Journal Firefox va faire un bon en avant.

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8
4
fév.
2010
Je ne sais pas si Firefox va faire un bon en avant, mais la dernière faille de sécurité d'internet explorer avait fait installer Firefox presque partout dans ma boite.

Microsoft, qui a décidément décidé de se tourner vers le libre, apporte encore une fois sa pierre à la part de marché de Firefox en entreprise.

http://www.microsoft.com/technet/security/advisory/980088.ms(...)

Une faille touche (ou plutôt un "avis de faille") touche toute les versions de IE sous tout les OS de Microsoft.
  • # Detail un peu plus

    Posté par . Évalué à 4.

    La faille touche toutes les versions de ie sur tout les OS a condition que la configuration de sécurité ai été désactivé (ce qui est très souvent le cas...)

    Espérons que cette énième faille permette effectivement de pousser les gens vers d'autre navigateurs (pas forcément Firefox d'ailleurs!) comme OPERA par exemple.

    Si seulement les entreprises pouvaient virer ce ie6 de mer.. : ça me donne des boutons quand j'entend dire : "on peu pas se passer de ie, car toutes les appli intranet ont été optimiser pour ce navigateur"... Flinguez tout les dev qui optimisent leurs applis pour ie6!
    • [^] # Re: Detail un peu plus

      Posté par . Évalué à 6.

      T'es pas un peu fou de proposer un logiciel privateur comme Opera sur linuxfr !?!?!?
      • [^] # Re: Detail un peu plus

        Posté par . Évalué à 10.

        Et en plus, ils pillent les logiciels libres comme Qt sans reverser en retour.
        T'as qu'à voir.
        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par . Évalué à 2.

          Et en plus, ils pillent les logiciels libres comme Qt sans reverser en retour.

          Magnifique !!
        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par . Évalué à 5.

          Bas, Y'en a d'autres plus libres si vous préférez, c'est juste histoire de dire que ie c'est de la mer.. et qu'il faut utiliser un autre navigateur quand on a le malheur d'être sur Windo$e (je sait pas moi, FLOCK, CHROME, NETSCAPE, SAFARI, SEAMONKEY...). Mon propos était de dire aussi qu'il n'y a pas que Firefox non plus...
      • [^] # Re: Detail un peu plus

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Comme à chaque fois je vais me faire moinser, mais s'il vous plait arrêter d'utiliser le terme «privateur». Le terme logiciel propriétaire à l'avantage d'être clair, compris de tout le monde et utilisé depuis longtemps dans ce sens.
        D'autant plus que ce terme n'est absolument pas plus justifiable que propriétaire étant donné qu'un logiciel libre te prive aussi de certains droits notament celui d'en distribuer des versions modifiées sans les sources.
        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par . Évalué à 10.

          Tu ne réussiras pas à nous priver du droit de dire privateur, espèce de privateur !

          :)

          The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          un logiciel libre te prive aussi de certains droits notament celui d'en distribuer des versions modifiées sans les sources
          Et en quoi est-ce un droit ? Suis je dans un pays totalitaire parce que je n'ai pas le droit d'avoir des esclaves ? La liberté s'arrête là où commence celles des autres. La question est entre le droit de maîtriser ce qui s'exécute sur sa machine et le droit de ne pas distribuer tes sources, lequel est le plus important.

          Les personnes qui utilisent le mot « privateur » sont celle qui comme RMS considère que le logiciel pr(opriétai|ivateu)r te prive de certains droits plus important que le "droit" de faire du logiciel non libre. C'est un point de vue original, sûrement minoritaire, mais respectable. N'impose pas ta vision de voir les choses.
          • [^] # Re: Detail un peu plus

            Posté par . Évalué à 6.

            Les personnes qui utilisent le mot « privateur » sont celle qui comme RMS considère

            A priori ce sont plutôt des zozos qui suivent le gourou les yeux fermés.
            On a le droit d'être d'accord avec les idées de RMS et de trouver ses lubies terminologiques un peu ridicules.
            • [^] # Re: Detail un peu plus

              Posté par (page perso) . Évalué à 7.

              Forcément si on ne pense pas comme toi, on est un zozo incapable de penser par soi même. Je ne suis pas d'accord avec tous ce que dit RMS, mais j'aimerai avoir le droit d'être d'accord avec lui sans que l'on me dise que je n'ai aucune personnalité (à la rigueur tu peux dire que mon point de vue est stupide si c'est ce que tu penses).

              L'emploi d'un mot n'est pas anodin, il influence énormément la perception que les gens qui ne connaissent pas le sujet auront lorsqu'il en entendront parler pour la première fois. Par exemple pirater vs partager, open source vs libre, troll vs argument, culture vs industrie du divertissement...

              Je suis d'accord que cela peut paraître (un peu ?) ridicule ; mais pour autant, si cela permet de faire passer plus efficacement un message, pourquoi pas ?
              • [^] # Re: Detail un peu plus

                Posté par . Évalué à 1.

                Forcément si on ne pense pas comme toi, on est un zozo incapable de penser par soi même [....]
                mais j'aimerai avoir le droit d'être d'accord avec lui


                Visiblement tu ne sais pas lire et tu es dans un délire de persécution.
                • [^] # Re: Detail un peu plus

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Désolé si j'ai mal compris mais:
                  – je défends l'usage du mot « privateur » ;
                  – tu affirmes qu'a priori ceux qui utilisent privateur sont des zozos sans personnalité ;
                  j'en conclu donc que je suis ( a priori certes) un zozo qui suis RMS les yeux bandés.

                  Forcément si on ne pense pas comme toi, on est un zozo incapable de penser par soi même
                  Bon là ok, j'ai peux être généralisé un peu violemment...

                  Ce qui me dérange c'est qu'au lieu de critiquer une idée, tu fais un attaque ad hominem. :
                  A priori ce sont plutôt des zozos qui suivent le gourou les yeux fermés.
          • [^] # Re: Detail un peu plus

            Posté par . Évalué à 1.

            La question est entre le droit de maîtriser ce qui s'exécute sur sa machine et le droit de ne pas distribuer tes sources, lequel est le plus important.

            Oui, et je ne vois pas pourquoi un gugusse qui ramène sa fraise pourrait dire "Le plus important c'est mon droit à moi", vu qu'il n'apporte rien le gugusse. C'est à celui qui fait le logiciel de décider de ce qui est important, de choisir sa licence, et de proposer, à prendre où à laisser, ce qu'il a décidé de coder avec la licence qu'il a décidé d'utiliser.

            Autrement dit, le "droit à avoir les sources" n'est pas plus naturel ou inné que le "droit à restreindre l'utilisation".

            Ceci en réponse à une tendance assez douteuse, parmi les libristes, qui consiste à prétendre que la liberté logicielle va "de soi", voire que l'on devrait garantir par la loi certaines libertés offertes par le logiciel libre pour toute oeuvre. Opinion qui a commencé à se répandre avec le débat initié par DADVSI puis HADOPI, et qui a totalement pourri ledit débat en lui faisant quitter le champ du respect des libertés individuelles, pour attaquer de front les licences privatives.

            Ce serait oublier que le logiciel libre ne s'est pas construit en copiant, malgré la licence, des logiciels propriétaires, mais en construisant autre chose, avec comme notion promordiale la volonté des auteurs du code. Le logiciel libre ce n'est pas Photoshop cracké, c'est Gimp. La culture libre ce n'est pas Avatar en petits morceaux sur rapidshare, c'est Sita Sings the Blues en torrent. Si on veut voir plus de libre, la première chose à faire est de convaincre les auteurs d'utiliser une licence libre, pas de leur dire "ta licence on s'en fout, l'important c'est notre liberté de copier, même si tu veux pas."

            Le logiciel libre respecte et a besoin de la propriété intellectuelle:
            Si on abolissait la notion de droit d'auteur, la première conséquence c'est que la clause "Vous devez redistribuer les sources" de la GPL n'aurait plus aucun effet. Le logiciel propriétaire serait peu affecté, dans la mesure où il n'aurait plus qu'à rajouter une bonne couche de DRM pour faire respecter sa licence de force.

            THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

            • [^] # Re: Detail un peu plus

              Posté par . Évalué à 3.


              Le logiciel libre respecte et a besoin de la propriété intellectuelle:
              Si on abolissait la notion de droit d'auteur, la première conséquence c'est que la clause "Vous devez redistribuer les sources" de la GPL n'aurait plus aucun effet. Le logiciel propriétaire serait peu affecté, dans la mesure où il n'aurait plus qu'à rajouter une bonne couche de DRM pour faire respecter sa licence de force.

              et la BSD, non plus.

              Ensuite ton débat est intéressant mais tu confonds allègrement le droit moral de l'auteur et ses droits patrimoniaux.
              Pour ce qui concerne les "libristes" comme tu les appelles (je les nommerais plutôt libristes communautaires), il se trouve qu'ils considèrent en effet que les droits patrimoniaux ne devraient pas s'appliquer à des biens non rivaux.
              Le prolongement en étant les brevets logiciels ou le simple fait que l'idée emane de moi te prive de la réutiliser à ta guise

              Mais je t'accorde le "droit à disposer des sources" est un faux droit tout comme la propriété intellectuelle ne fait pas l'unanimité et loin de là chez les libéraux.
            • [^] # Re: Detail un peu plus

              Posté par . Évalué à 3.

              Et sinon:


              Ceci en réponse à une tendance assez douteuse, parmi les libristes, qui consiste à prétendre que la liberté logicielle va "de soi", voire que l'on devrait garantir par la loi certaines libertés offertes par le logiciel libre pour toute oeuvre.

              Je pense que garantir l'accès aux sources par la loi n'est pas la pensée dominante, en revanche certains militent pour que la loi garantisse (ou continue de garantir) qu'on puisse produire du logiciel libre sans restriction d'aucune sorte, en effet.
              C'est cette liberté là qu'on souhaite préserver.
            • [^] # Re: Detail un peu plus

              Posté par (page perso) . Évalué à 6.

              Oui, et je ne vois pas pourquoi un gugusse qui ramène sa fraise pourrait dire "Le plus important c'est mon droit à moi", vu qu'il n'apporte rien le gugusse. C'est à celui qui cultive la terre de décider de ce qui est important, de choisir qui peu manger, et de proposer, à prendre où à laisser, ce qu'il a décidé de cultiver avec les conditions de vente qu'il a décidé de fixer.

              Autrement dit, le "droit à avoir à manger" n'est pas plus naturel ou inné que le "droit à restreindre l'accès à la nourriture".

              Ceci en réponse à une tendance assez douteuse, parmi les libertaires, qui consiste à prétendre que la liberté de manger va "de soi", voire que l'on devrait garantir par la loi certaines libertés d'accès à la nourriture, l'eau potable, les soins et l'éducation. Opinion qui a commencé à se répandre avec le débat initié on ne sais plus trop quand, et qui a totalement pourri ledit débat en lui faisant quitter le champ du respect des libertés individuelles, pour attaquer de front la privatisation et les privilèges.

              La liberté respecte et a besoin du privilège d'interdire:
              Si on abolissait la notion de privilèges et de propriété, la première conséquence c'est que la clause "Vous devez redistribuer les ressources" de l'équité n'aurait plus fondement légal. Les esclavagistes serait peu affecté, dans la mesure où il n'aurait plus qu'à rajouter une bonne couche de chaînes à leurs esclaves pour faire respecter la soumission par la force.

              \o/

              Qu'est ce qu'on se marre. :)
              • [^] # Re: Detail un peu plus

                Posté par . Évalué à 3.

                Oui enfin mettre sur le même plan un besoin naturel vital et nécessaire à la survie d'un être humain, et un logiciel et ses sources, c'est un peu douteux ...
                • [^] # Re: Detail un peu plus

                  Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                  À mon humble avis, le logiciel libre c'est un peu plus que l'accès aux sources, c'est de un pilier nécessaire à l'exercice citoyen, qui dépend du pouvoir conféré à chaque citoyen, dans la société de l'information.

                  Il ne s'agit peut être pas de survie, mais l'abolition de l'esclavage n'est pas nécessairement une question de survie non plus. Une société esclavagiste qui dispense à boire et à manger aux esclaves demeure une société esclavagiste.
                  • [^] # Re: Detail un peu plus

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Une société esclavagiste dans laquelle les esclaves vont eux-même acheter leurs chaînes HDCP, les payent au prix fort et invitent leurs amis à les partager, alors que rien ni personne ne leur a pour l'instant interdit d'être libres. Je ne vois pas quoi faire contre ça, et je ne suis pas certain qu'il faille faire quelque chose contre ça.

                    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

                    • [^] # Re: Detail un peu plus

                      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

                      De l'éducation ?
                      • [^] # Re: Detail un peu plus

                        Posté par . Évalué à 4.

                        Des baffes. C'est le meilleur moyen pour avoir l'attention des masochistes.

                        The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

                    • [^] # Re: Detail un peu plus

                      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                      alors que rien ni personne ne leur a pour l'instant interdit d'être libres

                      Inutile d'interdire quand attiser les comportements éloignant de la liberté est tout aussi efficace. Comme dit ci-dessus, c'est un problème d'éducation : si on t'inculque des fantasmes qui te pousse à la servitude depuis ton plus jeune age, tu as peu de chance de sortir de ce schéma.
                • [^] # Re: Detail un peu plus

                  Posté par . Évalué à 1.

                  Surtout que les ressources immatérielles ne sont pas concurrentielles.

                  Je m'explique: les ressources matérielles nécessaires à la survie humaine sont en nombre limité: quantité d'eau potable, surface de terre cultivable, énergie solaire.. Toute appropriation excessive d'une ressource par un individu ou une entreprise prive autrui de sa part.
                  À contrario, l'existence de millions de chansons sous licence privative ne diminue pas d'un iota la capacité d'un individu à proposer une nouvelle chanson sous licence libre. Idem pour les logiciels, si l'on excepte cette ineptie qu'est le brevet d'idée.

                  Et la porte de sortie aux licences culturelles privatives la plus élégante, est la même que celle du logiciel libre: motiver les "utilisateurs" et les auteurs, faire émerger un autre modèle économique. Ce n'est pas en continuant à télécharger et acheter des oeuvres culturelles sous licence privative, tout en appelant d'un voeu pieux leur libération, que les choses bougeront.
                  Ne serait-ce que parce que le succès des licences privatives dans le domaine culturelle, succès confirmé et par leurs ventes, et par leur écrasante majorité sur les réseaux de partage, légitime leur modèle économique.

                  En conclusion: ce n'est pas parce que les télécharger leur rend service qu'il est légitime de les télécharger, c'est justement parce que ça leur rend service, qu'il ne faut pas les télécharger :)

                  THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

                  • [^] # Re: Detail un peu plus

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    À contrario, l'existence de millions de chansons sous licence privative ne diminue pas d'un iota la capacité d'un individu à proposer une nouvelle chanson sous licence libre.

                    Oh que si, et même bien d'avantage. Si je refabrique dans mon garage à peut prêt la même chaise que celle que tu as fait dans le tien, la propriété matériel ne pose aucun problème. Si je compose dans mon garage à peut prêt les mêmes riffs que toi dans le tien, la propriété intellectuel privera le second de nous deux à publier de la liberté d'utiliser le riff comme il le souhaite, tant que l'autre n'y aura pas consenti.

                    Et la porte de sortie aux licences culturelles privatives la plus élégante, est la même que celle du logiciel libre: motiver les "utilisateurs" et les auteurs, faire émerger un autre modèle économique.

                    Je suis d'accord que c'est un chemin à suivre. Ça n'empêche pas dans le même temps à travailler à l'abolition de lois iniques.

                    Ne serait-ce que parce que le succès des licences privatives dans le domaine culturelle, succès confirmé et par leurs ventes, et par leur écrasante majorité sur les réseaux de partage, légitime leur modèle économique.

                    Oui et non, il y a une certaine inertie capitaliste : les majors ont beaucoup de moyens pour lobotomiser les gens et faire passer les alternatives pour des utopies de bisounours. Il y a une part de choix de l'individu (du moins si l'on croie au libre arbitre) mais il y a également un important facteur d'immersion dans un contexte : pour en sortir cela demande des moyens, et puisque la majorité des ressources sont détenus par ceux qui veulent rester dans une position monopoliste (càd ne distribuer les moyens que quand ça les arrange), il y a un espèce de cercle vicieux de la pauvreté qui se crée par rétro-action.
                  • [^] # Re: Detail un peu plus

                    Posté par . Évalué à 3.


                    À contrario, l'existence de millions de chansons sous licence privative ne diminue pas d'un iota la capacité d'un individu à proposer une nouvelle chanson sous licence libre. Idem pour les logiciels, si l'on excepte cette ineptie qu'est le brevet d'idée.

                    J'ai une petite question.
                    Si on proscrit les brevets logiciels, qu'est-ce qui empêche de faire de la rétro-ingénierie du code pour repomper les logiciels et pas seulement à des fins d'interopérabilité ?
                    Et même sans ça, qu'est ce qui empêche de redévelopper un clone ou de repiquer des "idées" ? Comment "protéger" efficacement son oeuvre sans brevets ?
                    Si je bloque l'accès à mes sources, je devrai forcément à un moment où un autre restreindre la liberté de penser d'autrui pour faire valoir mon droit.
                    La limite est tenue et l'arbitraire est de règle.

                    La non-divulgation des sources ne suffit pas à protéger (priver ;-) et sans brevets, elle est au mieux inefficace et au pire inopérante.

                    Alors pour en revenir à ta remarque plus haut, on ne peut exiger d'un auteur de livrer son code source certes mais ca n'a que peu d'importance en fait pour peu que le combat contre les brevets aboutisse.
                    • [^] # Re: Detail un peu plus

                      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                      Si on proscrit les brevets logiciels, qu'est-ce qui empêche de faire de la rétro-ingénierie du code pour repomper les logiciels et pas seulement à des fins d'interopérabilité ?
                      Les brevets ne sont pas actuellement en vigueur sur le logiciel et pourtant cette chose est déjà interdite par ... le droit d'auteur. Le droit d'auteur contrôle le plagiat, le brevet contrôle la matérialisation des idées. Dans un cas tu peux interdire la copie brutale d'une implémentation d'un procédé, dans l'autre tu peux interdire l'usage d'un procédé tout court.
                      Autre chose intéressante, le droit d'auteur est immédiat et sans dépôt, le brevet est valide qu'après dépôt.

                      Si je bloque l'accès à mes sources, je devrai forcément à un moment où un autre restreindre la liberté de penser d'autrui pour faire valoir mon droit.
                      Non. Bloquer l'accès a tes sources n'interdit à personne de reproduire un programme équivalent au tien réutilisant tes idées justement (note l'absence de repomper). Après tout pour implémenter une idée nouvelle dans ton soft, tu en a réutilisé 3000 existantes : pourquoi interdire ça aux autres ?

                      la non-divulgation des sources ne suffit pas à protéger
                      C'est sur c'est pour ça qu'on a le droit d'auteur pour protéger du plagiat.

                      sans brevets, elle est au mieux inefficace et au pire inopérante.
                      Avec brevet elle permet d'interdire aux autre de réutiliser tes idées ce qui est ultra limitant pour le progrès de la technique et de la société. C'est un peu cher payé, surtout pour rémunérer un "inventeur" qui lui même a réutilisé les idées des autres pour développer la sienne.
                      • [^] # Re: Detail un peu plus

                        Posté par . Évalué à 2.


                        Si on proscrit les brevets logiciels, qu'est-ce qui empêche de faire de la rétro-ingénierie du code pour repomper les logiciels et pas seulement à des fins d'interopérabilité ?
                        Les brevets ne sont pas actuellement en vigueur sur le logiciel et pourtant cette chose est déjà interdite par ... le droit d'auteur. Le droit d'auteur contrôle le plagiat, le brevet contrôle la matérialisation des idées. Dans un cas tu peux interdire la copie brutale d'une implémentation d'un procédé, dans l'autre tu peux interdire l'usage d'un procédé tout court.
                        Autre chose intéressante, le droit d'auteur est immédiat et sans dépôt, le brevet est valide qu'après dépôt.


                        Merci pour tes éclaircissements et rappels sur la législation.
                        Mais tu conviendras que malgré tout, la situation n'est pas si claire et reste toujours à l'appréciation du juge et de son arbitraire et que ce qui est à défendre est le droit moral. Le reste n'est que pure artifice et c'est aux auteurs de trouver le moyen de tirer un revenu de leur création sans limiter la liberté d'autrui.

                        J'aimerais que ceux qui en appellent ici à la liberté et aux droits naturels à tout va pour battre en brèche les droits sociaux poussent leur raisonnement juqu'au bout et l'appliquent également à l'immatériel et à ce droit de propriété intellectuelle pour le moins artificiel et certainement naturel.
                        C'est tellement facile de ne retenir que ce qui nous arrange.
                        (Je ne vise personne en particulier)

                        Pour rappel

                        Le point de vue libertarien réfute aussi cette vision et autorise le plagiat.
                        Il n'est question que de droit moral.
                        Selon certains libertariens, la situation est la même dans le domaine du droit d'auteur pour les oeuvres de l'esprit. Le plagiat ne saurait être interdit, il revient donc à l'auteur de trouver préalablement le "moyen d'exclure" adéquat, et au client de faire preuve de circonspection. L'antériorité n'est pas une garantie légale, mais peut constituer une garantie pratique, le plagiaire qui ferait passer pour sienne une oeuvre déjà publiée risquant surtout le ridicule ou le mépris. Comme l'exprime Tom Palmer :

                        Les droits de propriété sur les objets tangibles ne restreignent pas du tout la liberté, seulement l'action. Les droits de propriété intellectuelle, en revanche, restreignent réellement la liberté.
                        • [^] # Re: Detail un peu plus

                          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                          à l'appréciation du juge et de son arbitraire
                          l'arbitraire du juge c'est de voir si on est ou non dans le cadre de la loi. S'il se trompe il y a le recours en appel voir en cassation si c'est sur la forme. Donc je ne conviens pas du tout et je trouve justement la situation actuelle très claire : l'auteur décide de certaines choses (dans le cadre des autres lois), entre autres :
                          - de quand il décide de diffuser son œuvre,
                          - de qui a le droit d'exploiter son œuvre,
                          - de qui a le droit de diffuser son œuvre
                          - de qui a le droit de modifier son œuvre.
                          Il ne décide pas de certaines autres : la responsabilité, la paternité, dans quelle mesure un autre œuvre est un plagiait de la sienne.
                          La dessus le brevet n'amène rien et c'est même pour ça qu'il est inutile pour le logiciel.

                          c'est aux auteurs de trouver le moyen de tirer un revenu de leur création sans limiter la liberté d'autrui.
                          Je ne crois pas que quiconque puisse dire le contraire. La difficulté c'est être d'accord sur "sans limiter la liberté d'autrui".

                          J'aimerais que ceux qui en appellent ici à la liberté et aux droits naturels à tout va pour battre en brèche les droits sociaux poussent leur raisonnement juqu'au bout et l'appliquent également à l'immatériel
                          Gné ? Je ne vois pas où tu veux en venir, peux tu développer ?
            • [^] # Re: Detail un peu plus

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Oui, et je ne vois pas pourquoi un gugusse qui ramène sa fraise pourrait dire "Le plus important c'est mon droit à moi", vu qu'il n'apporte rien le gugusse.

              Ben le gugusse a le droit de dire ce qu'il veut non ? On est en démocratie oui ou merde ? Je ne fais pas (et je n'ai jamais fait) l'apologie du piratage et je n'utilise exclusivement que du logiciel libre. Maintenant j'ai le droit de dire qu'un logiciel propriétaire me prive de liberté ! Et c'est d'ailleurs par ce qu'il me prive de liberté que je ne les utilise pas.


              Le logiciel libre ce n'est pas Photoshop cracké, c'est Gimp.
              T'as fumé quoi ? En quoi ai je prétendue qu'un Photoshop cracké est libre ? Tu ne me confondrai pas avec un kevin par hasard ?

              Désolé si ma réponse est agressive, mais j'ai l'impression que tu répond complètement à côté de la plaque...

              Autrement dit, le "droit à avoir les sources" n'est pas plus naturel ou inné que le "droit à restreindre l'utilisation".
              Bon là pour le coup c'est un remarque intéressante. Cependant, àmha, l'accès au source est nécessaire pour avoir un système sécurisé ou pour protéger sa vie privée. Et vu que le droit à la vie privé est un droit fondamentale...

              Maintenant je ne suis pas en train de dire que l'on doit interdire le logiciel propriétaire. Je dis juste que éthiquement, ils me privent de liberté. Et le seul droit que je revendique et celui de ne pas utiliser de logiciel proprio.
          • [^] # Re: Detail un peu plus

            Posté par . Évalué à 3.

            je dirais surtout "certains logiciels libres te privent de certains droits", car tous les logiciels libres ne sont pas sous GPL ! :)

            Ce n'est pas plus un droit de distribuer des versions modifiées de logiciels libres sans les sources, que d'écrire des logiciels propriétaires sans en distribuer les sources.

            Ce n'est pas un droit moral ni une obligation de pouvoir accéder aux sources d'un logiciel, c'est une facilité et une preuve de confiance entre différentes parties.

            Par contre ce qui ne devrait jamais arriver, c'est d'être obligé d'utiliser des logiciels dont on ne dispose pas des sources.

            Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par . Évalué à 5.

          T'es en train de dire que logiciel libre == licence GPL.

          Il n'y a pas que la GPL. La première licence qui me vient en tête, c'est naturellement BSD mais il y en a d'autres.
        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Oui, il faudrait dire logiciel libérateur et préservateur de la liberté d'un coté et logiciel esclavagiste de l'autre. \o/

          Je devrait peut être l'ajouter à ma liste : http://www.culture-libre.org/wiki/Termes_de_propagande_%C3%A(...) :P
        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par . Évalué à 3.

          pas faux.
          Néanmoins c'est vrai qu'utiliser "propriétaire" est réducteur d'une part, et forcément dénigrant pour toute notion de propriété, du moins pour un lecteur non habitué.
          Utiliser "propriétaire" ne semble pas adapté pour ces deux raisons là. Il y a un manque, que privateur est venu combler. Mais c'est vrai que sous certains points de vues, bsd par exemple, "il prive de pouvoir le redistribuer modifié, sans les sources". Mais c'est le serpent qui se mord la queue, un peu, tu avouera, non ?
          En fait aurais tu une proprosition à formulée ? Perso, pour remplacer "privateur" je vois "fermé". Mais est ce bien ?
    • [^] # Re: Detail un peu plus

      Posté par . Évalué à 4.

      "toutes les appli intranet ont été optimiserées pour ce navigateur"
      Et sinon, très bel oxymore ! :-)
      • [^] # Re: Detail un peu plus

        Posté par . Évalué à 2.

        Où quand l'optimalisation se transforme en « optiminisation ».

        The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

    • [^] # Re: Detail un peu plus

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      > La faille touche toutes les versions de ie sur tout les OS a condition que la configuration de sécurité ai été désactivé (ce qui est très souvent le cas...)
      C'est pas vrai, moi, IE sous linux n'as aucune faille...
      • [^] # Re: Detail un peu plus

        Posté par . Évalué à 2.

        Ha? t'as installé IE avec Wine? T'es tordu toi dans le genre!

        Sur ce, la faille doit bien être présente dans ce cas aussi...avec une porté moindre...Enfin, on est libre d'installer des malwar sur sa propre machine volontairement...

        non, je déconne, désolé pour le tout les OS, effectivement, c'était mal venu, il manquait le "...OS Proprio de Microsoft..."
        • [^] # Re: Detail un peu plus

          Posté par . Évalué à 4.

          Arretes... ça m'est vraiment arrivé IRL !
          il y a 4 ans, expectra m' a demandé de passer un test "unix" en ligne : il fallait IE ! ben du coup j'ai installé IE avec wine. :(
    • [^] # Re: Detail un peu plus

      Posté par . Évalué à 2.

      Ne m'en parle pas d'ie6, j'ai un cas encore pire, pour un logiciel propriétaire de suivi des problèmes clients (édité par Siebel (qui ont été rachetés par Oracle)., pour ne pas les citer).

      Dans sa version précédente, c'était une appli Windows par laquelle on ne pouvait accéder qu'au travers de Citrix, apparemment impossible de la faire tourner sur sa machine locale (qui est un laptop sous Windows pourtant).

      Apprenant qu'ils mettaient en place la nouvelle version et que ça serait maintenant un site web, je me suis dit, chouette, ça va être plus pratique, en plus on pourra s'en servir avec Firefox, sous Linux, le pied!

      Et bien non, ça n'est pas une appli web, c'est une appli Internet Explorer! Ça utilise des composants ActiveX en veux-tu en voila. Comme c'était moins pire que l'outil précédent, je me suis dit qu'on avait quand même fait du progrès.

      Puis IE8 est arrive. Et la, pan! Ça ne marche pas avec IE8, les pop-up de l'appli sortent n'importe comment, inutilisables.

      Et comment fait-on? Et bien on se connecte sur une machine Citrix, qui elle dispose de IE7 (oui la, ça marchait encore). Retour donc a la case départ! J'ai beau eu expliquer ma frustration aux personnes responsables de cet outil, on m'a répondu que IE8 n'était pas qualifie par Siebel. Que le comportement change autant d'une version a une autre d'IE, ça montre le cote "on pense a l'avenir" chez Siebel :/

      Ce qui me fait rire très jaune, c'est qu'ils nous parlent d'appli web, alors que celle-ci n'utilise ie6 que comme un shell autour duquel leur outil rajoute des plugins de construction de GUI. Le pire dans tout ca, c'est que la page serait totalement réalisable en HTML/JS/CSS.

      Je me demande quel cheminement d'idées les a amenés a choisir cette solution sur-propriétaire, lorsqu'il auraient pu faire pareil avec des outils accessibles au plus grand nombre.
  • # C'est toujours mieux...

    Posté par . Évalué à 10.

    ...que de faire un mauvais en arrière.
  • # Bon, en avant !

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Tu voulais peut être parler d'un bond en avant ? :p

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