Journal Les français aiment-ils leurs libraires ?

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26
1
août
2011

Ce matin, dans mon journal, en dernière page du cahier saumon, j'ai pu lire un article sur la situation à priori préoccupante des librairies indépendants.

En effet, la part de marché de ces commerces est, selon une étude datant de mai, de 21 a 17% (en gros), au bénéfice des enseignes culturelles (Fnac, Virgin ...) et des géants d'internet (Amazon, Fnac encore).

C'est pourquoi il semblerait qu'une campagne de communication soit en cours dans la presse pour promouvoir les librairies de quartier avec le slogan "Des milliers de livres à ma disposition. Qui m'aidera à faire le bon choix si mon libraire n'est pas là".
Comme on peut le voir, cette campagne vise a faire du commerçant avant tout un conseiller, un prescripteur.

Le président du Syndicat national de l'Edition (SNE) va encore plus loin lorsqu'il déclare "Chez un petit libraire indépendant, vous pouvez trouver ce que vous ne cherchez pas, c'est sa force."
Un libraire assure aussi "Les consommateurs sont habitués à l'abondance[...]. Ce qui est une forme d'illusion".

Bref, il faut sauver le libraire indépendant.

Personnellement, je ne vais plus faire mes achats dans une librairie indépendante depuis que j'ai quitté le lycée. J'habite dans une ville où il existe de multiples enseignes culturelles, et au pire je vais sur Amazon.

Mon libraire de quartier (a 20 mètres de chez moi) a eu sa chance pourtant: je suis un jour rentré dans ma boutique pour lui demander un livre pour mon jeune neveu. Il m'a promis qu'il le commanderai et que je l'aurai dans la semaine. Deux semaines après, le livre n'était pas arrivé. Dommage, c'était pour un anniversaire. J'ai préféré aller à la Fnac (15 minutes de chez moi en bus).

Alors bien sur, on me dira:
tu es tombé sur un mauvais libraire (qui est quand meme là depuis des années).
ou encore
C'est pas de sa faute, il ne peut pas tout avoir, c'est la logistique
ou encore
Un libraire, il te demande ce que tu aimes lire, pour te conseiller, tu aurais pu prendre autre chose
ou encore
Pas de chance, shit happens

Je réponds donc : La n'est pas la question.

Ma question, justement, c'est :
Vous sentez-vous concerné par la perte des librairie de quartier ? Est ce que cette opération de communication vous touche ?

Au delà de ce cadre: Faites vous confiance à votre libraire pour vous conseiller dans vos lectures, ou considérez vous que vous n'avez pas besoin de son aide, que ce n'est qu'un commerçant qui cherche a vous pousser à l'achat. En clair, le petit monde du Livre est-il un business comme un autre, ou cela fait-il partie de la Culture que la France est si prompte à défendre.

Et au final, une petite réflexion : La France a mis en place une politique du prix unique du livre justement pour préserver son réseau de librairie face aux enseigne culturelle. N'est ce pas la preuve que cette politique est inutile et qu'il faut maintenant l'abroger?

Sinon, vous pouvez aussi me faire part de vos habitudes d'achats de produits culturels, même si je ne doute pas qu'une grande proportion des lecteurs de ce site passe par internet pour faire ses achats.

  • # internet = destructeur des emplois locaux

    Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 01/08/11 à 15:49.

    Internet est destructeur des emplois locaux de proximité. La multiplication des parutions fait qu'aujourd'hui, un libraire n'a pratiquement que les gros livres sortis ce mois, et des classiques.

    Amazon est beaucoup plus pratique, plus complet, même la FNAC fait office de supérette à coté.

    Comme beaucoup de commerces de proximité, ils sont appelés à disparaître ou à se renouveler.

    "Qui m'aidera à faire le bon choix si mon libraire n'est pas là".

    Personnellement, je me débrouille très bien avec les forums spécialisés, les avis amazon et autres discussions entre passionnés.

    • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Personnellement, je me débrouille très bien avec les forums spécialisés, les avis amazon et autres discussions entre passionnés.

      Surtout qu'un forum spécialisé sera toujours plus pertinent qu'un libraire pour te conseiller.
      Le libraire de quartier peut être un généraliste et dans ce cas il ne connaitra pas assez le domaine qui t'intéresse et ne te conseillera pas bien.
      Le libraire de quartier peut également être spécialisé (par exemple en SF) mais il n'aura jamais la connaissance élargie et variété des goûts qu'on retrouve en lisant les posts d'un forum. Le secret pour être bien conseillé c'est simplement de fréquenter les bons sites et de varier les sources d'information.

      J'ai l'impression que les petits libraires lancent frénétiquement cette affirmation de la "qualité du conseil" afin de trouver quelque chose pour contrer la déferlante internet.

      • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

        Posté par . Évalué à 3.

        Surtout qu'un forum spécialisé sera toujours plus pertinent qu'un libraire pour te conseiller.
        Le libraire de quartier peut être un généraliste et dans ce cas il ne connaitra pas assez le domaine qui t'intéresse et ne te conseillera pas bien.

        Ça c'est ultra valable quand tu es un passionné ou que t'as envie d'un truc vraiment hyper pointu, et que t'as du temps à dépenser pour chercher pil poil le truc parfait.

        À nuancer quand t'es en mode "loisir" ou que tu dévores 10 bouquins par mois.

        • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

          Posté par (page perso) . Évalué à 7.

          À nuancer quand t'es en mode "loisir"

          Qu'est-ce que tu entends exactement par mode "loisir" ? Le fait de flâner un peu au hasard dans une librairie et de prendre un livre sur un coup de tête ?
          Personnellement, étant donné le prix des livres neufs, je n'achète quasiment jamais avant d'avoir lu ou entendu plusieurs avis, avoir croisé les infos de diverses critiques sur plusieurs sites, etc.

          ou que tu dévores 10 bouquins par mois

          Je suis également un lecteur vorace et, avec le temps, je me suis aperçu qu'en fait ma voracité était telle que je n'avais plus le temps de lire des trucs nuls. La vie est trop courte et il vaut mieux que j'essaye de me concentrer sur les livres susceptibles de me plaire, donc que je croise encore plus les infos avant de faire un achat.
          Désolé mais l'image idyllique du petit libraire de quartier qui te conseille magnifiquement car il connait tes goûts et qu'il a lu tous les livres...ben c'est une chimère !

          • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

            Posté par . Évalué à 2.

            Désolé mais l'image idyllique du petit libraire de quartier qui te conseille magnifiquement car il connait tes goûts et qu'il a lu tous les livres...ben c'est une chimère !

            Je ne dis pas le contraire. Mais il faut aussi voir que tout est une question de compromis. Parfois (souvent ?) une personne n'aura pas le temps ou l'envie de passer quatre heure à trouver la perle rare. Le rapport temps passé / bénéfices obtenus ne sera pas assez grand.

            Dans ton cas effectivement un libraire de quartier n'a pas la place d'exister, ça n'est ni bien ni mal, il n'y a pas lieu de moraliser, je réagissais sur le toujours de :

            Surtout qu'un forum spécialisé sera toujours plus pertinent qu'un libraire pour te conseiller.

            dans l'absolu oui, mais en pratique parfois (souvent ?) on s'en fou.

            Je vais faire une analogie foireuse. Quand je visite un musée, je prends quand même un peu de temps à regarder les œuvres qui ne me plaisent pas plus que ça, je ne vais pas forcément faire la course aux coups de cœurs.

            • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

              Posté par . Évalué à 1.

              Parfois (souvent ?) une personne n'aura pas le temps ou l'envie de passer quatre heure à trouver la perle rare.

              Qui parle de chercher 4 heures ? Souvent, on lit un bouquin parce que c'est recommandé par quelqu'un. Hier, c'était les copains proches, la famille, maintenant, s'ajoutent les gens des réseaux sociaux, communautés virtuels.

          • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

            Posté par (page perso) . Évalué à 9.

            Désolé mais l'image idyllique du petit libraire de quartier qui te conseille magnifiquement car il connait tes goûts et qu'il a lu tous les livres...ben c'est une chimère !

            Et pourtant c'est vrai dans ma librairie de quartier. On a probablement beaucoup de chance, mais pour les clients réguliers, les libraires (2) savent quels livres ils ont lu et quelles nouvelles parutions ils pourraient aimer. Il m'arrive même de vouloir faire un cadeau à un de leur client régulier et de demander au libraire si le client a déjà tel ou tel bouquin.

            Pour cette raison, je n'achète jamais de roman sur Amazon. J'utilise internet pour les bouquins techniques en anglais que mon libraire n'aura pas, mais pour tout le reste, je préfère largement la librairie. Surtout que j'adore l'ambiance d'une librairie et le fait de pouvoir toucher/feuilleter les bouquins.

          • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

            Posté par . Évalué à 9.

            Personnellement, étant donné le prix des livres neufs

            Ouai enfin 10 à 15 €, les livres de poches je trouve pas ça abusé non plus.

            Je suis également un lecteur vorace et, avec le temps, je me suis aperçu qu'en fait ma voracité était telle que je n'avais plus le temps de lire des trucs nuls. La vie est trop courte et il vaut mieux que j'essaye de me concentrer sur les livres susceptibles de me plaire, donc que je croise encore plus les infos avant de faire un achat.

            Je trouve réellement très triste cette optimisation à tout bout de champs. J'ai l'impression que le temps nous file entre les doigts. Plus personne ne veux perdre de temps, il faut que tout se passe vite, on passe notre temps à optimiser, accélérer, rationaliser,…

            Au final à trop gérer et organiser chaque instant de notre vie, je pense (donc c'est mon avis à moi aussi humble que possible) qu'on évite d'être d'être perturbé ou déconcentré, on ne laisse plus de place au hasard.

            Moi par exemple, c'est au cinéma que je vais beaucoup. Je ne cherche pas à voir tout les films qui me plairont à coup sûr et au contraire je vais aussi voir des films dont je ne sais rien par avance et qui ne me plaisent pas du tout au final. Ça me fait découvrir des choses différentes, ça élargie ma culture et qu'est ce qu'on perd à ne pas voir/lire un film/livre ? Est ce que c'est vraiment si important ?

            Voila j'ai fait ma remarque en réponse à toi mais c'est général (donc c'est valable même si tu es le mauvais exemple).

            Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

            • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

              Posté par . Évalué à 10.

              Tu pourrais faire des commentaires plus courts stp? On gagnerait un peu de temps, et je suis sûr que ton message en plus concis n'en serait que plus efficace. On gagnerait tous en productivité.

              Je te laisse, suis pressé!

              -------------> [ ]

            • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

              Posté par (page perso) . Évalué à 6.

              Je pense comme toi. Il m'arrive assez régulièrement d'acheter et de lire des bouquins au hasard (enfin, je lis quand même le titre et le quatrième de couverture). Je suis souvent agréablement surpris et parfois déçu.

              Tu soulève d'ailleurs un problème important des systèmes de recommandations (last.fm, amazon, tout le reste). A force de ne nous recommander que des choses qu'on aime, il y a un risque de se fermer sur son univers. J'aimerais bien que ces derniers intègrent une fonctionnalité qui me propose quelque chose qui est justement éloigné de mes goûts.

        • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          À nuancer quand t'es en mode "loisir" ou que tu dévores 10 bouquins par mois.

          Dans ce cas "généraliste", Amazon remplit très bien ce rôle aussi. Bref, il ne reste plus rien pour le libraire de quartier aujourd'hui...

          • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

            Posté par . Évalué à 2.

            Si, le rêve. Deux heures dans une librairie, c'est autant à rêver. Moi Amazon ne me fait pas rêver.

            • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

              Posté par (page perso) . Évalué à -1.

              Mais qu'à cela tienne! Laissons le prix du livre faire ce qu'il veut, et si il y a du monde pour faire comme toi, ils vivront toujours.

              Juste que ça n'a plus rien à voir avec la culture, l'argument choc initial qui quand on gratte ben oups on trouve une autre raison vite fait...

              • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                Posté par . Évalué à 0.

                C'est beau les marchés auto-régulés, un peu comme le nucléaire sûr et fiable à 100%.

                Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

              • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                Posté par . Évalué à 0.

                On te parle de rêve, du plaisir de fouiner, de sentir, caresser une belle reliure et toi tu parles d'argent. Quelle vulgarité ! Un livre coûte en moyenne entre 1 et 4 paquets de cigarettes. Est-ce excessif ?

                • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  On te parle de rêve, du plaisir de fouiner, de sentir, caresser une belle reliure

                  Mais tu fais ça si tu as envie, je ne t'en empêche pas! Juste que si tu veux ça, tu le fais sans vouloir imposer un prix unique, et tu te démerdes.

                  Désolé, pour moi, un livre, c'est le fond, pas la forme. Mais encore une fois je ne cherche pas à t'empêcher de faire ce que tu as envie, juste à t'empêcher de m'imposer ton prix pour tes plaisirs.

                  Vos arguments sont si super : "subventionnez mes plaisirs". J'aimerai trop pouvoir vous imposer de payer pour les miens...

                  • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                    Posté par . Évalué à -1.

                    Et bien pourquoi pas ! Quels sont-ils ?

                    • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                      Belle démonstration : si je rentre dans un truc qui te plait aussi, allez essayons de niquer les autres on va les faire banquer pour nous. Sinon, non.

                      C'est exactement ce que je critique : ne pas penser en général, mais pour son petit cas, inividualisme à fond.

                      Pour répondre à la question : tout. Et seulement ça. Parce que ce que j'aime n'est pas forcément ce que le voisin aime, et le voisin peut aussi avoir envie de quelque chose. Au final, tout ce qui existe est aimé par une personne au moins, donc tout est à égalité avec le besoin d'imposer aux autres le prix de ses envies.

                      Ben oui, désolé de ne pas réfléchir que pour ma pomme...

                      • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                        Posté par . Évalué à 3.

                        Belle démonstration : si je rentre dans un truc qui te plait aussi, allez essayons de niquer les autres on va les faire banquer pour nous. Sinon, non.

                        Non, le but était de montrer que quasiment tous les loisirs sont subventionnés d'une manière ou d'une autre. Je m'en fou que ça me plaise ou non. Mais comme d'hab, t’interprète comme ça t'arrange.

                        C'est exactement ce que je critique : ne pas penser en général, mais pour son petit cas, individualisme à fond.

                        C'est toi qui refuse de payer pour les loisirs des autres dans ce débat.

                        Pour répondre à la question : tout. Et seulement ça. Parce que ce que j'aime n'est pas forcément ce que le voisin aime, et le voisin peut aussi avoir envie de quelque chose.

                        Comme par exemple, acheter ses livres auprès d'un connaisseur passionné ?

                        Au final, tout ce qui existe est aimé par une personne au moins, donc tout est à égalité avec le besoin d'imposer aux autres le prix de ses envies.

                        Je suis très content de payer des impôts à Bordeaux qui vont servir à la construction d'un nouveau stade, le club de foot en a bien besoin. Pourtant je n'y fou jamais les pieds. Mais je dois être individualiste.

                        Ben oui, désolé de ne pas réfléchir que pour ma pomme...

                        Pense à ceux qui aiment les librairies alors !

                        • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                          Posté par . Évalué à 1.

                          Je suis très content de payer des impôts à Bordeaux qui vont servir à la construction d'un nouveau stade, le club de foot en a bien besoin. Pourtant je n'y fou jamais les pieds. Mais je dois être individualiste.

                          Je ne comprend pas cette logique.

                          Si A paye les loisirs de B et B les loisirs de A :

                          • soit il y a égalité de prix entre les deux, et où est l’intérêt ?
                          • soit A paye plus que B, et il y a injustice flagrante
                          • soit B paye plus que A, et il y a injustice flagrante

                          Dans tous les cas d’ailleurs, tu passes par une bureaucratie intermédiaire qui :

                          • n’a pas forcément bien compris les besoins de chacun (alors que A et B connaissent parfaitement leur besoin, eux)
                          • peut être corrompue par des gens malhonnêtes
                          • même en étant parfaitement honnête et informée, elle prend de toute façon une « commission » sans apporter aucune valeur ajoutée
                          • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                            Posté par . Évalué à 0.

                            Hop, je rentre dans l’antre caverneuse du troll.

                            Ça s’appelle la répartition des richesses et l’équité, ignorée par bien des économistes au nom de la « performance » vouée au culte de la main.

                            aucune valeur ajoutée

                            Tous des parasites ces fonctionnaires.

                            En train de lire un manuel d’économie (ceci expliquant cela;)

                            • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                              Posté par . Évalué à 3.

                              Je ne sais pas si tu trolles, si tu as pas lu mon message, ou une hypothèse que je ne nommerai pas pour éviter de tomber dans l’ad-hominem, mais tu es totalement à côté de la question.

                              Je vais la répéter et la simplifier.

                              Le théâtre reçoit T de subventions par an, payées à la fois par les fans de théâtre et les fans de foot.

                              Le stade de foot reçoit F de subventions par an, payées à la fois par les fans de théâtre et les fans de foot.

                              Si F > T, alors les adorateurs du théâtre subventionnent (de manière nette, c’est à dire de l’argent qu’ils auraient pu utiliser pour aller plus au théâtre se voit confisquer pour aller dans des stades de foot dont ils se moquent) l’activité des fans de foot. Si F < T, alors les fans de foot subventionnent les adorateurs du théâtre. Si F = T, les subventions ont été inutiles, puisque s’égalisant (l’augmentation, grâce à la subvention, des dépenses culturelles dans le théâtre, est compensée par le fait que les fans de théâtre ont moins à dépenser, en finançant le stade de foot).

                              Quelle hypothèse parmi ces trois possibilités (et une et une seule de ces trois est possible) représente, selon toi, « l’équité » ? Si c’est F > T ou F < T, il faudra m’expliquer en quoi il est plus « équitable » qu’un loisir soit favorisé par rapport à un autre. Si c’est F = T, quel est l’intérêt de l’opération ?

                              Et non, rien à voir avec la « redistribution des richesses » : la redistribution des richesses, elle se fait par la progressivité de l’impôt d’un côté et les aides sociales de l’autre.

                              Tous des parasites ces fonctionnaires.

                              Je me demande où tu as pu lire ça dans mon message. J’ai juste dit que dans le cas où F = T (seul cas qui me semble équitable), tout l’intermédiaire était inutile, et était donc un gaspillage du point de vue de l’accessibilité de la culture.

                              ignorée par bien des économistes au nom de la « performance » vouée au culte de la main.

                              Ha oui, tu avais prévenu que tu trollais, mais là, c’est quand même du lourd.

                  • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                    Posté par . Évalué à 1.

                    Vos arguments sont si super : "subventionnez mes plaisirs". J'aimerai trop pouvoir vous imposer de payer pour les miens…

                    Les quels sont-ils ? Ils le sont peut être déjà.

                    Tiens par exemple, moi j'aime bien le judo. La FFJDA reçoit de l'argent de l'État, de même pour tout les sports.

                    Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

                • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Je comprends fort bien le fouinage, cependant je dois avouer que je peux également fouiner dans les espaces culturels de Leclerc, chez Cultura, bref dans les grands espaces multiculturels. Ensuite trouver un truc ça dépend de beaucoup de choses (mon humeur, ma capacité à acheter, mon envie du moment, le choix dispo - et ce choix n'est pas forcément plus grand chez un libraire notamment si on aime la SF et la fantasy). Pour l'odorat, mouais, autant je veux bien chez un bouquiniste qu'il puisse y avoir une odeur de vieux livres, de vieux papiers. Enfin la belle reluire là on n'est plus dans le livre qu'on va "juste" lire (genre le poche ou le broché grand format) on parle déjà de la collection La Pléiade ce qui n'est pas forcément à la portée de toutes les bourses.

                  De toute façon, on peut transposer tout ça - plaisir de fouiner, sentir, caresser - aux disques (caresser une belle reliure -> admirer une belle pochette d'un vinyle) qui a un prix libre

      • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

        Posté par . Évalué à 3.

        Je profite de cette discussion pour demander aux connaisseurs leurs bonnes adresses de forums spécialisés.
        Quelles sont pour vous les bons sites pour trouver des critiques de livres / BD intéressantes, bien formulées et argumentées? (et ne contenant pas de spoils dans les critiques)

        J'allais avant sur "Le cafard cosmique" et sur "Le Fantastique.net" mais ces 2 sites n'ont plus publié de critiques depuis plusieurs mois.

        Merci.

      • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

        Posté par . Évalué à 6.

        Surtout qu'un forum spécialisé sera toujours plus pertinent qu'un libraire pour te conseiller.

        Si je veux acheter un livre à mon cousin, je vais sur le forum livre-pour-10-12-ans.com ?
        Je m'y inscrit (hop encore une adresse e-mail à fournir), je fais ma demande, j'attends entre ½ journée et une journée, qu'on me pose des questions plus précise, j'y répond, j'attends ½ journée supplémentaire et je me retrouve avec une liste de livre longue comme un bras de différents livres ?

        Les librairies que je fréquente ont différents libraires chacun avec un thème de prédilection. Donc non si j'achète un livre pour moi et que je suis calé dans le domaine, je n'ai pas besoin de libraire (j'ai pas besoin de conseil du tout en fait), quand je ne sais pas ce que je cherche une librairie trouveras un livre satisfaisant ma demande bien plus vite.

        Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

    • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

      Posté par . Évalué à 2.

      Dans une très large mesure, je achète sur amazon. Non pas que FNAC ou autres me paraissent moins respectables qu'amazon (tous trimballent leurs casseroles), mais juste parce que si j'achète en ligne, c'est par manque de temps pour passer au magasin.

      Sinon, je me déplace en librairie spécialisée, puisque l'essentiel de mes besoins en bouquins est particulièrement technique.

      Les librairies à l'ancienne ???? Ben j'ai essayé, quand j'habitais en province, et je n'ai jamais eu de conseil pertinent, ni d’accueil sympathique, ni ... et en plus des temps pour avoir l'ouvrage 6 à 10x supérieur à une commande Amazon... C'est pas moi qui ne veut plus acheter chez le libraire, c'est le libraire qui ne veut pas me vendre dans des conditions acceptables.

      • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

        Posté par . Évalué à 1.

        Bonjour,

        juste une réflexion sur le «temps pour avoir l'ouvrage» : est-ce que ça a une réelle importance d'avoir un livre là-maintenant-tout-de-suite ? Est-ce qu'au contraire, à part pour les ouvrages techniques, la lecture pourrait échapper au temps accéléré que nous subissons de plus en plus ?

        Enfin moi je dis ça... ça fait des mois que je n'ai rien acheté en librairie, et je n'ai jamais commandé de livre sur le net. Je chope des bouquins à droite à gauche quand on me les conseille ou au hasard des rencontres.

        PS : je suis le seul à taper 'libre' à chaque fois que je veux écrire 'livre' ?

        La gent féminine, pas la "gente", pas de "e" ! La gent féminine ! Et ça se prononce comme "gens". Pas "jante".

        • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          juste une réflexion sur le «temps pour avoir l'ouvrage» : est-ce que ça a une réelle importance d'avoir un livre là-maintenant-tout-de-suite ?

          Pour moi, oui. Non que je sois pressé : c'est plutôt que je n'aime pas me déplacer deux fois. Je n'habite pas dans un quartier très commercial, donc pour aller dans une bonne librairie, c'est un quart d'heure minimum à vélo.

          • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

            Posté par . Évalué à 5.

            donc pour aller dans une bonne librairie, c'est un quart d'heure minimum à vélo.

            Ah c'est marrant je verrai presque ça comme un avantage.

            En dehors de Paris et de quelques quartiers des grandes villes de province, souvent les gens se déplacent plus de 15 minutes pour aller acheter autre chose que le pain et le journal.

            • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              +1 Moi, que ce soit la fnac ou une librairie, c'est plus de 15 minutes de bus, tram, marche à pied, fantacoptère...

              C'est bien les parisiens ça ! Oh mon dieu, 15 minutes de vélo, ça commence à faire beaucoup quand même ! (je peux le dire, j'ai vécu à Paris, j'ai eu le même genre de réflexion)

              Bah nous, dans ce qu'on appelle la province, 15 minutes, c'est souvent le temps minimum pour aller au centre ville, et on a pas un réseau de transport en commun aussi serré que le métro.

              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

            • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

              Posté par . Évalué à 2.

              En même temps pour certains les seules choses qui requièrent moins de 15 mn d'accès sont le pain, les journaux et les clopes. Ce qui dans mon cas limite au pain ;)

              Une librairie de proximité c'est vraiment excellent, c'est une des choses qui me manque dans ma province profonde et j'adore flâner dans une librairie.
              En réalité c'est plus les FNAC ou autres Virgin dont je ne vois l'intérêt.

              Acheter en ligne oui et en profitant des forums et autres avis disponibles.
              Profiter d'une librairie oui. Un échange direct avec un libraire, c'est quand même autre chose qu'un forum avec la possibilité de prendre des "risques" en suivant des conseils, retourner le voir et lui en parler... aaahhh y'a de l'humain dans une librairie, ça va au delà de la simple lecture je trouve. Sans compter que pour faire un cadeau à quelqu'un j'ai rarement été déçu.

              Les supermarchés de la culture ben euh... ça me fait le même effet qu'acheter une pack de 6 bouteilles d'eau... donc autant se faire livrer.

              • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Un échange direct avec un libraire, c'est quand même autre chose qu'un forum avec (...)

                Question con : c'est l'échange direct c'est si super, qu'est-ce que tu fou ici plutôt que d’être dans le bar du coin?

                Parce que bon, LinuxFr est aux bars ce que les forums de bouquin sont aux librairies (et leur libraire) au niveau conseil/expérience/tchatche...

                • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                  Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                  Au bar du coin, y a pas de geeks libristes comme ici.
                  Donc pas de conversation sur le libre comme on peut en avoir ici.
                  Dans la librairie, tu veux parler de bouquins, le libraire s'y connaît.

                  It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                  • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    Au bar du coin, y a pas de geeks libristes comme ici.

                    Spécialisation. Donc...

                    Dans la librairie, tu veux parler de bouquins, le libraire s'y connaît.

                    Ah oui? Tiens je vais lui demander ce qu'il pense des bouquins sur Python. On parie qu'il en sait autant sur Python que la barman du coin?

                    Tu viens juste d'expliquer pourquoi les libraires vont mourir (le métier, pas les gens, qui peuvent faire autre chose) petit à petit : il ne sont pas l'équivalent de "geek libriste" en tous les domaines, tout simplement. Les sites spécialisés (LinuxFr pour les libristes, et pour les bouquins sur le libre!) vont remplacer avec un meilleur conseil.

                    Désolé, mais niveau conseil sur un bouquin en informatique, j'aurai plus confiance en LinuxFr que mon libraire du coin. Et c'est vrai pour tous les domaines (chaque domaine a de nos jours ses sites spécialisés)

                    • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

                      Désolé, mais niveau conseil sur un bouquin en informatique, j'aurai plus confiance en LinuxFr que mon libraire du coin.

                      Vrai. Mais si j'ai le choix, j'irais à la librairie Eyrolles. Et si ton libraire vend des bouquins Python, c'est[1] :
                      1. Il doit s'y connaître un peu puisqu'il en vend
                      2. Il n'a aucun goût, il ferait mieux de vendre des bouquins de Perl

                      Je vais modifier ma phrase puisque tu le fais exprès :
                      > > Dans la librairie, tu veux parler de bouquins, le libraire s'y connaît.

                      J'ajoute donc dans les bouquins de son stock et du type de bouquins qu'il vend

                      [1] : Ami lecteur, un troll s'est glissé dans la liste ci-dessus. Sauras-tu le retrouver ?

                      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                  Posté par . Évalué à 1.

                  Parce que j'ai plusieurs centres d'intérêts et que par conséquent je ne fais pas la même chose 100% de mon temps.
                  Pour chaque centre d'intérêt il me semble naturel de trouver le moyen le plus adapté pour l'apprécier. Quand il s'agit de littérature je me tourne plus spontanément vers un libraire que vers Zénitram. Mais là encore ça peut dépendre, tu as peut être un avis très éclairé sur certains thèmes littéraires qu'il me plairait d'entendre pour me guider dans mes lectures. Néanmoins je préfère diversifier les sources.

                  En ne te basant que sur ce que tu peux trouver sur internet et les forums tu te prives à mon sens d'une partie de la population non encore active sur internet et dont les avis littéraires peuvent se trouver être parfaitement pertinents.

                  • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                    tu te prives à mon sens d'une partie de la population non encore active sur internet et dont les avis littéraires peuvent se trouver être parfaitement pertinents.

                    Je m'en prive autant que pour plein d'autre personnes. Le problème est de trouver la bonne personne. Prendre une personne parce que c'est "le libraire du coin", désolé, mais c'est tout sauf un critère pertinent (comment juger la compétence d'une personne sur sa situation géographique???).

                    Ce que je ne comprend pas, c'est comment vous pouvez mettre aussi haut dans votre échelle une personne sur ses compétences supposées en littérature juste sur un critère géographique (le mec est posé derrière un comptoir d'un magasin sur lequel est écrit "librairie"). Personnellement, je n'applique pas que des critères géographiques quand je cherche des compétences non géographiques. LE fait qu'il soit derrière le comptoir est un indicateur (si il est la, j'ai plus de chances de tomber sur une personne compétente, c'est mieux que rien), mais le fait que le mec soit reconnu sur le web pour son domaine de compétence est largement au dessus de mon point de vue pour mettre sur l'échelle de compétence.

                    • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

                      Posté par . Évalué à 1.

                      Je pratique une chose assez désuète de nos jours j'en conviens.

                      Je discute avec le libraire, j'échange avec lui sur mes goûts personnels. Je l'amène à me parler d'ouvrages que j'ai lu et aimé ou non et j'étudie ses réactions. Pendant que j'étudie mon éventuel futur conseiller en littérature il a tout le loisir de faire de même et si j'ai l'impression que le gars est de bon conseil je fais un grand pas en avant, je me lance, je fais un saut vers l'inconnu, bref je lui accorde ma confiance et je suis ses conseils.

                      Après y'a un risque que ce soit foireux évidemment mais le but est de me faire conseiller des choses que je n'aurai pas eu l'idée de lire tout seul.

                      Si tu vérifies la compétence d'un gars dans un domaine particulier c'est sans doute que tu as déjà une idée assez précise de ce que tu recherches. Moi je veux un livre qui me fasse passer un bon moment, réfléchir ou m'apprenne quelque chose.
                      Trop se renseigner avant de lire c'est souvent dommage je trouve un peu comme connaître un film par coeur sans l'avoir vu. La vision n'est pas la même.

        • [^] # Re: internet = destructeur des emplois locaux

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          PS : je suis le seul à taper 'libre' à chaque fois que je veux écrire 'livre' ?

          Non non. C'est vrai que c'est chiant.

          Pour la peine, vous me taperez cette phrase 50 fois, pour la fin de la semaine. (ou la dire 5 fois très vite)
          Les livres libres vibrent.

          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

  • # Tout ça pour ça?

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    prix unique du livre ... l'abroger

    Je ne sais pas pour toi, mais ici, dans ma ville, il n'y a pas d'enseignes culturelles. Juste une grande surface avec une zone dédiée. Et je ne vais jamais y acheter le moindre livre, depuis que Le Migou est arrivé : libraire spécialisé BD, tu arrives, tu causes 5 minutes des Coups de Coeur qu'il te propose et tu repars sans jamais te planter.

    Je ne sais pas si ça a un lien, mais depuis il y un autre libraire local qui a ouvert, qui fait tout sauf de la Bd. Et il propose aussi un vrai goût des livres, pas des vendeurs au SMIC. Ceci étant, ces deux magasins doivent tout juste dégager l'équivalent d'un SMIC, mais dégagent beaucoup de bonheur pour les aventuriers qui les tiennent.

    Par contre, le grand magasin Internet ne me fait aucune envie.

    ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

    • [^] # Re: Tout ça pour ça?

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Je me permet de répondre ici car mon expérience est plus ou moins proche de celle décrite au dessus.

      Vivant près de Montpellier je n'ai pas à me plaindre côté grandes librairies : entre une FNAC, un Virgin, mais surtout deux Sauramps et un Gibert, j'ai de quoi trouver mon bonheur.
      Seulement je les évite car justement je n'arrive pas à y trouver de conseils DU TOUT.
      Cherchant avant tout de l'occasion pour une question de budget il est vrai que je vais d'abord arpenter les rayons de Gibert qui est une enseigne bien fournie sur ce plan là, mais si je ne trouve pas ce que je cherche, je sors de la boutique et vais chez un vendeur spécialisé.

      Ces vendeurs sont principalement Ikoku, qui ne fait que du manga (neuf uniquement), Azimut, qui fait de la BD au sens large avec une spécialité pour l'européen (neuf uniquement), et Moustache et Trotinette qui fait du livre au sens large et du DVD, plutôt spécialisé dans le comic (occasion uniquement) et j'ai eu dans ces trois boutiques différents conseils plus ou moins bons mais que je n'aurais tout simplement jamais pu avoir dans d'autres boutiques.

      Chez Moustache et Trotinette le vendeur a su faire mouche et me proposer des comics que j'ai dévorer et adoré, chez Azimut le vendeur n'a pas su trouver de BD à mon goût mais m'a malgré tout fait découvrir des œuvres que je ne soupçonnait pas, et chez Ikoku, les conseils direct n'ont pas fait mouche non plus mais les petites notes de type "coup de cœur" posées sur certains volumes m'ont permis de découvrir des mangas intéressants que j'ai aimés ou adorés.

      Pour résumer : je soutien les libraires indépendants car ils m'apportent une découverte que jamais une grosse librairie ne pourra me fournir, et j'irai même plus loin en précisant qu'ils sont souvent bien mieux fournis que ces dernières.
      Généralement si je cherche un manga je ne cherche pas : je vais à Ikoku et si il est toujours imprimé, il y sera, c'est aussi simple que ça (leur spécialisation les aide).

      Quand à Amazon et compagnie je ne m'en sert que pour commander des œuvres non sorties en France ou qui seraient très difficiles à trouver, et au sujet des romans et autres livres "juste avec des lignes" je n'ai pas encore trouvé de bonne boutique et me rabat sur l'heureusement très bien fourni Sauramps.

      Ma vie, tout ça...

  • # J'aimais bien les bouquinistes

    Posté par . Évalué à 8.

    Vous sentez-vous concerné par la perte des librairie de quartier ? Est ce que cette opération de communication vous touche ?

    Il y a 5 ans de ça, oui, je me serais senti concerné. Le marché de l'occasion sur internet n'était pas (et n'est toujours pas) capable de concurrencer le marché de l'occasion en boutique (principalement à cause des frais de ports), les bouquineries m'ont toujours permis de faire de bien meilleures affaires qu'internet oui les grandes enseignes. A plus forte raison lorsqu'on cherche autre chose que des livres en français (les quelques bouquineries anglophones sur Paris sont imbattables niveau prix).

    Au delà de ce cadre: Faites vous confiance à votre libraire pour vous conseiller dans vos lectures, ou considérez vous que vous n'avez pas besoin de son aide, que ce n'est qu'un commerçant qui cherche a vous pousser à l'achat. En clair, le petit monde du Livre est-il un business comme un autre, ou cela fait-il partie de la Culture que la France est si prompte à défendre.

    Je n'ai jamais cherché à parler avec mes libraires. Tout au plus ils ont commenté mes choix (effectués sur recommandations d'amis ou d'internet, sur les résumés que j'ai pu en lire, ou simplement sur ma connaissance de l'auteur).

    Et au final, une petite réflexion : La France a mis en place une politique du prix unique du livre justement pour préserver son réseau de librairie face aux enseigne culturelle. N'est ce pas la preuve que cette politique est inutile et qu'il faut maintenant l'abroger?

    Je ne saurai dire si cette politique a joué sur le marché de l'occasion. Si en l'abrogeant le prix du neuf dans les grandes enseignes avait pu descendre - quitte à sacrifier quelques libraires -, alors oui, ça aurait pu valoir le coup. Si les prix étaient restés au delà de l'occasion, mes habitudes n'auraient pas changées, et je serais resté fidèle à mes bouquinistes.

    Sinon, vous pouvez aussi me faire part de vos habitudes d'achats de produits culturels, même si je ne doute pas qu'une grande proportion des lecteurs de ce site passe par internet pour faire ses achats.

    Tout ce que j'ai décris dans mon commentaire a été rendu caduque par la démocratisation du livre électronique. Je n'achète plus de livres, et les libraires, grandes ou petites, ont ma bénédiction pour suivre le chemin des disquaires : un marché de niche réservé aux collectionneurs.

    • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Je ne saurai dire si cette politique a joué sur le marché de l'occasion.

      La politique du prix unique ne peut pas avoir joué sur le marché de l'occasion : le prix unique, c'est sur le livre neuf, point. De plus, il y a peu de supermarchés culturels qui font de l'occasion, donc ça se joue entre les bouquinistes et le web.

      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

      • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

        Posté par (page perso) . Évalué à 8.

        La politique du prix unique ne peut pas avoir joué sur le marché de l'occasion.

        Si : si la différence de prix entre le neuf et l'occasion baisse, je suis plus tenté par le neuf. Avec la politique du prix unique, ben pas de concurrence, prix assez élevé, donc occasion.

        Désolé, mais je ne pense pas que le prix unique soit si bien que ça ni pour les lecteurs (ne trouvent pas toujours ce qu'ils cherchent en occasion et prix trop cher pour le neuf, donc zappe) ni pour les auteurs (moins de ventes, bon après on peut toujours dire que financièrement il vaut mieux vendre peu d'exemplaires chers que beaucoup d'exemplaire pas cher, mais bonjour l'accès à la culture), au contraire.

        • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Pense aussi au phénomène amazon sur les livres électroniques y a pas longtemps (les éduteurs ont râlé) : ils cassent les prix, l'éditeur et l'auteur ramassent peanuts et y a qu'Amazon qui prend du pognon parce que eux, ils récupèrent XXXX * peanuts sur tout leur catalogue.

          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

          • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

            Posté par (page perso) . Évalué à 6.

            Euh, un auteur n'est pas obligé de signer avec un éditeur si le contrat ne lui convient pas, et un éditeur n'est pas obligé de signer avec Amazon si le contrat ne lui convient pas.

            Donc les éditeurs, s'ils veulent être un peu sérieux, il ne faut pas qu'ils râlent, mais qu'ils refusent. Quitte à s'organiser en syndicats.

            • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Bah l'auteur gagne XXX€ fixe pour le bouquin, avec un intéressement (pas toujours d'ailleurs) sur les ventes. Rien à voir avec le contrat donc, le pb d'amazon.

              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

          • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Faux argument: le prix unique ne change absolument rien à la négociation entre Amazon et l'éditeur et/ou auteur.

            La seule différence est qu'Amazon ramasse encore plus de fric (les autres ne font pas moins cher, donc hop jackpot on garde un prix élevé).

            • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Je parlais du livre électronique avant la mise en place du prix unique de celui-ci.
              Je ne suis pas sûr qu'Amazon ait averti l'éditeur qu'il allait brader le bouquin...

              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

              • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Ce que je voudrais savoir, c'est ce que le prix unique apporte aux auteurs/éditeur, et ce qu'il apporte à la diversité. Parce que désolé, mais tant que le prix unique est sur la base du prix de vente final, je ne vois pas comment on peut imaginer un seul instant que ça a un impact sur les sous pour l'auteur/éditeur ou sur la diversité : la compression des prix à ce niveau, la survie de l'auteur, ben le prix unique a l'air d'en avoir rien à faire, seul la vie "subventionnée" des libraires qui utilisent le lobbying plutôt que leur compétence/utilité en jouant la carte "diversité" et/ou "les pauvres auteurs" pour faire craquer les gens.

                Bref, ça sert à quoi le prix unique à part aider les libraires à empêcher une offre plus accessible?

                • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                  Bref, ça sert à quoi le prix unique à part aider les libraires à empêcher une offre plus accessible?

                  L'idée c'est que si le prix est unique alors les très grands distributeurs (les "supermarchés" du livre) ne pourront pas se servir de leur poids ou de leur puissance pour faire baisser les prix outrageusement et pour étrangler les libraires. Avec le prix unique on garde une offre diversifiée au lieu d'avoir uniquement, perdue entre les couches pour bébé et les biscuits apéritifs, une gondole de 30 best sellers au Carrefour local.

                  C'est l'idée. Je ne sais pas si en pratique ça marche.
                  Il faudrait comparer les pays avec prix unique et le pays avec liberté des prix sur les livres pour pouvoir évaluer les effets de la loi.

                  • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                    Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                    L'idée c'est que si le prix est unique alors les très grands distributeurs (les "supermarchés" du livre) ne pourront pas se servir de leur poids ou de leur puissance pour faire baisser les prix outrageusement et pour étrangler les libraires

                    Je voudrais bien avoir une explication scientifique à la chose, car personnellement, je ne vois pas du tout le rapport de cause à effet.

                    Il faudrait comparer les pays avec prix unique et le pays avec liberté des prix sur les livres pour pouvoir évaluer les effets de la loi.

                    De ce que j'ai compris, les USA interdisent le prix unique (entorse à la libre concurrence), et il ne me semble pas que les américains soient des illétrés amateurs de best-seller plus que les français.

                    Ca m'a l'air un peu du genre "le piratage tue les artistes" (démonté par toutes études indépendantes) cette histoire...

                    • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

                      je ne vois pas du tout le rapport de cause à effet.

                      Bah euh, sans être méchant, tu le fais exprès là, non ?
                      Alors avant les supermarchés, t'avais des petites épiceries. Bon, Mettons que l'épicier (on schématise hein !) se fournissait chez le fermier pour son lait. Il achetait 200L de lait par semaine car c'est à peu près ce qu'il vendait. Il payait 0,50€ le litre, le revendait 1,25€ (je mets des chiffres BIDONS, on est bien d'accord).
                      Le fermier disait «cool, j'ai 100€ par semaine d'assuré» (pour cet épicier). Il me reste à savoir ce que je vais faire des X litres de lait que j'ai en trop. j'aimerais quand même bien le vendre plutôt que le jeter.

                      Le supermarché arrive, dit au fermier
                      - Moi je suis sûr de vendre 2 000L de lait par semaine, par contre, je veux une réduc
                      - Ok, je te fais 10% => tu me donnes 900€
                      Le supermarché, qui réduit les coups en achetant en grande quantité et peut donc réduire sa marge, vend son lait 1€
                      => les gens vont au supermarché car c'est moins cher
                      => le supermarché achète encore plus au fermier car encore plus de clients (qui ne vont plus chez l'épicier) mais demande encore une réduc
                      => le supermarché baisse ou non les prix, il s'en fout, l'épicier est mort. Et le fermier est pris à la gorge car s'il ne donne pas la réduc, le supermarché va voir un fermier plus complaisant.

                      Bref, le fermier est dans la merde, l'épicier est mort, le client y a gagné pendant un temps mais est aujourd'hui soumis au bon vouloir des supermarchés.

                      S'il y avait un prix unique du lait, le fermier serait sûr d'avoir du pognon, il peut toujours faire des réducs au supermarché, mais celui-ci ne serait pas son seul client puisque les gens iraient encore acheter leur lait chez l'épicier.

                      Ça va là comme explication ?

                      les américains soient des illétrés amateurs de best-seller plus que les français.

                      illettrés Mouais.
                      Je ne dis pas que ce sont des illettrés, surtout qu'on parle de lecteurs de livres, mais juste de pouvoir fournir autre chose qu'un équivalent littéraire de Johnny ou de la Star Ac. Que Johnny vende, ok, ça me gène pas (ses évasions fiscales un peu plus par contre) mais un monde avec que de la soupe servies par les majors, non. On aura toujours des indépendants, mais c'est souvent chaud pour eux niveau thunes.

                      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                      • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                        S'il y avait un prix unique du lait,

                        Ou un syndicat d'éleveurs. Le but étant d'inverser le rapport de force afin de forcer le prix de son choix, faute de quoi le supermarché n'aura plus rien à vendre.

                    • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                      Posté par . Évalué à 2.

                      Je voudrais bien avoir une explication scientifique à la chose, car personnellement, je ne vois pas du tout le rapport de cause à effet.

                      Ben tu ne peux pas avoir de réponse scientifique à ce genre de question, l'économie et la sociologie, c'est pas plus de la science que la religion.

                      Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

                      • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                        Posté par . Évalué à 1.

                        Ben si. T'as des hypothèses elles sont réfutables etc...
                        Bon après elles sont souvent farfelues et difficiles à vérifier.

                        La réponse scientifique est souvent "si on suppose des trucs irréalistes alors on prouve le rapport de cause à effet".
                        Ensuite on affine les hypothèses irréalistes pour en faire des plus compliquées (mais qui restent irréalistes).
                        Puis on oublie que les hypothèses en sont et là, on se rapproche du dogme et de la religion.

                        • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                          Posté par . Évalué à 1.

                          La science, c'est dire "ceci est vrai" jusqu'à ce que quelqu'un trouve un contre exemple et propose à la place "cela est vrai" qui est une adaptation de la première vérité prenant en compte son contre exemple. Et ainsi de suite.

                    • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                      Posté par . Évalué à 4.

                      [À propos du prix unique du livre en France] Je voudrais bien avoir une explication scientifique à la chose, car personnellement, je ne vois pas du tout le rapport de cause à effet.

                      Ben je peux te parler de ce que je vois ici, dans une ville relativement petite aux USA (et de ce que j'ai vu à New-York et dans d'autres villes, c'est plus ou moins la même chose). Il y a une boutique qui vend des livres, mais qui fait aussi marchand de journaux. Le choix de bouquins est ridicule, et se contente des best-sellers. Si je veux du choix, c'est bien simple, il faut que j'aille prendre la voiture (enfin, que je demande à un ami de me conduire...), et que nous allions au Borders ou Barnes & Nobles le plus proche. Dans ce cas, il s'agit de chaînes de grands magasins pour le livre (et qui font aussi un peu dans le CD et le DVD/bluray). Sauf que ça y est, Borders est en faillite, du coup il ne reste pour le moment plus qu'un choix possible si on veut physiquement se déplacer pour toucher du livre et avoir une offre étendue.

                      Sinon à part ça, dans les supermarchés et autres très grandes surfaces, il n'y a effectivement que les best-sellers, et rien d'autre. Que l'on parle de Barnes & Nobles ou de Walmart, dans tous les cas il ne faut pas compter sur du conseil (je me trompe peut-être, mais il me semble que pour le coup à la FNAC les vendeurs sont un chouïa mieux renseignés en ce qui concerne les bouquins & CD).

                      Pour résumer : aux USA, de ce que j'en vois, il y a principalement des « FNAC » si on veut avoir du choix et pouvoir toucher les livres du doigt, et sinon, point de salut. Ah et au final, le prix en lui-même des bouquins n'est pas si bas que cela aux É-U : si je prends un bouquin au pif (Witches Incorporated de K.E. Mills), il coût 7,99$ sur amazon.com, et 9,09€ sur amazon.fr. Si on oublie 2s le site français, ~8$ pour un bouquin, c'est raisonnable, mais pas tellement différent du genre de prix que je paierais en France. Pour prendre un autre exemple (avec un auteur traduit en Français) : Neuromancien coûte 5,7€ sur amazon.fr (disons 6€ sans la « remise » sur la TVA), et 8,5$ aux USA... Soit environ 5,7€.

                      Du coup j'ai une question : en France, le prix unique est-il fixé par l'État ou les éditeurs ? Je penche pour la deuxième solution, car c'est ce qui expliquerait ce que j'expliquais ailleurs sur la différence de prix entre deux éditeurs pour la même œuvre.

                      • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                        Oui, c'est l'éditeur qui fixe son prix (souvent, d'ailleurs, sur les étiquettes, tu as marqué "prix éditeur").

                        It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                      • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                        Merci pour le retour d'expérience mais ça ne répond pas vraiment à ma question :
                        - Tu parles de l'endroit où acheter. Sauf qu'en France, ben les livres best-seller, ça se trouve et ça s'achète aussi à Carrefour, comme ça s'achète au libraire du coin. Ca ne dit donc pas en quoi le prix unique changerait des choses (aux USA, et qu'il aide en France)
                        - On en est toujours à vouloir sauver le libraire "pour défendre la culture". Ca ne dit toujours pas que sans libraire, il y a moins de culture (est-ce que les gens lisent plus de choses différentes en pratique. Parce que désolé, mais chez le libraire du coin, la première chose que je vois se sont aussi les best-sellers...)

                        Bref, la où vous me répondez qu'il manque des libraires à cause du manque du prix unique, moi je demande à quoi ils servent pour la "culture" (est-ce qu'ils apportent des lectures différentes), et surtout mis au jour d'Amazon et compagnie qui a plus de choix que le libraire du coin (y compris en import), bref : pourquoi le libraire du coin est pour vous plus utile qu'Amazon pour avoir plus d'offre? Parce que moi, en pratique, c'est à fond l'inverse que je vois (best-sellers dans les librairies du coin et raretés chez Amazon), alors je doute de vos "évidences"...

                        • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                          Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                          Ca ne dit toujours pas que sans libraire, il y a moins de culture

                          Bah si : t'as pas de caisse, tu te contentes du best-seller du vendeur de journaux. T'as plus qu'un grand supermarché culturel qui donc t'impose sa sélection. Oui, tu peux commander sur Amazon le truc que tu veux, mais c'est pas pareil. Le coup de cœur du libraire avec un bandeau, en vitrine, j'ai envie de voir ce que c'est, le bandeau publicitaire d'amazon "Meilleure vente", déjà beaucoup moins, parce que c'est dicté par l'amour du pognon, pas la passion du livre.

                          À quoi sert le libraire dans la culture ? Lis mon commentaire où j'explique le problème des épiciers (http://linuxfr.org/nodes/86973/comments/1257736).
                          Tu remplace épicier par libraire, agriculteur par éditeur et supermarché par supermarché et supermarché culturel.
                          À la fin, le libraire est mort, l'éditeur est obligé de n'éditer que du mainstream car c'est tout ce que lui achètent les supermarchés culturels et du coup ne prend plus de risque avec de petits auteurs débutant qui auraient pu devenir des grands mais du coup laisse tomber l'écriture (ou la bd).

                          Ça fait plusieurs fois que tu poses la question... tu le fais exprès ?

                          Sinon, juste comme ça, tu lis combien de bouquin par mois ? Quel genre ?

                          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                          • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                            Bah si : t'as pas de caisse, tu te contentes du best-seller du vendeur de journaux.

                            Je vais te révéler un secret : depuis quelques années, il existe un truc : Internet. Avec amazon et son plus grand nombre de livre que dans ta librairie du coin.

                            Oui, tu peux commander sur Amazon le truc que tu veux, mais c'est pas pareil.

                            Ah si tu connais le secret. Mais tu l'écartes "comme ça" parce que ça ne te plait pas. Un site qui ne te plait pas ne fait pas un argument pour les libraires en général.

                            Le coup de cœur du libraire avec un bandeau, en vitrine, j'ai envie de voir ce que c'est, le bandeau publicitaire d'amazon "Meilleure vente", déjà beaucoup moins, parce que c'est dicté par l'amour du pognon, pas la passion du livre.

                            Alors, Amazon c'est le grand méchant qui veut vendre, le libraire c'est le petit gentil qui veut te faire découvrir un bon livre. Qu'une chose à dire : ce sont des conneries. Tu ne sais absolument rien du libraire, tu as décidé qu'il était gentil sans aucun argument. Tu ne sais pas non plus la réputation d'Amazon (qui a la réputation d'avoir un super système de conseil, aidé par les internautes, plus nombreux que ton libraire... Et les coup de coeurs existent aussi).

                            Ça fait plusieurs fois que tu poses la question... tu le fais exprès ?

                            Non. Je pose la question, et tes réponses me confirme ce que je pensais avant : préjugés. Que ça, rien d'autre en stock. Positif sur les libraires, négatifs sur Amazon. Et rien d'autres. Donc au final on se retrouve bien avec aucun argument qui tienne la route sur le fait que le (gentil, par définition?) libraire aiderait à faire plus de de culture.

                            Sortez un peu de vos préjugés! Vous êtes libristes, vous vous battez contre les préjugés du libre, mais dès qu'on passe sur un autre domaine vous prenez vos préjugés et faites "comme tout le monde" à ne pas avoir de regard critique.

                            • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                              Dis oh hein ! J'ai jamais dit qu'Amazon était le grand méchant. J'utilise parfois Amazon, pour des bouquins épuisés, pour des bouquins en anglais...

                              C'est pas pareil, tout comme ce n'est pas pareil de commander un vêtement sur internet et aller le voir en magasin, le toucher, l'essayer et voir qu'il tombe bien (ou pas). Tu peux flâner en librairie, feuilleter les bouquins (feuilleter sur amazon, c'est pas tout le temps que tu peux...), discuter en direct.
                              Tu peux aller dans la rue, ton regard passe sur une vitrine, 'oh tiens, je vais aller ce livre, le titre m'inspire confiance...'. Plus de libraire, t'as plus ça.

                              Oui, je sais, tu vas me dire que tu peux flâner sur amazon, aller sur google et voir une pub et te retrouver sur amazon...

                              Donc au final on se retrouve bien avec aucun argument qui tienne la route sur le fait que le (gentil, par définition?) libraire aiderait à faire plus de de culture.

                              Tu me parles de préjugés ? Tu n'écoutes même pas les réponses qu'on te fournit ! J'ai pourtant essayé de faire simple, des trucs de la vie de tous les jours (le lait, l'épicier, toussa...). Tu veux pas comprendre, tant pis, mais viens pas me parler de préjugé.

                              Je vais te paraphraser :
                              Donc au final on se retrouve bien avec aucun argument qui tienne la route sur le fait que la disparition du (méchant par définition[1]) libraire aiderait à faire plus de de culture.

                              Tu m'excuseras si j'ai l'impression d'avoir sorti un peu plus d'arguments étayés que tes économiques économiques basiques (plus de prix unique => concurrence => prix en baisse)

                              [1] : puisque c'est son lobbying qui maintient la loi du prix unique.

                              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                              • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                                C'est pas pareil, tout comme ce n'est pas pareil de commander un vêtement sur internet et aller le voir en magasin, le toucher, l'essayer et voir qu'il tombe bien (ou pas).

                                Les magasins de fringues, il y en a à tous les coins de rue, ils ne sont pas en crise, et pourtant... Pas de prix unique!

                                Oui, je sais, tu vas me dire que tu peux flâner sur amazon, aller sur google et voir une pub et te retrouver sur amazon...

                                Un peu oui...

                                Tu me parles de préjugés ? Tu n'écoutes même pas les réponses qu'on te fournit ! J'ai pourtant essayé de faire simple, des trucs de la vie de tous les jours (le lait, l'épicier, toussa...). Tu veux pas comprendre, tant pis, mais viens pas me parler de préjugé.

                                Gni??? Tout ce que tu me dis, c'est que le libraire est mieux parce qu'il est mieux. J'ai lu. J'ai rien trouvé de convainquant.
                                Ne mélange pas "tu me dis une chose" et "je suis convaincu juste parce que tu me l'as dit".

                                Et pour le moment, tout ce que tu m'as sorti, je peux le faire en mieux sur Internet, pas besoin des libraires. Tout ce que tu dis milites pour la disparition de ce métier qui fût utile mais dont on a trouvé une meilleur remplaçant pour répondre à tes arguments.

                                Et pour ce qui reste (donc genre de pouvoir flâner : tient, on ne parle plus de culture, mais de confort)... Ben laissons la liberté des prix, et on verra si ils répondent vraiment à un besoin. Parce que d'autres domaines ont montré qu'Internet ne répondait pas au besoin, jsute que pour le livre, Internet montre qu'il est bien meilleur (autant en diversité des critiques qu'en disponibilité des livres)

                                • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                                  Posté par . Évalué à 2.

                                  Oui, je sais, tu vas me dire que tu peux flâner sur amazon, aller sur google et voir une pub et te retrouver sur amazon...

                                  Un peu oui...

                                  Bon ben pour le coup, je trouve que ça n'a juste rien à voir. Lorsque je vais dans une bibliothèque ou dans une librairie, la plupart des bouquins sont « visibles » grâce à leur tranche dans les étagères. Mon regard peut embrasser tout un tas de bouquins d'un coup. Même les bouquins mis en avant par le libraire, je les vois en taille réelle, etc.

                                  Je sais que tu te « bats » contre l'idée (l'idéologie ?) qui dit que les libraires sont les gardiens de la culture littéraire, etc. Et bien entendu, la culture, littéraire, musicale, ou autre, se fout pas mal de qui la vend/la distribue. Pire : même s'il est parfaitement possible que les grandes maychantes enseignes éradiquent les gentils livres pas mainstream pour un sou, en pratique il est fort possible que la capacité de vendre à gros volume permette aux dites grandes enseignes de vendre aussi des livres à tirages plus confidentiel (car cela permet de gagner quelques % supplémentaires pour le CA à la fin de la journée/semaine/mois).

                                  Maintenant, oui, l'aspect « artisan » est quelque chose qui manque à la plupart des grandes enseignes et multi-spécialistes (pas que pour les bouquins). Si dans un hyper-marché je peux avoir de vrais bouchers, je n'ai pas encore trouvé de vrais libraires.

                                  Pour finir, j'utilise beaucoup Amazon pour acheter des livres, mais c'est généralement dans le cas où je recherche quelque chose de précis : soit je connais déjà le titre, soit je cherche un thème précis. Ça se marie très bien avec l'achat de livres techniques (par exemple, la prog C++), mais beaucoup moins (je trouve) avec ce que l'on appelle communément la littérature (qu'elle soit de genre ou pas importe peu). Amazon se plante 9 fois sur 10 sur les suggestions affichées sur mon compte. Pas forcément parce que ce n'est pas quelque chose qui n'aurait pas pu me plaire, mais plutôt parce que c'est quelque chose que j'avais déjà envisagé, puis évacué (c'est le problème quand on commence à bien connaître un domaine : on finit par en savoir plus que le robot qui fait notre profilage).

                                  Quand je vais à la FNAC ou chez un libraire (ou chez mon marchand de comics habituel), j'y vais pour flâner et trouver quelque chose à laquelle je n'ai pas nécessairement pensé (et oui, comme le disait quelqu'un d'autre à propos des films au cinéma, j'aime aussi être surpris — dans une certaine mesure — du coup je prends un « risque »). Par contre à la FNAC je ne vais pas demander conseil la plupart du temps, alors qu'en librairie si. Parfois le libraire essaie juste d'être commerçant et ne répond pas à mes attentes, mais très souvent, ils sont serviables, et suffisamment bien renseignés.

                                  Un exemple très bête : « La griffe noire » à St Maur des Fossés affiche (affichait ?) bien fort et haut leurs préférences, allant jusqu'à dire qu'il ne fallait pas lire tel livre (best seller parce qu'écrit par Rica Zaraï¹), mais plutôt tel autre, moins connu, mais traitant du même thème. Sur Amazon, je me fie aux commentaires quand il s'agit de livres techniques, mais quand il s'agit de romans, je suis très sceptique quant à la capacité des gens à pouvoir prédire ce qui va me faire aimer ou détester une histoire... Mon marchand de comics habituel fait aussi des commentaires sur ce que j'achète, et il lui arrive de me dire « T'es sûr que tu veux acheter ça ? Je sais que l'auteur est connu, mais bon, c'est pas génial ». On pourrait croire que c'est pas bon pour le commerce, mais en pratique, quand le client (moi) dépense entre 150 et 200 dollars / mois en comics, il fait bien de m'éviter de gaspiller mes sous (car il sait que je vais revenir, je suis accro).

                                  [1] Par exemple hein. :)

                                • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                                  Posté par . Évalué à 2.

                                  Lasher a quand même un peu répondu à ta question : aux US, pas de petites boutiques et prix sensiblement identiques.

                                  Donc il n'y a pas d'intérêt à laisser mourir les petites boutiques qui apportent simplement un choix possible à leurs amateurs, et pas spécialement d'inconvénients aux Zenitram.

                                • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                                  Posté par . Évalué à -1.

                                  Et pour le moment, tout ce que tu m'as sorti, je peux le faire en mieux sur Internet, pas besoin des libraires.

                                  Pourquoi toujours chercher à faire mieux ? J'ai un nouveau processeur 80 cœurs à 2,5GHz, tu le veux ? Tout le monde en a besoin ? Tout le monde devrait y passer ?

                                  Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

                                  • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                                    Posté par . Évalué à -4.

                                    Aaaah!
                                    C'est pour ça que t'utilises linux alors, en application de ce concept "pourquoi faire mieux quand on peut faire pire"?

                                    If you can find a host for me that has a friendly parrot, I will be very very glad. If you can find someone who has a friendly parrot I can visit with, that will be nice too.

                                    • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                                      Posté par . Évalué à 2.

                                      Ouai j'utilise quelque chose d'adapté à mes besoins (que ce soit pour les logiciels que j'utilise ou IRL). Je veux pas le meilleur thriller, ni le plus vendu, je veux celui qui se place dans un contexte qui me plaît bien avec un thème que j'apprécie.

                                      C'est peut être bizarre pour certains.

                                      Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

                                      • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                                        Posté par . Évalué à -2.

                                        Roooh, tout de suite.
                                        Si on peut meme plus troller un mardi....

                                        If you can find a host for me that has a friendly parrot, I will be very very glad. If you can find someone who has a friendly parrot I can visit with, that will be nice too.

                            • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                              Posté par . Évalué à 0.

                              Je vais te révéler un secret : depuis quelques années, il existe un truc : Internet.

                              Obligation de passer par internet ça signifie aussi : faire confiance à amazone, utiliser un paiement traçable (non, non amazone n'accepte pas cette ineptie de bitcoin) et avoir confiance en la fiabilité informatique de leur plateforme.

                              Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

                            • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                              Posté par . Évalué à 0.

                              Alors, Amazon c'est le grand méchant qui veut vendre, le libraire c'est le petit gentil qui veut te faire découvrir un bon livre. Qu'une chose à dire : ce sont des conneries.

                              On parle bien d'industrialisation pourtant, non ? De quitter les structures à taille humaine pour améliorer le rendement, optimiser ta recherche et te faire payer moins.

                              Tu ne sais absolument rien du libraire, tu as décidé qu'il était gentil sans aucun argument.

                              Il y en a qui connaissent leur boulangère d'autres leur libraire.

                              Tu ne sais pas non plus la réputation d'Amazon (qui a la réputation d'avoir un super système de conseil, aidé par les internautes, plus nombreux que ton libraire... Et les coup de coeurs existent aussi).

                              Je suis sûr qu'ils ont de super algorithmes qui arrivent à déterminer mieux que toi ce que toi tu veut, mais ça n'en est pas moins de la centralisation.

                              Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

                        • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                          Posté par . Évalué à 4.

                          Ah je n'essayais pas de répondre directement à la question, juste de donner une description de ce qui existe dans un pays où le prix unique n'existe pas. Donc au final :

                          • Je ne vois presque pas de libraire indépendant (et quand il y en a, ils sont obligés de faire plusieurs trucs en même temps, comme marchand de journaux).
                          • Le seul endroit où obtenir un vrai grand choix de bouquins est Barnes & Nobles (et pour encore quelques jours Borders). À noter que contrairement à la FNAC ou Virgin, qui sont multispécialistes, B&N fait vraiment presqu'uniquement dans le livre (et aussi un peu dans le CD et les DVD).
                          • Le prix du livre, qu'on considère élevé en France (moi le premier) n'est pas tellement moins élevé en comparaison aux USA.

                          Après, je laisse tout un chacun en tirer les conclusions qu'il souhaite. :)

                      • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

                        si je prends un bouquin au pif

                        Pas Glop ! Pas Glop !

                • [^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Ce sont les petits prescripteurs passionnés que sont les libraires qui font qu'un éditeur va prendre le risque d'éditer un nouvel auteur.
                  Quand au Leclerc tu n'as que du Marc Levy et assimilés, pourquoi prendre le risque de sortir un truc barré comme Orange Mécanique ? Autant ne chercher que des successeurs de Marc Levy.
                  Heureusement, le libraire, dans son rôle de prescripteur conseil pourra pousser des OVNI ou des pépites qui sinon seraient noyés sous la masse.
                  Ton OVNI sera peut-être dispo à la fnac ou sur Amazon mais aucun effort ne sera fait pour le faire découvrir. Il sera là (ou pas) pour le mec qui sait ce qu'il cherche.

                  It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

  • # Spécialisés

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    J'ai déjà du mal à trouver ce que je cherche dans les Fnac parisiennes. Alors chez un petit libraire, même pas la peine d'essayer. S'il y a une chose qui pourrait m'intéresser, ce sont des librairies spécialisées, typiquement : BD, science-fiction, fantasy, informatique.

    Seulement, les libraires spécialisés en BD, ça existe, mais en SF et fantasy, pas que je sache, en tout cas pas à Paris, en tout cas pas d'après les Pages Jaunes qui ont bien cette catégorie mais remplie n'importe comment par des libraires qui font tout sauf ça.

    J'avais bien un libraire spécialisé en science-fiction, fantasy, BD et affiches de cinéma que j'appréciais à Toulouse, mais il a été racheté par Album, une enseigne de BD, et de toute façon je n'habite plus Toulouse.

    Bref : des libraires de proximité, oui, mais spécialisés avec un moyen de les connaître (par exemple les Pages Jaunes si leurs informations étaient exactes, ce qui n'est pas le cas). Les généralistes qui ont très peu de choix dans tous les domaines, non merci.

    • [^] # Re: Spécialisés

      Posté par . Évalué à 6.

      tu devrais aller voir ici :
      http://www.scylla.fr/

      Je crois que tu trouverais ton bonheur, c'est une librairie neuf et occasion. SF/Fantasy.

      Et il parait que les gens y sont sympa :).

    • [^] # Re: Spécialisés

      Posté par . Évalué à 2.

      Il y a l'éditeur l'Atalante qui est spécialisé SF/Fantasy et qui a des boutiques.

      • [^] # Re: Spécialisés

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Il y a l'éditeur l'Atalante qui est spécialisé SF/Fantasy et qui a des boutiques.

        Ben je crois qu'il n'y a qu'une librairie à Nantes (?). Ils sont très bien d'ailleurs.

        les pixels au peuple !

        • [^] # Re: Spécialisés

          Posté par . Évalué à 1.

          Effectivement je pensais à la librairie de Nantes, je pensais qu'il y en avait d'autres ailleurs, mais il semble que celle de Nantes soit la seule ^^

          Enfin, pour ceux qui ont l'occasion d'y passer, c'est une bonne librairie orienté SF/Fantasy

    • [^] # Re: Spécialisés

      Posté par . Évalué à -3.

      Au cas ou t'en aurais pas entendu, les pages jaunes ont ouvert un moteur de recherche dédie, c'est tout nouveau et ça marche pas trop mal apparemment.

      Ca donne ça:
      http://www.google.com/search?client=safari&rls=en&q=librairie+sf+fantasy+paris&ie=UTF-8&oe=UTF-8

      If you can find a host for me that has a friendly parrot, I will be very very glad. If you can find someone who has a friendly parrot I can visit with, that will be nice too.

    • [^] # Re: Spécialisés

      Posté par . Évalué à 1.

      On a fréquenté la même boutique à Toulouse alors, et je l'ai aussi abandonné pour les mêmes raisons.

      Sur Paris je n'ai pas vraiment recherché de librairie spécialisée SF. En revanche j'en ai trouvé une excellente à Lille : Les Quatres Chemins (http://lesquatrechemins.wordpress.com), SF, Fantastique et Polar. Le patron est extraordinaire : avec juste deux trois mots il est capable de retrouver le bouquin dont ne se sait pas grand chose mais qu'on recherche. Et il m'offre aussi les services que j'attends d'un libraire : conseils en fonction des lectures précédentes, tour des nouveautés (avec son avis perso s'il a eu le temps de le lire), etc.
      Et avec en plus l'ambiance de la boutique (rayonnages en bois qui montent sur deux étages), je passe toujours un bon moment quand j'y vais.

      Pour revenir dans le sujet :
      Après pour d'autres types de bouquins je vais aller chez le libraire le plus proche de mon logement, et là effectivement je n'aurais pas ce type de conseil ou d'ambiance car il s'agit d'une librairie/papeterie banale faisant plutôt son beurre sur le scolaire. Mais elle est à 5mn à pied et je peux y commander un bouquin et passer le chercher la semaine suivante. La Fnac & co c'est une heure de transports en commun, et une commande sur Amazon c'est une chance sur deux de devoir faire la queue à la Poste pour récupérer le colis (et mais c'est un autre débat un achat dont ma banque aura obligatoirement connaissance).

      Donc oui j'aime les librairies de quartier et même si le prix unique avait pour unique bienfait de les maintenir en vie (ce que je ne crois pas) ce serait déjà une justification suffisante.

  • # Ma vie

    Posté par . Évalué à 5.

    Pour ma part, depuis que j'ai Internet[1], je n'achète presque plus de bouquins. Quelques BD tout au plus.

    Puis, je me suis de plus en plus intéressé à la politique et au lifehacking[2]. Du coup j'ai retrouvé un intérêt à acheter des livres.

    Pour moi, hors de question d'acheter à la FNAC ou sur amazon. On a sa dignité tout de même.

    Fort heureusement, un beau jour, j'ai rencontré une femme exceptionnelle, qui gère une
    librairie bien sympathique[3] à Paris Métro Charonne.

    Autant pour soutenir l'idée d'un libraire indépendant que pour cette personne (qui outre ses nombreuses qualités, trop longues à citer ici, est également impliquée dans ubuntu-fr, parinux et qui aide énormément l'April).

    Bref, je traverserai la France entière pour acheter un bouquin chez elle, même si ça devait me revenir plus cher au final (ce qui n'arrive jamais).

    Par contre, pour les bouquin en anglais, je passe par ailleurs.

    [1] Bon pas tout de suite tout de suite. Il a fallu quelques années pour trouver du contenu Intéressant au point de pouvoir avoir la même qualité que celle qu'on peut attendre d'un livre dans suffisamment de domaines pour que ce soit remplaçable.

    [2] http://lifehacking.fr

    [3] http://alivrouvert.fr/

    • [^] # Re: Ma vie

      Posté par . Évalué à 1.

      Opinion intéressante !

      Pourrais-je en savoir plus sur ce qui t'a donné envi d'acheter des livres dans le lifehacking plutôt que de chercher des réponses sur Internet ?

  • # Langue traïne!

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    "Qui m'aidera à faire le bon choix si mon libraire n'est pas là"

    Est-ce que le libraire indépendant peut répondre à mes demandes "pas classiques" qui font la théorie de la Longue traîne?

    Je ne pense pas, juste parce que je sais que son cerveau est incapable de retenir des milliers de références (ce n'est pas une insulte, tous les cerveaux humains sont comme ça). Donc je ne vois pas comment il peut m'aider à faire le bon choix à part pour des best-sellers de base, et ça Amazon peut aussi le faire, sauf qu'Amazon peut faire les best-seller et la longue traîne.

    Bref, il faut sauver le libraire indépendant.

    Ben... Non donc. Ce fût utile à un moment, aujourd'hui la technologie permet d'être plus efficace. Ce n'est pas parce que ce fût utile dans le passé qu'il faut sauver la chose aujourd'hui. Internet est passé par la, et avec lui des milliers de personnes qui peuvent te conseiller suivant tes affinités (plein de sites web de critique de livres, par affinité avec tes envies).

    Maintenant, si il y a des gens prêt à payer et à aller dans ces magasins, que les libraires en profitent! Mais j'espère que ce ne sera pas une n-ième profession qui demandera des sous à l'état pour compenser la chute du chiffre d'affaire. C'est la liberté (juste que ce doit être la vraie liberté : la liberté des gens de payer pour cette offre, mais aussi la liberté des gens de ne pas payer cette offre si ils n'en ont pas besoin).

    La France a mis en place une politique du prix unique du livre justement pour préserver son réseau de librairie face aux enseigne culturelle. N'est ce pas la preuve que cette politique est inutile et qu'il faut maintenant l'abroger?

    C'est d'ailleurs rigolo que ce soit des gens "de droite", officiellement plus pour l'ouverture à la concurrence, qui poussent cette loi pour "Internet". Comme quoi la "droite" fait juste ce qui l'arrange suivant les lobby, la libre concurrence c'est que quand les lobbys ne sont pas assez forts (et n'ont pas assez de thune pour payer qui il faut). Cette loi est une atteinte à libre concurrence entre les offres, elle n'aurait jamais dû exister... J'espère que l'UE limitera cette loi quand elle aura pris le temps de l'analyser (parce que bon, imposer à un autre pays le prix unique, c'est un peu fort), à défaut de pouvoir faire une vraie concurrence libre et non faussée entre les différents vendeurs.

    • [^] # Re: Langue traïne!

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      Attends, tu confonds prix unique sur le livre et prix unique sur le livre électronique.
      Oui, cette loi sur l'électronique n'aurait pas du exister mais... il faut quand même garantir un prix minimal de revient pour l'éditeur et l'auteur !
      Rien ne te choque quand on voit le litre de lait à 1€ en supermarché, qui lui-même l'a acheté 1€ la tonne ? Là c'est pareil. Il faudrait un prix minimal pour un revenu décent... Ah bah tiens, ça ressemble au prix unique.

      Je me fait un peu l'avocat du diable, parce que les sites de vente de livres électroniques, c'est pas un libraire passionné qui le tient, donc je m'en contrefous.

      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Attends, tu confonds prix unique sur le livre et prix unique sur le livre électronique.

        Pour moi, c'est pareil : une entrave à la concurrence.

        il faut quand même garantir un prix minimal de revient pour l'éditeur et l'auteur

        Pourquoi? Pourquoi eux et pas moi (je fais pas de la librairie, pourquoi je peux pas avoir un prix minimal de mes prestations?)
        Ca, c'est pas mon problème, et pire : c'est toute la liberté de l'éditeur, personne ne lui met un pistolet sur la tempe pour vendre moins cher, ils a le choix de refuser de vendre 1€ la tonne.

        Il faudrait un prix minimal pour un revenu décent...

        Tiens, ça me fait penser à l'appel de l'union des photographes...

        • [^] # Re: Langue traïne!

          Posté par . Évalué à 3.

          Pour moi, c'est pareil : une entrave à la concurrence.

          Mais justement, la France considère que la culture n'est pas une marchandise. La loi sur le prix unique du livre découle de cela. En conséquence la concurrence et la baisse des prix est moins importante aux yeux de l'état français que la diversité et la richesse culturelle.
          On peut ne pas être d'accord avec cela, mais la position est logique.

          Et je pense par ailleurs que cette politique n'a malheureusement pas porté ses fruits. Pas mal de libraires ont disparu, remplacés par les espaces livres des grandes surfaces.
          Pour moi c'est ça le gros danger du livre ou du bien culturel : c'est le rayon livre du Leclerc/Auchan/Carrefour. Ce n'est pas la FNAC, Amazon, Virgin, où tu peux commander le livre que tu souhaites, voire même flaner dans les rayons (virtuels ou réels) pour profiter de la diversité proposée.
          Il y a des vendeurs conseils très bien à la FNAC (oui oui), d'autres moins bons ou nuls, mais on n'est pas dans la même situation que devant un rayon de grande surface, où le choix est restreint aux best sellers, où il n'y a aucun conseil, et aucune possibilité de commander quelque chose.

          Avec l'arrivée d'Internet, de toutes façons, c'est la mort du libraire qui se profile, hormis rayons très spécialisé, occasions, et animations (dédicaces, rencontres lecteurs/auteurs...).
          La vente de livres en grande surface va être à mon avis la première à disparaitre vu qu'elle n'apportera plus rien, hormis l'immédiateté de l'achat.

          • [^] # Re: Langue traïne!

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Mais justement, la France considère que la culture n'est pas une marchandise. La loi sur le prix unique du livre découle de cela.

            Belle excuse. Si c'était le prix éditeur, admettons. Mais c'est le prix de vente final si j'ai bien compris le principe. Donc la partie "vente" qui ramasse le pactole. Rien à voir avec la culture (l'éditeur qui prend le risque d'investissement, et l'auteur semblent toujours opprimés au niveau prix à moins qu'on me dise le contraire?), ça c'est juste pour faire passer la pilule, désolé je ne la prend pas.

            Bizarrement, on a pas fixé le prix de la partie culture (éditeur, auteur), mais le prix de la partie commerciale (la vente finale)

            • [^] # Re: Langue traïne!

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Laissons de côté l'auteur selon toi opprimé (c'est un autre débat, qui n'a rien à voir avec le prix du livre). On a parlé de l'auteur car il arrive qu'il ait un intéressement au nombre d'exemplaires vendus, exactement le cas de l'éditeur.

              Ce que tu as évoqué en tant que partie culture, je l'ai expliqué plus bas :
              https://linuxfr.org/nodes/86973/comments/1257673

              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

        • [^] # Re: Langue traïne!

          Posté par . Évalué à 2.

          (je fais pas de la librairie, pourquoi je peux pas avoir un prix minimal de mes prestations?)

          Tu exerce comment ton métier ? Les salariés ont le SMIC horaire pour ça, par exemple.

          Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

          • [^] # Re: Langue traïne!

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Je ne suis pas salarié, je n'ai pas de "salaire minimum". Oui, des "non-salariés", ça existe (beaucoup même).

            • [^] # Re: Langue traïne!

              Posté par . Évalué à 2.

              T'énerve pas. Si tu trouve qu'il est anormal d'avoir un revenu minimal légale tu devrait d'abord t'attaquer au SMIC, non ? C'est probablement le principal, car même si beaucoup de personnes ne sont pas salariés, un autre grand nombre l'est.

              Puis tu as des arguments tout trouvés, c'est à cause du coût de la main d'œuvre que les prix augmentent, les entreprises sont obligée de délocaliser, de toute manière le code du travail est une infamie bolchevique que nous devons abroger au plus vite,…

              Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

            • [^] # Re: Langue traïne!

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Tu es quoi alors ? Freelance ? Et tu ne fixes pas tes propres prix, qui te permettent de vivre correctement ?
              Non ? Tu es obligé de baisser tes prix pour faire face à la concurrence ?
              Tu n'aimerais pas qu'il y ait un tarif minimal de prestation qui te permettrait d'avoir suffisamment de pognon pour vivre ?

              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

              • [^] # Re: Langue traïne!

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                Tu n'aimerais pas qu'il y ait un tarif minimal de prestation qui te permettrait d'avoir suffisamment de pognon pour vivre ?

                Pourquoi pas. Mais pour tout le monde alors. Pas pour un métier particulier genre "libraire". CE que je n'accepte pas est qu'une profession soit plus protégée que l'autre. Egalité. C'est ce que je demande (dans ce sens, le SMIC horaire ne me dérange pas, car il est pour tout les salariés, pour les non-salariés c'est à part et je le conçois car c'est pas vérifiable le nombre d'heures même si on pourrai faire mieux et clairement établir un SMIC horaire identique pour les non-salariés).

                Bref : pourquoi eux et pas les autres? Pourquoi les livres à prix fixe et pas la viande, les fruits etc... Et ça, bizarrement, c'est silence radio, on reste que avec les libraires (sans démontrer que le prix fixe en librairie amène "plus" de culture vu que le prix éditeur est libre).

                • [^] # Re: Langue traïne!

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  Oui, pourquoi pas les autres ? Je serais d'accord.
                  La culture n'est pas une marchandise comme le fromage ou un pack de lait.

                  It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                  • [^] # Re: Langue traïne!

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Et c'est une raison pour subventionner les libraire (qui ne font que vendre! Ils ne produisent pas de culture)?

                    Désolé de ne pas prendre comme tel une telle affirmation. Sans compter que c'est insultant envers les fromagistes et les éleveurs (oui, ça se perd, mais un fromage est un art en lui même, une culture aussi, un plaisir, savourer un bon fromage est très agréable. Mais je sais, cette culture on la fout à la poubelle sans états d'âme... Et va trouver un caviste qui s'y connait pour te conseiller le bon vin qui va avec ce fromage, eux ils n'ont pas de prix fixe pour les aider, va comprendre.)

                    • [^] # Re: Langue traïne!

                      Posté par (page perso) . Évalué à -2.

                      qui ne font que vendre! Ils ne produisent pas de culture

                      On t'as pas encore fait comprendre comment les libraires participent à la diffusion de la culture et empêchent son appauvrissement ? Ton cas est désespéré ou alors tu ne lis pas tous les nouveaux commentaires.

                      Et va trouver un caviste qui s'y connait pour te conseiller le bon vin qui va avec ce fromage, eux ils n'ont pas de prix fixe pour les aider, va comprendre.)

                      Et c'est vrai qu'il y a encore tellement de cavistes. Qui plus est qui peuvent faire ça.
                      Les gens se sont déjà habitués à aller acheter leur vin en supermarché et n'ont donc pas de conseil sur leur pinard (encore plus important dirais-je que pour un livre).
                      On en est pas encore là pour les libraires, ce serait dommage d'en arriver là. Et c'est pour ça qu'il ne faudrait pas supprimer le prix unique du livre.

                      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                      • [^] # Re: Langue traïne!

                        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                        Si les libraires participent à la diffusion de la culture et empêchent son appauvrissement, peut-on en déduire que là où il n'y a pas de libraire il n'y a pas de culture ?

                        • [^] # Re: Langue traïne!

                          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                          Oh la question piège... Autre question : est-ce que la ou il n'y a pas de prix fixe pour le livre il y a une réelle différence du culture du livre?

                          Les réponses vont refroidir...

                          • [^] # Re: Langue traïne!

                            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                            Donne-nous ta propre réponse, argumentée, steup.

                            Montre nous que qu'aux USA ou un autre pays sans prix unique du livre, les gens lisent autant que nous et qu'ils ont offre pléthorique et pas seulement des best sellers, puisque c'est TON argument.

                            It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                        • [^] # Re: Langue traïne!

                          Posté par . Évalué à -1.

                          erreur élémentaire de logique, si P implique Q, l'absence de P n'implique pas l'absence de Q.

                        • [^] # Re: Langue traïne!

                          Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                          Non, mais elle est plus difficile d'accès. Donc Amazon ou fnac.
                          Fnac => conseil, bon, bof et choix, bah plus du mainstream qu'autre chose quand même.
                          Amazon => conseil créé par recoupements de données (untel a acheté X et Y, si tu achètes X, y a des chances que Y te plaise aussi). Le choix est vaste, l'intérêt non nul (pas plus cher, livraison à domicile, livres introuvables...) mais s'il n'y a avait QUE ça, l'intérêt baisserait vachement.

                          Heureusement, il y a encore des mediathèques, plus nombreuses que les librairies, mais sans la possibilité d'accès aux toutes dernières nouveautés (enfin, pas toutes les nouveautés en tout cas).

                          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                      • [^] # Re: Langue traïne!

                        Posté par . Évalué à 2.

                        Pertinent.

                        Je ne peux plus te pertinenter. Alors j’écris un commentaire pour te pertinenter. La diffusion est une composante essentielle de la culture sinon la plus importante, car elle est nécessaire à la production, excepté dans l’image surannée de l’artiste créant ex nihilo.

                        Quand au mot « art », Zenitram, parce que ça l’arrange, prend l’ancienne définition du terme, celle qui englobe l’artisanat. Pour moi le caviste n’a que peu à voir avec le libraire. Et qu’on ne m’y prenne pas : cette distinction ne nécessite aucun jugement de valeur !

                • [^] # Re: Langue traïne!

                  Posté par . Évalué à 4.

                  Égalité. C'est ce que je demande (dans ce sens, le SMIC horaire ne me dérange pas, car il est pour tout les salariés,

                  Tu as entendu parler des conventions collectives ?

                  Tu sais que ce droit n'a pas obtenus simplement parce que c'était normal, mais parce qu'il y a eu des luttes, des grèves, des organisations pour se fédérer et se protéger. Un droit qui nous paraît normal aujourd'hui ne l'était pas quand il a était instauré (et ne l'ai pas forcément partout dans le monde).

                  Il est logique que les libraires se battent pour maintenir leur emploi. Ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas salariés qu'ils devraient se contenter de fermer leur gueule.

                  De la même manière si toi tu pense que tu devrais y avoir droit, tu devrais soit passer par quelque chose comme les syndicats/fédérations pour voir si tu es le seul à le penser ou simplement te servir de la prochaine grande échéance électorale pour faire entendre ton opinion.

                  Et oui l'égalité c'est un chemin, c'est un combat, ça n'arrive pas tout cuit dans la main contrairement à ce que de plus en plus de monde pense. Acquérir un droit c'est un investissement personnel et collectif et généralement ça s'accompagne de devoir (l'emploi salarié est fortement imposé si on prend en compte les charges patronales).

                  Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par . Évalué à 3.

        Heu dans le prix unique, c'est pour le client ou pour l'éditeur ? Ça change tout le problème...

        • [^] # Re: Langue traïne!

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_unique_du_livre
          "L'éditeur fixe ainsi directement la marge commerciale des libraires en accordant des remises"

          L'éditeur n'a pas l'air d'être protégé... Des gens pour me corriger? Car pour le moment, j'ai l'impression que ça protège le libraire, mais aucunement l'éditeur/auteur qui ne gagne rien à ce prix fixé.

          • [^] # Re: Langue traïne!

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Qu'est-ce que c'est que ces histoires de protection de l'éditeur ? Il vend au prix qu'il veut non ? Ou est-ce que l'État ou Dieu sait qui impose un prix arbitraire fonction linéaire du nombre de pages ?

          • [^] # Re: Langue traïne!

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            Arf, si l'éditeur est protégé : c'est lui qui choisit le prix du livre (le prix de fin de course, celui que nous payons). Le libraire l'achète à ce prix (sisi) mais obtient une réduc sur plusieurs critères :
            * une réduc de base, pas bézéf mais il faut bien qu'il mange le bougre
            * si je t'en prends 400, tu me fais une réduc ?
            * ça fait 10 ans qu'on se connaît (le représentant de l'éditeur of course), je vends bien, tu vas bien m'augmenter ma réduc, hein ? (ça s'appelle l'ancienneté)
            * je connais pas du tout le truc que tu me proposes, tu dis que c'est vachement bien, je veux bien prendre le risque, mais je veux une réduc.

            Y en a plein comme ça. Il faut aussi savoir que le libraire paye le transport des bouquins de sa poche et que si l'éditeur lui permet (et c'est pas automatique) de faire des retours d'invendus, c'est encore le libraire qui paye le transport.
            Comme le libraire ne peut pas tout lire, il est obligé de faire confiance que représentant, ce qui représente parfois un risque non négligeable.

            It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

            • [^] # Re: Langue traïne!

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Et ce système génial aurait été conçu pour sauver les petits libraires de quartier de la concurrence des grandes enseignes ? Eh bien, je crois qu'il y a des politiciens qui feraient bien de revenir à l'école primaire^Wmaternelle alors.

              • [^] # Re: Langue traïne!

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Bah, en tout cas - la vente en ligne mise à part - ça a plutôt bien fonctionné, non ? Les disquaires ont mis la clé sous la porte, les libraires, pas encore.

                It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                • [^] # Re: Langue traïne!

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Les discaires ont fermé mais ça n’empêche pas la diversité de musique (combien d'artistes aujourd'hui?)
                  les libraires n'ont pas (trop) fermé, mais oui, on voit une chose : on parle des discaires, pas de la culture, pas des auteurs, pas des éditeur. Juste des libraires. Ben désolé, mais ce truc inutile (aujourd'hui) maintenu sous perfusion, je suis pas fan du tout tant qu'on m'apporte pas la preuve que leur disparition détruirait (ou empêcherait) de la culture.

                  • [^] # Re: Langue traïne!

                    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                    combien d'artistes aujourd'hui?

                    combien d'artistes de merde commerciale aujourd'hui?

                    It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                    • [^] # Re: Langue traïne!

                      Posté par . Évalué à 5.

                      combien d'artistes de merde commerciale aujourd'hui?

                      Rien à voir avec la perte des disquaires mais avec la commercialisation de la musique, qui existe depuis que les phonographes existent. C'est juste venu graduellement car la musique est de moins en moins chère à produire et distribuer et que les majors sont devenues de plus en plus puissantes.

                      Mais de la merde commerciale, tu en avais déjà des pelletées dans les années 70-80, et même bien avant.

                      Et on pourrait même considérer certains types de musiques classiques comme de la merde commerciale. Pour ne citer qu'un exemple, la valse était un peu l'eurodance du 18 et 19ème siècle.

                  • [^] # Re: Langue traïne!

                    Posté par . Évalué à 1.

                    hum pour rappel en 2010, 25 % des ventes de livres se font en librairies, 20 % en vrai, en physique dans les magasins de type FNAC / Cultura et autre et seulement 10 % sur internet.

                    Je suis pas sur qu'on puisse parler d'être maintenu sous perfusion à ce compte là.

                    Et d'un autre coté, pourquoi est ce que ça serait pas toi qui devrait apporter la preuve qu'en l'état la disparition des librairies indépendantes ne nuiraient pas à la culture ? VU que c'est toi qui veut changer la situation actuelle. :)

                    • [^] # Re: Langue traïne!

                      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                      Et d'un autre coté, pourquoi est ce que ça serait pas toi qui devrait apporter la preuve qu'en l'état la disparition des librairies indépendantes ne nuiraient pas à la culture ?

                      C'est comme la présomption d'innocence : je ne vois pas pourquoi ça serait à moi d'apporter la preuve de mon innocence, j'attends qu'on m'apporte la preuve de ma culpabilité, même si beaucoup de monde adorerait que ce soit dans le sens présomption de culpabilité (c'est plus simple). Dans le cas des librairie, j'attends qu'on m'apporte la preuve que les maintenir sous perfusion (en imposant des prix élévés, concurrence interdite sur le prix) est utile pour interdire.

                      Désolé de ne pas vouloir apporter la preuve qu'autoriser est mieux, d'attendre qu'on m'apporte qu'interdire est mieux pour interdire. Désolé d'aimer la liberté et d'accepter qu'on me la restreigne uniquement si on m'apporte la preuve que restreindre a une utilité.

                      • [^] # Re: Langue traïne!

                        Posté par . Évalué à 0.

                        en imposant des prix élévés

                        Vraiment ? 10 à 15 € c'est si chère que ça ? Vous voulais les payer combien ? 2 à 3 € ? Le prix du papier -10% ?

                        Ça fait bien de dire que les prix sont chères (comme dire que c'était mieux avant) ?

                        Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

                        • [^] # Re: Langue traïne!

                          Posté par . Évalué à 4.

                          Ça dépend des bouquins, mais quand même il y a parfois de gros abus. Si pour un bouquin « pas de poche », je conçois que le prix soit relativement élevé (entre 15 et 30 €), pour un poche, si le prix dépasse 10 € effectivement je me pose des questions (ça m'est arrivé d'en acheter, mais c'était réellement quelque chose que je voulais lire à la base, et j'étais donc prêt à payer un prix plus élevé que la normale).

                          De plus, certains éditeurs semblent se foutre ouvertement de ma gueule. Je pense très précisément aux classiques. Entre un Folio et un un GF Flammarion par exemple, la différence de prix est impressionnante. Si je prends « De l'esprit des lois » de Montesquieu, on obtient :

                          1. Volume 1 : Folio → 11,50€; GF Flammarion → 6,80€ (soit ~40% plus cher pour Folio)
                          2. Volume 2 : Folio → 12,50€; GF Flammarion → 8,30€ (soit ~50% plus cher pour Folio)

                          Prix total: 24€ pour Folio; 15,10€ pour GF Flammarion. Je trouve ça quand même aberrant.

                          À noter que GF Flammarion se paie en plus le luxe d'avoir une introduction d'une quarantaine de pages pour le volume 1.

                          Alors, qu'est-ce qui justifie une telle tarification de la part de certains éditeurs ? L'impression pour la version GF Flammarion (que j'ai entre les mains) est très bonne, la reliure/colle ne risque pas de lâcher avant un moment, et la qualité du papier lui-même est bonne, elle aussi. Du coup j'aimerais qu'on m'explique.

                          De plus, oui, j'ai un ressenti qui me fait dire que le prix des poches a augmenté de façon phénoménale dans les 10 dernières années. Je me sens un peu comme une vache à lait. La réponse à tout ceci est bien entendu claire et évidente : « t'as qu'à aller à la bibliothèque ! ». Oui, mais euh non. Je botte discrètement en touche pour rappeler que nous parlons d'achat de livres dans des librairies. :-P

                      • [^] # Re: Langue traïne!

                        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                        Monsieur le juge, Zenitram me doit 500€ ! Ah non, je ne vais pas apporter une preuve de ce que j'affirme, et ma présomption d'innocence alors ?

                        Hého, faut arrêter de dire des conneries !
                        Tu veux apporter des changements, on t'oppose des arguments et tu nous sors une connerie sur la présomption d'innocence qui n'a strictement RIEN à foutre ici (on ne t'accuse de rien) pour ne pas répondre ?

                        Désolé de ne pas vouloir apporter la preuve qu'autoriser est mieux

                        Bah si, on veut un argument (pas la preuve) qui nous dira que ce sera mieux une fois que les libraires auront disparus.

                        Tu nous dis que ce sera mieux pour le portefeuille de tout le monde, ok, je suis d'accord. Maintenant, dis moi, après avoir écouté nos arguments comme quoi ça amènerait une uniformisation de la culture, que ce ne sera pas le cas.

                        C'est un débat, si tu ne trouves rien à répondre, lâche l'affaire, mais ne vas pas te cacher derrière des arguments spécieux.

                        It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                        • [^] # Re: Langue traïne!

                          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                          Raté : Zenitram est présumé innocent jusqu'à ce que tu prouves qu'il te doive 500 euros.

                          C'est celui qui affirme en premier qui doit prouver, pas celui qui est concerné par les dires. C'est ça la présomption d'innocence.

                          Commentaire sous licence LPRAB - http://sam.zoy.org/lprab/

                          • [^] # Re: Langue traïne!

                            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                            C'est bien ce que je dis. C'était une démonstration par l'absurde.

                            J'avance un truc, argument. Il se contente de dire, "je suis pas d'accord, j'ai un avis, je vois pas pourquoi je devrais l'argumenter". Le principe du contradictoire à sens unique.

                            Tu admettras que c'est vachement mature comme style de débat.

                            It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

            • [^] # Re: Langue traïne!

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Arf, si l'éditeur est protégé (...)

              Attends : tu dis en gros que le prix final est décidé par l'éditeur, et qu'ensuite le prix de vente de l'éditeur peut aller à 0.01€, ce n'est pas interdit.

              Tu me prends pour qui pour essayer de me faire gober que ça protège l'éditeur si rien n'interdit au distributeur d'imposer le pris de 0.01€?

              Bref, OK que ça protège le libraire, mais qu'on vienne pas me sortir le bla bla "ça protège l'éditeur, l'auteur, la culture", en tous cas pas avec de tels arguments. La, la seule chose protégée que je vois, c'est la partie libraire, rien d'autre. Rien à voir avec la culture (le libraire peut être une machine automatique), l'auteur ou l'éditeur (non interdiction d'imposer 0.01€ pour le prix d'achat par le libraire)

              Si je me trompe (c'est largement possible), c'est vachement mal expliqué (mais bon, ça marche quand même, donc...).

              • [^] # Re: Langue traïne!

                Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                C'est l'éditeur qui impose sa loi, pas le libraire (loin, très loin de là).
                Le libraire tente d'augmenter sa réduc car c'est tout ce qui fait sa marge.
                Faut pas être con non plus : la fnac ne va pas étrangler un éditeur (de toute façon, la vente à perte est interdite en France) parce que si l'éditeur refuse de filer ses bouquins, qui est dans la merde ? La fnac.
                Je ne prends pas ton Harry Potter à plus de 1€ => ok, va te faire foutre, j'ai assez d'autres clients qui EUX vont se remplir les fouilles, et tant pis pour ta gueule

                C'est comme ça, des réducs et des conditions de vente (retours) différents selon le bouquin. Le petit truc auquel croit l'éditeur, bonne réduc pour inciter le libraire à en prendre et en faire la pub, on peut se permettre de faire une moins bonne réduc sur Harry Potter car le libraire va quand même se faire un max de vente et donc de pognon

                It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                • [^] # Re: Langue traïne!

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                  La vente à perte est autorisée en France, c'est la revente qui est interdite. On peut donc vendre un steak haché 0.01€ alors que ça a coûté 2€ à produire, mais le supermarché ne peut pas acheter le steak 2€ pour ensuite le revendre à 1€.

                  Commentaire sous licence LPRAB - http://sam.zoy.org/lprab/

                  • [^] # Re: Langue traïne!

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    Très bonne remarque. Sans ça, les producteurs de base (alimentation non transformée) n'auraient jamais de problèmes.

                    ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

                    • [^] # Re: Langue traïne!

                      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                      +1
                      Allez, tous à vos claviers, on va demander à nos députés de voter une loi pour interdire la vente à perte en France ! ;)

                      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

              • [^] # Re: Langue traïne!

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Les libraires sont les banquiers des grands éditeurs. Les grands éditeurs envoient des cartons de livres qu'ils ont sélectionné eux-mêmes aux libraires, qui les paient, et ne sont remboursés de leur avance que bien après avoir retourné les invendus.

                Sinon, les libraires, c'est comme les chasseurs ; il y en a des bons et des mauvais. Il y a des libraires indépendants qui ne sont pas de bien meilleurs citoyens économiques que la FNAC ou Amazon.
                Ceux qui sont bons sont passionnés, proposent de la variété, de l'inattendu intéressant, lisent, critiquent, écoutent et conseillent, j'y achète quasiment tous mes livres neufs et BD. Ceux qui vendent des livres comme d'autres vendent des logiciels ou des médicaments cherchent avant tout à couler la concurrence
                À Strasbourg, si vous êtes place Kléber, poussez jusqu'à Quai des Brumes (grand rue) !

                Longue traîne, justement : mon libraire idéal possède un choix éclectique, chaque livre en un ou deux exemplaires, et je peux lui demander l'impossible, on y arrive souvent.

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par . Évalué à 3.

        Rien ne te choque quand on voit le litre de lait à 1€ en supermarché, qui lui-même l'a acheté 1€ la tonne ? Là c'est pareil. Il faudrait un prix minimal pour un revenu décent... Ah bah tiens, ça ressemble au prix unique.

        Le problème de la marge, du coût de revient vs du prix de vente, c’est un problème qui existe sur tous les produits/services de tous les métiers de tous les secteurs.

        Pourtant, on a pas de « prix unique du papier toilette », « prix unique de la tranche de bœuf », « prix unique de la voiture », et ça marche très bien comme ça. Bizarre non ?

        Par ailleurs, le prix unique des livres est là pour accorder une rente de situation aux libraires, pas aux auteurs et éditeurs.

    • [^] # Re: Langue traïne!

      Posté par . Évalué à 0.

      Je ne pense pas, juste parce que je sais que son cerveau est incapable de retenir des milliers de références (ce n'est pas une insulte, tous les cerveaux humains sont comme ça). Donc je ne vois pas comment il peut m'aider à faire le bon choix à part pour des best-sellers de base, et ça Amazon peut aussi le faire, sauf qu'Amazon peut faire les best-seller et la longue traîne.

      Le choix sera forcément en relation avec les propres goûts du libraire, mais il peut te sortir un truc pas connu mais connu de lui-même, effectivement très bon (ou pas …) qui est noyé dans la masse sur Amazon. Disons qu'il a fait le choix de te proposer telle référence avant que tu sois rentré dans son magasin et sans qu'il le sache.

      Mais c'est pas forcément plus mal, ça évite d'aller trainer sur les forums et de voir 50 personnes proposer 50 trucs différents. Trop de choix tue le choix.

      Vas-y tu peux te lâcher.

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        ça évite d'aller trainer sur les forums et de voir 50 personnes proposer 50 trucs différents. Trop de choix tue le choix.

        Donc le choix du libraire du coin, dont la compétence est surtout sa localisation, serait meilleurs que le choix de mecs sur des forums (euh... Juste pour info, il y a des sites aussi).

        Trop de choix tue le choix, OK. Ca ne légitime pas le libraire du coin par rapport à d'autres libraires ou passionnés sur des sites webs qui eux aussi conseillent.

        Tu dis en gros que le libraire du coin est plus légitime que les autres parce qu'il est libraire du coin, mais tu n'expliques jamais pourquoi. Désolé, mais j'avale pas comme ça ce genre d'argument d'autorité, pour moi le libraire du coin n'a absolument rien de plus que n'importe quel site web de passionné (=ils vont conseiller ce que eux aiment).

        Juste qu'avec les sites web, je peux en trouver un en phase avec ce que j'aime, alors que le libraire du coin, pas sa localisation, je ne peux pas choisir, c'est lui qui m'impose ses choix. Et c'est positif pour toi? Chacun ses goûts, moi je préfère prendre conseil auprès de gens avec qui j'ai plus d'affinité livresques plutôt que de prendre un critère comme "c'est le gars du coin". Demande-toi juste si tu applique ce genre de raisonnement pour d'autres domaines...

        • [^] # Re: Langue traïne!

          Posté par . Évalué à 3.

          Zenitram tu viens de te faire zenitramer !

          Non bon plus sérieusement je dis pas que le libraire du coin est plus légitime, d’ailleurs quand je dis "c'est pas forcément plus mal", ça veut bien dire que j'envisage plus que sérieusement que ça soit plus mal.

          Juste faut bien trancher à un moment donné.

          Après je pense qu'il faut bien dissocier deux types de bouquins : les techniques d'un côté (cuisine, info, bricolage, juridiques etc.), et là je me renseigne sur Internet auprès de pleins d'avis différents, et les bouquins d'art (romans etc.) et là c'est assez subjectif pour aller voir un libraire et lui faire plus confiance qu'à 10 gus sur Internet où faudra forcément trancher dans le lard à un moment donné sans savoir si c'est un bon choix.

          Comparons ce qui est comparable aussi, si on va se renseigner sur un site web ultra spécialisé genre SF des années 70, alors faut comparer à un libraire spécialisé SF des années 70.

          En bref non c'est pas plus légitime, mais c'est un mode de fonctionnement qui se défend et peut-être même aussi efficace. À voir.

          • [^] # Re: Langue traïne!

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Comparons ce qui est comparable aussi, si on va se renseigner sur un site web ultra spécialisé genre SF des années 70, alors faut comparer à un libraire spécialisé SF des années 70.

            Le site web ultra spécialisé m'est accessible assez facilement, quand au libraire spécialisé, ben... Il est un peu loin.

            Comparons ce qui est comparable : à côté de chez moi, le libraire qu'on veut "sauver" n'est pas spécialisé dans ce qui m’intéresse. Donc il peut mourir (son métier hein!), que ça ne changera pas grand chose, il était utile avant quand on n'avait aucun moyen d'avoir des spécialistes, mais aujourd'hui il n'y a plus d'arguments pour son maintien.

            En bref non c'est pas plus légitime, mais c'est un mode de fonctionnement qui se défend et peut-être même aussi efficace. À voir.

            Du moment où il ne font pas de lobbying pour empêcher la concurrence d'offrir moins cher, ils font ce qu'ils veulent. Mais pour le moment, leur lobbying fait que je constate une chose : au niveau efficacité, c'est plus par leur lobbying que par leur compétence.

            • [^] # Re: Langue traïne!

              Posté par . Évalué à 1.

              Non mais attends je suis pas du tout en train de te dire qu'il faut maintenir les libraires sous perfusion ni qu'il faut se crever le cul à se forcer à aller les voir pour les maintenir en vie.

              À la base je réagis juste à

              Donc je ne vois pas comment il peut m'aider à faire le bon choix à part pour des best-sellers de base

              et je te dis que dans les cas où le fait d'apprécier un bouquin est tellement subjectif finalement ça change pas grand chose d'avoir un ou cinquante avis, 10 ou 50 choix.

              Mais oui sinon je suis OK avec toi, leur métier évolue forcément avec Internet, j'ai envie de dire "marche ou crève" comme pour tout le monde.

              Tu serai pas un peu binaire en plus de trolleur dis donc ?

              • [^] # Re: Langue traïne!

                Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                et je te dis que dans les cas où le fait d'apprécier un bouquin est tellement subjectif finalement ça change pas grand chose d'avoir un ou cinquante avis, 10 ou 50 choix.

                Au bout d'un moment, le bon libraire connaît tes goûts et te conseillera le truc trop bien auquel t'auras jamais pensé.

                Subventionner les libraires façon taxe copié privée, taxe de contribution à la culture, non, les empêcher de se faire ratatiner par les rouleaux compresseurs des supermarchés culturels et le web en gardant le prix unique du livre, bah ouais. Ça coûte pas un rond à l'État et ça marche encore un peu.

                Je préfère mon pain fait par un artisan consciencieux plutôt que par une machine de supermarché. Mes livres, c'est pareil.

                C'est pas quand les derniers libraires auront disparu qu'il faudra se plaindre de l'offre pourrie du règne du best-seller, c'est maintenant.

                It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                • [^] # Re: Langue traïne!

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                  C'est pas quand les derniers libraires auront disparu qu'il faudra se plaindre de l'offre pourrie du règne du best-seller, c'est maintenant.

                  Tu sais que la dématérialisation, avec la réduction drastique des coûts qu'elle implique, permet précisément une distribution libre hors des grands circuits ? J'écris mon bouquin, et sans éditeur, je le donne ou je le vends moi-même en format numérique : ça ne coûte que le coût de la vie pendant l'écriture et le prix d'un petit hébergement Internet (et encore, ce coût peut être réduit en utilisant un système de distribution de pair à pair).

                  Bref, la dématérialisation favorise la diversité, en supprimant nombre de barrières à la diffusion.

                  • [^] # Re: Langue traïne!

                    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                    Ça dépend si tu veux vivre de ta plume ou pas. Parce que d'ici que tu ais suffisamment de dons pour te financer tes 6 mois d'écriture de roman, walou.

                    L'éditeur, c'est pas seulement un mec qui va faire imprimer. C'est aussi celui qui te donnera des conseils de rédaction, passera ton travail à un correcteur (et pas celui d'un traitement de texte hein, un vrai humain), fera de la communication, t'aidera à trouver une belle couverture (avoue quand même que les couvertures des bouquins libres, sauf si c'est une bd, bof), te filera du pognon pour manger...

                    Pour la bd, c'est un peu pire (plus de matos, et qui coûte cher en plus) et le dessin, je sais pas toi, mais j'ai pas la même émotion devant une bd imprimée et devant mon écran. J'aime beaucoup le geektionnerd, mais il ne me viendrait pas à l'idée de payer la bd en pdf. Par contre j'ai acheté les deux tomes sans hésiter.

                    De plus, si tu veux toucher les gens, bah le livre électronique, ça va pas toucher Mme Michu tout de suite.

                    Ton bouquin que tu auras fait toi-même, libre ou pas, pour se vendre, il aura besoin de conseil, de communication. Tu m'appelleras quand un livre autoédité sera en première page d'amazon ou en tête de gondole à la fnac. Par contre, chez un petit libraire qui apprécie ton livre, tu seras en vitrine sans problème.

                    It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

    • [^] # Re: Langue traïne!

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      C'est une méprise classique que de voir la gauche comme étant anti-libéral et la droite ultra-libéral, ce n'est pas le cas. Les seuls partis anti-libéraux et anti-mondialistes sont dans l'extrême-gauche et dans l'extrême-droite.
      La gauche et la droite sont tous les deux des partis libéraux. Même si ils le sont plus ou moins en fonction des hommes politiques, Strauss-Kahn et LaGarde le sont bien plus que Sarkozy par exemple.

      Par contre, la droite est beaucoup plus conservatrice que la gauche. Et je crois que la majorité des différences politique se font sur ce point.

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Ça n'est pas tout à fait juste. Les libéraux tels que Strauss-Kahn, La Garde et Sarkozy sont en fait des néo-libéraux. C'est-à-dire qu'ils sont pour un libéralisme délivré de tout contrôle, en particulier de tout contrôle de l'État (donc de nous par l'intermédiaire de ceux qui nous représentent...). C'est le dogme de la "concurrence libre et non faussée".

        Les libéraux "historiques", qui ont un peu analysé le modèle qu'ils proposent, ont établi une liste de critères à respecter pour que le modèle fonctionne (cf article wikipedia). Ces critères sont inatteignables sans intervention de l'État pour fixer quelques règles du jeu. Donc ces libéraux là ne veulent pas démanteler les États comme le font Sarkozy, le FMI et l'UE.

        Enfin, il y a ceux qui sont contre le modèle de marché libéral car il ne prend pas en compte un grand nombre d'externalités (écologie, relationnel humain, etc.) et qui veulent en changer. Lire Jacques Généreux (La dissociété, L'autre société, La grande régression...) pour plus de détails.

        L'UMP est néolibérale, le PS est principalement néolibéral sous une parure libérale classique et le FdG est anti-libéral.

        PS : ne pas mélanger les anti-mondialistes (nationalistes du FN ou de la Droite Populaire) et les alter-mondialistes (gens de Gauche souhaitant un autre type de relation entre États basé sur la coopération plutôt que sur la concurrence (souvent déloyale et faussée))
        PPS : le Front de Gauche n'est pas classé dans l'extrême-gauche, sinon on ne sait plus où mettre les anars (extrême-extrême-gauche ?).

        • [^] # Re: Langue traïne!

          Posté par . Évalué à 3.

          La Garde et Sarkozy sont en fait des néo-libéraux. C'est-à-dire qu'ils sont pour un libéralisme délivré de tout contrôle, en particulier de tout contrôle de l'État (donc de nous par l'intermédiaire de ceux qui nous représentent...). C'est le dogme de la "concurrence libre et non faussée".

          Tu racontes absolument n’importe quoi.

          Pour LaGarde j’en sais rien, mais Sarkozy n’est absolument pas pour « la suppression de tout contrôle », au contraire il demande régulièrement un renforcement de la régulation des marchés financiers. Il faut arrêter un peu de se faire une idée du personnage en ne lisant que l’Humanité hein…

          Allez, une recherche en 3 secondes me pointe sur http://www.lepoint.fr/archives/article.php/123171 qui casse totalement cette image de Sarkozy.

          Quand à l’expression « concurrence libre et non faussée », elle a deux usages :

          • Un peu tombé en désuétude, qui fait référence aux hypothèses de l’école néo-classique d’économie
          • Le fait que l’État ne privilégie pas économiquement certains groupes par des taxations ciblées, subventions, et autres privilèges. C’est un concept politique défendu par les libéraux historiques, pas les “néo”-libéraux (qu’on sait toujours pas qui c’est, parce que des gens qui défendent la suppression totale de toute règle juridique, j’en connais pas, ou alors, comme dit sur Wikipedia : {{référence nécessaire}})
          • [^] # Re: Langue traïne!

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Le Sarkozy qui plaide pour une "république irréprochable" (quel humour) a aussi plaidé pour la régulation des marchés. Waouah ! Le plus fort c'est qu'il reste des gens pour y croire... Il faut arrêter un peu de se faire une idée du personnage en ne lisant que le Point hein...

            Le PPE, dont l'UMP est membre, a proposé le texte permettant d'ouvrir de nouveaux droits aux agences de notations en Europe en septembre 2010. Il vient d'entrer en vigueur le 1er juin 2011. Super régulation...
            http://europe.jean-luc-melenchon.fr/analyses-des-textes-votes-en-session/13-16-decembre-2010/#d16
            http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/14/un-devoir-de-resistance-intellectuelle/

            Les néo-libéraux, ce sont les crétins qui autorisent les dark pools, le high-frequency trading, etc. alors que ça va clairement à l'encontre du modèle libéral ("tous les acteurs complètement informés et en même temps afin de faire un choix optimal pour eux").

            L'expression "concurrence libre et non faussée" est une référence à la Constitution Européenne ("objectifs de l'UE") que nous avons refusée en 2005 et qu'ils ont imposée par le Traité de Lisbonne. C'est ce traité qui empêche la BCE de prêter directement aux États plutôt que de passer par des banques privées (qui empruntent à 1% à la BCE et prêtent à 18% à la Grèce...), ce qui aurait permis d'éviter cette crise...

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Les seuls partis anti-libéraux et anti-mondialistes sont dans l'extrême-gauche et dans l'extrême-droite.

        Heu, extrême-droite, ça veut dire très très à droite. Pour l'économie comme pour le reste. Tu remarqueras par exemple qu'elle est anti-mondialiste pour ce qui concerne la circulation des personnes, pas des marchandises. Comme la droite. Mais en très très.

        Après, si tu crois que La Pen est Jean Jaurès réincarné (ou que les extrêmes se touchent), c'est que le ravalement de façade et la comm' ont bien fonctionné.

        • [^] # Re: Langue traïne!

          Posté par . Évalué à 2.

          Tu remarqueras par exemple qu'elle est anti-mondialiste pour ce qui concerne la circulation des personnes, pas des marchandises.

          Dans leur projet économique, je lis justement qu'ils veulent introduire des protections aux frontières sur les échanges commerciaux ( source : projet-eco-fn.pdf , p. 12) :

          Mettre des protections raisonnées à nos frontières (écluses douanières,
          quotas d’importation, normes sanitaires) pour rétablir une concurrence saine et tenable.

          Et plus largement je trouve que leur programme économique est plutôt de gauche. Donc non, extrême droite ne se rapporte pas au projet économique du parti mais seulement à ses valeurs morales conservatrices.

    • [^] # Re: Langue traïne!

      Posté par . Évalué à 2.

      Juste pour préciser quelque chose.

      le prix unique existe dans les pays suivants :

      Allemagne
      Autriche
      Danemark
      Espagne
      Grèce
      Italie
      Norvège
      Japon
      Pays Bas
      Portugal

      Ca fait quand même un bon paquet de pays de l'UE :)

    • [^] # Re: Langue traïne!

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      La théorie de la longue traîne ne fonctionne que si le produit est disponible

      En ce moment je lis Pas de quatre de Edmund Cooper. J'ai trouvé ce livre dans la maison de campagne de mes beaux-parents, c'est une édition qui date de 1964 (Présence de futur - Editions Denoël). Par curiosité j'ai regardé sur internet et si cet ouvrage a fait l'objet d'une réédition en 1985, il semble bel et bien introuvable neuf (et pas forcément facilement trouvable en occasion). Encore par curiosité j'ai regardé dans la médiathèque de ma ville et pas de Edmund Cooper, j'ai cherché dans la bibliothèque de Lyon et il y a un exemplaire à la Part-Dieu à consulter sur place, et à Paris ... rien. Bref tout ça pour dire que sans la présence de livre à la campagne je n'aurais jamais lu ce livre et sans doute jamais connu Edmund Cooper. Évidemment ce n'est pas la faute d'un quelconque libraire mais à l'heure du numérique il est dommage de ne pas pouvoir accéder à l’œuvre d'un auteur pas si vieux que ça. Ce type de service pourrait exister dans une collaboration entre libraires et éditeurs.

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Ça c'est le problème de l'éditeur qui ne veut pas (ou ne peut pas, il a peut-être plus l'original) sortir son bouquin en électronique.

        Et qui fait chier Google quand il numérise et diffuse un livre introuvable mais encore couvert par le copyright.

        Heureusement, Amazon, ebay, etc. sont là pour te donner plus de chances de trouver ton bouquin en occasion.

        Je pense que ça mérite un autre débat. Car là c'est le marché de l'occasion et donc des bouquinistes dont on parle, et je pense qu'on a assez d'un débat (on ne peut qualifier ce fil de troll, ce n'était pas voulu (enfin, j'imagine) et en plus on n'est pas vendredi)

        It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

      • [^] # Re: Langue traïne!

        Posté par . Évalué à 1.

        c'est totalement HS, mais Edmund Cooper est un excellent auteur ( amha).

        Tu devrais essayer Pygmalion 2113 qui a été édité plusieurs fois en denoel et en j'ai lu (et il est en occasion sur amazon au moins).

  • # Je n'achète qu'en librairie

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Il y a le conseil d'abord, surtout quand je n'ai aucune idée de ce qui est sorti récemment et que c'est pour offrir (pour moi, je sais ce que je veux).
    Il y a l'éthique aussi : je préfère faire gagner du pognon à celui qui aime son boulot, qui le fait super bien, dans des conditions difficiles mais qui gagne peanuts. Le mec de la fnac qui connaît que dalle en bouquins parce que luii, son truc, c'est le cd mais il a pas eu le choix, je suis désolé, mais que j'achète chez lui, c'est pas ça qui va lui faire gagner plus de pognon à la fin du mois. Sans compter que du coup, il vendrait des concombres, ce serait pareil, il y connaît rien.
    Enfin la diversité : mon libraire peut prendre sur lui de commander un truc inconnu dans lequel il croit, le gars de la fnac, non, ou si peu. J'évite ainsi de s'installer le mainstream et le pourri qui en découle (même si ces derniers temps, bah y a un grand nombre de bd très très pourries et commerciales).

    Le prix unique du livre, il ne faut pas y toucher, sinon on se retrouvera avec le même phénomène que celui des disquaires : les libraires disparaîtront et on n'aura plus que des best-seller. Les petits éditeurs en pâtiront aussi, ce qui renforcera les gros.

    J'ai fait des études de libraire avant de me reconvertir dans l'informatique (reconversion à cause de pas de boulot dans la branche), donc je suis très partial, mais il me semble nécessaire de garder des endroits où les gens font un excellent boulot par plaisir, passion et envie plutôt que de se retrouver avec des vendeurs de supermarché qui n'attendent que la fin de la journée de boulot.
    Et comme ça ne me coûte pas plus cher (voire moins : pour les 5% à la fnac, il faut payer sa carte d'adhérent, et chez Privat, tu as un avoir à utiliser dans les trois mois. Mon libraire, j'ai une carte de fidélité, et j'ai mes 5% au bout de 10 achats ou 150€ d'achat, mais le plus souvent, ça me fait un bouquin gratuit), bah je continue à avoir un service de qualité.

    Sinon, ça m'arrive quand même d'acheter des bouquins sur le net, mais c'est de l'occase ou de l'informatique pas trouvables chez moi (y a pas de libraire spécialisé informatique à Nancy, et à la fnac, c'est des glands).

    It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

    • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

      Posté par (page perso) . Évalué à -4.

      mais il me semble nécessaire de garder des endroits où les gens font un excellent boulot par plaisir,

      ...Tant que tu payes toi pour le service que tu demandes... Mais je ne vois pas pourquoi je subventionnerai (comme par exemple avec le système du prix unique) ton plaisir. Ton plaisir, ton argent, pas celui des autres.

      • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

        Posté par . Évalué à 5.

        et la marmotte ...

        Par moment t'es vraiment chiant tu sais. Mais je suppose que tu le fais exprès. C'est très réussi.

        C'est quoi toi tes plaisirs ? Le sports ? La musique ? Aller au théâtre ? Au cinéma ? voir des concerts ? Te ballader dans des parcs ? Le bord de mer ? Le ski ? Regarder la télé ?

        Y'a que le troll où y'a pas encore de subventions je crois.

        • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Y'a que le troll où y'a pas encore de subventions je crois.

          T'es sûr ? Hadopi, ce fut[1] un beau troll lancé par l'État pourtant…

          [1] : au passé car maintenant je pense que tout le monde a compris que c'était juste une aberration[2]

          [2] : ah non, on me glisse dans l'oreillette que certains croient encore dur comme fer qu'il s'agit du seul plan de sauvetage viable de la culture

          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

        • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

          Posté par . Évalué à 1.

          La chasse ? La randonnée ? Des balades en moto ? Les jeux vidéo ? Les mangas ? La littérature étrangère ? La philatelie ? La collection d’anciennes pièces de monnaie ? L’aviation (piloter de petits engin en location, s’ententd) ? Le karting ?

          • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

            Posté par . Évalué à 1.

            Tout ce que tu cites, c'est entretenu / subventionné / réduit d'impôts, à part bien sûr ce qui concerne le marché de l'occasion.

            • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

              Posté par . Évalué à 1.

              {{référence nécessaire}}

              C’est quoi les subventions pour la chasse ? Pour l’aviation de plaisance ? Les mangas (l’état français subventionne les mangakas japonais ?) ? Des liens, des textes de loi !

              Et je vois que tu n’as toujours pas répondu à la question centrale : il y en a qui donnent plus pour les loisirs qui ne les intéressent pas qu’ils ne reçoivent pour les loisirs qui les intéressent. Et vice-versa. Tu trouves ça « juste » ou « équitable » ? Pas moi.

              • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

                Posté par . Évalué à 1.

                La chasse et la randonnée se pratiquent dans des lieux entretenus par l'état. Pareil pour les routes des balades en moto. Les créateurs de jeux vidéo ont des crédits d'impôts. Les mangas profitent du prix unique. La littérature étrangère également. La philatelie et la collection d’anciennes pièces de monnaie, c'est du marché d'occasion. L’aviation utilise des pistes construites et entretenues par l'état. Le karting est subventionné dans tous les sens.

                Et je vois que tu n’as toujours pas répondu à la question centrale : il y en a qui donnent plus pour les loisirs qui ne les intéressent pas qu’ils ne reçoivent pour les loisirs qui les intéressent. Et vice-versa. Tu trouves ça « juste » ou « équitable » ? Pas moi.

                Oui je trouve ça juste et équitable. Ça s'appelle prendre soin des minorités pour pas qu'elles disparaissent. Dans le même ordre d'idées, ça me choque pas de cotiser autant à la sécu qu'un mec qui a un cancer.

      • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Ton plaisir, ton argent, pas celui des autres.

        Sauf quand mon plaisir est majoritaire. Par exemple, les feux d'artifice du 14 Juillet : qu'on les aime ou pas, tout le monde paie. Je pourrais ajouter l'armée, pour élargir le troll.

        ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

        • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Par exemple, les feux d'artifice du 14 Juillet : qu'on les aime ou pas, tout le monde paie.

          Qui a dit que j'étais pour le feux d'artifice du 14 juillet? Pour info, dans d'autres pays, ça se passe le 31 décembre, et c'est les citoyens qui achètent (bon, avec leur taux de perte d'yeux et de bras certes...), rien fait pas l'Etat. Et à côté, il y a des festivals de feux d'artifices (payant).

          je pourrais ajouter l'armée, pour élargir le troll.

          un peu HS la. On parle de la défense de la nation, utile à tous sans exception. Je n'ai jamais dit que j'étais pour "pas d'état", juste les trucs unipersonnels qui te font plaisir (rien de vraiment utile), tu payes.

          Sauf quand mon plaisir est majoritaire.

          Ah? Vu le boom d'Amazon et compagnie, permet-moi d'en douter. Si tu étais majoritaire, il n'y aurait pas besoin de loi pour que ton plaisir soit toujours fourni. Assume : si ton plaisir est majoritaire comme tu dis, tu ne verras aucun problème à supprimer l'interdiction qui les fait vivre sous perfusion on est d'accord ils continueront à vivre?

          • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

            Posté par . Évalué à -1.

            Mais vas-y, supprime toute subvention de trucs pas utiles pour vivre qui ne font plaisir qu'à une partie de la population, et tu vas voir ça sera l'éclate totale !

            Je sais pas ce qui montera plus vite, la vente d'antidépresseurs, le taux de suicide ou le chômage.

            Et sinon ça ressemble pas mal à "ta gueule t'es minoritaire", mais je n'ose croire que le point Godwin soit à moins de 3 commentaires. Non, pas ici, pas sur dlfp !

            • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

              Posté par . Évalué à 2.

              C’est pas parce que tu supprimes la subvention que le service derrière est supprimé hein. Ne serait-ce que parce que dans un pays vaguement bien géré (OK, disons qu’en France c’est mal barré), des subventions en moins, ça veut dire des impôts en moins, donc que suppression de subventions = dépenses culturelles constantes, juste qu’il y aura un déplacement du centre de décision (tout le montant des subventions qui était affecté par une commission théodule, il sera maintenant affecté par chaque citoyen, selon ses goûts).

              (en fait, tu auras probablement une augmentation des dépenses culturelles, parce que le citoyen n’aura plus à payer les petits-fours de la commission théodule, et parce qu’on peut s’attendre à une meilleure allocation des ressources, mais je ne m’étendrai pas sur ce dernier point)

          • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            un peu HS la. On parle de la défense de la nation, utile à tous sans exception.

            Avoir une armée, ok, payer la peau des couilles pour la faire défiler le 14 juillet, c'est pas indispensable.
            Sans parler des régiments de cavalerie qui ont toujours des chevaux mais qui ne les utilisent pas pour les conflits, juste pour la tradition. (la cavalerie, ce sont les blindés maintenant, sauf pour la gendarmerie, qui elle est une vraie unité montée)

            It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

            • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Avoir une armée, ok, payer la peau des couilles pour la faire défiler le 14 juillet, c'est pas indispensable.

              Je n'ai jamais dit que le défilé était indispensable (vu que je pense le contraire, mais la je vais avoir tous les nationalistes sur le dos vu ce que la proposition a soulevé il y a peu)

      • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

        Posté par . Évalué à 1.

        La libre concurrence dans la culture, ça a été fait pour la musique, faut voir où on en est aujourd'hui.

        Le cinéma est largement subventionné, et je suis content de ne pas voir que des films américains. Et je pense que c'est une bonne chose.

        • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          La libre concurrence dans la culture, ça a été fait pour la musique, faut voir où on en est aujourd'hui.

          Aujourd'hui? Des sombres merdes, il y en a toujours eu, juste que tu les oublie (car des merdes ne passent les ans), et des artistes de qualité, il y en a aussi aujourd'hui.

          Tout comme des livre de merdes, il y en a toujours eu et il y en a toujours.

          Désolé, mais des merdes, il y en a partout, comme les trucs de qualité prix fixe ou pas. Ce n'est pas un argument, juste un phrase de lobby qui a bien marché.

          • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

            Posté par . Évalué à 1.

            Je parle pas de création mais de diffusion.

            • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

              Posté par . Évalué à 1.

              Et ? le problème de la diffusion, c’est… ?

              • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

                Posté par . Évalué à 1.

                Regarde la télé, écoute la radio et t'entendra plus de sombres merdes que d'art music.

                Sinon au moment de la mise en place du prix unique, le problème de la diffusion c'est qu'Internet on peut oublier, la Fnac est loin de ce qu'elle est devenue, et Carreffour écrase tout sur son passage.

                • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Sombre merde = ce que j’aime pas, ou bien tu as un critère un peu plus objectif ? Parce que bon, moi aussi je vomis à peu près tout ce qui passe sur les radios « grand public », je n’en déduit pas que la radio ne passe que de la sombre merde parce que les radios libres ont le droit de passer ce qu’elles veulent, j’en déduis juste que mes goûts sont différent du grand public. Et je me tourne vers des fréquences un peu moins connues (enfin, tournait, maintenant j’ai internet).

                  • [^] # Re: Je n'achète qu'en librairie

                    Posté par . Évalué à 0.

                    Non ici sombre merde = musique populaire là pour faire du fric. Musique que j'écoute de temps en temps, pas de soucis. À opposer à musique savante, où y'a plein de trucs que je n'aime pas.

                    J'ai même acheté l'intégrale de Sardou dis donc, pourtant je sais que musicalement c'est une sombre merde. Mais ça me plait.

                    Y'a quelques semaines j'ai eu une discussion ici même à propos de la musique, je me suis fait pourir parce que je n'approuvais pas le fait qu'on puisse dire qu'un mec qui écoute du métal au moins il l'a choisi, qu'il n'a pas subi l'influence de l'industrie de la musique à fric, et que la musique électro c'est de la grosse bouse.

                    Donc je pense que sur ce point on est d'accord.

  • # Libraire de quartier ou de ville ?

    Posté par . Évalué à 1.

    Dans les 21 à 17% de part de marché des indépendants, je serai curieux de connaitre la répartition entre les vrais libraires de quartier et les grandes enseignes qui drainent toute une agglomération comme Mollat à Bordeaux ou le Furet du Nord à Lille.

    Quelqu'un sait où trouver ça ?

    • [^] # Re: Libraire de quartier ou de ville ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      • [^] # Re: Libraire de quartier ou de ville ?

        Posté par . Évalué à 1.

        Merci bien.

        D'après un rapide calcul, Mollat représente un peu moins de 3% du CA total de la librairie indépendante en France.

        4,2 milliards d'euro au total, dont 20% pour les indépendants soit 840 millions, d'après societe.com 24 millions de CA pour Mollat, soit 2,85% de 840. CQFD.

        Ça me parait énorme non ? Pour un seul magasin !

        Et je me suis planté, le Furet du Nord a pas l'air bien indépendant …

    • [^] # Re: Libraire de quartier ou de ville ?

      Posté par . Évalué à 2.

      Je pense que Mollat est un signe de réussite. C'est un libraire de quartier ou l'on retrouve du conseils et les ouvrages que nous voulons. Mollat est une librairie indépendante et toujours dirigé par la famille fondatrice.

      Je préfère largement commander mes livres via internet sur le site de mollat ( http://www.mollat.com/ ) que sur d'autres sites. Le prix est le même et en plus je sais que cela profite à l'économie locale. Cela permet aussi de préserver cette librairie aimée de beaucoup de Bordelais, et ce depuis des générations.

      Et si je ne trouve pas mon bonheur sur le site, il est toujours possible de commander chez eux en direct.

  • # Les librairies de quartiers

    Posté par . Évalué à 10.

    Niveau habitude d'achat, voici les miennes (et je suis un gros acheteurs entre 80 et 150 euros par mois de bouquins) :
    -tout ce qui est occasion je l’achète sur le net, parce que le rayon occasion de Gibert Joseph Marseille est ridiculement tout petit.
    - En neuf, quasiment tout le temps 'en vrai', parce que j'adore fureter dans les rayons, prendre les bouquins en main avant de les acheter et parce que je trouve que c'est plus facile de choisir sur pièce que sur web.

    Niveau ou je vais acheter, soit dans des FNAC soit dans des librairies. Les FNACs c'est juste parce qu'ils ont des gros rayons bien remplis et parce que c'est du rapide et du facile. Et proche de chez moi. Par contre effectivement, faut pas trop en demander aux vendeurs ni à l'institution FNAC.

    Pour les librairies, ce qui est cool c'est qu'il n'y en a pas une pareille. J'aime les grandes librairies avec des vendeurs qui quand je vais rester 1 minute dans le même rayon vont venir me demander si je veux un conseil (et autant je déteste ça dans les magasins de fringues, autant la, j'adore) . [ J'adore aller à la librairie Kléber à Strasbourg rien que pour ça, il y a des vendeurs qui sont des encyclopédies vivantes du polar, jamais été déçu par un de leur conseil.] J'aime aussi les petites où le patron au bout d'une dizaine de visite va te tutoyer et te garder des bouquins d'occasion qu'il sait que tu vas absolument vouloir et avec qui tu pourras discuter de tes dernières lectures, de savoir si la BitLit c'est de la sous littérature ou qu'est ce qui est le mieux entre la compagnie noire ou le trône de fer. Tout ça, le conseil ou l'impression d'être 'chez toi', tu le ressens pas du tout dans une FNAC, ou sur amazon. Et c'est ça qui fait l’intérêt d'une librairie de quartier. C'est l'expérience que tu vis tout le long de ta démarche d'achat. les liens que tu peux nouer.

    Pour ce qui est du prix unique, en fait, je me demande si ca ne serait pas une fausse bonne chose. Est ce qu'on a des données chiffrées et intéressantes sur les pays où il n'y a pas de prix unique ? Sur le nombre de librairie, sur l'impact sur la rémunération des auteurs, le nombre de maison d'édition, etc ...

    • [^] # Re: Les librairies de quartiers

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      l'impression d'être 'chez toi'

      +1 Ou en tout cas d'être chez des amis. Ce qui devient parfois vraiment le cas au bout d'un moment.

      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

  • # Marque-page

    Posté par . Évalué à 4.

    Ce journal parle des libraires mais ils sont au bout de la chaîne, c’est en amont que les problèmes se situent.

    http://www.nonfiction.fr/article-3967-pourquoi_les_editeurs_francais_courent_a_leur_perte.htm

  • # C'est quoi un libraire indépendant ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Pour ma part, je ne sais pas ce que c'est, enfin si je sais ce que c'est, on me l'a raconté.

    Au delà de cette entrée en matière provocante, je dois bien avouer que ça fait quelques années que je ne suis pas allé dans une librairie indépendante. Je vais bien chez une boutique qui vend, entres autres, des livres (librairie chapitre) mais ça reste une chaine, je vais également fouiller du côté de la fnac, de cultura, des espaces loisirs d'intermarché ou de leclerc, du côté de Decitre quand je suis du côté de Lyon mais une vraie bonne librairie indépendante, ben non. Finalement les rares endroits où je peux (pourrais) aller et qu'on qualifie de librairie indépendante ce sont les librairies spécialisées dans les BD (et encore ça fait des plombes que je n'y ai pas mis les pieds.

    Je dois également reconnaître que je n'achète pas trop de livres, que je demande assez peu conseil auprès des vendeurs, j'ai plus souvent l'habitude d'acheter un peu à l'aveuglette dans les domaines qui m'intéressent (SF, fantasy et BD)

    De toute façon pour les produits "culturels de divertissement" (sic), je me fournis assez souvent chez Amazon, le choix et la disponibilité sont des arguments de poids (parfois il y a aussi le prix, notamment pour les CD et DVD, mais ce n'est pas le sujet, dans le livre, les prix sont les mêmes ou quasiment quel que soit l'endroit où on achète) avec en plus la livraison à domicile (ben oui, si je commande chez un libraire je n'ai pas forcément la possibilité d'y aller en semaine ... )

    Bref la question n'est pas d'aimer ou pas son libraire, c'est juste que l'époque change et qu'on ne peut pas rester scotcher à un modèle qui date et qui n'est plus forcément en phase avec l'époque. Le libraire indépendant peut - éventuellement - exister s'il fait parti d'un réseau de libraire (mais est-il encore indépendant ?), s'il a une taille critique (ben oui, faut quand même vendre un minimum), s'il se spécialise (l'exemple des librairie dédiée à la BD laisse de l'espoir) voire s'il retourne au métier de l'édition. Si c'est se battre contre Internet, contre les vendeurs en ligne du genre d'Amazon, je crains que ce ne soit perdu d'avance !

    • [^] # Re: C'est quoi un libraire indépendant ?

      Posté par . Évalué à 1.

      Je dois dire que je n'ai jamais trouvé. J'ai récemment recherché des librairies dans deux grandes villes de province et je dois dire que je n'ai trouvé aucun libraire indépendant excepté pour la bd. Il y avait des bouquinistes et des librairies spécialisées dans la bd mais pas de librairies spécialisée (ou pas) dans autre chose.

      Ces derniers temps, je commande beaucoup sur amazon, principalement parce qu'ils ont un catalogue riche, et que l'on peut acheter facilement des romans dans d'autres langues. Ils ont également tout un tas de partenariat qui fait que l'on peut acheter chez des partenaires des livres plus en stock ou plus édités voire aussi moins chers et d'occasion.

      Alors bon, puisque je ne peux choisir qu'entre la fnac (et autres enseignes du même genre) et amazon (et autres enseignes du même genre), je préfère choisir amazon. Après, je dois dire qu'une librairie spécialisée SF/Fantasy à côté de chez moi et tenue par un passionné, ce serait vraiment sympa mais comme ce n'est pas possible et que j'exècre Paris, je me dois de renoncer aux petites librairies indépendantes.

  • # Cay la faute au méchant ternet !

    Posté par . Évalué à 2.

    Internet a bon dos ! Ça fait longtemps que les petites librairies vivent sous la perfusion de mesures conservatrices :
    - Remise maximum fixée à 5% de moins que le prix éditeur
    - Mise en place, dans les années 80 déjà, d'un système informatisé leur permettant de rechercher et commander en théorie n'importe qu'elle référence éditeur.

    Quant à mon avis personnel je l'ai déjà donné ici : https://linuxfr.org/nodes/49854/comments/788882

  • # Supermarché

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    En fait c'est comme pour les épiceries et les supermarchés. L'épicerie du coin c'est bien pour les courses de tous les jours, pour acheter de la farine, des pâtes et du sucre, mais le jour où tu as besoin de tabasco, d'essence d'amande amère ou Cointreau, pas de chance, ça il n'a pas, parce qu'il n'a pas la place d'avoir autre chose que des produits de très grande consommation dans sa petite boutique.

    En revanche, les enseignes spécialisées telles que les marchands de spiritueux, les épiceries exotiques, les crémeries ou les étals de marché ont un intérêt réel.

    • [^] # Re: Supermarché

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Il y a le supermarché, l'épicerie du coin et… le marché !
      Au marché, hormis chez les étals en provenance de Rungis ou autre MIN il n'y a pas tout. Tu ne sais pas à l'avance quelle recette tu vas pouvoir préparer, mais tu sais que ça sera avec des fruits et légumes cueillis à pleine maturité, d'ailleurs pour pas plus cher qu'en grande surface et sans sortir la voiture.

      Je trouve que l'analogie tient la route pour les libraires. Je sèche un peu pour la figure imposée de l'analogie de la voiture.

  • # Généralisation

    Posté par . Évalué à 3.

    On peut généraliser ça avec à peu près tous les secteurs de la vente. On remplace librairie/enseigne_culturelle par boucher/supermarché, fromager/supermarché, caviste/supermarché, n'importe_quoi/grand_groupe_de_distribution et ça fonctionne aussi. Je pense que le souci vient plus des modes de consommation auxquels nous sommes habitués plutôt qu'à la qualité ou non des petits commerces.

    • [^] # Re: Généralisation

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      J'aurais quand meme tendance a faire la distinction entre les biens materiels et immateriels. Je suis persuadé que le cout du transport, a terme, va ramener des industries et du commerce a proximité de là ou c'est consommé.

      Mais pour l'immateriel (musique, video, livres d'une certaine facon), je doute que les commerces de proximité survivent ou trouvent une niche pour s'installer.

    • [^] # Re: Généralisation

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Pour moi il y a une énorme différence, c'est que le libraire il vend absolument le même bouquin que la grande surface et au même prix (voire parfois plus cher, il ne fait pas les 5% de réduction max que la loi lui permet de faire).

      Alors que mon boucher ne propose pas forcément (voire pas du tout) la même viande que la grande surface, mon fromager ne propose pas les mêmes produits que le supermarché, idem pour le caviste et pareil pour le boulanger. Il y aurait de quoi dire sur le pain, mais le boulanger chez qui j'achète mon pain est réputé - il y a régulièrement la queue parfois 20 à 30 minutes - et pour cause. Le pain est juste excellent et la baguette, juste la baguette, à 0,85€ est excellente, il y a également de nombreux pains spéciaux. En grande distribution on trouve parfois des pains pas trop mal mais là ça n'arrive pas au niveau. Bref quand les "petits" commerçants (mon boulanger c'est une pme d'une vingtaine de personnes entre les boulangers/ères et les vendeurs/ses) font de la qualité ça marche surtout quand les prix ne sont pas déconnants (mon boucher est à peine plus cher que la grande surface, et encore..., mon fromager itou). Je crois que c'est encore possible dans l'alimentaire, pas forcément dans tous les domaines

    • [^] # Re: Généralisation

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      On peut généraliser ça avec à peu près tous les secteurs de la vente.

      Exactement. A ce demander comment on a le prix unique sur le livre, et pas sur la viande, le fromage, le vin, n'importe quoi autre... Faudra un jour une bonne explication sur le pourquoi le livre est différent (culture? mouais, le formage et le vin, c'est aussi de la culture...)

      • [^] # Re: Généralisation

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        le fromage et le vin, c'est aussi de la culture

        Bon alors, on va essayer d'affiner (pas le fromage, hein). La culture, c'est quand on dépense pour des choses inutiles à notre maintien en vie. C'est en cela que si tu le mets dans le secteur marchand pur, tu arrives à une énorme différence de prix suivant le succès. Exemple : la diffusion du cinéma américain dans le monde.

        Et la politique, c'est choisir sa culture plutôt que de la faire imposer par l'économie.

        ⚓ À g'Auch TOUTE! http://afdgauch.online.fr

  • # question

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Vous sentez-vous concerné par la perte des librairie de quartier ?

    Pas plus que par la disparition des disquaires ou des marechaux-ferrants...

    C'est triste mais c'est comme ca. Y'a trop d'avantages a internet pour que j'arrive a m'indigner de petits degats collateraux. C'est l'evolution du monde...

    • [^] # Re: question

      Posté par . Évalué à 4.

      petits degats collateraux

      Quand ton job sera délocalisé en Inde, on viendra pas pleurer. Les disquaires/libraires qui perdent leur job au profit des gros sites américains méritent au minimum un peu de compassion, et pas cette condescendance puante.

      • [^] # Re: question

        Posté par . Évalué à 1.

        C’est bien un truc que je retiendrai de ce journal : les gens sont très durs. Au-delà de savoir si les libraires sont vraiment une profession sans avenir ou pas. Ça ne les gêne pas du tout de dire que les libraires ne doivent être aidé en aucune manière, histoire que les évolutions économiques, trop rapides sur l’échelle humaine, ne mettent pas sur le carreau des gens qui ont choisi un métier qui ne disparaît que des dizaines d’années après leur choix initial.

        • [^] # Re: question

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          les évolutions économiques, trop rapides sur l’échelle humaine.

          Merde alors, on devrait soutenir une profession parce que le changement est trop rapide?

          Tiens, je vais demander ça aussi pour les programmeurs d'un langage qui passe de mode, afin que tout le monde soit sur un pied d'égalité (pourquoi eux et pas moi de protégé?)

          Je le prend pour moi, et donc : oui, je suis dur. Ce n'est pas à l'Etat d'aider une profession qui n'est plus utile de mon point de vue, parce qu'à partir de la, on aurait dû garder les maréchaux férant et les poinçonneurs pour la même raison.

          Les gens qui veulent garder leur profession et ne pas changer alors que leur profession n'est plus utile, oui, je n'ai aucune pitié, et je l'assume : les être humains peuvent aussi ne pas prendre une "emploi à vie", changer, évoluer. Peut-être que je me suis trop sorti de la France, parce qu'ailleurs on peut être chauffeur de taxi, travailler dans une librairie (si si, librairie, pile dans le sujet du journal), puis être "premier ministre" d'un Pays de plus de 60 millions d'habitants

          Tu parle d’échelle humaine, ben figure-toi qu'à échelle humaine, on peut changer de métier sans trop de problème quand les mentalités sont adéquates (oui, je sais qu'en France, un CV avec plein de métiers différents est pas bien vu, mais ça, c'est un problème d'échelle locale, pas humaine, la France n'est pas le monde)

          • [^] # Re: question

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            puis être "premier ministre"

            Zut. vice-premier ministre plutôt pour l'ex-travailleur dans la librairie, pas encore de premier ministre. Argh ma mémoire...

        • [^] # Re: question

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Et surtout ne pas se poser la question du bien fondé de cette évolution : les délocalisations en Chine nous permettent de payer un tas de truc pour peanuts, mais la qualité est souvent absente, les employés sont traités comme des moins que rien, notre chômage grimpe...
          Sans aller jusqu'à la Chine, il y a les délocalisations dans les pays de l'Est, où les conditions de travail sont parfois loin d'être respectueuses de l'être humain (sécurité, salaires, congés...)

          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

          • [^] # Re: question

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            notre chômage grimpe...

            Ca, c'est un choix de société, on pourrait aussi décider d'avoir 32 voire 28 heures de travail hebdomadaire par chez nous pour partager le travail qu'on a chez nous. Ca n'a que peux à voir avec le choix de délocaliser (qui est un choix stratégique), juste comment répartir notre richesse nationale... Qui est notre choix à nous, et seulement nous.

            • [^] # Re: question

              Posté par . Évalué à 1.

              Y'a un lien empirique entre le taux de croissance du PIB et la variation du taux de chômage du pays. [[Loi_d'Okun]]

              Et baisser le nombre d'heures pour répartir le travail, c'était un des arguments du passage aux 35h non ? Je dis pas que c'est raté, je demande si ça a réussi ? (je suppose que personne n'a de réponse).

              Comment on fait pour faire un lien vers un article Wikipedia contenant une apostrophe ?

            • [^] # Re: question

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              Un choix de société ? La hausse du chômage parce qu'il y a moins d'emploi disponibles ?
              Si tu commences à dire aux entreprises qu'il va falloir embaucher plus car 32/28h de travail hebdomadaires, elles vont foutre le camp quand elles pourront.

              Avant de créer encore plus de petits emplois à mi-temps - car c'est le corollaire de ta proposition - et donc de précarité, il faudrait peut-être augmenter le nombre d'emploi.

              L'Allemagne est plus forte que nous économiquement, ils bossent moins (32h je crois d'ailleurs) mais eux, ils relocalisent plutôt que de délocaliser.
              Plus d'emploi => plus de possibilité de partager l'emploi. Et là, tu peux dire plus : "plu" ou "pluss", ça marche dans les deux sens.

              Qui est notre choix à nous, et seulement nous.

              Hadopi c'est notre choix à nous et seulement nous ? Ou c'est plutôt les lobbies qui ont trouvé une oreille complaisante ?
              Ce genre de choix, c'est pas seulement nous, le brave peuple, qui le prenons. S'il y avait un référendum, je dis pas. Et encore, il faudrait que le peuple puisse prendre l'initiative d'un référendum (y a pas une procédure de ce genre en Suisse ?)

              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

              • [^] # Re: question

                Posté par . Évalué à 2.

                L'Allemagne est plus forte que nous économiquement, ils bossent moins (32h je crois d'ailleurs) mais eux, ils relocalisent plutôt que de délocaliser.
                Plus d'emploi => plus de possibilité de partager l'emploi. Et là, tu peux dire plus : "plu" ou "pluss", ça marche dans les deux sens.

                La France et l'Allemagne c'est pas super comparable à priori. Il paraît qu'ils ont bien plus d'industrie que nous, qu'on a bien plus de sociétés de service qu'eux, qu'ils ont bien plus de grandes entreprises, qu'on a bien plus de PME/TPE, qu'on a certainement plus de concurrence interne au pays aussi (vs. synergie). Bref qu'ils sont plus orientés production que nous.

                (oui moi aussi j'écoute France Inter le matin)

                • [^] # Re: question

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  Toi aussi tu écoutes France Inter le matin ? Ah bah pas moi, j'ai été traumatisé dans ma jeunesse ;)

                  Blague à part, c'est bien une question d'industrie délocalisée qu'il y a chez nous. Les sociétés de service délocalisées, ça existe, mais pour la qualité... bah regardons la qualité du service client de Free.

                  It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                  • [^] # Re: question

                    Posté par . Évalué à 1.

                    Je suis encore dans ma jeunesse, je dois pas avoir encore eu le temps d'être traumatisé.

                    Et en plus, ils passent de la bonne musique (de temps en temps)

                    • [^] # Re: question

                      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                      Arf, moi ça a été France Inter quasi 24/24 chez mes parents pendant plus de 20 ans... Ça et le Télérama hebdomadaire, ça m'a un peu dégoûté.
                      Plus qu'un traumatisme, je pense que c'est une overdose.
                      Sans compter que "C'était mieux avant®"

                      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                      • [^] # Re: question

                        Posté par . Évalué à 8.

                        il est toujours très compliqué d'avoir des parents profs. ça laisse des traces :)

                        • [^] # Re: question

                          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                          Argh ! Démasqué !
                          Mais pourquoi ton commentaire est moinssé, là je comprends pas...

                          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

              • [^] # Re: question

                Posté par . Évalué à 4.

                L'Allemagne est plus forte que nous économiquement, ils bossent moins (32h je crois d'ailleurs) mais eux, ils relocalisent plutôt que de délocaliser.

                C'est faux. L'Allemagne bosse pas loin de 40h/semaine. Et si on parle de « temps de travail en pratique », on en arrive à ce genre de zouli graphe : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/emploi-protection-sociale/presentation/comparatif-le-temps-de-travail-dans-l-ue.html

                D'après le même site, le nombre d'heures officielles est de 37h/semaine. En France nous avons bien entendu 35h/semaine officiellement. Ce qui est rigolo, c'est que le nombre d'heures travaillées en moyenne est plus ou moins le même entre les deux pays : 41h.

                • [^] # Re: question

                  Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                  L'Allemagne bosse pas loin de 40h/semaine.

                  Faut voir la pratique. Pour ce que je connais, c'est maxi 38 heures, c'est mini 6 semaines de congés par an avec le 24 et 31 décembre qui fini à 12h (va trouver un magasin ouvert à 16 heures ces jours la!), le 26 décembre qui est férié mais pas en France etc... Mais c'est dur de comparer, car : çà dépend. ça dépend du Land (région) dans lequel tu es (dans le sud plus riche, tu as même le droit aux jours fériés catholiques et protestants), ça dépend de la branche dans laquelle tu es (si ta branche n'a pas un bon accord ou si tu es hors branche, crève pour ta sixième semaine et plein d'autres choses), tu as plein de "chanceux" qui ont fait du bon lobbying syndical et tu as les autres qui crèvent (pas de SMIC, tu peux être payé au lance-pierre et l'ANPE locale ne te fait pas de cadeau même si tu refuses un boulot payé 700€/mois pour 40h/semaine que tu juges - et que je juges - incorrect, et la "trappe à inactivité" est pire qu'en France, elle n'incite pas à se remettre sur le marché du travail petit à petit).

                  Bref, en Allemagne tu as les bien lotis et les mal-lotis bien plus qu'en France, la moyenne ne suffit pas pour comparer.

                  Pour le message précédent, les "32 heures" que tu as du entendre sont lors de la période de crise : ils sont moins con de l'autre côté du Rhin, quand il y a une crise ils ne virent pas les gens (les compétences) pour se retrouver le bec dans l'eau sans compétences quand le marché repart, il font du chômage partiel (plus égalitaire aussi! Il n'y a pas les virés d'un côtés et les non-virés, tout le monde à 32 heures) et quand le marché repart, ils ont les compétences immédiatement prêtes pour repartir de suite quand les français en sont à lancer des offres d'emploi. Il y en a qui savent réfléchir à long terme au niveau industriel... Il y a du bon (chômage partiel plutôt que virer une partie) et du moins bon (le début de mon message) comme partout.

                  • [^] # Re: question

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Soyons bien d'accord, je ne suis pas « pour » les 40 heures (ou les 32, ou ...). Je dis juste que lorsqu'on me sort « en Allemagne ils bossent 32 heures », c'est juste faux. Ensuite oui, je suis d'accord avec toi, réduire le temps de travail des employés plutôt que virer des gens en période creuse, c'est pas con. Perso je suis pour la semaine de 24 heures, sachant que de toute manière, certains bosseront toujours plus que d'autres (parce qu'ils ont ça dans le sang/que c'est dans leur culture/qu'ils adorent ce qu'ils font).

                    C'est comme pour les gens qui se plaignent des 35 heures en France : je n'ai jamais réellement fait 35h depuis que j'ai commencé à faire des stages puis que j'ai bossé. Y'a juste certains boulots qui ne s'y prêtent pas. D'autres beaucoup plus.

                    • [^] # Re: question

                      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                      Soyons bien d'accord, je ne suis pas « pour » les (...)

                      Ton commentaire ne disait rien de tout ça, je n'ai rien pris comme "ton avis", juste comme un apport pertinent à la discussion, si ça peut te rassurer!

                      Perso je suis pour la semaine de 24 heures,

                      C'est encore moins prêt d'arriver que les 32 heures, vu comme les gens applaudissent lorsque qu'on défiscalise les heures supplémentaires (ce qui a pour effet d'inciter financièrement l'employeur à charger jusqu'à la dépression les employés en poste et ne pas embaucher les chômeurs qui dépriment car pas de boulot)... L'individualisme (moi j'ai un taf et je ne veux pas le partager je préfère garder l'oseille pour moi) à son extrême. :(

                      • [^] # Re: question

                        Posté par . Évalué à 3.

                        Ben instaurer la semaine de X (X < 35) heures, c'est facile. C'est lorsqu'on aborde le sujet de la rémunération que ça va coincer. :)

                        • [^] # Re: question

                          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                          ah ben oui, quand on travaille moins, c'est pour gagner moins (même pourcentage).

                          C'est bien ça que je critique : ceux qui ont l'argent n'en n'ont jamais assez (j'ai eu le même argument "mais tu comprends, avec moins je ne peux pas vivre" de personnes gagnant le SMIC que de personnes gagnant plus de 4000€/mois - et en fait, j'ai ai plus qui ne sont pas prêts à partager dans les hauts salaires, délirant) et ne comptent pas partager avec ceux qui ont rien.

                          • [^] # Re: question

                            Posté par . Évalué à 2.

                            Ben justement, même pour les 35h, il a fallu négocier tout un tas de choses. Les gens ont acceptés d'être moins payés bien sûr. Mais en même temps, pas au point de perdre tellement en pouvoir d'achat que le gain en temps a un impact (trop) significatif sur l'argent. Si je me souviens bien, on parlait à l'époque de 35h payées 37 (par rapport au régime des 39h).

                            Ensuite, l'idée derrière le partage du (temps de) travail, c'est aussi que, si nous sommes plus nombreux à travailler, même si individuellement nous travaillons moins, collectivement, nous sommes plus productifs. Donc être moins payé, oui, mais le résultat attendu en retour est que le prix des biens et services produits est lui aussi moins élevé).

        • [^] # Re: question

          Posté par . Évalué à 3.

          histoire que les évolutions économiques, trop rapides sur l’échelle humaine, ne mettent pas sur le carreau des gens qui ont choisi un métier qui ne disparaît que des dizaines d’années après leur choix initial.

          Je préfèrerai vraiment qu'on subventionne des reconversions dans d'autres domaines pour ces gens, plutôt que de les bercer dans l'illusion qu'ils sont toujours utiles, alors que l'activité qu'ils exercent est subventionnée à plus de 90%.

          Je précise que je ne parle pas des libraires... pour l'instant.

        • [^] # Re: question

          Posté par . Évalué à 4.

          Tu fais ensuite le même raisonnement pour tous les métiers qui ont disparu depuis le moyen-âge. Tu te retrouves aujourd’hui avec 90% de la population qui a encore les mêmes métiers qu’au moyen-âge.

          Quelle est la situation économique de l’occident avec 90% de la population qui a encore des métiers du moyen-âge ? Ben, la même qu’au moyen-âge. Tu connais l’espérance de vie de cette époque ? la mortalité infantile ?

          Les libraires ne sont pas des « victimes collatérales » d’internet, ils sont des « victimes collatérales » d’un système économique qui a permis à tout l’occident de passer du niveau de vie du moyen-âge à celui qu’on connaît aujourd’hui.

  • # La 25e heure, comme çà je peux preumser une 2e fois

    Posté par . Évalué à 1.

    http://fr.nomao.com/1213041.html

    Ils sont très sympas et ils lisent les livres qu'ils vendent.

    Enzo

  • # Réponse à tes questions

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Vous sentez-vous concerné par la perte des librairie de quartier ? Est ce que cette opération de communication vous touche

    J'ai toujours trouvé les bouquinistes plus intéressants que les libraires (je viens de remarquer ça). Les bouquinistes que j'ai rencontrés étaient souvent des personnes assez érudites et plutôt intéressantes qui m'ont donné des conseils de lecture utiles.

    Faites vous confiance à votre libraire pour vous conseiller dans vos lectures, ou considérez vous que vous n'avez pas besoin de son aide, que ce n'est qu'un commerçant qui cherche a vous pousser à l'achat.

    J'ai tendance à chercher un libraire en qui j'ai confiance, sinon ça ne sert pas à grand chose de lui poser des questions!

    Sinon, vous pouvez aussi me faire part de vos habitudes d'achats de produits culturels, même si je ne doute pas qu'une grande proportion des lecteurs de ce site passe par internet pour faire ses achats.

    Je n'achète pas toujours et utilise volontiers la bibliothèque ou la médiathèque municipale.

  • # J'aime ma librairie :)

    Posté par . Évalué à 5.

    Alors que je suis un aficionado du "tout via Internet", je continue à acheter mes livres dans une vraie librairie.

    Tout simplement parce que, pour moi, le temps de la lecture papier est différent de celui d'Internet. Je vais mettre plusieurs semaines à commencer à lire un livre, parfois plusieurs mois à le finir. Attendre une semaine que le libraire ait ma commande ne me dérange pas.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

  • # Tout sur le prix unique du livre (?)

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Bah voilà. Merci Goom.

      Zenitram, la partie qui t'intéressera le plus :
      http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/prix-livre/prix-1.htm#abandon
      (tiré de : François Rouet, Le livre, mutations d’une industrie culturelle, la Documentation française, Paris, 2000, p. 287, donc pas une étude demandée par le gouvernement ou les principaux concernés comme on en a eu pour hadopi)

      Moi, de ce tableau, je vais retenir quelques points pour résumer :
      - Soumission progressive des éditeurs au débouché croissant des magasins pratiquant les prix les plus bas
      - Généralisation de la recherche du seul livre de bonne vente
      - Augmentation des prix de vente
      - Tendance à la hausse des prix contrebalançant les prix bas pratiqués par une partie des magasins

      Est-ce que ça rejoint mes arguments ? Oui.
      Est-ce que ça rejoint les tiens ? Non.

      Après, je te laisse essayer de trouver une étude indiquant tout le contraire, mais je pense que tu auras du mal.

      It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

      • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        C'est rigolo, cette explication, je peux l'appliquer à tous les produits (par exemple : informatique). On ne m'a toujours pas expliqué pourquoi le livre était une exception.

        C'est quoi qui fait qu'un livre est différent d'une carte-mère dans les explications? Pourquoi sauver le petit libraire et pas le petit vendeur informatique? Silence... C'est cette explication que je voudrais, et que je ne trouve pas.

        • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          C'est quoi le terme que tu ne comprends pas dans exception culturelle et dans la culture n'est pas une marchandise ?

          It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

          • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            la culture n'est pas une marchandise

            Balancé comme ça, c'est évident : la culture n'est pas une marchandise. Ou pas.
            Et pourquoi le livre a le droit à son prix fixe et pas les DVD (culture), les jeux vidéos (oui, c'est aussi de la culture), et j'en passe.

            Bizarre, mais le livre à le droit au prix fixe, mais pas les autres domaines culturel, mais chut, faut pas faire remarquer la différence de traitement ni faire remarquer que les arguments pour le livre ont plus l'air d'être le fait d'un lobbying qui a marché que de vrais arguments (car avec ton super-argument, le prix fixe ne serait pas sur le livre, mais sur "tout élément participant à la culture").

            Et donc aussi, sans compter que en fait, désolé, mais balancer une phrase "la culture n'est pas une marchandise" comme si c'était évident qu'il fallait une exception, ben... Non, ce n'est pas un argument d'autorité. Je ne marche pas à l'argument "si tu le dis c'est que c'est évident, pas la peine de remettre en cause la chose".

            Comme dit avant, j'estime autant culturel le couple fromage/vin qu'un livre. La "culture", c'est un mot que certains ont mis sur un livre pour y mettre un prix fixe, on a même le droit à un ministère de la culture, mais bon, la culture, ce n'est pas que ce qui est tamponné "culture" par ce ministère, et surtout, le livre n'est pas toute la culture.

            Tu n'as toujours pas répondu à la question : pourquoi le livre et pas d'autres? Pourquoi les autres survivent sans prix fixe?

            • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

              Posté par . Évalué à 1.

              Tu n'as toujours pas répondu à la question : pourquoi le livre et pas d'autres? Pourquoi les autres survivent sans prix fixe?

              Chacun a son truc. Le théâtre, le cinéma, la musique classique sont subventionnés, le pinard a des primes à l'arrachage puis au replantage puis à l'arrachage puis …, le livre a son prix fixe.
              Le fromage je sais pas.

              Pour le pinard je peux te dire que ça occupe pas mal de monde du côté de Bordeaux, comment sauver la filière pinard qui est un pan important de la culture.

              • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                Posté par . Évalué à 2.

                Sauf que le prix unique du livre n'est pas vraiment une subvention, contrairement aux exemples que tu as cité. Ça ne coute rien à l'état.

                • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                  Posté par . Évalué à 1.

                  On est d'accord. C'est une technique différente mais le but est le même : la diversité dans la visibilité. Je sais pas si c'est ultra pertinent, mais c'est ce qui est tenté.

                  Je dirai même que tu vas dans mon sens en disant ça.

              • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                On est d'accord, la musique, le cinéma français, le vin, les agriculteurs sont subventionnés.
                Et pour les agriculteurs, tu leur retires les subventions, ils n'ont plus qu'à vendre leur exploitation.

                Donc, je dis ça pour Zenitram, différents secteurs de la culture sont directement subventionnés et auraient déjà disparu sans ça (le cinéma français, les cinémas d'art et d'essai...), mais les librairies ne sont pas DIRECTEMENT subventionnées par l'État.

                La différence ? Plutôt que de maintenir une industrie sous perfusion, on tente juste de freiner le rouleau compresseur du poids économiques des grosses structures (amazon, fnac) pour que les petits puissent résister.
                S'ils sont bons, ça marche (et la diversité culturelle tient bon la rampe), s'ils sont mauvais, ils crèvent (et on ne lit plus que du Marc Lévy). Mais ça ne tient qu'à eux, pas au compte en banque des grosses structures.

                Je trouve que c'est plus juste comme ça. S'il y avait eu un tel mécanisme pour les autres secteurs culturels, ça aurait été bien mieux que la situation actuelle, où le point de non-retour est atteint et où on ne peut envisager ce mécanisme.

                It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  J'aimerais quand même bien savoir quelle part du CA des petits libraires est réalisée par les "blockbusters". Je doute que les livres de Marc Lévy ne représente que peanuts du CA desdits libraires.

                  Et de toute façon, quelle pourrait être la plus-value d'un libraire lors de la vente d'un Marc Lévy (sauf dire à l'acheteur qu'il est con d'acheter cette daube - si daube c'est, je n'ai jamais lu de Marc Lévy - mais là c'est se priver d'un potentiel lecteur) ? Je ne vois pas trop, il n'y en a pas et je ne vois pas non plus en quoi ça incite à la diversité culturelle. De plus, peut-on vraiment espérer qu'un libraire lise toute la production de livres (on va se restreindre aux romans et nouvelles) pour ensuite apporter un conseil pertinent ?

                  Si le fond du problème est de faire en sorte que les petits résistent alors autant faire une loi qui interdit les entreprises de plus de x salariés (ou de x M€ de CA), ou imposer que ceux qui vendent des livres soient titulaires d'un diplôme spécifique, ou interdire la vente de livres hors librairie, etc.

                  Peut être que la librairie traditionnelle généraliste de quartier a juste vocation à disparaitre tout simplement, alors que des librairies spécialisées peuvent réussir.

                  • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                    Je doute que les livres de Marc Lévy ne représente que peanuts du CA desdits libraires.

                    Sans doute un bon pourcentage, oui, mais le CA final n'est pas mirobolant. J'ai connu de bons libraires qui étaient obligés de prendre un crédit à la consommation pour pouvoir vivre (mauvais mois, loyer, essence de la caisse, continuer à sortir des sous pour acheter les bouquins qu'on va vendre...).

                    Et de toute façon, quelle pourrait être la plus-value d'un libraire lors de la vente d'un Marc Lévy

                    Bah oui. Alors pourquoi ne pas l'acheter au supermarché du coin ? C'est ce que se disent les gens. Et voilà le pourcentage de Marc Lévy dans le CA du libraire qui fond, qui fond...
                    Les gens n'ont pas vraiment besoin de conseils pour les best-sellers c'est un fait.

                    De plus, peut-on vraiment espérer qu'un libraire lise toute la production de livres (on va se restreindre aux romans et nouvelles) pour ensuite apporter un conseil pertinent ?

                    Tu as raison. Mais une librairie, c'est souvent une équipe de qq personnes, qui peuvent se partager les conseils de bouquin. De plus, et ce n'est pas négligeable, pour convaincre le libraire de lui prendre des bouquins, le représentant des maisons d'édition ont des extraits, des résumés à lui donner, ce qui peut lui donner une idée générale de l'œuvre.
                    De plus, ils se tiennent au courant, lisent des critiques, décryptent les tendances, bref s'informent.

                    Enfin, il ne faut pas oublier que le libraire choisit les livres qu'il va vendre, donc il lui faut une idée du bouquin (conseils du représentant, les fiches du représentant, magazine spécialisé...) avant de commander. Donc il connaît, même superficiellement un très gros nombre de bouquins.

                    Si le fond du problème est de faire en sorte que les petits résistent alors autant faire une loi qui interdit les entreprises de plus de x salariés (ou de x M€ de CA), ou imposer que ceux qui vendent des livres soient titulaires d'un diplôme spécifique, ou interdire la vente de livres hors librairie, etc.

                    Tu vois déjà comme certains s'enflamment sur un loi qui demande juste un prix unique, alors bonjour les levées de bouclier avec ce genre de propositions... Et surtout, on n'empêche pas les librairies de fermer, on leur donne juste un coup de pouce pour résister.
                    C'est un vœu pieu de garder des librairies et le prix unique est le moyen le moins contraignant (par rapport à tes propositions) et le plus proportionné (diplôme + interdit de vendre autre part qu'en librairie, c'est bien le cas pour les pharmaciens, mais là c'est parce que des vies sont en jeu).
                    Le jour où il n'y aura plus que des fnac/amazon, la loi du prix unique pourra sauter sans arrière-pensées et ça n'empêchera pas le ministre de la culture de dormir.

                    It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                    • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                      Y'a quand même un truc un peu bizarre dans tout ça, c'est le fait que le libraire il paie d'avance les livres qu'il va vendre (enfin qu'il espère vendre), c'est quand même un gros effort de trésorerie qui me semble pas forcément normal. C'est pareil pour les grandes surfaces et amazon ? Les premières sont plutôt habitués à payer les fournisseurs à 90 jours tout en ayant des clients qui paient comptant. J'imagine d'ailleurs fort bien qu'un éditeur aura du mal à dire à une grande surface (enfin la centrale d'achat) "vous me payez d'avance" quand ladite grande surface représente une part non négligeable de la vente des livres de l'éditeur en question.

                      Je ne crois pas que le prix libre du CD ou du DVD ait joué dans la chute de la vente (enfin surtout celle du CD). D'ailleurs j'aime bien profiter des 5 DVD à 30€ qu'on peut voir parfois à la Fnac (faut voir le choix forcément), quitte à en prendre un ou deux que je n'aurais pas acheté autrement. Ce mode de vente me semble donc impossible avec le prix unique du livre.

                      De toute façon vendre du Marc Lévy ou autre blockbuster est-ce que ça participe à la diversité culturelle ? Non, par contre faut l'acheter en librairie pour le CA du libraire ! C'est donc le blockbuster qui favorise la diversité culturel, étonnant, non ?

                      En relisant le lien que j'ai donné on trouve quand même quelques points à redire :
                      "Le livre est-il un "produit" comme les autres ?
                      Par sa diversité (370 000 titres disponibles) et parce qu'il est un véhicule privilégié de la culture, le livre ne peut être considéré seulement comme un "produit". Ce patrimoine écrit doit être partout à la disposition du public ; c'est pourquoi il est indispensable qu'un réseau dense et diversifié de librairies soit maintenu et développé. La loi sur le prix unique du livre n'a pas d'autre but que d'y concourir."

                      La vente en ligne est le réseau le plus dense qu'on puisse souhaiter !

                      Pourquoi une loi sur le prix du livre ?
                      En 1981, M. Jack Lang, ministre de la culture, a défini devant l'Assemblée nationale les objectifs de la loi :
                      "Ce régime dérogatoire est fondé sur le refus de considérer le livre comme un produit marchand banalisé et sur la volonté d'infléchir les mécanismes du marché pour assurer la prise en compte de sa nature de bien culturel qui ne saurait être soumis aux seules exigences de rentabilité immédiate.
                      Le prix unique du livre doit permettre :
                      - l'égalité des citoyens devant le livre, qui sera vendu au même prix sur tout le territoire national ;
                      - le maintien d'un réseau décentralisé très dense de distribution, notamment dans les zones défavorisées ;
                      - le soutien au pluralisme dans la création et l'édition en particulier pour les ouvrages difficiles."

                      Le libraire doit lui avoir une rentabilité sinon immédiate au moins à court/moyen terme, l'égalité de prix oui pourquoi pas mais quid alors des disques, dvd, etc. ? Le maintien d'un réseau décentralisé semble avoir échoué sinon il ne faudrait pas sauver le soldat libraire. Quant au soutien au pluralisme dans la création et l'édition en particulier pour les ouvrages difficiles, le prix unique rend-il cela plus facile ? Si l'ouvrage est difficile (c'est quoi donc un ouvrage difficile ?) avec un prix libre, pourquoi ne le serait-il plus avec un prix unique ?

                      La pratique du bradage (discount) entraîne, à long terme, une raréfaction du nombre de titres disponibles, chacun s'attachant alors à proposer des ouvrages à "rotation rapide", connaissant un vaste public (best-sellers, guides...), au détriment des œuvres de création originale ou des rééditions de titres jugés "difficiles" qui sont pour la plupart des livres à "rotation lente". Dans un tel contexte, seuls les libraires ayant un chiffre d'affaires important pourraient survivre. On assisterait (et c'est ce qui s'est passé en Belgique depuis l'abolition du prix unique du livre en 1984) alors à une réduction du nombre des détaillants de livres, au profit des grandes surfaces (généralistes ou spécialisées), qui sont souvent moins à même que les librairies de taille plus modeste de fournir un service personnalisé aux clients. Enfin, le prix unique dispense l'acheteur de comparer les prix d'un point de vente à l'autre, il préserve ainsi les achats d'impulsion et permet un accès plus facile à la lecture.
                      Sur la pratique du discount, est-ce que ça vaut mieux d'avoir des blockbusters ? On n'est plus en 1981 quand Amazon et Internet n'existait pas (pour ainsi dire). Et que dire de la dernière phrase, si le prix unique empêche l'acheteur de comparer, qu'en est-il de l'accès plus facile à la lecture ? Pour qu'il y ait lecture, il faut un lecteur et je ne vois pas en quoi le prix unique favorise la lecture. Les livres que j'ai dû lire au collège ou au lycée n'ont jamais éveillé en moi l'envie de lecture. Est-ce qu'on veut forcer les gens à lire ? et vaut-il mieux qu'ils lisent le dernier truc à la mode qui est en tête de gondoles chez Leclerc ou qu'ils ne lisent rien ? Quelques statistiques sur la lecture : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&id=397 (il doit y avoir de quoi lire et analyser ici : http://www.centrenationaldulivre.fr/?Chiffres-cles-du-livre )

                      bref, je reste dubitatif

                      • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                        La vente en ligne est le réseau le plus dense qu'on puisse souhaiter !

                        C'est ce qui me pose problème : on me balance des arguments qui auraient pu fonctionner il y a 10 ans (Internet pas la), le genre qu'il faut des librairies au plus près des gens pour qu'ils puissent y accéder, mais certes la librairie locale était la réponse il y a 10 ans, mais maintenant la librairie locale est très loin géographiquement par rapport à Internet (que quelques mètres à faire pour aller voir ma boite aux lettres).

                        J'ai l'impression que l’incompréhension vient du fait que les arguments pour le prix du livre unique encore sorti aujourd’hui (dans le genre accessibilité, choix...) est complètement dépassé car les gens n'ont pas mis à jour leur analyse avec le monde d'aujourd'hui, et dès qu'on reprend leur arguments avec le monde d'aujourd'hui, Internet gagne haut la main, mais il est hors de question de revoir ce qui a été fait à l'époque (pour de bonne raisons peut-êtres, mais la question est de savoir si les raison sont encore bonnes aujourd'hui).

                        • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                          Posté par . Évalué à 1.

                          Effectivement, si on relit les arguments avancés à l'époque :

                          Le prix unique du livre doit permettre :
                          * l'égalité des citoyens devant le livre, qui sera vendu au même prix sur tout le territoire national ;
                          * le maintien d'un réseau décentralisé très dense de distribution, notamment dans les zones défavorisées ;
                          * le soutien au pluralisme dans la création et l'édition en particulier pour les ouvrages difficiles.

                          Ils étaient basés sur le statut particulier du livre comme objet culturel mais surtout comme moyen de transmission des idées. Mais Internet rend caduque ces arguments (sous certaines conditions).
                          Du coup les arguments en faveur du prix unique vont plus être des arguments en faveur du petit commerce de proximité de façon générale et non des arguments propres aux livres.
                          Ces arguments seraient alors :
                          - le contact humain ;
                          - la sécurité (maintien d'une présence dans mon quartier durant la journée) ;
                          - la non traçabilité des achats.

                      • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                        Au passage, le libraire peut payer pareil, à 30, 60, 90 jours (enfin, de cet ordre). Mais ça rentre dans la négociation de la réduc avec l'éditeur : tu payes plus tôt, tu payes moins.

                        It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

                      • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                        Posté par . Évalué à 2.

                        le soutien au pluralisme dans la création et l'édition en particulier pour les ouvrages difficiles."
                        [...]Quant au soutien au pluralisme dans la création et l'édition en particulier pour les ouvrages difficiles, le prix unique rend-il cela plus facile ? Si l'ouvrage est difficile (c'est quoi donc un ouvrage difficile ?) avec un prix libre, pourquoi ne le serait-il plus avec un prix unique ?

                        Un ouvrage difficile, c'est un ouvrage ultra spécialisé difficile d'accès. Genre "l'évolution de l'influence de l'armée de l'air togolaise sur la géopolitique du VIIème siècle". Un bouqin auquel tu comprends rien quoi.

                        L'idée est que si les bouquins ne sont vendus qu'en grande surface, la recherche de profit va primer. Donc plus que des blockbusters. Donc les éditeurs ne vont plus prendre le risque d'éditer des bouquins à la diffusion confidentielle. Donc les auteurs ne vont plus les écrire.

                        • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                          L'idée est que si les bouquins ne sont vendus qu'en grande surface, la recherche de profit va primer.

                          C'est pas le cas pour les libraires? C'est une supposition bien présomptueuse...

                          Donc plus que des blockbusters.

                          Pas mieux chez le libraire de quartier.

                          Donc les éditeurs ne vont plus prendre le risque d'éditer des bouquins à la diffusion confidentielle.

                          Voit pas le rapport.

                          Donc les auteurs ne vont plus les écrire.

                          Voit pas le rapport.

                          Sans compter qu'avec Amazon, tu auras plus de chances de pouvoir le fournir (il sera en ligne, quelqu'un demande hop un lien HTTP et c'est vendu).

                          Bref, on a deux choses :
                          - des liens causes conséquences absolument pas démontrées (du même acabit que "le piratage tue les artistes", mais bon, c'est les livres, c'est sentimentale, donc on ne réfléchit pas : le "le piratage tue les artistes" on bondit, mais pour "le prix pas unique tue la culture" on laisse passer... Va comprendre)
                          - un oubli complet que depuis 10 ans, un nouveau truc est arrivé (on appelle ça Internet il parait), on n'en parle pas, on parle de grande surface, c'est tout. On oublie juste qu tout ce qui est dit pour les librairies est valable en mieux sur Internet. Ca ridiculise l'argumentation que d'oublier ce genre de détail.

                          • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                            Posté par . Évalué à -1.

                            Merde, ils oint oublié de prendre en compàte Internet en 1981. Quelle bande de cons.

                            • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                              Quand tu veux pas comprendre... un choix fait il y a 30 ans peut être remis en cause aujourd'hui ou est-ce marqué dans le marbre et on n'y touche plus?

                              Merde, il y a des gens incapables de se mettre à jour sur leurs connaissances en 30 ans. C'est grave.

                              • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                                Posté par . Évalué à -2.

                                Mais c'est toi qui comprends rien.

                                ÇA N'EST PAS UN AVIS ACTUEL BORDEL DE MERDE ! C'EST JUSTE LE TEXTE DE 81 ! C'est le fondement du truc, rien de plus !

                                Que le gouvernement ai pas encore remis en cause ça à cause de l'arrivée d'Amazon, non ça ne me choque pas ! Ça doit faire 5 ans maxi le succès de l'achat de bouquins sur Internet, plein de gens n'utilisent pas/n'achètent pas encore sur Internet.

                                Et c'est pas la peine de répondre, moi j'arrête là.

                        • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                          Posté par . Évalué à 1.

                          Je rajouterai que je ne comprend même pas comment je peux me faire inutiler sur un truc comme ça. Je parle d'un texte cité avant moi de 1981 directment en rapport avec le sujet, juste une explication basique sur la signification.

                          C'est même pas un avis, même l'inutilage détourné en "je suis pas d'accord" n'est pas justifié.

                          • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                            C'est même pas un avis, même l'inutilage détourné en "je suis pas d'accord" n'est pas justifié.

                            C'est inutile parce qu'en 30 ans, le monde a changé.

                            • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                              Posté par . Évalué à 1.

                              Ah bon c'est inutile de parler de l'origine du truc dont on débat ? Première nouvelle.

                              Et le mode de consommation de bouquins n'a commencé à changer que très récemment. Et pas pour tout le monde, loin de là.

                        • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                          Internet n'est-il pas justement une excellente réponse aux ouvrages difficiles en offrant la possibilité de diffuser son savoir "difficile" au travers du livre électronique ou même de la diffusion gratuite ?

                          J'ai l'impression qu'on prend l'exemple du livre difficile pour justifier l'existence des librairie alors que je ne suis pas certain que ces livres soient ce qui soient capables de faire vivre une librairie ?

                          Si un auteur écrit "l'évolution de l'influence de l'armée de l'air togolaise sur la géopolitique du VIIème siècle", si un éditeur publie ce livre (un tirage de ... disons 500 exemplaires), s'il y a 10 ventes, en quoi le prix unique favorise la publication de l'ouvrage ?

                          Si la question est celle de la prise de risque d'éditer, je ne vois pas en quoi le prix unique favorise ou pas cette prise de risque. Si un éditeur estime un livre non rentable il ne le publiera pas, prix unique ou pas.

                          • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                            Posté par . Évalué à 0.

                            On se remet dans le contexte : 1981.

                            Internet n'est-il pas justement une excellente réponse aux ouvrages difficiles en offrant la possibilité de diffuser son savoir "difficile" au travers du livre électronique ou même de la diffusion gratuite ?

                            Si, complètement.

                            J'ai l'impression qu'on prend l'exemple du livre difficile pour justifier l'existence des librairie alors que je ne suis pas certain que ces livres soient ce qui soient capables de faire vivre une librairie ?

                            C'est même sûr que non. Ils vivent des best-sellers. Mais les grandes surfaces ne proposent pas la diversité, les librairies oui. Donc on les sauve en mettant les prix des best-sellers identiques chez eux et dans les grandes surfaces pour que les gens continuent à aller partout.

                            Si un auteur écrit "l'évolution de l'influence de l'armée de l'air togolaise sur la géopolitique du VIIème siècle", si un éditeur publie ce livre (un tirage de ... disons 500 exemplaires), s'il y a 10 ventes, en quoi le prix unique favorise la publication de l'ouvrage ?

                            Voir juste au-dessus, c'est le prix unique sur les best-sellers qui permet à ces bouquins d'exister.

                            Si la question est celle de la prise de risque d'éditer, je ne vois pas en quoi le prix unique favorise ou pas cette prise de risque. Si un éditeur estime un livre non rentable il ne le publiera pas, prix unique ou pas.

                            Un bouquin vendu à 500 exemplaires est rentable, car un bouquin vendu à 500 exemplaires sera acheté bien plus cher par des spécialistes (c'est ça un livre difficile aussi). Mais les grandes surfaces s'en foutent. Seuls les libraires les achètent. Donc on sauve les libraires pour que ces bouquins existent.

                            AVANT DE ME MOINSER, effectivement Internet permet tout ça. Mais là on parle de 1981. Et tout le monde n'est pas passé à Amazon, loin de là (je parle pas de ceux qui ne veulent pas y passer, je parle de ceux qui ne se servent pas d'Internet).

                            • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                              (je parle pas de ceux qui ne veulent pas y passer,

                              Faut que je te file des URL d'offre satellite? TOUT LE MONDE peut avoir Internet.
                              Par contre peu de monde a une librairie du coin au coin. (Ben oui, ceux qui ont pas accès Internet - Par Internet-café compris - n'ont généralement pas accès à la librairie du coin non plus. Argument non réfléchi encore)

                              je parle de ceux qui ne se servent pas d'Internet).

                              Oui, on va garder les poinçonneurs aussi pour ceux qui ne se servent pas des tickets actuels... Ou pas. Encore une fois : pourquoi les libraire et pas tous les autres trucs qui ont le même problèmes?

                              Le truc idiot avec tes arguments c'est que ça s'appliquent à plein d'autres choses, et que ça se voit que tu cherches des excuses pour seulement le livre en oubliant tous les autres trucs qui rentrent das les cases de tes arguments.

                              Désolé, mais assume tes arguments, ne met le livre en haut en oubliant le reste.

                              • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                                Posté par . Évalué à 1.

                                Dernière tentative : ce ne sont pas mes arguments mais ceux de Lang en 1981. On parlait du pourquoi de l'origine du truc. Pas de son bienfondé à l'heure actuelle.

                                Ensuite je ne nie pas que tout le monde a la possibilité d'utiliser Internet dans son entourage. Faut juste pas penser que ma grand-mère de 90 ballais le fait. Et y'en a beaucoup dans ce cas. Je ne dis pas que c'est une raison suffisante pour garder les libraires sous perfusion, je nuance juste ton "le monde a changé en 30 ans", tout n'est pas si binaire.

                                Oui, on va garder les poinçonneurs aussi pour ceux qui ne se servent pas des tickets actuels... Ou pas. Encore une fois : pourquoi les libraire et pas tous les autres trucs qui ont le même problèmes?

                                Y'a une sacré différence entre un changement de format de ticket et une (r)évolution dans le mode de communication et consommation. Tout le monde ne peut pas suivre, et c'est pas une raison pour ranger ces personnes au placard.

                                Désolé, mais assume tes arguments, ne met le livre en haut en oubliant le reste.

                                Et toi arrête d'être aussi binaire. Je ne mets pas le livre au-dessus du reste, j'explique comment à une époque on a voulu tenter de sauvegarder la diversité.

                                • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                                  Y'a une sacré différence entre un changement de format de ticket et une (r)évolution dans le mode de communication et consommation. Tout le monde ne peut pas suivre, et c'est pas une raison pour ranger ces personnes au placard.

                                  Ma grand-mère est incapable d'utiliser le metro aujourd'hui. Et c'est pas pour ça qu'on l'adapte (déjà qu'on adapte pas pour la tonne de personnes handicapées devant l'utiliser alors que ma grand-mère peut s'en passer...)

                                  Bizarrement, on pense plus à sauver les libraires optionnels qu'à aider les gens à prendre correctement le métro quand ils n'ont pas le choix.

                                  Drôles de priorités quand même pour faire attention aux gens. Bref : foutaises.

                                  Et toi arrête d'être aussi binaire. Je ne mets pas le livre au-dessus du reste, j'explique comment à une époque on a voulu tenter de sauvegarder la diversité.

                                  Correction : comment on a fait gober la chose pour faire passer la loi pour faire plaisir au lobby qui va bien. Les arguments utilisés étant bien utiles a beaucoup d'autres endroits. Désolé de refuser d'avaler la pilule sans réfléchir, de voir que les arguments sortis sont utilisables à plein d'autres endroits, mais que seuls les libraires y ont eu droit. Désolé de vouloir un argument = une loi qui répond à cet argument dans son ensemble et pas qu'au Lobby qui graisse la pate.

                                • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                                  Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                                  Dernière tentative : ce ne sont pas mes arguments mais ceux de Lang en 1981. On parlait du pourquoi de l'origine du truc.

                                  Question idiote, vraiment idiote : une loi a été votée en 2009. En 2039, quand on ressortira les arguments pour la loi, tu les prendras pour des raisons légitimes / normales / logiques / évidentes?

                                  C'est ce que tu me demande d'accepter la, donc je te demande si pour une autre loi tu ferais pareil...

                                  • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                                    Posté par . Évalué à 1.

                                    Ma grand-mère est incapable d'utiliser le metro aujourd'hui. Et c'est pas pour ça qu'on l'adapte (déjà qu'on adapte pas pour la tonne de personnes handicapées devant l'utiliser alors que ma grand-mère peut s'en passer...)
                                    Bizarrement, on pense plus à sauver les libraires optionnels qu'à aider les gens à prendre correctement le métro quand ils n'ont pas le choix.

                                    Je ne trouve pas ça normal.

                                    Correction : comment on a fait gober la chose pour faire passer la loi pour faire plaisir au lobby qui va bien. Les arguments utilisés étant bien utiles a beaucoup d'autres endroits. Désolé de refuser d'avaler la pilule sans réfléchir, de voir que les arguments sortis sont utilisables à plein d'autres endroits, mais que seuls les libraires y ont eu droit. Désolé de vouloir un argument = une loi qui répond à cet argument dans son ensemble et pas qu'au Lobby qui graisse la pate.

                                    Ah mais tu refuses tout ce que tu veux, je ne t'en veux pas de pas être d'accord. Au contraire je trouve cette loi un peu désuette avec la Fnac et Amazon. Je te repproche juste d'être binaire.

                                    Question idiote, vraiment idiote : une loi a été votée en 2009. En 2039, quand on ressortira les arguments pour la loi, tu les prendras pour des raisons légitimes / normales / logiques / évidentes?

                                    Légitimes oui, normales sûrement, logiques oui, évidentes autant que les arguments contraires, car je n'oublierai pas que la loi a été votée en 2009 et qu'à l'époque tout ne fonctionnait pas comme maintenant. Mais ça ne m'empêchera pas de penser que maintenant ces arguments sont désuets et que ça serait pas mal de réviser le truc.

                                    C'est ce que tu me demande d'accepter la, donc je te demande si pour une autre loi tu ferais pareil...

                                    Je te demande pas d'accepter que la loi est bénéfique à l'heure actuelle, je te demande d'être un peu moins catégorique.

                                    Quand tu lis une dépèche AFP qui t'explique qu'au Bénin l'armée a tiré sur la population pendant les élections, tu écris au journaliste pour lui expliquer que c'est pas bien de cautionner une telle boucherie ? Non ? Ben ici c'est pareil. Ne me fait surtout pas dire que je t'ai demandé de cautionner la loi, alors que j'ai juste expliqué les arguments de 1981 dans leur contexte.

                              • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

                                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                                TOUT LE MONDE peut avoir Internet.

                                Tout le monde ne veut pas. Ma grand-mère n'a pas internet, elle le vit très bien et s'en fout royalement.
                                Mais pour un bouquin, s'il n'y a pas de librairie, son choix sera limité.

                                Encore une fois : pourquoi les libraire et pas tous les autres trucs qui ont le même problèmes?

                                Mais c'est ce qui se passe ! Regarde toutes les subventions et aides de l'état deci delà.
                                L'avantage ici, c'est que c'est les gens qui consomment qui aident, alors que ça me fait tiquer de voir l'argent de mes impôts financer des trucs que je ne consomme pas (exemple du cinéma d'auteur français). Je trouve que c'est largement plus juste que le système de subventions.
                                Ça me fait tiquer de payer un stade de foot alors que je n'irais jamais là-bas, c'est pas pour ça que je veux déduire de mes impôts tout ce qui va partir en subventions qui ne me touchent pas.

                                It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

            • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

              Posté par . Évalué à 0.

              Tu n'as toujours pas répondu à la question : pourquoi le livre et pas d'autres? Pourquoi les autres survivent sans prix fixe?

              C'est juste pour te faire chier.
              Et apparemment ça marche bien.

          • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

            Posté par . Évalué à 1.

            la culture n'est pas une marchandise

            C'est un positionnement politique, il y a matière à troll^H débat. Faudrait déjà définir ce qu'est la culture, et là, ça se complique.

            Non, décidément, "culture" est un terme trop vague et contesté pour être amené sereinement.

          • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Je ne veux pas polémiquer mais le tableau que tu mets en avant est tiré d'un ouvrage intitulé "mutations d’une industrie culturelle" ce qui est paradoxal avec la défense de l'exception culturelle et le fait d'avancer que la culture n'est pas une marchandise. Si ce n'est pas une marchandise il n'y a pas lieu d'avoir une industrie, non ?

            Histoire de rajouter un peu de contenu, le (la ?) 4ème de couverture de l'ouvrage en question (une nouvelle édition est parue en 2007) dit
            _"Le livre est non seulement en crise, mais il est maintenant en danger ». L'édition, depuis les rachats des années 2000 (Vup, Le Seuil,...) semble tout entière à vendre et le commerce de détail voué à la mise en chaînes ; la production tournerait à l'inflation, épuisant la filière du livre au seul bénéfice des best-sellers ; la pratique de la lecture perd de son intensité, mais aussi de son aura et les bouleversements dus à la révolution numérique sont encore à venir. Il faut donc plus que jamais porter un regard socio-économique sur l'industrie du livre pour saisir les logiques fortes qui la gouvernent et comprendre le comportement de ses acteurs.

            C'est le propos du présent ouvrage, qui parcourt la chaîne du livre, de l'édition à la vente au détail, en passant par la diffusion-distribution, sans oublier le rôle de la puissance publique. Il explicite les ressorts des mutations de cette industrie culturelle depuis trente ans et permet de discerner que son avenir, dans un contexte de plus en plus numérique, dépend largement de la capacité de ses acteurs à maîtriser collectivement les évolutions et de celle des professionnels à repenser leur métier._

            Et si finalement ce n'était pas la dernière phrase la plus importante où on parle d'évolutions et le fait de repenser le métier ?

            • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              il n'y a pas lieu d'avoir une industrie, non ?

              Bon, il aurait pu dire l'économie culturelle. Comment peux-tu appeler tous les gens qui bossent dans le bouquin ? Filière culturelle ? Ouais, pas mal.

              Le terme est malheureux, mais faut pas juste penser aux usines quand tu entends industrie. Il est simplement (le terme) utilisé en tant que secteur économique.
              Je pense que je ne choquerais personne (à part pour la grossièreté) si je te disais en exemple que Microsoft et Oracle font partie de l'industrie informatique. Pourtant ils sont loin d'être des transformateurs de matière première.

              Et si finalement ce n'était pas la dernière phrase la plus importante où on parle d'évolutions et le fait de repenser le métier ?

              Si, justement. Mais ça ne veut pas dire mettre la clé sous la porte et pointer à la fnac (même pas la peine de vouloir pointer chez amazon, ça m'étonnerai qu'ils embauchent des libraires là bas).
              Peut-être que ça veut dire accentuer le côté conseil, pourquoi pas prescrire des livres électroniques si y a que ça qui intéresse, fournir un service de livraison, que sais-je ?
              C'est une mutation du métier, pas sa destruction.

              It's a fez. I wear a fez now. Fezes are cool !

        • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

          Posté par . Évalué à 0.

          Un livre véhicule des idées, Un livre est un extrait de civilisation. Pas une carte mère.

          • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Raison de plus pour les rendre plus accessibles en supprimant le prix unique du livre.

            J'achète mes livres en Anglais à l'étranger parce que c'est bien moins cher, frais de port compris… c'est pas normal.

            DLFP >> PCInpact > Numerama >> LinuxFr.org

    • [^] # Re: Tout sur le prix unique du livre (?)

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      et un autre lien :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Fixed_Book_Price_Agreement
      Il existe un équivalent en français mais je trouve l'article en anglais plus argumenté.

  • # quelques réflexions

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    C'est curieux, je trouve qu'alors que la répartition des revenus auteurs/autres acteurs est souvent questionnée lorsqu'il s'agit de la musique, lorsqu'il s'agit du livre, on a l'impression qu'il n'y a pas débat. Moi-même, je ne me suis intéressé à la chose que le jour où je suis devenu auteur.

    Sur ce lien, on trouve un pdf de propagande qui "explique" la répartition

    http://ecla.aquitaine.fr/Ressources/Ressources-documentaires/Documents/De-l-auteur-au-lecteur-la-realite-du-livre

    L'argumentaire est basée sur le schéma historique avec le libraire de quartier, etc, mais est-ce que le travail de "libraire" d'amazon mérite les 33% ? Même question quand on achète le livre directement à l'éditeur.

    Sinon, à titre personnel, je dois dire que j'achète peu en librairie.
    D'abord parce qu'étant père d'une nombreuse famille, j'ai peu le temps de me rendre en librairie, sauf quand je suis en vacances, mais là encore il y a le problème de la place dans les bagages.
    Aussi un peu à cause du prix: la fameuse réduction de 5%, beaucoup de libraires ne la fond pas, ou alors avec un système de carte de fidélité qui fait qu'il est assez probable que je ne la toucherai jamais, ou alors fortement dévaluée.
    Quant à la diversité des contenus proposés par les libraires, je ne me rends pas bien compte ce qu'il en est pour les romans ou autres, mais pour la littérature scientifique, c'est quand même à pleurer, et je trouve que ça va de mal en pis, même pour des grosses librairies de grosses villes. Je pense en particulier au Furet du Nord que j'ai fréquenté assidûment quand je vivais à Lille, et que je revois de temps en temps en regrettant le temps passé (air connu).

    Je pense que la loi sur le prix du livre mériterait au minimum un toilettage.
    Je ne suis pas du tout contre le fait qu'on subventionne les libraires, mais est-ce la bonne manière ? C'est à mon avis trop uniforme, suivant les lieux et les genres.
    -les lieux
    Les lieux où les librairies proposent de la diversité et ne sont pas une grande surface sont-ils si nombreux ? Je suis d'accord pour protéger la petite librairie de la petite ville du Limousin près de là où je passe mes vacances, parce que elle propose effectivement aux jeunes une diversité qu'ils n'auront pas au Leclerc du coin. Est-ce que la loi sur le livre est la meilleure manière de protéger cet endroit ?
    - les genres
    OK pour protéger ma petite libraire pour qu'elle puisse vendre Harry Potter.
    Mais les ouvrages spécialisés (scientifiques par ex) n'entreront jamais chez elle, seulement dans des grosses librairies, pas menacées, ou chez Amazon.
    Car la loi sur le livre a aussi des inconvénients: on tire ainsi les prix vers le haut, ce qui ne va pas dans le sens de la diffusion de la culture.

    • [^] # Re: quelques réflexions

      Posté par . Évalué à 0.

      on tire ainsi les prix vers le haut

      Pourquoi ? Pourquoi tout le monde semble croire que libérer un prix va le faire baisser ?

      • [^] # Re: quelques réflexions

        Posté par . Évalué à -1.

        on tire ainsi les prix vers le haut

        Pourquoi ? Pourquoi tout le monde semble croire que libérer un prix va le faire baisser ?

        C'est le principe du capitalisme…

        • [^] # Re: quelques réflexions

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Je ne pense pas être un libéral pur jus, mais je constate que le système actuel ne permet pas au prix de s'ajuster en fonction de la demande. Si je vois un livre à 30€, que je suis prêt à l'acheter à 20€, mais pas à 30€, la vente ne se fait pas. Les bouquins resteront donc dans les stocks et seront moins diffusés, ce qui va à l'encontre du but culturel annoncé. En cas de mévente totale, les stocks seront alors bradés ou passés au pilon, mais en tout cas pas réédités, alors qu'ils auraient peut être trouvé un lectorat avec un prix plus adapté.

          • [^] # Re: quelques réflexions

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Amazon (et autres) est plus que capable de vendre à des pris plus bas.

            Déjà, la réduction de 5% (optionnelle) est systématiquement appliquée, et la livraison est gratuite sans minimum d'achat (et en cas de délai les commandes sont expédiées en plusieurs fois : bref, on voit qu'il n'y a vraiment aucun souci niveau marge pour eux).

            Il n'y a qu'à voir le prix dans les autres pays :
            http://www.amazon.fr/Programming-Python-Mark-Lutz/dp/0596158106 45€
            http://www.amazon.com/Programming-Python-Mark-Lutz/dp/0596158106 34$ soit 24€ !

            D'ailleurs j'achète très peu de livres sur l'informatique, vu leurs prix…

            DLFP >> PCInpact > Numerama >> LinuxFr.org

            • [^] # Re: quelques réflexions

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              L'exemple calme :)

              Perso, je me demande comment on peut imaginer que l'accès à la culture est meilleur quand le prix est plus élevé, mais bon, il y a des logiques parfois qu'il ne faut pas chercher... Ou alors les vraies raisons sont différentes... Comme on peut le voir ici dès qu'on creuse un peu (on ne parle plus de culture, mais de plaisir de toucher un livre, de taper la tchatche... En fait, chacun tire la couverture sur ce qu'il l'arrange, si pour pouvoir faire ça il faut une excuse bidon genre "culture" ils prennent l'excuse bidon)

              Faudrait un jour assumer et dire "c'est pour mon plaisir perso qui n'a pas grand chose à voir avec la culture, j'aime bien qu'on paye mes petits plaisirs continuez" plutôt que de trouver des excuses bidons. Mais bon, le monde tourne comme ça, à coup d'excuses bidon pour pouvoir récupérer le plus possible des autres, et on est pas prêt de pouvoir le changer.

              • [^] # Re: quelques réflexions

                Posté par . Évalué à 2.

                Bon là par contre faut arrêter. Le prix fixe, il « profite » à tout le monde, gros et petit, puisque dans tous les cas ils vendent la même chose au même prix. L'État touche ses 5,5% de TVA, et c'est tout. Il ne subventionne rien du tout.

              • [^] # Re: quelques réflexions

                Posté par . Évalué à -2.

                Perso, je me demande comment on peut imaginer que l'accès à la culture est meilleur quand le prix est plus élevé, mais bon, il y a des logiques parfois qu'il ne faut pas chercher... Ou alors les vraies raisons sont différentes...

                Ça tombe bien, c'est pas fait pour favoriser l'accès mais la diversité.

            • [^] # Re: quelques réflexions

              Posté par . Évalué à 2.

              La chine n'est pas reprise sur la page wikipédia des prix uniques*, et pourtant http://www.amazon.cn/Programming-Python-Lutz-Mark/dp/0596158106/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1312391580&sr=8-1 … (à l'heure actuelle, ça fait 45€)

              * et en faisant une recherche sur certains livres sur amazon, on trouve des réductions de plus de 30 à 40%, ce qui semble indiquer que c'est libre.

              Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

              • [^] # Re: quelques réflexions

                Posté par . Évalué à 0.

                De toute façon c’est biaisé. On parle d’un livre anglophone et on compare le prix destiné à un français, et on ne peut pas fonder une conclusion d’un exemple pris dans la masse et dans des contextes qui changent complètement.

          • [^] # Re: quelques réflexions

            Posté par . Évalué à -1.

            Je ne pense pas être un libéral pur jus, mais je constate que le système actuel ne permet pas au prix de s'ajuster en fonction de la demande.

            Rien ne permet de dire à priori à quel niveau de prix va se situer un produit. Un marché libre (et pas le capitalisme, qui n’a rien à voir dans l’affaire), n’a pas pour « principe » de faire baisser les prix, ormi dans les têtes propagandiste des ardents « privatiseurs ». Il s’agit uniquement d’un ajustement du prix en fonction de l’état du marché, cet ajustement peut très bien être revu à la hausse.

            je constate que le système actuel ne permet pas au prix de s'ajuster en fonction de la demande. Si je vois un livre à 30€, que je suis prêt à l'acheter à 20€, mais pas à 30€, la vente ne se fait pas.

            Deux choses. C’est le prix librement fixé par l’éditeur, même si tu libères le prix dans la chaîne complète tu ne vas pas avoir non plus une diminution faramineuse ; le prix est donc déjà ajusté selon l’offre et la demande, c’est fait plus en amont que d’habitude, ni plus ni moins. Et même si tu n’es pas prêt à payer, peut-être que d’autres le sont, dans un contexte complètement libéré, c’est la situation globale du marché qui va fixer le prix, pas ton non-achat particulier, cette situation globale peut être très bien en faveur de la hausse du prix (demande élevée) tout autant que la baisse (offre élevée). Autrement dit : y’a trois gus qui sont venu l’acheter 5 minutes après toi, ton bouquin à 30€, au lieu de se faire 4×20€ (toi et les 3 gus achètent), la chaîne complète se fait 3×30 €. Et, puisqu’il est question de capitalisme, il y a eu besoin « d’investir » moins de livre, tout bénéf.

            Oh! peut-être bien que le prix va baisser dans un premier temps, histoire d’attirer le client. Ce qui aurait pour conséquence de faire fermer boutiques aux vendeurs qui ne peuvent pas suivre. Les restants pourraient alors gentiment remonter les prix.

            Bref, il est difficile de prédire ce que le prix unique ou son absence aura pour conséquence. Alors les déclarations à l’emporte pièce comme quoi ça fait augmenter le prix « parce que c’est le principe du capitalisme », je m’en passerai bien.

            • [^] # Re: quelques réflexions

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Oh! peut-être bien que le prix va baisser dans un premier temps, histoire d’attirer le client. Ce qui aurait pour conséquence de faire fermer boutiques aux vendeurs qui ne peuvent pas suivre. Les restants pourraient alors gentiment remonter les prix.

              Cet argument marche pour tout produit, rien n'est spécifique au livre. Pourquoi ne pas généraliser le prix unique alors?

              bref, on voit rien qu'en regardant un tout petit peu que c'est un argument faux-cul "je cherche le truc qui peut passer pour avoir ce que je veux", sans regarder ce qu'il faudrait faire pour répondre à cet argument (=généraliser le prix unique à tous les produits dans ton argument...)

              Alors les déclarations à l’emporte pièce comme quoi ça fait augmenter le prix « parce que c’est le principe du capitalisme », je m’en passerai bien.

              Des arguments si généralistes mais qu'on veut appliquer qu'au livre sans expliquer pourquoi, je m'en passerai tout autant.

      • [^] # Re: quelques réflexions

        Posté par . Évalué à 3.

        Comme je le disais ailleurs, le prix semble relativement fixe pour la littérature « de masse ». Quand ils s'agit de publications scientifiques, de toute manière, le prix est monstrueusement prohibitif (je pense aux 100$ que m'a coûté mon merveilleux Optimizing Compilers for Modern Architectures, et je pleure…).

        • [^] # Re: quelques réflexions

          Posté par . Évalué à -4.

          Olà, la littérature scientifique n’est pas destinée aux particuliers. Ça devrait pas être ton patron qui te paie la revue ? Si tu travailles dans le domaine c’est la moindre des choses. Si tu travailles pas dans le domaine… ben tu as un sacré courage !

          • [^] # Re: quelques réflexions

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Olà, la littérature scientifique n’est pas destinée aux particuliers.

            Allez hop, on sépare, faut pas déconner : hors de question qu'un particulier apprenne de lui-même quand même faut pas déconner, il serait capable de s'instruire dans des domaines pas de son employeur et d'aller voir ailleurs ensuite. Foutaises.

            Ça devrait pas être ton patron qui te paie la revue ?

            Ca change quoi? C'est le patron qui paye donc le prix n'est pas grave? C'est quoi cet argument?

            • [^] # Re: quelques réflexions

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Le même argument est utilisé pour Photoshop : ah mais moi je peux pas payer, c'est trop cher. Quand je m'en servirai au boulot, c'est le patron qui paiera, et tout va bien comme ça !

              Commentaire sous licence LPRAB - http://sam.zoy.org/lprab/

            • [^] # Re: quelques réflexions

              Posté par . Évalué à 0.

              La publication scientifique est chère, très chère. C’est un fait. Il n’y a aucun argument à avoir là dedans. C’est difficilement accessible à un particulier de se payer plusieurs centaines ou milliers d’euros par ans, minimum, pour couvrir un domaine. Pour une entreprise, un laboratoire ou une université, le coût est dilué dans le nombre de personne qui aura accès à la revue ; et surtout, la lecture de la revue permet une activité de veille, ou économique, qui est directement profitable à l’employeur de par la montée ou la stabilisation en compétence de ses employés.

              Quant à l’image d’Épinal de l’autodidacte, amateur qui travaille avec ses propres moyens, elle n’est plus d’actualité. Je suis même étonné qu’il y ait des gens pour y croire encore. Dans mon domaine je vois mal comment on pourrait suivre tout la production publiée sur son « temps libre », il suffit de faire un tour sur ArXiV pour s’en convaincre (incroyable! les articles — qu’on retrouve plus ou moins dans les revues, le « plus ou moins » étant fonction du domaine). D’où le sacré courage que je reconnais à Lasher si c’est effectivement le cas, plus qu’un investissement financier ce serait alors un sacré investissement en temps.

              Que la production scientifique soit accessible à tous est un vœu pieu vu le niveau et la formation que requiert la lecture et la compréhension d’un article scientifique. Au mieux on peut espérer comprendre quelques bribes, mais ce n’est jamais brillant (en tout cas dans mes tentatives d’approcher d’autres domaines).

              Si tu tiens tant que ça à avoir les publications accessibles à tous, propose un financement pour un service de peer-review et publication qui soit suffisamment costaud pour, disons dans 10 ans, être reconnu comme fiable. En reportant la baisse de revenu sur les auteurs ? Du mécénat ? L’état (et donc toi-qui-n'utilise-pas-ce-service-et-qui-veut-pas-payer-pour) ? En attendant je me suis rendu compte qu’on pouvait payer à l’article, je ne sais pas à combien ça revient, mais ça doit être un bon compromis pour un particulier (dans mon cas en tout cas, ce n’est que très rarement toute un numéro qui m’intéresse).

              • [^] # Re: quelques réflexions

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                certes, peut être, éventuellement, mais là on est un peu hors sujet, c'est pas le libraire du coin qu'il faut défendre qui permet d'avoir accès aux revues scientifiques dont il est question dans cette discussion.

              • [^] # Re: quelques réflexions

                Posté par . Évalué à 7.

                Quelques précisions :

                À propos de Optimizing Compilers for Modern Architectures et ses copains

                Optimizing Compilers for Modern Architectures est un bouquin écrit par Allen et Kennedy, deux monstres sacrés de la compilation. Il ne s'agit pas d'une revue, mais bien d'un livre, qui recense les techniques connues à l'époque (~2000) pour optimiser le code de programmes à la compilation (le sous-titre est d'ailleurs « A dependence-based approach »).

                Les bouquins d'informatique plus ou moins théorique sont de façon générale onéreux. Le « Dragon Book » (de son vrai nom Principles of Compiler Design, par Aho et Ullman) coûte lui aussi dans les 100$.

                Du prix des publications scientifiques

                Je bosse dans une fac, donc si je veux récupérer des articles de recherche, je passe par une IP de la fac, qui a un accès quasi-illimité à IEEE, ACM, et Springer.

                Le prix prohibitif pratiqué par les éditeurs scientifiques est totalement abusé. Lorsqu'un de mes articles est accepté pour une conférence, je dois accepter:
                - de céder mon copyright à l'éditeur, qui peut alors vendre l'article en question au prix qu'il le souhaite (en l'occurrence, pour le PDF d'un de mes articles, je vois que Springer le vend à près de 25$), sans me reverser quoi que ce soit (mais en échange j'ai une ristourne de 33% sur les bouquins Springer, youhou ! Sauf qu'Amazon est capable de faire pareil pour pas mal d'entre eux ...).
                - de payer pour assister à la conférence (et un papier accepté se doit d'avoir l'un des co-auteurs pour le présenter) — mais bon, ça c'est la fac qui paie. Enfin, qui rembourse. Après quelques mois. Mais bon, elle finit par payer hein. Un jour.
                - Avec l'avènement d'Internet, faire payer aussi cher les articles me dépasse (bon ce qui est vrai, c'est que les auteurs reçoivent une copie papier en plus d'une éventuelle clef USB ou CDROM, mais même, je m'en passerais volontiers). Il existe toute une littérature autour de cet abus des éditeurs qui prennent en otage en grande partie les chercheurs.

                Être autodidacte, mission impossible ?

                Concernant le fait d'être autodidacte : je suis d'accord avec toi sur le fait qu'être autodidacte concernant un domaine totalement différent de son domaine habituel de compétences est difficile (mais pas impossible !). Cependant, quand on a une formation en informatique (de gestion par exemple), si on y met du sien, on peut parfaitement lire le Dragon Book (qui est un livre qui cible des étudiants de début de master et au-delà je dirais, en fonction des chapitres) et fabriquer son propre petit compilateur. Une fois ce dernier livre compris, passer au bouquin d'Allen & Kennedy n'est pas si compliqué (à condition de se souvenir de ses cours d'algèbre linéaire). Par contre bien entendu, lire ces deux bouquins sérieusement équivaut à assister à deux semestres dans une fac, et prendra à peu près le même temps. Il s'agit donc d'une entreprise à temps plein pendant quelques semaines.

                En ce qui me concerne, je ne me considère pas comme étant un mec faisant de la compilation (même si le projet sur lequel je bosse est lié à ça, ce n'est pas moi qui m'en occupe directement). Par contre j'aime les différents sujets qui s'y rapportent : théorie des graphes pour la représentation d'un programme, Lambda calcul pour la sûreté des types, etc. Mais ce n'est pas (directement) mon domaine d'expertise.

                • [^] # Re: quelques réflexions

                  Posté par . Évalué à 0.

                  est un bouquin

                  Ah mince ! Bon ça vaut pour l’un comme pour l’autre. Sauf que pour les bouquins j’aurai tendance à mettre ça sur le compte du public très restreint auquel il s’adresse. Le moindre manuel de licence et master attaque dans les 50 € mini. En astro. les bouquins semblent peut-être un peu moins cher : Galactic dynamic et Galactic astronomy dans les 70 €. Tiens, tu veux rigoler, une référence en mécanique quantique, le Cohen-Tannoudji (en deux volume) : http://www.amazon.com/Quantum-Mechanics-2-vol-set/dp/0471569526 (j’avais payé la traduction française du premier volume moins cher tout de même :/).

                  Le prix prohibitif pratiqué par les éditeurs scientifiques est totalement abusé.

                  Tu as des références sur les prix des éditeurs ? Ce qui m’intéresse ce n’est pas de savoir « que c’est trop cher », mais « comment sait-on qu’ils se font beaucoup de pognon avec la littérature scientifique ».

                  Autant pour le copyright je ne trouve pas ça normal (peut-être aussi pour éviter que tous les articles qu’ils acceptent se retrouvent sur un service parasite :/), autant pour le prix des abonnements j’aimerai avoir des arguments un peu plus solides que juste : c’est trop cher (par rapport à quoi ? par rapport à qui ? Les éditeurs scientifiques roulent-ils sur l’or ?), autant du côté des auteurs que des lecteurs.

                  Avec l'avènement d'Internet, faire payer aussi cher les articles me dépasse

                  Je vois pas le rapport. D’ailleurs du côté des publications scientifiques on peut prendre des abonnements uniquement Internet.

                  Il s'agit donc d'une entreprise à temps plein pendant quelques semaines.

                  C’est un peu ce que je voulais dire, tu dépenses peut-être 100 $, mais si à côté de ça le nombre d’heures que tu y passes représentent plusieurs milliers de $, le coût n’est pas si prohibitif que ça (y compris pour du « loisir », le temps passé à bachauter c’est ça en moins à dépenser en loisirs autres). Perso., jusqu’à 50–60 €, j’hésite pas vraiment à acheter. Je jouais beaucoup à la console à une époque, c’était dans ses prix là, le calcul a été vite fait en ce qui me concerne.

                  • [^] # Re: quelques réflexions

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Tu as des références sur les prix des éditeurs ? Ce qui m’intéresse ce n’est pas de savoir « que c’est trop cher », mais « comment sait-on qu’ils se font beaucoup de pognon avec la littérature scientifique ».

                    Si je me souviens bien, Bernard Maris en parle dans le tome 2 de son Antimanuel d'économie. Je vais chercher un peu pour trouver d'autres sources.

                    Avec l'avènement d'Internet, faire payer aussi cher les articles me dépasse

                    Je vois pas le rapport. D’ailleurs du côté des publications scientifiques on peut prendre des abonnements uniquement Internet.

                    Le prix élevé des publications scientifiques est le plus souvent justifié par le petit tirage des ouvrages en question. Comme les actes de conférences font facilement dans le 400-800 pages (suivant les confs), et que seuls les intéressés (ie les chercheurs) vont les acheter la plupart du temps, il n'est pas choquant que le prix du livre soit élevé (coûts de productions, etc.). Par contre, quand l'article est dispo sur le net, le coût de fabrication est ridiculement bas (i.e. quasi-nul). Donc oui, un article qui coûte 25$ l'unité à télécharger, je trouve ça très cher. ça fait ~2$ la page.

                    Le lien suivant propose une analyse qui me semble intéressante (j'ai partiellement lu les arguments, donc après que j'ai lu l'intégralité en prenant mon temps, je vais peut-être changer d'avis).

                    Une autre source peut se trouver ici. Les deux affirment que l'édition de publications scientifiques est partie d'une industrie peut profitable (limite à perte) et est maintenant concentrée dans les mains de quelques uns, qui en profitent pour faire augmenter le prix des abonnements et publications de façon drastique depuis quelques années (sans que de réels coûts viennent justifier de telles augmentations). D'après le second lien,

                    Elsevier, numéro un du secteur, annonce un bénéfice sur chiffre d'affaires entre 35 et 40 % selon les années. C'est un secteur bâtit sur un marché pour l'essentiel inélastique (la demande pour un article précis ne peut pas être remplacée par un autre) qui favorise donc la concentration (trois grands éditeurs scientifiques, Elsevier, Springer et Blackwell se partagent l'essentiel du marché commercial) et une augmentation des prix très largement supérieure à l'inflation.

                    Et surtout ce qui m'intéresse plus particulièrement :

                    Ce système s'étend maintenant des publications imprimées vers la diffusion (payante) en ligne des articles.

          • [^] # Re: quelques réflexions

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Mon patron me paie des livres, mais le budget est fixe.

            D'ailleurs, chez moi aussi, le budget des produits culturels est fixe (enfin, plus exactement avec une limite, si j'ai trop dépensé je vais pas acheter plus).

            DLFP >> PCInpact > Numerama >> LinuxFr.org

  • # Et qui va sauver Alapage ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    http://www.pcinpact.com/actu/news/64907-alapage-rueducommerce-france-telecom-librair.htm

    Sans doute que si ce site ferme, les libraires vont en profiter largement pour remonter leur CA, non ?

  • # Le livre une espèce en voie de

    Posté par . Évalué à 0.

    Dans les grandes surfaces le livre n'est plus qu'un trivial cadeau comme un autre :
    http://promotions-discount.com/2010/11/30/carrefour-catalogue-coffrets-cadeaux-pas-chers/
    un cadeau revendu dans la foulée sur le net

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