encore d'argument à faire de la musique libre à la place du CC-by-nc-sa (pas vraiment d'avantages visible pour moi sur un retour financier possible genre plus de vente en enlevant la partie -nc), donc bon... La musique libre n'a pas encore trouvé son modèle financier.
          • [^] # Re: ah oui

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            CC-by-nc-sa (pas libre, mais plutôt "faites ce que vous voulez pour me faire de la pub, mais dès qu'il y a du business c'est pour moi"

            Tu racontes n'importe quoi.
            Je ne sais pas sur quel modèle tu te bases, mais ce schéma me parait bien différent des artistes que je fréquente qui mettent à dispositions leurs œuvres sous cette licence.
            • [^] # Re: ah oui

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              mais ce schéma me parait bien différent des artistes que je fréquente qui mettent à dispositions leurs œuvres sous cette licence.

              Argumente alors : quel est leur schéma? Surtout la partie qui dit que le -NC (la partie non libre) est nécessaire à leur schéma.
              Si tu me sors un argument style "contre le système commercial", ce sera bien dans la veine "mais dès qu'il y a du business c'est pour moi" (ne pas laisser aux autres le business, fermer le business, c'est bien s'approprier la partie business)

              Je serai très curieux de connaitre des arguments (valables hein, pas des excuses) contre la suppression du -NC pour devenir libre.
        • [^] # Re: ah oui

          Posté par . Évalué à 3.

          Les artistes c'est des gens comme les autres, ils ne vivent pas seulement d'amour de leur fan et d'eau fraiche. Ils ont besoin de manger, mettre de l'essence dans leur bagnole, payer les frais de scolarité de leur gamin. Et ils ont besoin de sous pour presser des CD. Dans la discussion au dessus, il est fait mention de 40 000 euros. Ca ne se trouve pas non plus sous un gravillon, 40 000 euros.

          En même temps ça montre qu'ils vivent dans un univers parralèle.

          Ils n'ont aucune raison de payer la presse de CD. Plus personne n'en veut, plus personne n'en achètent des CDs ! ça prend de la place, faut encore les réencoder pour les mettre sur son baladeur, c'est complètement obsolète.

          Au lieu de se ruiner à presser de CD invendables, il feraient mieux de vendre leur musique en ligne. Et au lieu de vendre des CD 15€ pendant les concerts, ils feraient mieux de vendre 5€ la copie de leurs flac/mp3 sur le baladeur des fans qui assistent à leur concert.
          • [^] # Re: ah oui

            Posté par . Évalué à 3.

            Ils n'ont aucune raison de payer la presse de CD. Plus personne n'en veut, plus personne n'en achètent des CDs ! ça prend de la place, faut encore les réencoder pour les mettre sur son baladeur, c'est complètement obsolète.

            C'est curieux, mais chaque visite à ma grande surface préférée me montre clairement le contraire : des CDs il y en a un plein rayon, et les gens en achètent (et je ne parle même pas d'une grande surface spécialisée dans les produits dits culturels, hein).

            Après, effectivement, de plus en plus de gens sont en train de se tourner vers la musique en ligne. Mais ça reste encore une pratique de technophiles. J'ai vu plusieurs néophytes complets essayer d'acheter en ligne dernièrement, et ne pas renouveler l'expérience à cause de la complexité et des DRMs.
          • [^] # Re: ah oui

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            40 000 € (c'était un truc lancé comme ça, sur Wikipédia j'ai lu 130 000 € sur la page de Mano Solo) c'est pour *produire* le CD, pas le presser (comprendre payer les gens, les locations et probablement tout un tas d'autres trucs comme le circuit de distribution nécessaires). C'est pas en supprimant le support physique que les dépenses vont d'un coup être divisées par 3.
            Et après tout le monde tape sur les journalistes quand ils déforment des propos.
            • [^] # Re: ah oui

              Posté par . Évalué à 2.

              Il y a quelques années le magazine de la FNAC avait indiqué les coûts liés à un album pour expliquer son prix en prenant en exemple un CD de Thomas Fersen : voir ici : http://www.framasoft.net/article4683.html#nb8
              Je ne sais pas exactement sous quelle ligne peut se trouver le pressage mais c'est toujours intéressant comme référence.
  • # Resume

    Posté par . Évalué à 0.

    Si je resume donc ton post, c'est juste pour dire que les groupes, hormis leurs milieux et leurs microcosmes, ne connaissent rien d'autre ?

    Ca aurait pu être plus précis et concis. J'ai failli m'endormir après les 5 premières lignes.
    Au passage, tu as le meme défaut sur ton blog (surtout le texte pas aéré, ca fait mal au cerveau)
  • # Sinon...

    Posté par . Évalué à -2.

    Pour utiliser GNU/Linux tu as dû fournir un travail d'investissement et de recherche. Pourquoi n'en ferais-tu pas de même pour la musique et ainsi éviter d'écouter ces groupes mauvais et à tendance "bobo qui pense détenir la solution concernant la faim dans le monde" hein ?

    M'enfin bref, mon commentaire n'a aucune valeur puisque je porte en horreur toute cette scène pseudo alternative juste bonne à enfoncer encore un peu plus la qualité (inexistante) de la musique rock mainstream dans l'hexagone.

    Bonne journée.
    • [^] # Re: Sinon...

      Posté par . Évalué à 2.

      Je ne prends pas de risque en disant que tu n'as jamais écouté "debout sur le zinc".
      Leur dernier album comporte surtout des chansons sur les relations amoureuses et revendique... rien.

      Le travail d'investissement et de recherche ils l'ont fait à leur niveau en intégrant aux guitares, basse et batterie, de la clarinette, du violon, du buggle... crééant ainsi un son et un style unique, et surtout réussi (à mon goût bien sûr).

      Quand je parle autour de moi d'Alexis HK, DSLZ, Les Ogres, Les blérots de RAVEL... j'ai de plus en plus souvent le droit à des réactions comme la tienne.
      Ca commence à me souler cette habitude prise de fourrer dans "scène alternative" tout ce qui ne passe pas sur TF1 et RTL2 et à considérer par extension que se sont de pseudos révolutionnaires.
      • [^] # Re: Sinon...

        Posté par . Évalué à 4.

        Je connais mal les groupes que tu cites, je m'abstiendrais donc bien de commenter leur musique (par contre, je vais m'empresser d'aller en écouter). Par contre, j'ai souvent entendu leurs noms associés à des groupes comme les têtes raides ou la tordue qui - même si j'apprécie le plus gros de ce qu'ils ont fait - ne revendiquent pas vraiment "rien". Ceci peut expliquer l'amalgame.
        • [^] # Re: Sinon...

          Posté par . Évalué à 3.

          En tant qu'utilisateur comblé de GNU/Linux, dirigeant d'une école de musique et amateur à l'écoute comme à la création de la "scène alternative" j'ai un peu trop pris à titre personnel son commentaire.

          Tu as sûrement raison pour l'amalgame. Maintenant si j'avais mis dans le même sac à ordure Pink Floyd et Radiohead au motif que je n'aime pas Pigalle et que je n'apprécie pas le Rock, je crois que je me serais bien fait démonter.
  • # En même temps...

    Posté par . Évalué à 10.

    Si on pouvait s'assurer que la majorité des informaticiens au moins connaissent et comprennent ce qu'est le libre (même s'ils ne l'utilisent pas ou le côtoient pas directement) ce serait pas mal.
  • # La répression c'est pas cool?

    Posté par . Évalué à 7.

    > il est contre la répression et pense qu'il faudrait trouver un juste milieu.

    Le juste milieu entre la répression et le laxisme c'est la prévention qui consisterait à couper la connexion à internet histoire que tu ne télécharges plus?

    C'est affligeant de voir à quel point ces "artistes" vivent dans une bulle. Merci pour ton journal, je vois mieux comment l'industrie de la musique a réussi ce coup de maître (opposer les artistes à ceux qui les aime, et maintenir le tout sous contrôle).
    • [^] # Re: La répression c'est pas cool?

      Posté par . Évalué à 4.

      C'est un gros raccourci, la coupure de connexion est plutôt de la répression camouflée. Il ne faut pas parler à leur place histoire de trouver un bon moyen de leur taper dessus.
      La prévention c'est expliquer les enjeux de la propriété intellectuelle, expliquer les différents modèles économiques et ce qu'on peut faire ou non avec ces médias suivant les licences.
      Proposer une offre de musique sasem légale de qualité au moins équivalente à l'offre illégale en terme d'accessibilité, d'interopérabilité, de disponibilité. etc.
      Là on parle de prévention! Quoi qu'on en dise, la coupure s'inscrit dans une politique de répression!
    • [^] # Re: La répression c'est pas cool?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Ben je ne sais pas s'ils vivent tellement "dans leur bulle". Je pends l'exemple de Mano Solo qui a tenté l'expérience de l'auto-production (en mettant quand même sa maison en hypothèque d'après Wikipédia) avant de dire que ça ne marche pas (et il était venu discuter, de manière assez provocante comme à son habitude, sur ratiatum à une époque).

      Ici DSLZ ne connaissait pas la musique Libre et devait certainement penser que copier la musique était forcément illégal, ça c'est vivre dans sa bulle, mais ça peut se comprendre: peu de gens le savent (nous la culture Libriste tourne autour, donc tout le monde ici le sait). Il n'ont jamais dit, au passage, être pour ou contre Hadopi (j'aurais du demander tiens).

      Ce que j'essayais de dire avec ce pavé indigeste - rahhhh j'avais juste envie d'écrire -, c'est que peut être on pourrait commencer par parler de ce monde alternatif en allant voir les artistes à la fin des concerts, en leur écrivant, en écrivant aux médias, etc.

      Et je pense aussi que certains ici vivent "dans leur bulle". Combien peuvent vivre 100% en accord avec les belles idées ? Combien bossent sur du proprio ? Ok on peut faire du Libre sur notre temps libre (quand on n'en a pas marre des 8 heures passées sur un écran la journée), mais souvent on a un boulot pas forcément très Libre à côté qui permet de vivre.
    • [^] # Re: La répression c'est pas cool?

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Quelle solution as-tu à proposer qui règlerait le problème ?

      L'inquiétude du "il faut bien qu'on mange" est compréhensible. On parle de petits groupes là, pas de Céline Dion. Moi, c'est pareil, je taffe, j'aime bien être payé.

      Dire que les artistes n'ont qu'à se rémunérer sur les concerts, c'est supposer qu'ils ne peuvent vivre qu'avec ça. Je ne suis pas sûr que ce soit bien le cas pour ce genre de groupes. On n'est pas tant que ça à aller à des concerts et la place est souvent juste un peu plus cher que le prix d'un album. Ca aurait été une question intéressante à leur poser d'ailleurs.
      Accessoirement, les patterns de consommation de musique que je vois se généraliser sont plus tournés vers le single que vers l'album. Je ne suis pas sûr que ça aide à remplir les salles de concert : les gens ont plus l'air obsédés par un titre que par un artiste ou un album. Quand on coupe ce lien, ça devient difficile de créer un lien "affectif" avec un artiste ou un album et d'avoir le déclic concert.

      La licence globale est, à mon sens, un truc relativement pervers. Le calcul de la répartition se fera forcément par rapport à des indicateurs chiffrés qui mettront en difficulté les petits artistes. Qu'on compte les passages à la radio, le nombre de spectateurs au concert ou le nombre de téléchargements, il y aura forcément un souci pour eux... Alors que justement, ce sont probablement eux qui bénéficient le plus du fait qu'on achète vraiment les CD. Je pense qu'ils sont de loin les moins "piratés".
      Accessoirement, ça me ferait profondément chier de sponsoriser la production des albums des gros artistes alors que je n'écoute pas ça du tout : je veux pouvoir choisir les artistes que j'aime et dont j'achète les albums, bref où mon argent va.

      Le téléchargement et Deezer sont vraiment chouettes pour découvrir des trucs (je ne compte pas le nombre de groupes que j'ai découvert comme ça) et ensuite acheter les albums et aller les voir en concert. Mais ça a aussi l'effet pervers d'enlever de la valeur à la musique : on considère vite que c'est quelque chose de gratuit. Bref, ça ne marche que si les gens sont globalement corrects.
      Accessoirement, les Deezer-like enferment l'écoute musicale dans un cadre géré par des sociétés et des contrats. J'aime quand même être libre d'avoir les albums chez moi et pouvoir écouter ce que je veux, quand je veux, autant de fois que je le veux. C'est donc vraiment un moteur de découverte mais je ne suis pas sûr d'avoir envie que tout aille dans ce sens.

      La musique libre, c'est pareil, on va compter sur le fait que les gens sont corrects. Dans leur majorité, ils ne le sont même pas alors que c'est interdit. J'ai des doutes sur le fait que la musique libre puisse se généraliser en étant vraiment viable pour les artistes (ie qu'ils ne puissent faire que ça, sans avoir un vrai boulot à côté) - je ne parle pas de cas particuliers qui peuvent s'en sortir mais bien de l'écosystème global.
      Faire un parallèle avec le logiciel libre est assez caduque car la majorité des modèles économiques du LL sont basés sur le service. Accessoirement, actuellement en tout cas, on a une minorité qui paye pour que la majorité puisse se servir et une grosse partie de la production de LL qui se fait bénévolement. Et je ne m'étendrais pas sur la difficulté de faire de la vraie édition de logiciels avec une approche services.

      La seule solution non répressive est l'éducation et le fait que les gens aient un comportement responsable. Maintenant, vu ce que je vois autour de moi comme comportements chez des gens de mon âge (donc vers les 30 ans), je me dis que ce n'est pas gagné de compter là-dessus...

      Le principe de production par les consommateurs qui se base sur un single (je précise single) me semble aussi assez dangereux. Ca ne me semble pas forcément la meilleure idée pour créer des choses chouettes. On va vite se retrouver avec un tas d'albums bidons produits parce qu'un single sexy et easy listening a plu à la majorité des gens sur un site. Je ne dis pas que ce n'est pas intéressant comme concept mais, à mon avis, il y a un petit peu de réflexion à avoir si on ne veut pas se retrouver avec une production musicale bien pauvre.
      Perso, les albums que j'écoute le plus sur le long terme sont ceux qui ne m'ont pas forcément plu à la première écoute et qu'il a fallu que je découvre vraiment (ou que j'attende le bon moment).

      Reste qu'à mon sens, il faudrait au moins arriver à quelques avancées :
      - avoir un prix qui soit plus bas. Perso, je me ferai quand même plus plaisir avec des albums vers 15 euros plutôt que vers 20 euros (voire parfois beaucoup plus pour des trucs un peu vieux). Idem pour les DVD. Typiquement, je suis allé voir CirKus en concert vendredi : ancien CD à 10E, nouveau à 12E avec des pochettes plutôt chouettes : et ben ça fait envie. J'avais déjà l'ancien album, je n'ai pas hésité deux secondes avant d'acheter le deuxième.
      - changer la manière de communiquer sur la musique et mettre plus en valeur les trucs qui sortent de l'ordinaire, plutôt que le nième groupe à la mode. Ceci dit, j'ai l'impression que ça évolue quand même un peu dans le bon sens de ce côté là - les diffusions de festival à la télé sont vraiment bien pour ça.
      - si c'est bien l'oeuvre qu'on achète (et tout le monde a l'air d'accord là-dessus), nous permettre après achat de la récupérer sur n'importe quel support à un prix qui tiennent compte des précédents achats. Ca s'applique à la musique en ligne et à la VOD. Pour prendre l'exemple des séries américaines par exemple, on paye aussi cher en VOD qu'à acheter le coffret DVD donc si tu veux regarder un peu rapidement les séries légalement et avoir le DVD après, tu payes 2 fois...
      - faire des belles pochettes, que l'objet soit sexy et donne envie de l'avoir.
      - vendre les enregistrements live : qu'est-ce que j'aimerai retrouver le son de certains concerts !
      - avoir capacité à acheter tous les albums possibles sous quelque forme que ce soit et ne pas galérer à trouver certains groupes.
      - arrêter avec cette connerie de DRM et ces conneries de messages anti-piratage au début des DVDs qui ne gênent que les gens qui achètent les albums et les DVDs.
      - ne plus supposer que tout téléchargement est illégal. On est au moins un certain nombre à acheter des CDs et des DVDs en pagaille. Malheureusement, on a beau dire ça, le comportement de la majorité des gens n'aide pas vraiment à changer cette vision...

      En conclusion, arrêtons aussi de diaboliser les artistes qui se posent des questions sur leur avenir, c'est relativement compréhensible et il n'y a pas forcément d'issue super simple qui ne demande pas un compromis des deux côtés. La situation est loin d'être toute blanche ou toute noire, il faut aussi que les gens évoluent vers des comportements de consommation responsable.
      On peut déjà les y inciter en leur donnant envie, reste qu'il y a aussi un chemin à faire du côté des gens qui écoutent et regardent la production des artistes.
  • # Refus de vendre

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    Je suis allé sur le site http://www.dslz.org/

    On passera sur le 100% Flash qui empêche un bon référencement et qui dit "merde" aux standards.

    Allez, hop il y a une boutique, super, admettons que je veuille acheter la musique pour l'écouter tout de suite.
    Euh... Ah on peut acheter les CD (peut-être, même si je suis sous Windows avec Flash officiel, quand je clique sur les images des CDs ça ne fait rien), mais... Ou est la musique numérique???

    Je lance la mule, recherche, hop j'ai les CD en MP3 192 Kbps affichés. Je sais que si je fais un simple double-clic, dans 1 heure j'aurai l'album dans mon lecteur en ce dimanche pluvieux (et 1 heure, c'est parce que j'ai la flemme de chercher sur des endroits qui permettent un téléchargement direct en moins d'une minute...)

    Quand on refuse de vendre à son public ce qu'il attend, il ne faut pas s'étonner de ne pas vendre... Les artistes, même jeunes et peu connus, sont complètement dépassés.

    Si ils ne vendent pas, c'est seulement parce qu'il ne veulent pas vendre.
    Plutôt que de parler de licence globale et de musique libre (je comprend à 100% qu'ils n'aiment pas ça, ni l'un ni l'autre ne ferait vivre les petits groupes), tu aurais dû mettre l'accent sur le refus de vendre...
    • [^] # Re: Refus de vendrevvvvvvvvvvvvvvvvvv

      Posté par . Évalué à 0.

      Si ils ne vendent pas, c'est seulement parce qu'il ne veulent pas vendre.

      Scoop. Zenitram à la solution, il suffit que les artistes veuillent vendre.

      Mais ils veulent pas, c'est pour ça qu'ils font des albums, des concerts, ...


      Bref, sors un peu de la bulle de ton écran et va leur apprendre la vie.
      • [^] # Re: Refus de vendre

        Posté par . Évalué à 10.

        Pour une fois, je serais d'accord avec Zenitram (et on sait l'un comme l'autre qu'on est souvent en désaccord :-)
        Zenitram évoque le fait que "ceux qui veulent vendre" ne se donne pas les moyens de pouvoir vendre.

        Je ne peux qu'être d'accord avec lui, pour le remarquer dans mon domaine (Licensing studios),
        je vois parfaitement ce discours de plainte à tout bout de champs. Dans les principaux, nous avons :
        - "On vend moins",
        - "Nos tentatives sur la VOD se sont soldées par des échecs",
        - "On aimerait bien faire connaitre ce nouvel artiste/réalisateur/etc..., mais vu qu'il est pas connu on risque de ne pas en vendre"

        Ce sont les grands traits de ce que j'ai pu rencontrer.

        On pourrait se dire que face à ces complaintes, les studios et éditeurs réagiraient. Et bien non, ils font pratiquement comme Zenitram l'évoquait avec le groupe sus-cité. Les studios font les plus grandes erreurs.

        Ceux que nous connaissont tous: Imposition des DRM sur les sites de VOD;
        Ceux qu'on connait moins: Imposition sur la localisation (on achète une license pour une durée et pour une zone, par exemple France, Allemagne, US, etc... exemple flagrant et visible avec Hulu.com).
        Une autre que l'on connait un peu moins mais qui est visible tout autant: Les studios en ce moment ont un travers un peu bizarre: celui de remettre en avant leurs noms. Ainsi, leurs nouvelles lubies est de monter leurs propres sites de VOD. Vous me diriez que c'est une bonne chose. Et pourtant, c'est là la principale erreur: combien de personnes savent que tel film ou tel artiste est produit par tel studio ou tel major ? hormis les afficionados, aucun.
        Et le dernier et la plus problématique: l'attribution des licenses. Il faut savoir déjà que - hormis les pagailles de co-productions, productions un peu étrange, rachat de licences auprès de plusieurs ayants droits - les studios et éditeurs ont une légère tendance à ne proposer que - soit les fonds de paniers (les vieux produits, pas cher), les hauts de paniers (les tout derniers produits, très cher), soit un nombre limité de licence. Mais pratiquement jamais "l'ensemble du catalogue" (bah oui, pour avoir une véritable offre VOD et pas 5 ou 6 épisodes ou 2 ou 3 films).
        Et enfin, des demandes étranges: Les studios et éditeurs sont dans une nouvelle configuration de vente: les produits physiques sont moins plébiscités depuis quelques années. Le tout-numérique a fait un bon extraordinaire. Même Sony qui a sortit son UMD va finalement l'abandonner vers un système de VOD. Pour n'importe quel "fabricant", une nouvelle ère arrivant, on adapte son business-plan. Et bien .... pas du tout. Les licences sont attribués avec -pratiquement- les mêmes termes qu'il y a 10 ans. Le plus choquant c'est de constaté que pour acheter les droits d'un épisode d'une série, les studios demandent entre 500 et 3000 $ et ceci payable d'avance (en plus des rétributions par pourcentage pour chacun des titres qui peuvent atteindre parfois plus de 70% d'une vente)

        Ainsi pour obtenir la licence de Friends, par exemple, vous devrez débourser par moins de 720.000 $ (24 épisodes par saison, 10 saisons); Pour obtenir Dragon Ball Z (291 épisodes, sans compter les OAV), nous arrivons à plus de 800.000 $. (Je vous rappelle que c'est payable d'avance)

        Comment voulez-vous que des solutions de VOD comparables à l'offre illégal puissent débarquer ? J'ai la réponse: Aucun.

        Pour en revenir au commentaire de Zenitram: Effectivement, la plus grande cause du piratage est - indirectement - qu'ils ne veulent pas vendre. Ou plutôt ils ne se donnent pas les moyens de le faire. Voire même, ils ne donnent pas les moyens à des tiers de le faire pour eux.

        C'est cela la plus grande cause du piratage: Aucun moyen, donc aucune solution, et on se retrouve à une offre légale pauvre en contenu.

        PS: au moment où j'écris ce post, je viens de me rappeler un autre exemple flagrant de cela: Je suis un peu un adepte de LOST. A une époque, je regardais les épisodes sur TF1 en français. Mais au bout de 2 ou 3 saisons, m'apercevant des problèmes de traduction, je me suis tourné vers la VOD payante; TF1-Video a eu la bonne idée de vendre les épisodes 24h après leurs diffusions avec des sous-titres. C'était une très bonne initiative. Puis un jour, manque de bol, ma télévision crame. Je n'ai donc plus accès à l'offre VOD, uniquement disponible par la sortie "TV" des offres triplay. Je pourrais me retourner vers le multiposte-free ? Manque de bol, TF1 n'est pas sur le multiposte pour des raisons politico-financières (peur de se faire pirater leurs contenus). Je vais donc devoir me tourner vers une solution illégale .... (vous pourriez me dire "et les DVD ?" ... vu le prix, j'ai beau être fan, je vais m'en dispenser :-)
        Cela revient au commentaire de Zenitram: les gens qui vendent ne se donnent pas les moyens de vendre et ne donnent pas les moyens à des tiers de le faire.
        • [^] # Re: Refus de vendre

          Posté par . Évalué à 10.

          J'ai oublié une anecdote;
          Lors d'une réunion avec un studio, nous avons proposé une qualité de VOD plutôt bonne (bon ratio entre qualité et préservation de la BP). Nous leurs montrons le résultat. Ils sont plutôt ravis et d'un coup, le grand manitou s'étonne et parle de la qualité. On ne comprends pas sur le moment et nous nous avançons en précisant que c'est pas la qualité maximale et qu'on peut faire mieux. La personne en question me répond donc: « Non, non, c'est pas un problème, c'est une très bonne qualité ... voire même trop. Est-ce que vous pouvez réduire la qualité ? ». Interloqué, je lui demande pourquoi: « Vu que c'est d'une qualité comparable voire supérieur au DVD, nous avons peur de ne plus en vendre [de DVD] ».

          Voici le genre de discours que nous rencontrons (et je vous parle pas des remises sur la table des DRM ...)
          • [^] # Re: Refus de vendre

            Posté par . Évalué à -5.

            Einstein a parlé.
            • [^] # Re: Refus de vendre

              Posté par . Évalué à 3.

              Plait-il ? (traduction: tu pourrais en dire plus là)
              • [^] # Re: Refus de vendre

                Posté par . Évalué à 2.

                Je voulais souligner la stupidité du propos du marketeux en faisant référence à un épisode de Malcolm in the Middle. J'avoue, c'était pas bien probant.
          • [^] # Re: Refus de vendre

            Posté par . Évalué à 3.

            cool, ils te ressortent la chronologie des medias, à la sauce Internet :

            tous les 6 mois ils te revendent le même contenu, juste avec une qualité de moins en moins dégueulasse^W^W^W^W^Wqui s'améliore avec le temps grâce aux miracles de la technologie et d'une bande passante toujours meilleure \o/

            on prend en otage^W^W^Wte lâche un petit bonus inédit à chaque nouvelle édition et voilou, y'aura bien des couillons pour acheter deux fois la même chose, une fois comme nouveauté avec une qualité tout juste correcte, et plus tard avec une super qualité HD pouet pouet mes couilles. et pas moins cher, évidement. su-per.
        • [^] # Re: Refus de vendrevvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

          Posté par . Évalué à 2.

          Juste sur la recherche, google peut pas aider ?


          Sur le montant des droits, 300 $ mettons, c'est rentabilisé au bout de 300 visionnages à 1 $ (si on considère que les droits bien sûr), je pense que si tu te sens pas d'atteindre de tels chiffres c'est pas la peine de se lancer dans l'aventure, genre Friends c'était combien de téléspectacteurs pour combien de droits à la télé ?


          Le plus criticable étant évidemment le payable d'avance, c'est un investissement ... Surtout si tu considères que les trucs sont aussi disponibles ailleurs, genre sur le site VOD du producteur ... Qui a un pouvoir marketing quand même vachement supérieur au tiens.


          Sur la qualité et la diversité du catalogue, je sais pas, t'aurais une idée de pourquoi ils élargissent pas ? Ils pensent que ce serait pas rentable, ils stratégisent pour vendre des DVDs, ils réservent les droits aux télés ?


          Sur le marché de la VOD, c'est quand même vrai que ça fait un bail qu'ils en parlent, avec l'arrivée des bouquets satellites, et que ça a jamais vraiment décollé, même avant le téléchargement de masse. Pourquoi ? Parce que c'était des trucs qui passaient aussi à la télé, parce qu'il y a pas de demande ou qu'elle ne collait pas à l'offre, trop cher ?
          • [^] # Re: Refus de vendrevvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

            Posté par . Évalué à 2.

            > Juste sur la recherche, google peut pas aider ?
            La recherche de quoi ?

            >Sur le montant des droits, 300 $ mettons, c'est rentabilisé au bout de 300 visionnages à 1 $ (si on considère que les droits bien sûr), je pense que si tu te sens pas d'atteindre de tels chiffres c'est pas la peine de se lancer dans l'aventure, genre Friends c'était combien de téléspectacteurs pour combien de droits à la télé ?
            N'oublie pas: déjà on est pas dans le même secteur (télévision != internet). Et aussi (et surtout) que le minimum garantie (c'est comme cela qu'on l'appelle) est payable d'avance !
            Désolé, mais j'ai pas 50 millions de $ sur le compte de ma société pour acheter le catalogue d'un studio.
            Même si je sais que je le rentabiliserais, j'ai pas de doute là dessus, mais dépenser - avant tout autre chose - des millions pour obtenir qu'un seul produit (ou plusieurs par bout) je n'appelle pas cela "changer de business model pour contrer le piratage", j'appelle cela "colmater les fuites avec des idées mauvaises".

            > Le plus criticable étant évidemment le payable d'avance, c'est un investissement ...
            Et c'est pourtant le type de contrat qu'on signe en ce moment entre "créateur de contenu" et "diffuseur de contenu".
            On se retrouve donc vers un nivèlement du "le plus vendable" surtout sur un marché comme la VOD qui est pour l'instant instable.

            > Sur la qualité et la diversité du catalogue, je sais pas, t'aurais une idée de pourquoi ils élargissent pas ? Ils pensent que ce serait pas rentable, ils stratégisent pour vendre des DVDs, ils réservent les droits aux télés ?
            Pourquoi ils élargissement pas ? J'ai bien une idée, mais la première c'est le "testing". Ils veulent voir comment se comporte le marché de la VOD. Il y a aussi de la peur. De la peur de mettre l'ensemble de leur catalogue et d'un coup, l'ensemble devient piratable. Il y a aussi probablement la peur de l'inconnu, ils préfèrent le support physique car ils le connaissent et savent pertinemment comment cela fonctionne. Pour eux, Internet et l'informatique, c'est un univers impitoyable (le premier qui chantonné le refrein d'une série connue a perdu ;-)

            > Sur le marché de la VOD, c'est quand même vrai que ça fait un bail qu'ils en parlent, avec l'arrivée des bouquets satellites, et que ça a jamais vraiment décollé, même avant le téléchargement de masse. Pourquoi ? Parce que c'était des trucs qui passaient aussi à la télé, parce qu'il y a pas de demande ou qu'elle ne collait pas à l'offre, trop cher ?
            Ca mériterait une thèse en sociologie ;-)
            Mais je pense que c'est un peu l'effet du train: trop tôt, tu l'as pas, trop tard, tu l'as loupé.
            Avec l'avènement des bouquets satellite, peu en avait (1992/200), ca coutait relativement cher. Donc peu de personne avait migré dessus. Et au moment ou cela coutait plus rien, l'ADSL avait pris le dessus. (je sais il doit manquer quelques années entre ;-)
            Mais je suppose un "écoulement" sur le temps, du genre "Satellite trop cher, et aucune offre sur internet, les débuts du DivX, les chaines achetant plus de contenus séries, la TNT qui débarque ...."
            Je pense qu'à la base, le fait qu'Internet est servi de plateforme de diffusion à des copies illégales de film ou de musique n'a pas aidé dans la négociation avec les studios. (je me souviens d'un studio qui avait refusé toutes discussions, pourtant bien commencées, dès qu'on avait prononcé le mot "Internet" dans la conversation. Et ce n'est pas un petit studio ... très loin même). Le mot Internet maintenant fait quand même peur à beaucoup de studio.
            • [^] # Re: Refus de vendre

              Posté par . Évalué à 2.

              Pour la recherche, de friends en VOD par exemple, tu disais que personne ne savait qui produisait quoi ...

              Désolé, mais j'ai pas 50 millions de $ sur le compte de ma société pour acheter le catalogue d'un studio.

              J'essaye de réfléchir à ça et j'essaye de me représenter ce que peut être le "catalogue d'un studio" ... C'est à peu prêt tout ce qu'ils ont une fois le truc "dans la boîte". Quand tu penses à tout ce qui a pu être tourné au fil du temps ça file un peu le vertige en fait.

              Amha dans ce cas il faut complètement changer le positionnement et ne pas se placer en "on veut avoir les droits pour diffuser votre contenu" en "on veut un contrat pour être votre diffuseur de contenu et vous fournir les moyens techniques de le faire".

              Parce que mine de rien, la gestion des droits c'est quand même ultra importante de leur buiseness ...


              Sinon t'as raison sur le changement de buisiness model, il a en vrai pas changé d'un poil, la vente de licence d'exploitation / ou de visionnage.

              Ce qui vient après du coup c'est avec la diffusion "facile" sur Internet ont-ils intérêts à sous-traiter la diffusion ou à l'assurer eux même ? D'un point de vu strictement financier je pense qu'avec un monopole d'exploitation de diffusions en VOD ils ont nbVisionnage * prix du visionnage, alors qu'en vendant des licences ils ont "nb licences vendues * prix de la licence".

              Pas sur qu'ils aient vraiment intérets à un intermédiaire, donc.
              • [^] # Re: Refus de vendre

                Posté par . Évalué à 2.

                Pour la recherche, de friends en VOD par exemple, tu disais que personne ne savait qui produisait quoi ...
                Pour un client lambda, il devrait d'abord faire une recherche du "producteur" pour enfin connaitre sa plateforme de VOD ?
                Je peux t'assurer que cela ne marche pas :-)
                Regarde la chose: entre passer sur google, recherche le producteur, se tromper, re-rechercher sur google, trouver le producteur, trouver le site de VOD (si on y arrive du premier coup)
                ou bien
                Allez sur thepiratebay.org, faire une recherche sur le produit, le télécharger.
                Qu'est ce que l'utilisateur lambda choisira ? :-)

                Amha dans ce cas il faut complètement changer le positionnement et ne pas se placer en "on veut avoir les droits pour diffuser votre contenu" en "on veut un contrat pour être votre diffuseur de contenu et vous fournir les moyens techniques de le faire".
                Bonne idée, on y avait déjà pensé; mais incompatible avec l'une des "erreurs que les studios font": ils veulent tous leurs produits sous un label à eux, aka "On internalise tout". En gros, si tu veux être avec eux, il te faut soit te faire racheter, soit bosser chez eux. Ce qui rien à n'avoir qu'une plateforme pour un studio.

                Parce que mine de rien, la gestion des droits c'est quand même ultra importante de leur buiseness ...
                Si tu savais ... c'est aussi un lourd bordel. Déjà que c'est pas simple quand c'est eux qui produise. Alors imagine quand ils coproduisent, etc...

                Ce qui vient après du coup c'est avec la diffusion "facile" sur Internet ont-ils intérêts à sous-traiter la diffusion ou à l'assurer eux même ?
                Déjà, s'ils abandonnaient leur ancien business-model, ca serait déjà un grand pas ;-)
                Pour eux - de mon point de vue - je pense qu'ils devraient inondé le marché de leurs produits. Et ne pas mettre de barrière à l'entrée. Le pire c'est que ce sont les premies à se plaindre de l'hégémonie de iTunes/Apple; Mais dès qu'un petit nouveau arrive c'est "Barrière à l'entrée, mon petit!"

                je pense qu'avec un monopole d'exploitation de diffusions en VOD ils ont nbVisionnage * prix du visionnage, alors qu'en vendant des licences ils ont "nb licences vendues * prix de la licence".
                Pas sur qu'ils aient vraiment intérets à un intermédiaire, donc.

                Tu oublies que l'intermédiaire fait :
                - la publicité dans la zone "contractualisé"
                - la gestion de l'infrastructure (pour la VOD: l'infrastructure technique coute cher; pour le DVD: le pressage, le stockage, la revente, etc...)
                - la localisation: et oui! c'est pas le studio qui fait la francisation, mais l'entité qui a acheté les droits; c'est le pourquoi des Dubbing Brothers & Co (société de doublage)
                - etc... (j'ai pas mes papiers licensing sous la main, mais plein de petits conneries diverses)

                En gros, non seulement d'acheter leurs licences a des prix dingues, l'entité qui acquiert les droits doit se taper tout le boulot et en plus, leur doit entre 50% et 70% des bénéfices qui s'en dégage.

                Bienvenue dans notre monde, bienvenue en enfer.
                • [^] # Re: Refus de vendre

                  Posté par . Évalué à 2.

                  C'est moi ou rien que le prix du doublage d'un épisode rend quasi ridicule le prix de la licence ?

                  Genre mettons 10 personnage à doubler, une à deux heures de travail pour chaque doublage (je dis complètement au pif) on doit déja largement dépasser le prix de la licence, rien qu'en doubleurs, plus le studio, les traductions ...


                  Ce qui ferait que non seulement t'as pas les sous pour acheter le catalogue en entier, mais en plus t'as encore moins les sous pour le localiser, étape nécessaire préalable au visionnage, surtout en Françe ou habituellement tout est doublé (peut être que de plus en plus de personnes se contenent de sous titre mais bon ça reste pas très économique)


                  Ça fait réfléchir aussi sur le coût de production d'une série télé ou d'un film aussi.
                  • [^] # Re: Refus de vendre

                    Posté par . Évalué à 8.

                    Le doublage, finalement, ca aura été un très mauvais calcul : les pays où l'on n'a pas les moyens de se les payer, les gens sont bien meilleurs en anglais.

                    Si encore ça avait amélioré le niveau de français en échange... mais apparemment même pas.

                    Sans parler des doublages pitoyables qu'on voit par moment, à se demander si le traducteur a pris la peine d'essayer de comprendre le texte original, ou simplement de trouver quelque-chose qui colle aux lèvres.

                    (c'était ma minute "j'aime pas le doublage", pardon)
                  • [^] # Re: Refus de vendre

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Parfois, les studios proposent une version localisée, mais seulement si quelqu'un a déjà fait la localisation auparavant (les features plus ancienne donc (feature==produit, genre Film, Série)). J'ai déjà vu une fois des sous-titres localisé sous un format a plat (genre txt)
                    Mais c'est pas la grande majorité ...
                • [^] # Re: Refus de vendre

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Ah ouais, pour la recherche Internet, tu tapes "friends VOD" dans google, tu trouves la fnac sans trop de soucis ...

                  Bon c'est sûr c'est pas un truc ou tu vas pour chercher ce que tu vas regarder en te baladant dans le catalogue, faut savoir ce que tu veux mais rien d'insurmontable, ça se fait en une seule étape.
                  • [^] # Re: Refus de vendre

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Je peux t'assurer que dans la pratique, c'est pas comme cela ;-)
                    Et je bosse avec un ancien d'Universal Music pour te dire cela ... donc il (mon collègue) a de la pratique dans les mauvaises décisions (de ses anciens supérieurs) et "ce qu'il se passe réellement sur le terrain" :-)

                    C'est pourquoi iTunes marchent bien: t'as tout sous la main;
                    Tu te prends pas la tête: "clicka iTunes" "recherche" "clicka achat", c'est pratiquement du "One-Click" à la Amazon. là, pour ton exemple avec Friends+VOD c'est assez simple, mais si tu fais cela pour plusieurs titres, tu verras que le ratio "recherche" sera lourdement dupliqué ... et donc énerver n'importe quel utilisateur lambda
    • [^] # Re: Refus de vendre

      Posté par . Évalué à 3.

      Je suis d'accord sur le problème, mais amha il ne faut pas se tromper de cible. Ce n'est pas à l'artiste de vendre mais bien à sa maison de disque. L'artiste est un des outils de vente/promotion. Un artiste n'est pas un marketeux, s'il paie les services d'une maison de disque c'est pour que celle-ci fasse ce travail à sa place. Sinon il s'auto-produit et prend donc cette responsabilité.
      C'est un circuit de distribution mal adapté et dépassé qu'il faut faire évoluer.
    • [^] # Re: Refus de vendre

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Ah ?

      http://musique.fnac.com/a2484197/Debout-Sur-Le-Zinc-De-chary(...)

      Lien Télécharger cet album (j'ai pris la Fnac parce que je connais, je suis sûr que plein d'autres sites le proposent).
      Bref, pareil que si je voulais acheter un album normal.

      Prendre l'exemple d'un site mal gaulé (ce n'est pas forcément le groupe qui pond le site d'ailleurs) pour généraliser est peut-être un peu facile, non ?
      • [^] # Re: Refus de vendre

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Lien Télécharger cet album

        Arghhh... J'ai été eu :)
        Ton connement, quand on me parle d'un artiste, je vais sur son site, et plus du tout sur les magasins directement. Je ne pense toutefois ne pas être seul... C'est à ça que sert... les liens hypertextes "acheter".

        Prendre l'exemple d'un site mal gaulé (ce n'est pas forcément le groupe qui pond le site d'ailleurs) pour généraliser est peut-être un peu facile, non ?

        Je prend l'exemple du groupe cité, et me suis comporté comme un acheteur potentiel à qui on parle du groupe : pas d'écoute possible pour découvrir (à la FNAC, oui certes), etc...
        Pour moi, le site web est très important, car c'est la qu'on va de plus en plus quand quelqu'un nous parle d'un artiste.
        Si il est mal gaulé, c'est la faute du groupe qui "donne les ordres" quand même, le dédouaner car il n'a pas su prendre quelqu'un de compétant pour faire sa promotion, c'est la faute du groupe.

        Bref, la FNAC répare effectivement pas mal des défauts du site (et pas de DRM!) du groupe, mais est-ce normal? Est-ce à l'acheteur potentiel de s'adapter, ou au vendeur? La réalité (les gens s'emmerdent pas, direct la mule) me fait penser que la position actuelle (l'acheteur qui doit s'adapter) ne tient pas trop la route...
        • [^] # Re: Refus de vendre

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Oui, c'est clair qu'il y a largement du progrès à faire, pour plein d'artistes.

          Je suis entièrement d'accord que ne pas fournir de moyen de découvrir l'album est vraiment dommage. Un des rares artistes qui a tout compris à ce niveau, c'est Wax Tailor (que je conseille chaudement en albums et concerts) : le player sur son site permet d'écouter toutes les chansons de ses albums.
          Les sites de vente en ligne en France sont vraiment pourris pour ça (supaire 30 secondes du début de la chanson en 20kb/s \o/). Amazon US est pas mal à ce niveau-là.

          Ceci dit, soyons clair : ce sera toujours plus chiant d'acheter un album que de le télécharger gratuitement :
          - il faut aller sur un site (même si on peut aussi faire une appli) ;
          - il faut rentrer son numéro de CB ;
          - et puis, au final, ça coûte des sous quand même.

          C'est un peu pareil au supermarché, ça irait plus vite de sortir directement sans payer, ça évite de faire la queue. Même si tu enlèves les queues, il reste toujours le paiement qui prend un peu de temps.

          Bref, même si tu enlèves tous les trucs lourds, que tu rends le truc attractif (cf mon très très long post plus haut), reste au final qu'il faut un petit effort qui demande que les gens aient un comportement responsable vis à vis des artistes qu'ils aiment et, franchement, on est largement tous gagnant à acheter les albums des artistes qu'on aime.

          Réduire cet effort semble déjà une bonne piste à suivre. Reste après à avoir confiance en la nature humaine : je laisse chacun avoir son opinion sur ce point :).
          • [^] # Re: Refus de vendre

            Posté par . Évalué à 2.

            Bien sûr que ce sera toujours contraignant de payer. Mais le vrai problème c'est du fait de la non existence d'offre légale correcte depuis le début de l'Internet, le concept de télécharger de la musique sans se préoccuper des droits d'auteurs est devenu quelque chose de banal, voir normal pour certains. Les gens se sont formaté à un système de fonctionnement qui leur convient. Même si l'offre s'est amliorée, changer nécessite de se remettre en question, donc chercher comment faire autrement (donc impliquer un changement demandant des efforts) ce qu'on peut aujourd'hui faire facilement. C'est le même problème que pour la migration de logiciels (windows->linux , etc.). Pourquoi changer alors que ça marche. Gérer une politique de changement c'est une tâche difficile et ce ne sont pas des lois répressives qui vont y faire quoi que ce soit.
            • [^] # Re: Refus de vendre

              Posté par (page perso) . Évalué à 0.

              Yep. On peut effectivement faire ce constat sans trop se tromper.

              Le truc, c'est de comprendre qu'on a tous intérêt à trouver une solution qui satisfasse tout le monde, maisons de disque, artistes et "consommateurs" (je n'aime pas le terme pais pas trouvé mieux). Sinon, la production musicale va vite devenir hyper gavante.

              Opposer les méchantes maisons de disque aux méchants "consommateurs" ne mènera pas bien loin... Il faut que tout le monde comprenne qu'il y aura des compromis à faire pour chacun. Et si les compromis peuvent éviter d'être du côté des petits artistes et de lisser la production musicale, je pense que ce sera un bien pour tout le monde.
              • [^] # Re: Refus de vendre

                Posté par . Évalué à -2.

                > Il faut que tout le monde comprenne qu'il y aura des compromis à faire pour chacun

                Pour la distribution (faut pas venir se plaindre qu'on pourrait vendre plus de CD à 20-30€ dans les magasins à pignon sur rue, quand on compare avec Amazon, où les CD sont la plupart du temps entre 5 et 10€, et plus souvent près de 5€ que de 10€), oui, il y a du taf (passons même sur la corruption active de députés en pleine assemblée, cf virgin et fnac, ou sur la prise d'intérêt douteuse avec la prise en main d'une commission "publique" pour taper sur le public, cf fnac)...

                Pareil pour les maisons de disque : quand elles comprendront que taper sur leurs clients parce qu'ils partagent des œuvres, qui assurent une promotion gratuite aux ayant-droits, c'est se tirer une balle dans le pied, elles pourront ouvrir leurs mouilles baveuses tant qu'elles voudront... Et puis, si elles veulent faire du pognon en ligne en vendant des MP3, qu'elles commencent à appliquer un tarif honnête : pour un album en MP3 cracra sans artworks, 1€ grand max au total (pas par piste... faut qu'ils arrêtent de picoler du vinaigre) - pour un album en cochonnerie à drm, 0,10€ grand max (et encore).

                Pour les artistes hostiles au téléchargement, même tarif que pour les maisons de disque... s'ils veulent gueuler, qu'ils commencent par démontrer qu'ils auraient vendu plus et n'auraient pas fait moins d'entrées en concert sans le P2P.



                Mais pour le public, au nom de quoi ? Pour que le public ait décemment le moindre compromis à faire, il faudrait encore prouver que le téléchargement a quoi que ce soit à voir avec une hypothétique baisse des ventes...

                Or aujourd'hui, ça reste encore inédit dans une étude indépendante : dont acte - vive le P2P, mort à hadopi, et que les empêcheurs de downloader en rond aillent se faire foutre.

                Le seul compromis auquel je suis prêt, avec hadopi, c'est de m'acheter un peu moins de produits matériels dérivés de la culture, pour me payer un VPN offshore et un abonnement newsgroups SSL.
                • [^] # Re: Refus de vendre

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Je ne suis pas vraiment sûr que tu veuilles une réponse vu le ton péremptoire mais allons-y quand même.

                  Déjà, sur Amazon, les nouveautés sont plus entre 12 et 17 euros qu'à 5 euros. Pour en acheter pas mal sur ce site, je pense en avoir une bonne idée.

                  Après, on est presque d'accord sauf qu'on prend le problème complètement différemment.

                  Le téléchargement partage pour faire découvrir est bien évidemment positif pour les artistes et en particulier pour les petits groupes. Quand ça devient le moyen naturel de se procurer un album, ça devient un souci. Je ne suis pas personnellement sûr que ça en soit un pour l'instant (notamment car ça aide pas mal d'artistes à se faire connaître) mais si ça continue comme ça évolue en ce moment (que les gens considèrent la musique et les films comme quelque chose de gratuit), ça en sera un dans pas si longtemps.
                  Il n'y a clairement pas que du téléchargement partage pays des bisounours. Il y en a aussi pas mal de "si je peux avoir un truc gratos, pourquoi payer ?". Le premier est ultra positif pour tout le monde, le deuxième, pas vraiment.

                  Et l'évolution, c'est clairement que le produit musical devienne plus attractif (cf mon post plus haut sur ce sujet : facilité d'accès, artwork, jolie pochette, bonus sympa, live...) mais aussi que les gens fassent l'effort de se rendre compte que c'est normal de payer pour que les artistes continuent à faire leur taf et que les maisons de disque continuent à prendre des risques sur certains artistes (clair qu'elles ne le font pas toutes, mais certaines le font, et plutôt bien).
                  Ca n'empêche pas le partage et la découverte : juste que quand on aime vraiment, on ait le réflexe d'acheter.
                  • [^] # Re: Refus de vendre

                    Posté par . Évalué à 1.

                    > Déjà, sur Amazon, les nouveautés sont plus entre 12 et 17 euros qu'à 5 euros. Pour en acheter pas mal sur ce site, je pense en avoir une bonne idée.

                    Indice : regarde du côté des "neufs et occasion", ie le "marketplace"... la plupart des CD que je m'achète y sont entre 5€ et 10€, y compris les nouveautés.

                    Dernier achat : http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/B001LRI7SI/ref=dp_olp_(...)

                    Sorti il y a même pas 3 semaines : 8,28€ en incluant le port... Et c'est un peu cher par rapport à ce que j'ai l'habitude de payer sur Amazon (c'est plutôt dans les eaux de ce que je paye quand j'achète directement aux labels, où ça tourne généralement entre 8 et 12€).

                    Évidemment, avant d'acheter, j'ai téléchargé (au final, pas le meilleur album du tout - ça manque un peu de pèche et je trouve que Jack Owen commence un peu à manquer, même s'il n'était déjà plus là au précédent album [il a au moins ressuscité Deicide, et ça c'est bien]... par contre, c'est nouveau chez Canniboule : la basse n'est pas trop mal mixée - bien, mais loin d'être le meilleur). Et si je n'avais pas pu le télécharger, il est certain que je ne l'aurais pas acheté avant, d'une manière ou d'une autre, de l'avoir écouté à loisir (et pas deux-trois extraits minables et tellement compressés qu'inaudibles - ne pas compter non plus sur les bornes d'écoutes dans les fnac où j'ai pu rentrer : même des vénérables ténors du Death comme Canniboule, il n'y a déjà aucune garantie de les avoir ne serait-ce qu'en rayon).



                    > Il n'y a clairement pas que du téléchargement partage pays des bisounours. Il y en a aussi pas mal de "si je peux avoir un truc gratos, pourquoi payer ?". Le premier est ultra positif pour tout le monde, le deuxième, pas vraiment.

                    Et ? Tu as des preuves que le bilan est au désavantage de l'industrie des ayant-droits ? Des preuves non achetées par l'industrie des ayant-droits ?

                    ... ce serait étonnant, vu qu'il n'y en a pas : toutes les études indépendantes tendent à démontrer au pire, une innocuité du téléchargement sur les ventes de produits dérivés de la culture, et au mieux, un effet global positif sur ces mêmes ventes. Cf, par exemple, une étude officielle récente aux Pays-Bas qui concluait à cet effet bénéfique...

                    Alors, franchement : qu'est-ce que ça peut foutre que quelques gens téléchargent sans acheter (auraient-ils acheté, sans le téléchargement ? L'époque des cassettes audios et des minidiscs est-elle déjà si loin qu'on ne se rappelle déjà plus ce qui se pratiquait ?), si le bilan global sur les ventes de produits dérivés (concerts, CD, DVD, merchandising, ...) est positif ? Les faits démontrés par toutes les études indépendantes l'illustrent : quand on aime vraiment, même si on télécharge, voire surtout si on télécharge, au moins autant, si ce n'est plus qu'avant, continuent à acheter (peut-être moins de CD qu'avant, mais plus de places de concert, plus de DVD, plus de Blu-Ray, plus de places de ciné, ...).

                    Cette loi est inique : stupide, car elle s'attaque à un problème factice - et injuste, car elle ne poussera certainement pas les gens à acheter plus, au contraire (perso, je suis un plutôt gros acheteur de culture, mais du coup, pour découvrir de nouvelles choses à acheter, je vais me prendre le VPN offshore et l'abo newsgroup SSL dont je parlais - et ce sera toujours ça de moins que je dépenserai en culture).

                    M'enfin, ce ne sera pas la première fois (et, hélas, probablement pas la dernière non plus) que l'industrie des ayant-droits se tirera une balle dans le pied, en éclaboussant tout le monde au passage... de toute façon, à chaque fois qu'ils se mettent à faire ça, la possibilité d'accéder à la culture ne disparaît pas pour autant (la sélection naturelle fait son office sur les moyens de téléchargement - ni plus, ni moins) : pourquoi est-ce que ça changerait s'ils se tirent dans le pied au lance-roquette ?
                    • [^] # Re: Refus de vendre

                      Posté par . Évalué à 2.

                      Addendum : maintenant, s'ils veulent remplacer les clips videos qui nous traitent de voleurs, en début de DVD (j'ai des DVD de simpsons où, sur une platine de salon, le clip est rejoué à chaque début d'épisode - heureusement que je rippe mes DVD pour les mater via Mplayer/MythTV) par des clips qui rappellent que faire vivre les artistes, c'est important, moi, je veux bien...

                      ... mais que l'industrie des ayant-droits comprenne son intérêt dans la libre circulation de la culture (même les majors... au final, si ça ne fait pas baisser les ventes, même si ça diminue leur main-mise sur les goûts des gens, ils peuvent exploiter le téléchargement gratuit à leur avantage), et arrête d'agresser ses clients, en jouant la veuve éplorée qu'elle n'est pas. Elle n'a strictement rien à gagner à faire ça.
                    • [^] # Re: Refus de vendre

                      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                      > Indice : regarde du côté des "neufs et occasion", ie le "marketplace"... la plupart des CD que je m'achète y sont entre 5€ et 10€, y compris les nouveautés.

                      Ouais bof. Je dois avouer que les trucs qui viennent des US ou d'Australie, je préfère acheter un minimum local quand même (même si ça reste Amazon).
                      Amazon et la Marketplace, c'est quand même un tout petit peu différent.

                      Accessoirement, autant je trouve que la fnac abuse sur les prix Internet, autant ça ne me semble pas déconnant que ce soit plus cher en boutique. C'est un service de proximité et c'est aussi bien sympa de traîner dans les rayons de temps en temps.

                      > Et ? Tu as des preuves que le bilan est au désavantage de l'industrie des ayant-droits ? Des preuves non achetées par l'industrie des ayant-droits ?

                      Faut quand même un peu arrêter de se leurrer, hein... Il est clair que le téléchargement fait acheter plus de CDs à certaines personnes mais il est clair aussi que ça permet à plein d'autres de ne rien acheter du tout.
                      Certains avant écoutaient simplement la radio donc ça ne change rien mais il y a quand même aussi des gens qui auraient acheté des albums avant, une fois de temps en temps et qui n'en achètent plus du tout.

                      J'ai déjà discuté avec Debout Sur Le Zinc aussi lors d'un concert, les mecs sont sympas, ouverts et certainement pas bouffés par la propagande des maisons de disques. S'ils te disent qu'ils vendent moins de disques et qu'ils doivent monter le prix de leurs concerts pour s'y retrouver, il y a plutôt des chances que ce soit vrai.
                      Après, on peut dire que leur nouvel album est ptet moins bien que le précédent, que la répartition des recettes n'est pas terrible... Reste qu'il y a un malaise, même chez des artistes pas outrageusement commerciaux, et qu'on a plutôt intérêt à essayer de le comprendre qu'autre chose.

                      CirKus vendredi, c'était pareil. Le mec a juste demandé à ce qu'on achète l'album si on aimait et a dit qu'il n'était pas cher (et c'est vrai, ils sortent leur album à un prix raisonnable). Il a aussi ajouté avec un brin d'humour qu'ils étaient affamés (le concert était vraiment fun sans prise de tête donc c'est bien passé). Ce n'est vraiment pas un groupe commercial mais ils ont fait passer le message quand même. Plutôt proprement, sans parler de téléchargement, sans dire que c'était mal, juste en nous donnant envie, en vendant leurs CDs à un prix raisonnable, et en restant avec les gens pour discuter et dédicacer les albums.

                      Après, la propagande foireuse des maisons de disques n'aide pas à avoir une vision claire des choses...
                      Ils se plaignaient déjà que ça baissait alors que les chiffres de ventes globales en France présentés dans le magazine de la FNAC étaient en hausse :).

                      On a quand même le droit d'être plus intelligent qu'eux et essayer d'avoir un discours mesuré.
                      Ceci dit la solution n'est clairement pas celle qu'ils envisagent.

                      > L'époque des cassettes audios et des minidiscs est-elle déjà si loin qu'on ne se rappelle déjà plus ce qui se pratiquait ?

                      Il y a une différence tout de même entre avoir un pote qui a le CD (donc limite de rayon de proximité par rapport à ton cercle d'amis - élargi, on est d'accord) et qu'il suffise d'avoir un mec dans le monde qui ait le CD et le partage. Il y a une question d'échelle et de côté pratique aussi.
                      Je pense qu'on peut admettre tout de même que ça a un impact plus important dans un sens (la découverte avant achat) et dans l'autre (le fait d'avoir capacité à ne plus payer).

                      L'information sur l'équilibre entre les deux n'est pas forcément évidente à avoir alors que c'est clairement la clé de l'édifice.

                      Après, il est vrai que les discours à deux balles des maisons de disques, sans chiffres, sans analyse... me saoulent.

                      Leur manière d'affirmer les choses de manière péremptoire est tellement débile qu'on est obligé de remettre en cause ce qu'ils disent alors qu'il est possible qu'ils aient quand même raison, vu que quelques artistes plutôt non commerciaux font aussi passer le message. Mais on ne le saura jamais :/.

                      Accessoirement, quand bien même les ventes de disque baisseraient, ça peut être dû à plein de facteurs :
                      - canal de distribution obsolète (c'est quand même hallucinant qu'on ne puisse pas bêtement écouter un album avant d'acheter : à la fnac de Lille, un moment (je ne sais pas si c'est toujours le cas), tu ramenais n'importe quel CD, ils te l'ouvraient et te le faisaient écouter).
                      - non adéquation à la demande ;
                      - mise en valeur d'artistes pourris et formatés au lieu de pousser les gens qui font des choses qui sortent de l'ordinaire ;
                      - réchauffement climatique et montée du niveau des océans ;
                      - Ingrid Bétancourt prisonnière en Colombie (mais du coup, ça devrait repartir).

                      Ceci dit, malgré tout, je pense que la musique gratuite se banalise (y compris via des moyens légaux types Deezer) et qu'il ne serait pas un mal de lui redonner ses lettres de noblesse et de redonner aux gens envie de dépenser de l'argent dans la culture. Les achats influencent aussi ce que vont produire les maisons de disque.

                      > Cette loi est inique : stupide, car elle s'attaque à un problème factice - et injuste, car elle ne poussera certainement pas les gens à acheter plus, au contraire

                      Je n'ai jamais dit le contraire. Comme je le disais dans mon post un peu longuet plus haut, ce n'est pas comme ça qu'on va donner envie aux gens d'acheter. Je trouve cette loi toute aussi débile que toi et ça me gêne de plus en plus cette manière de présumer les gens coupables.
                      Et au delà de ça, j'en ai vraiment marre de ces saloperies de vidéo anti piratage au début des DVDs que j'ai *achetés* (et au prix fort régulièrement...). Le plus drôle, c'est que si je les avais téléchargés, je n'aurai pas ce message :). Ah ben non, c'est pas drôle, en fait.

                      Tout ça pour dire qu'on doit être globalement d'accord, je pense. Juste que je me dis qu'il y a quand même un malaise (et c'est peut-être juste un problème de communication, de compréhension et de bonne volonté) et qu'il faudra le règler d'une manière ou d'une autre.
                      • [^] # Re: Refus de vendre

                        Posté par . Évalué à 2.

                        > Amazon et la Marketplace, c'est quand même un tout petit peu différent.

                        Pas tant que ça : l'essentiel des vendeurs du marketplace sont des filliales ou des partenaires d'Amazon, en effet souvent situés dans d'autres pays - mais personnellement, local ou pas, j'achète aux tarifs les plus honnêtes, surtout quand il y a une pareille différence de prix avec les magasins en dur...

                        ... 5 fois le prix, de 5€ à 25€, c'est plus que considérable - si c'est moins cher via le marketplace, c'est notamment parce qu'on ne se prend pas la TVA, ni la douane, le montant étant trop faible, et que le dollar, par exemple, est plus faible que l'euro [en supposant, je suis déjà bien gentil, de considérer comme normal qu'un européen paye un euro ce qui vaut un dollar outre Atlantique] : OK ; ~20% de TVA et ~30% sur le cours de monnaie, ce qui nous donne 0,7*0,8~=0,5 fois le prix qu'on est censé avoir... ah problème, vu qu'on paye 5 fois le prix, alors qu'on n'est censé le payer que 2 fois, avec la TVA et l'euro (en exagérant bien), ça fait qu'on paye 2,5 fois les CD trop chers, ce qui fait qu'on devrait payer un CD actuellement à 25€ seulement 10€ (allez, mettons 15€, dans un magasin propret, à pignon sur rue)...

                        Honnêtement, quand c'est ce prix-là chez les labels, j'achète chez eux, car je trouve le marché honnête... mais plus, c'est vraiment prendre le client pour un pigeon, et prier pour qu'il aille voir ailleurs - ce que je n'ai aucun remord à faire en ces cas.



                        > Ce n'est vraiment pas un groupe commercial mais ils ont fait passer le message quand même. Plutôt proprement, sans parler de téléchargement, sans dire que c'était mal, juste en nous donnant envie, en vendant leurs CDs à un prix raisonnable, et en restant avec les gens pour discuter et dédicacer les albums.

                        Et je trouve ça très bien : je n'ai rien contre des messages pédagogiques (ne serait-ce que pour rappeler ou apprendre aux gens comment marche ce qui est finalement du mécénat artistique), par opposition au FUD grotesquement moralisateur. Maintenant, que leurs revenus baissent, comme je l'évoquais plus haut, ce n'est pas forcément à cause du téléchargement : gens qui se serrent la ceinture, postes de dépenses plus variés et épars, ... les raisons ne manquent pas, on est d'accord.

                        Ce que je sais, c'est que je télécharge beaucoup, et que j'achète beaucoup quand même, et que la plupart des gens que je connais sont comme ça aussi (à vrai dire, ceux que je connais qui achètent le moins ne téléchargent pas pour autant - ils se foutent juste plus ou moins de la culture, ou n'en sont en tout cas pas voraces). Et les études indépendantes ont tendance à montrer qu'assez de gens font comme moi pour que le P2P soit au final sans effet négatif sur les ventes de produits dérivés de la culture (ie comprendre que sans lui, ce serait pareil ou pire, et que donc, il n'est pas responsable de la baisse des ventes, et qu'il faudrait s'attaquer à autre chose si on voulait redorer [littéralement] le blason, par exemple, du CD, ou de quelque vente de musique).



                        > Et au delà de ça, j'en ai vraiment marre de ces saloperies de vidéo anti piratage au début des DVDs que j'ai *achetés* (et au prix fort régulièrement...). Le plus drôle, c'est que si je les avais téléchargés, je n'aurai pas ce message :).

                        Fais comme moi : ripe les :p (viva el MEncoder !). À vrai dire, de tous mes DVD, il n'y en a pas beaucoup que j'ai lus dans une platine, ou en passant par le menu à la con dans un PC... avoir un simple fichier est tellement plus simple (moins de bruit, désentrelacement à l'encodage et donc moins de chauffe du proco à la lecture, purge des conneries comme les annonces, les pubs, les messages moralisateurs, ... que des avantages, et sans perte notable de qualité, depuis H.264).



                        > Tout ça pour dire qu'on doit être globalement d'accord, je pense.

                        Bah, non ; pas sur un point (et c'est celui que j'estime justifier qu'on n'interdise pas le téléchargement à but non lucratif) - je ne crois pas que les gens soit tenus (moralement, éthiquement, honnêtement, équitablement... au nom de ce qu'on veut) d'acheter _plus_ de disques qu'ils ne le font parce qu'ils téléchargent gratuitement, et pour une cause bien précise : il reste encore à démontrer sérieusement que le P2P nuit en quoi que ce soit à l'industrie des ayant-droits. Ça n'a jamais été fait : leurs revenus globaux sont à la hausse, même si la vente de CD diminue, car, globalement, plus de gens vont aux concerts, achètent des DVD et cie (après, tel artiste en particulier est sans aucun doute plus touché qu'un autre - mais globalement, ce que montre les études est que, au pire du pire, le P2P ne nuit pas à l'industrie des ayant-droits - et m'est avis que c'est le bilan global qu'il faut regarder - et qu'à la vue de celui-ci, il n'y a pas à interdire aux gens le téléchargement à but non lucratif, la lutte contre la contrefaçon devant m'est avis plutôt se concentrer sur ceux qui en font des brouzoufs)...

                        ... si je ne suis pas responsable de leurs malheurs, pourquoi trinquerais-je ? Perso, je ne me sens pas du tout coupable de ce malaise des artistes - je dépense bien assez pour eux (et beaucoup plus depuis ces, maintenant pas mal, d'années que je télécharge des œuvres)...

                        S'ils ont des problèmes, qu'ils se penchent sur leur marketing : c'est comme ça qu'on vend, en ayant un business-plan. Si le plan est foireux, tu te casses la gueule : c'est triste, mais c'est comme ça pour tout le monde - que l'industrie des ayant-droits se démerde à régler ce problème en se penchant sur ses vraies causes (l'incompétence à mercantiliser), plutôt que d'accuser des gens qui n'ont rien à voir avec ça (ou alors, que ce soit démontré). À moins de voir une raison de culpabiliser ceux qui ne sont coupables de rien du tout...

                        En attendant, je suis d'avis que les gens continuent de faire comme ils font déjà (ostensiblement, comme l'a encore montré la récente étude officielle demandée par le gouvernement néerlandais) : télécharger pour découvrir, et acheter quand ils en ont vraiment envie. Sur ça, il semble qu'on soit d'accord : mais certainement pas sur le fait que ce serait globalement une nouveauté, ou un changement.
                        • [^] # Re: Refus de vendre

                          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                          Et les études indépendantes ont tendance à montrer qu'assez de gens font comme moi pour que le P2P soit au final sans effet négatif sur les ventes de produits dérivés de la culture

                          Ouiiii bien sur et c'est pareil pour les films, les gens qui viennent de telecharger spiderman 42 sur la mule, dès qu'ils l'ont regardé et apprécié il vont s'empresser de l'acheter en DVD ou en VOD

                          Allez, la seule chose qui vous pousse a acheter quelques cd en fin de compte c'est le petit sentiment de mauvaise conscience qui gratouille.
                          • [^] # Re: Refus de vendre

                            Posté par . Évalué à 1.

                            > Ouiiii bien sur et c'est pareil pour les films, les gens qui viennent de telecharger spiderman 42 sur la mule, dès qu'ils l'ont regardé et apprécié il vont s'empresser de l'acheter en DVD ou en VOD

                            Tu as la moindre étude indépendante qui démontre que spiderman 42 (ou une autre chose du genre) a été moins vendu à cause du P2P ? Non ? Normal : ça n'existe pas...



                            > Allez, la seule chose qui vous pousse a acheter quelques cd en fin de compte c'est le petit sentiment de mauvaise conscience qui gratouille.

                            Ne projecte pas tes travers abjects sur les autres : si tu te sens coupable d'avoir téléchargé spiderman42, décrotte-toi les mains sans éclabousser les autres ; en ce qui me concerne, je n'achèterais jamais rien que je n'ai pas téléchargé avant, et je n'en ressens pas la moindre once de culpabilité (d'autant plus vu tout ce que j'achète... quant aux blockbusters, ils ne passeront de toute façon pas par moi).

                            Après, que ces blockbusters se fassent plus télécharger que les autres, j'aurais tendance à dire que c'est normal : c'est designé de bout en bout pour plaire à la plus grande masse possible... maintenant, si les gens se mettaient à moins acheter ces navets, je m'en contrefoutrais on ne peut plus : c'est fait pour être consommé à l'arrache, le plus vite et en y prêtant le moins d'attention possible - faudrait pas s'étonner si c'était ce que les gens en faisaient.

                            N'en reste pas moins que, pourtant, ce genre de choses est ce qui se télécharge le plus et que, pourtant, aucune étude indépendante n'a réussi à démontrer la moindre occuité du P2P sur les ventes de produits dérivés de la culture - c'est sûrement qu'il faut autre chose que le même ton péremptoire dégueulé par, exemple, Albanel, ou toi, pour accuser : pour ça, il faut des preuves, et pas de bol, il n'y en a pas.
                            • [^] # Re: Refus de vendre

                              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                              Blockbuster ou pas le probleme c'est que ton petit raisonnement n'est applicable qu'aux CD et pas aux videos ou aux livres qui sont plus à usage unique.

                              Et accessoirement le truc qui me fait braire c'est de lire sur linuxfr des propos de gens qui annoncent filer du fric à des services de newsgroup binaires dont le seul but est de distribuer du contenu illégal. Je croyais que sur linuxfr on avait tous un certain respect pour le droit d'auteur, les licenses d'utilisation etc. Ton groupe favori ne souhaite pas mettre ses mp3 à disposition sur le net ou le p2p, de quel droit te permets-tu de ne pas respecter celà ? Personnellement, quand je distribue un soft utilisant une lib GPL, je respecte la GPL, et celà dès le début: je fais pas du "pour l'instant je distribue que le binaire mais dans deux mois vous aurez les sources"
                              • [^] # Re: Refus de vendre

                                Posté par . Évalué à 3.

                                > Blockbuster ou pas le probleme c'est que ton petit raisonnement n'est applicable qu'aux CD et pas aux videos ou aux livres qui sont plus à usage unique.

                                Ah ? J'ai pourtant maté tous les films que j'ai des dizaines de fois, et espère le faire encore des dizaines d'autres (si tu achètes des choses qui ne te plaisent pas, c'est ton problème - pas le mien : un indice, toutefois - télécharger te permet de découvrir, et même, d'apprendre à reconnaître plus facilement, ce qui te plaît vraiment)...

                                Et il en va de même pour les livres - s'il est rare que je télécharge des ouvrages purement textuels, ça m'aura quand même permis de découvrir, par exemple, les Pamphlets de Céline, et de triper sur ce en quoi ils diffèrent de "Voyage au bout de la nuit" et autres "Guignol's band" - et en la matière, pas le choix : ces ouvrages sont prohibés par les ayant-droits, au nom de ce droit débile à décider si on a le droit d'accéder à une œuvre, y compris après qu'elle ait déjà été rendue _publique_.

                                Maintenant, pour parler des livres que je télécharge le plus, il s'agit de chapitres de mangas - par exemple, le Shonen Jump, recueil hebdomadaire de chapitres de plein de séries, qui sort (presque) tous les lundis au Japon, mais dont on peut trouver les "scantrads" dès le jeudi ou le vendredi précédent. Je ne lis pas le japonais ('fin, très mal, pour l'instant), le Shonen n'est pas vendu en hexagone, et je finis toujours par acheter les bouquins quand ils finissent par sortir ici : et ? Je nuis à qui ? À personne, bien au contraire (à l'inverse de ces abjects incapables achevés de chez soleilmanga qui semblent partis pour refaire le coup du "j'annonce le prochain Dorohedoro tous les mois, pour, toujours tous les mois, reporter sa sortie d'un mois"... quand ses éditeurs traitent l'un des meilleurs mangas jamais parus - éditeurs, incapables au demeurant de rééditer les premiers volumes, même après avoir mis deux ans à en sortir un autre - et qu'ils ont l'outrecuidance de se plaindre que ça ne se vend pas, je crois qu'il est temps de changer de métier)... si je n'avais pas téléchargé de mangas, j'en aurais acheté beaucoup moins : est-ce en découvrant moins, et donc, en achetant moins, ou en achetant à l'aveuglette (peu importe la cuvée, pourvu qu'on a l'ivresse, fut-ce à la piquette ?), qu'on soutient vraiment les auteurs ? Faudra m'expliquer comment.

                                Ah, et puis, ce n'est pas un simple raisonnement - c'est la conclusion de tous les rapports indépendants ou officiels, comme par exemple : http://www.svmlemag.fr/actu/03937/en_hollande_le_peer_to_pee(...)

                                Maintenant, si tu veux me démontrer le contraire, montre-moi une étude sérieuse qui prouverait en quoi le P2P est un désastre pour l'industrie des ayant-droits... si tu en trouves ne serait-ce qu'une qui conspue le P2P (ce qui ne va pas être simple) - sinon, arrête ton FUD (car jusqu'à preuve du contraire, ça en est).



                                > de quel droit te permets-tu de ne pas respecter

                                Du droit de la nécessité : car le droit d'auteur a été détourné de son objectif initial, visant à protéger les auteurs des exploitations commerciales de leurs œuvres par les éditeurs et les interprètes.

                                Autant je n'ai aucun problème à reconnaître le droit d'un auteur à bénéficier des exploitations commerciales de ses œuvres (ce que le P2P n'est pas), autant je n'ai aucun problème à reconnaître aux auteurs la paternité sur elles (voie de conséquence du point précédent), autant j'estime que le droit de décider qui a le droit d'accéder à une œuvre d'ores et déjà rendue _publique_ (et simplement accéder - pas profiter, ni exploiter) est complètement abusif.

                                Il n'a jamais été démontré de manière sérieuse que le P2P nuisait à qui que ce soit, tout au contraire. Alors de quel droit honnête en priver qui que ce soit ? Les lois ne sont pas faites pour être respectées (chacun est censé être pourvu d'une conscience, pour guider ses actes - respecter la loi est donc le problème des individus, et certainement pas celui d'une loi, jusqu'à preuve du contraire inanimée), mais pour indiquer ce qui devrait l'être, selon un consensus - et pour être respecté, il faut commencer par être respectable. Or le monopole sur l'accès à la culture est tout, sauf respectable, ou fondé, ce pourquoi je n'ai aucun remors à l'ignorer. Maintenant, que tu sois un moraliste prêt à respecter l'inacceptable au sacro-saint nom du droit de la loi, ou un défenseur du monopole de l'accès à l'information - grand bien te fasse.

                                Ça ne m'empêchera pas de m'en laver les mains, de continuer à acheter beaucoup de produits dérivés de la culture, de continuer à en télécharger beaucoup d'autres (essentiellement pour savoir si je dois les rajouter à la liste des choses que je veux acheter), pas plus que d'avoir la conscience parfaitement tranquille (au détail près que je préfèrerais donner plus d'argent, aussi peu que ce soit, aux auteurs, que de payer un abo newsgroup et un VPN - maintenant, c'est l'industrie des ayant-droits qui m'y force : elle n'a à s'en prendre qu'à elle-même, si je dois donner une partie de l'argent que je lui donnais à des fournisseurs de "contrebanderies").
                              • [^] # Re: Refus de vendre

                                Posté par . Évalué à 2.

                                « pas aux videos ou aux livres qui sont plus à usage unique »

                                Perso je ne me lasse pas de revoir certain films ni de relire certains livre…
                                La culture c’est à usage unique ?
                                C’est pas plutôt le bizness, qui impose sa merde pas regardable deux fois de suite sans se faire chier ?

                                Ah pardon j’ai oublié qu’on parle d’industrie culturelle…
                          • [^] # Re: Refus de vendre

                            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                            Je ne suis pas forcément représentatif de la population française, mais j'achetais bien plus de DVD quand je téléchargeais des films. Tout simplement parce que le téléchargement habitue aussi les gens à être de gros consommateurs de divertissements (musique, films) et que ça me permettait d'être au courant de ce qui se fait, savoir si quelque chose est bien ou pas avant de l'acheter (oui, oui, j'achetais des films téléchargés... parce que j'aime bien les revoir). De plus, comme les gens sont de gros consommateurs de musique et films, même s'ils ne les achètent pas pour eux, ils les offrent plus qu'avant.
                            • [^] # Re: Refus de vendre

                              Posté par . Évalué à 3.

                              Je ne suis pas représentatif non plus, certainement, car je ne télécharge que des séries TV américaines, qui mettent des mois à arriver en DVD en France. Néanmoins, je possède les coffrets DVD de la plupart de ces séries aujourd'hui. Pour beaucoup d'entre elles, je n'aurais jamais connu leur existence si je ne les avais pas téléchargées, car je ne regarde pas la télévision.
        • [^] # Re: Refus de vendre

          Posté par . Évalué à 2.

          dans la partie discographie on peut entendre des extraits de l'album.

          Le site rend pas mal, mais il manque quand même une partie en html seulement.

          Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

    • [^] # Re: Refus de vendre

      Posté par . Évalué à 1.

      Je ne pense pas que ce soit les membres du groupe qui aient fait leur site eux-mêmes. Il y a plus de chance que leur site soit fait par une société quelconque (gloria-consulting ?) qui à su bien vendre un truc joli mais pas compatible avec tous les navigateurs (chez moi ça ne fonctionne pas avec konqueror, il semble que je n'ai pas de flash10 alors que FF n'a aucun problème...).

      Vendre des CD lors d'un concert et faire un site pour vendre des CD sont 2 choses différentes , ils n'ont pas forcement les connaissances nécessaires au 2nd.
      En bref ce n'est parcequ'on a un site mal foutu que c'est du refus de vente.
      • [^] # Re: Refus de vendre

        Posté par . Évalué à 5.

        pourtant ils auraient dû venir surfer avec midori sur leur Linux Sparc, et ils se seraient bien rendu compte que flash passait mal !

        Blague à part, les musiciens devraient quand même avoir un droit de regard sur ce qu'ils y a sur leur site, et voir qu'il n'y a pas de lien vers des téléchargements de leur musique. De plus, quelles sont les spécificités de l'offre payante ? Ce n'est pas précisé sur le site de la fnac (pas sous l'album en tout cas) Si c'est pour récupérer un mp3 en 128, c'est pas intéressant du tout.

        Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

  • # Si c'était si simple.....

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    Tu as raison quand tu dit : " Ce monde est difficile à comprendre pour nous, parce que totalement différent du notre (informatique), il a d'autres contraintes."
    La SACEM ne permet malheureusement pas aux auteurs & compositeurs d'utiliser ce même travail en licence libre.
    Pour faire un disque, il faut investir du pognon. Il faut demander des subventions qu'on n'est pas sûr d'avoir et justifier des dépenses auprès de divers organismes et société civile (Spedidam, Adami pour les artistes, SCCP, SPPF pour les producteurs...)
    Le publique ne sait pas vraiment que derrière les artistes il y a des ingés son, des ingés lumières, des tourneurs, des managers, des producteurs, des éditeurs, des salles de concerts, des programmateurs, des graphistes.... le publique ne comprend pas forcément tout ce que ca implique.
    Des heures et des heures de boulot par tout un tas de personnes, ça ne se résument pas à la longueur d'un cd ou d'un concert et à 4 musiciens. Presser des cd/affiches/stickers, envoyer des mails, passer des coups de tels, louer et préparer du matériel, trouver un tour bus....
    Tu n'imagines pas toute la paperasse qu'il ya derrière un simple cachet d'intermittent du spectacle pour une simple date (contrats de cession du spectacle, déclaration d'embauche, contrat de travail, décla assedic, caisse de retraite...)
    Et même pour les artistes que tu vois en concert, tu ne penses pas forcément qu'ils sont debout depuis 6h du mat, qu'ils ont 15 heures de routes dans les pattes, 4h à peine de sommeil dans un hotel pas forcément près du lieu du concert de la veille, et une pizza froide dans le ventre...
    Au final c'est comme quand Mme Michu résume Internet a la page d'accueil de son FAI, elle ne voit pas html, flash, les libs, le kernel, les pilotes, les constructeurs, les devellopeurs, les FAI, les et elle ne comprend pas forcément tout ce que ça implique d'utiliser du code libre.
    Sauf que Mme Michu n'explique pas, bourrée, à L.Torvald qu'il devrait recoder Linux en Flash parceque c'est joli, le flash.
    • [^] # Re: Si c'était si simple.....

      Posté par (page perso) . Évalué à -2.

      Sauf que Mme Michu n'explique pas, bourrée, à L.Torvald qu'il devrait recoder Linux en Flash parceque c'est joli, le flash.
      ???? Tu peux expliciter ? Parce que je ne vois vraiment pas ce que vient faire cette phrase ici...

      Bon sinon ton post résume plus ou moins ce qui est dit plus haut.
      • [^] # Re: Si c'était si simple.....

        Posté par . Évalué à 3.

        Tout le monde à un avis pertinent sur le téléchargement, la création, la production et la diffusion musicale ...

        Enfin, à peu prêt aussi pertinent que madame Michu sur le noyau Linux. Sauf que mme Michu elle en a conscience et elle va pas la ramener.

        Bon évidemment certains savent plus que d'autres ;) Niveau téléchargement ou diffusion, techniquement en tant qu'informaticiens on a notre mot à dire. Pour le reste, c'est moins sûr.
    • [^] # Re: Si c'était si simple.....

      Posté par . Évalué à 6.

      Je t’ai moinsé parce qu’utiliser «publique» comme nom masculin, ça relève du terrorisme :-)
    • [^] # Re: Si c'était si simple.....

      Posté par . Évalué à 0.

      il paraît qu'on manque d'infirmières et que l'on importe des cuisiniers pakistanais.
      il paraît aussi qu'on a trop de profs aussi. il paraît qu'artiste, c'est cool.

      il paraît que les énormes dépenses culturelles des français et de leur état ne suffisent pas à faire vivre et à dynamiser la "culture". Mais qui se gave ? (à part les pirates compulsifs à disques durs obèses)
  • # Les salles de concert enfumées

    Posté par . Évalué à 10.

    Je vais (encore) passer pour un vieux con réactionnaire non-fumeur, mais perso ça ne me manque pas du tout. C'est un vrai plaisir de pouvoir aller à un concert sans rentrer chez toi avec des fringues (et des cheveux, pour ceux/celles qui les ont longs) qui puent. Parce qu'autant l'ambiance enfumée d'une salle de concert, je pouvais en prendre mon parti (après tout, si le groupe est bon, l'ambiance olfactive est très très accessoire) ... mais continuer à bouffer des relents de tabac froid pendant plusieurs jours derrière, merci bien.
    • [^] # Re: Les salles de concert enfumées

      Posté par . Évalué à 2.

      Techniquement, enfin chronologiquement parlant, les vieux réac' ça a plutôt tendance à être les fumeurs ;)
      • [^] # Re: Les salles de concert enfumées

        Posté par . Évalué à 2.

        l'expression qu'il aurait du employer, sans vouloir la lui appliquer, c'est "jeune con décomplexé" ou "nouveau con décompléxé" (s'il a vraiment plus de 35 ans).
      • [^] # Re: Les salles de concert enfumées

        Posté par . Évalué à 3.

        Dans les années 70, c'était plutôt les non-fumeurs qui passaient pour des vieux réac'. Mais effectivement (et heureusement?) la tendance semble s'être inversée ;)
        • [^] # Re: Les salles de concert enfumées

          Posté par . Évalué à 1.

          il y a aussi parfois une différence (que mes proches fumeurs ont pu mesurer par exemple) entre un non-fumeur qui n'a jamais fumé et un néo-non-fumeur (j'ai eu des tendances nouveau con décomplexé).

          fumer dehors ne m'a pas vraiment fait chier, et puis on oublie d'aller fumer. (le plus chiant c'est pour les joints, heureusement il reste les festivals en plein air).
    • [^] # Re: Les salles de concert enfumées

      Posté par . Évalué à 1.

      Bien d'accord

      maintenant si ils pouvaient mettre le son moins fort et obliger les grands à se mettre au fond les concerts pourraient commencer à devenir agréables ;)
  • # Et Pigalle ?

    Posté par . Évalué à 4.

    Si quelqu'un en a la possibilité, ça serait intéressant d'avoir l'avis de François Hadji-Lazaro sur le sujet. Parce que c'est quand même monsieur "Boucherie Productions", qui a produit pendant bien longtemps des groupes indépendants avant de fermer ses portes. La dernière fois que j'ai vu François à la télé, chez Fogiel, à l'occasion de la sortie de son premier album solo chez un major, il avait l'air assez désabusé. Depuis, la musique sur Internet s'est un peu développée, je serais curieux de savoir si ça change quelque chose selon lui.

    Par ailleurs, j'ai acheté les albums de DSLZ, de Pigalle et de plein d'autres groupes français (Jack the Ripper!), et j'apprécie le fait qu'ils soient généralement autour de 10 euros, nettement moins chers que la plupart des groupes grand public.
  • # DSLZ, un groupe de studio?

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    A mon avis, on a pas du voire le même groupe sur scène... Franchement, ça bougent, ils ont la patate et savent mettre l'ambiance.
    Ils manient de nombreux instrument, chante presque tous...
    Tu devrais essayer de les voir quand ils sont en tête d'affiche et pas en première partie...
    • [^] # Re: DSLZ, un groupe de studio?

      Posté par . Évalué à 2.

      Je plussoie.
      Pour les avoir vus dans une petite salle des fêtes du fin fond de l'Oise, je peux te dire que ce n'était pas les trois premiers rangs mais toute la salle qui sautait.
      Sans compter le refrains instrumentaux repris par toute la salle, ce qui reste à ma connaissance assez rare pour un groupe.
    • [^] # Re: DSLZ, un groupe de studio?

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Ah attention, j'ai beaucoup aimé, vraiment. Le salle était un peu molle par contre, ça n'a peut être pas aidé, mais je suis plus éclaté au concert de Pigalle (qui joue un sacré paquet d'instruments aussi). Bon faut dire aussi, j'avais loupé une demi heure, j'étais un peu énervé (même si c'était ma faute), et j'étais pas encore super dans l'ambiance.

      Pendant que j'y suis, en live, à ne vraiment pas louper il y'a les Ogres de Barback, les Têtes Raides (monstrueux, notre besoin de consolation j'étais en transe), les Cowboys Fringuants, Massilia Sound System (surtout à Marseille :) ), et beaucoup d'autres (Manu Chao, Noir Déz même si ça va être plus difficile maintenant :( ) etc.
      • [^] # Re: DSLZ, un groupe de studio?

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Noir dez... heureusement que j'ai pas payer les deux concert ou je les ai vu... Les Ogres, j'suis pas super fan, Manu Chao, il a fait qu'un CD...
        Par contre Massillia Sound System, c'est bon ça :) La rueketanou, la ruda, dyonisos, babylon circus, ça c'est plus mon kiff.
  • # 40 000 €

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    un CD ça coûte cher à produire (il m'a dit 40 000 €)

    C'est sûr qu'à vouloir produire des disques à ce prix là on fait vite attention à son retour sur investissement.

    Peut-être qu'en évitant les studios onéreux (pas forcement gage d'un meilleur son) et les masterings à Londres, on peut arriver à des prix bien moins élevés.

    Je respecte beaucoup F-Hadji lazaro, Mano solo, fils de teupuh et autres...
    Cependant même s'ils essaient de suivre une ligne "indépendante" ils n'en reste pas moins dans les circuits commerciaux classiques (FNAC, SACEM, tourneurs etc).
    Ils veulent vivre de leur musique, ce que je conçois tout à fait. Ils faut donc suivre une logique marchande : promotion, vente de cd. Et donc le téléchargement est plutôt mal vu.
    J'avais eu un débat houleux à l'époque (2003) avec Mano Solo justement à propos du téléchargement. Et il m'avait répondu (en majuscule) : "QUI EST CE QUI VA REMPLIR MON FRIGO?"
    Depuis, et même si les coups de production ont largement baissé ils continuent à vendre des disques à plus de 15 euros et des concerts à 30 euros.

    C'est dommage.

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