Journal Hold-up sur le financement des formations

Posté par (page perso) . Licence CC by-sa
30
17
fév.
2015

En France, le DIF (Droit individuel à la formation) a été remplacé au 1er janvier 2015 par le CPF (Compte personnel de formation). Les budgets ont été fortement réduit et seules les formations agréées sur le portail moncompteformation.gouv.fr peuvent maintenant être financées. Pour l'instant, ce sont uniquement les formations de l'AFPA, des collectivités (centres de formation des chambres de commerce et de l'industrie), des IUT, Bac Pro… qui sont agréées. Les autres formations ne sont plus finançables, les ENL (Entreprises du Numérique Libre) qui vivent des formations se retrouvent avec des carnets de commande vides et se retrouvent en grande difficulté financière. On voit des annonces telles que celle-ci fleurir sur leur site Web.

L'année dernière, j'ai suivi la formation LPI 101 chez Formations Linux LPI et passé l'examen de certification. Tout a été pris en charge à 100% par l'OPCA (organisme paritaire collecteur agréé), avec mon DIF. Cette année, nous sommes au moins 3 personnes inscrites à la formation LPI 102 devant financer la formation nous-même, les formations LPI n'étant pas agréées.

J'ai contacté mon OPCA pour savoir comment faire agréer une formation, ils sont dans le flou total. Même réponse d'un autre OPCA contacté par le formateur LPI. Apparemment, pour l'instant, les formations agréées sont celles répertoriées par le RNCP (répertoire national des certifications professionnelles). Les formations proposées par les entreprises n'ont aucune chance d'être agréées. Même LPI France ne peut pas demander la prise en compte de formations dans le RNCP.

J'ai l'impression que pour acheter la paix sociale suite aux coupes budgétaires drastiques dans les collectivités, les écoles et les universités, le système du CPF a été mis en place pour leur donner le monopôle sur l'utilisation des fonds collectés par les OPCA auprès des entreprises. Surtout que ces fonds ont été fortement réduits (faillites des entreprises, mauvaise gestion des fonds ?).

Mais ce sont les salariés et les entreprises qui vont en faire les frais et pourtant ce sont eux qui cotisent. On ne pourra plus choisir une formation faite par le prestataire qui nous intéresse si on veut que cette formation soit financée avec notre CPF.

Pour changer cela, il faudrait peut-être passer par les branches professionnelles. Mais qui représente les ENL avec assez de poids politique pour s'y faire entendre ?

  • # Oui mais

    Posté par . Évalué à 10.

    Il n'y a pas que les gentils de Formation Linux LPI. Depuis des années, des entreprises se font des couilles en or avec les crédits de la formation professionnelle avec derrière des formations qui n'en ont que le nom. Remettre de l'ordre dans ce merdier me semble être une mesure de bonne gestion. Il y a quelques effets de bord désagréables comme celui que tu signales mais il va surtout y avoir un assainissement nécessaire dans ce milieu.

    • [^] # Re: Oui mais

      Posté par . Évalué à -1.

      C'est un peu la philosophie de l'interdiction pour éviter les abus, c'est une façon de procéder que je méprise au plus point. Dans l'idée, c'est ce dont parle le gouvernement lorsqu'il souhaite "contrôler l'Internet" pour soit disant éviter les actes "terroristes". C'est également l'idée des religions de priver de ce qui est car nous ne pourrions peut être plus nous en passer (sexe, alcool, jambon, drogues…). Bien évidemment, mes arguments ne pèsent rien dans le cas présent puisqu'ils sont plus un jugement hatif sans connaitre les détails qu'autre chose mais je sais que ce qui s'apparente ici à un contrôle centralisé en dégoûte plus d'un dans le monde libre.

    • [^] # Re: Oui mais

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      +1 : certaines (grosses) sociétés "encouragent" leurs salariés à choisir des formations uniquement dans le catalogue de leur propre filiale de formation. Il faut comprendre par là, qu'elles refusent ou n'acceptent que très difficilement les formations dans d'autres organismes. Ou comment récupérer ce qu'on sort d'une poche dans l'autre poche… Entre ça, et le crédit d'impôt recherche sur des projets bidons pour financer de l'inter-contrat, voilà deux magnifiques outils d'optimisation fiscale.

      • [^] # Re: Oui mais

        Posté par . Évalué à 7.

        N'aurait-il pas été plus pertinent pour éviter cette optimisation fiscale de laisser l'employé librement choisir sa formation ? Je peux me tromper mais lors de l'instauration du DIF, un restaurateur voulant se former à la couture pouvait demander (et obtenir) la formation. Il me semble que ce n'était plus possible (ou alors extrêmement difficile) ces dernières années. Aujourd'hui, il n'est plus possible que de demander une formation qui est liée au domaine professionnel.

        • [^] # Re: Oui mais

          Posté par . Évalué à 10.

          Laisser l'employé choisir librement sa formation? Bien sûr, on peut faire comme ça. On va laisser l'employé choisir librement entre une formation interne et une formation externe qui coûte 3 fois plus cher. Je suis certain que les entreprises vont jouer le jeu, et vont bien insister pour que leurs employés choisissent librement.

          • [^] # Re: Oui mais

            Posté par . Évalué à 2.

            Laisser l'employé choisir librement sa formation? Bien sûr, on peut faire comme ça. On va laisser l'employé choisir librement entre une formation interne et une formation externe qui coûte 3 fois plus cher.

            Non. La formation externe coute moins cher à l'entreprise si on utilise le DIF : ca a déja été payé par le salarié, via son DIF.

            Je suis certain que les entreprises vont jouer le jeu, et vont bien insister pour que leurs employés choisissent librement.

            Pourquoi on leur laisserait le choix ?
            Quand on a réduit la semaine de travail de 48 heures à 40, y'a des patrons qui étaient pas contents. Bah on a dit "tant pis pour eux". Meme chose quand on a instauré les congés payés. Je suis à peu près sur qu'à l'epoque aussi, on a fait du chantage à l'emploi.

            • [^] # Re: Oui mais

              Posté par . Évalué à 4.

              Quand on a réduit la semaine de travail de 48 heures à 40, y'a des patrons qui étaient pas contents. Bah on a dit "tant pis pour eux". Meme chose quand on a instauré les congés payés. Je suis à peu près sur qu'à l'epoque aussi, on a fait du chantage à l'emploi.

              Et l'histoire a largement prouvé, depuis, que c'était du bluff-Martoni.

        • [^] # Re: Oui mais

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          N'aurait-il pas été plus pertinent pour éviter cette optimisation fiscale de laisser l'employé librement choisir sa formation ?

          Laisser de la liberté, non mais tu rèves!
          Ca fait deux choses : l'employé serait susceptible d'utiliser le DIF (ce qu'il ne fait pas), et l'employeur ne pourrait pas faire copain avec des organismes afin de faire un peu de copinage.

          Aujourd'hui, il n'est plus possible que de demander une formation qui est liée au domaine professionnel.

          Le DIF n'a jamais eu pour but de penser à l'employé, juste faire croire que c'était un truc pour les employés.
          - Si interessant pour l'employé, l'employeur peut refuser et donc le fera.
          - Si interessant pour l'employeur, le DIF n'est pas utile car ce qui est interessant pour l'employeur sera payé par l'employeur dans tous les cas.
          Perso, le seul chose que j'ai tiré du DIF est 500€ de "solde" (cool, 5€/mois!) quand j'ai fini mon salariat. A part ça…

          • [^] # Re: Oui mais

            Posté par . Évalué à 3.

            alors c'est gentil de parler du DIF mais le mieux c'est de se renseigner un petit peu avant.

            le DIF se demande par lettre recommandée a son employeur qui peut refuser UNE fois, après un an l'employeur ne peux pas refuser une nouvelle fois ton DIF.

            Ton stage de couture dans un autre organisme que celui de ta boite, tu le demande au pire en 2 fois.

            C'etais un truc pas trop mal pensée, j'ai vu aucun abus du coté employé.

            mais ça apparemment c'etais avant :).

            • [^] # Re: Oui mais

              Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 17/02/15 à 20:10.

              alors c'est gentil de parler du DIF mais le mieux c'est de se renseigner un petit peu avant.

              Il y a la théorie, et puis la pratique.
              En pratique, si tu veux ton augmentation et une meilleur poste, tu évites de faire chier ton employeur, et en pratique le DIF est tellement interessant que tu ne vas pas embéter ton employeur pour ça.

              En pratique, personne dans ceux que je connais (moi, mes collègues, les amis dans d'autres boites) n'ont utilisé leur DIF, pour tellement de raisons (dialogue avec l'employeur, fait en dehors des heures de travail, etc…) que bon on a l'impression que c'est tout fait pour que tu ne l'utilises pas.

              Si vous en ave profité, tant mieux, mais ce n'est pas le cas en pratique de beaucoup d'employés.
              Désolé de me renseigner en dehors de la théorie.

              • [^] # Re: Oui mais

                Posté par . Évalué à 6.

                alors j'ai testé :
                etre le gentil salarié qui fait tous pour arranger le patron avec l'espoir d'être augmenter un jour grâce à mon travail et mes compétences (et mes heures sup gratos), environ 15 ans.
                Ne voyant aucun résultat et voyant que les connards dont je devais recuperer leur travail bâclé(fumeur prenant 12 pause par jour) avaient augmentation + avantage, ouais je caricature.

                je suis passé en mode: envoie de lettre recommandé à la moindre remarques blessantes sur mon travail, lettre recommandé pour être augmenté, lettre recommandé pour prouver ma motivation etc …

                Mon seule regret c'est de ne pas avoir basculé plutôt :), alors mon DIF dans le cas 2 il savait que ce n'était même pas la peine de refuser sinon -> hop prudhome. Dans le premier cas je pense que j'attendrais encore une réponse.

                Nous sommes dans un etat de droit, et le droit il faut le prendre, c'est un choix à faire ou pas.

                • [^] # Re: Oui mais

                  Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 19/02/15 à 13:42.

                  Entièrement d'accord, j'ai fini par quitter une boîte qui m'avait promis contrat, augmentations, etc. et où alors que je faisais deux fois plus d'interventions facturées que mes deux autres collègues réunis, des centaines d'heures supplémentaires non rémunérées à ne même pas manger le midi tandis qu'eux anchaînaient les pauses clope, les cafés et le restau, je ne touchais que la moitié de leur salaire, sans même avoir vu la couleur de mon contrat, et c'était une galère sans nom pour récupérer seulement une partie de mes frais professionnels.

                  Étant passé par plusieurs petites entreprises (type familiales), le problème du remboursement des frais professionnels est récurrent, ainsi que les heures supplémentaires non rémunérées, sous couvert de discours « Ici on est très souple, si tu as besoin un jour de partir plus tôt un jour où il n'y a pas de boulot, pas de souci, on sera content que tu puisses rester plus longtemps les fois où il y aura besoin ».

                  Sauf que tu n'as jamais le temps de partir plus tôt, surtout quand le service se fait « hors exploitation », même si tu as besoin, c'est une souplesse à sens unique, à leur unique avantage. D'ailleurs, la seule fois où j'ai imposé de pouvoir récupérer une petite partie de mes heures sup une journée où j'avais vraiment besoin, je ne vous raconte pas l'ambiance par la suite, qui a conduit à des conflits (mes frais qui étaient « retouchés » – ie elle en retirait qu'elle estimait pouvoir être moindre – par la secrétaire cousine des patrons, etc.), et finalement à mon départ.

                  Si je compare avec un ami qui lui a toujours eu les couilles de s'imposer (« C'est ça où je préfère partir ailleurs ! »), de réclamer (« J'estime que j'ai droit à une augmentation ! »), qui se barrait pile à l'heure et jamais en retard en n'en ayant rien à faire que le travail soit terminé ou pas, et bien je dirais que c'est comme ça qu'il faut se comporter, parce que ça paye (pas forcément pour la santé financière de l'entreprise, mais pour la sienne, sans quoi on se fait bouffer).

      • [^] # Re: Oui mais

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Ces grosses société auront assez de poids pour faire agréer leurs formations. Pas les ENL.

        • [^] # Re: Oui mais

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Je donnais juste des exemples issus de mon expérience concernant les abus qui duraient depuis bien longtemps. Sur l'inefficacité et même la dangerosité de la mesure, je suis complètement d'accord avec toi : il est fort probable que les brebis galeuses aient moins à en souffrir que des acteurs que l'on pourrait considérer comme légitimes.

    • [^] # Re: Oui mais

      Posté par . Évalué à 5.

      Ça ne changera pas grand chose à ce niveau. La formation professionnelle continuera à financer des développements de logiciels dans mon entreprise par exemple.

      Par contre dans ma boite les employés hurlent de joie. Jusqu'ici la direction a toujours refusé les DIF. Avec le CPF on pourra l'utiliser sans son accord (en dehors des heures de travail) alors qu'avant il fallait deux ans de refus + un parcours du combattant.
      Bon par contre le catalogue des formations éligibles est ridicule. Plus moyen d'apprendre une langue étrangère actuellement mais la liste devrait s'allonger.

    • [^] # Re: Oui mais

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      "Assainissement", je me marre quand je vois l'AFPA déjà dans les formations agréés… Dans le genre pompe à fric aux compétences plus que discutables et aux pratiques peu reluisantes…

      Seules les grosses boîtes dans ce genre-là se feront agréer. Les petites, qui peuvent pourtant fournir des formations de très bonnes qualités, vont souffrir.

  • # Nettoyage

    Posté par . Évalué à 10.

    La formation pro a été abusée et détournée. Ca a été montré dans des enquêtes du point et de cash investigation.
    Ca allait jusque financer des sectes, car aucun contrôle n'existait, seul une déclaration était requise pour devenir centre de formation.

    L'opacité, le monopole constitué et les prix abusifs, c'est un autre problème.
    Après, rien n'empêche une université d'ouvrir une formation en faisant intervenir un professionnel.

    • [^] # Re: Nettoyage

      Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 17/02/15 à 14:19.

      Les enquêtes du Point et de cash investigation sont loin d'être une référence. Ils généralisent à partir de quelques faits divers pour avoir du lectorat et de l'audimat, c'est assez populiste. Maintenant, qu'il y ait eu des abus, c'est un fait avéré. Mais de là, à verrouiller le système (les formations sur les logiciels libres ne seront jamais agréées) pour ré-orienter tout l'argent de la formation vers les CCI et les écoles, c'est anormal. C'est un arrangement politique qu'on ne peut pas accepter.
      Les université ne passent jamais commande à un prestataire pour une formation. Elles paient parfois une personne déjà salariée dans une entreprise, il a alors le statut d'intervenant, ce qui permet à l'université de ne pas payer de charges (l'enseignement supérieur a l'exclusivité de cette exonération). Le salarié doit donc donner des cours pendant ses congés.

      • [^] # Re: Nettoyage

        Posté par . Évalué à 6.

        Les université ne passent jamais commande à un prestataire pour une formation.

        Heureusement ! La formation, c'est un des deux métiers de l'université, si on commence à faire appel à des prestataires pour ça, c'est qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne vraiment pas.

        Elles paient parfois une personne déjà salariée dans une entreprise, il a alors le statut d'intervenant, ce qui permet à l'université de ne pas payer de charges (l'enseignement supérieur a l'exclusivité de cette exonération). Le salarié doit donc donner des cours pendant ses congés.

        Ça s'appelle un vacataire. Et dans la plupart des cas, il y a un arrangement entre le vacataire et son employeur pour lui libérer des heures, ce n'est pas pris sur ses congés. Et non, l'université ne paie pas de cotisations sociales parce qu'être vacataire n'est jamais l'emploi principal d'un vacataire (on ne peut pas prendre un chômeur vacataire par exemple), c'est simplement la loi. Et il y a même un statut qui va encore plus loin, c'est PAST. Là, le salarié est à mi-temps à l'université, mais pareil, ça ne doit pas être son activité principale, il doit avoir un emploi dans l'autre mi-temps.

        • [^] # Re: Nettoyage

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          Et non, l'université ne paie pas de cotisations sociales parce qu'être vacataire n'est jamais l'emploi principal d'un vacataire (on ne peut pas prendre un chômeur vacataire par exemple), c'est simplement la loi.

          Je rève de pouvoir payer une personne en emploi secondaire et ne pas payer les cotisations du coup, pour les mêmes raisons "c'est un mploi secondaire".
          Je n'ai pas compris le rapport : c'est vraiment vrai qu'une personne qui est payée en "emploi secondaire" par les universités n'a pas à payer (elle ou son employeur, l'argent sort) de cotisations sociales???

        • [^] # Re: Nettoyage

          Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 17/02/15 à 17:41.

          Et dans la plupart des cas, il y a un arrangement entre le vacataire et son employeur pour lui libérer des heures, ce n'est pas pris sur ses congés

          Tu dois avoir un patron vraiment cool pour accepter de te rémunérer alors que tu travailles sous rémunération pour un autre ;)

          Je n'ai jamais vu un patron libérer des heures gratos. C'est pris sur les jours de congés. L'accord qui peut être trouvé (c'était mon cas par le passé), c'est de ne pas avoir l'obligation de posé 1/2j par cours dispensé mais par heures de cours cumulés.

          Ainsi, je posais 1 journée pour 8h de cours, que je fasse les heures d'une traite ou en 4x 2h (sans accord, le dernier cas se résume généralement à 2j à poser, 1/2j par cours).

          Heureusement ! La formation, c'est un des deux métiers de l'université, si on commence à faire appel à des prestataires pour ça, c'est qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne vraiment pas.

          C'est aussi parce que passer par un prestataire nécessite un appel d'offre, et donc cela ne laisse pas le choix de l'intervenant. Mais même si c'est leur métiers, certaines écoles et universités imposent un quotas d'intervenant extérieur pour dispenser un cours. Si le quota n'est pas respecter par les responsables de la formation, la formation est fermée.

          • [^] # Re: Nettoyage

            Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 17/02/15 à 20:02.

            Tu dois avoir un patron vraiment cool pour accepter de te rémunérer alors que tu travailles sous rémunération pour un autre ;)

            Mon patron, c'est l'université ;) Mais parmi nos vacataires, grosso modo, il y a moitié d'ingénieurs embauchés sur des projets de recherche donc là, convaincre l'employeur, c'est facile. Et pour l'autre moitié, je ne crois pas qu'ils le fassent sur leurs congés. Parce qu'il y a aussi un intérêt pour les boîtes. Par exemple, il y a un patron d'une TPE qui vient faire quelques TD/TP, ça lui permet de faire connaissance avec des étudiants qui ont des chances de candidater en stage chez lui après. Et pour les autres, c'est toujours à peu près ça : ils ont un pied à l'université pour faire connaissance avec les étudiants et pouvoir discuter avec nous sur le contenu des programmes. Bref, jamais par pure bonté d'âme (mais le contrat est clair).

            • [^] # Re: Nettoyage

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Si tu quittes le milieu universitaire (donc exit les ingénieur de recherche employé par les labo par exemple), je peux te garantir qu'un employé (j'insiste ici sur le terme "employé" en opposition au patron que tu cites comme exemple) le fait sur ses jours de congés.

              Un patron peut même s'opposer à ce qu'un de ses employés dispense des cours, même si tout le monde est gagnant (En bref, l'université qui peut ainsi avoir des spécialistes dans certains domaine, le patron qui tisse des liens avec le milieu universitaire, l'employé qui a une rémunération en compensation).

              • [^] # Re: Nettoyage

                Posté par . Évalué à 4.

                j'insiste ici sur le terme "employé" en opposition au patron que tu cites comme exemple) le fait sur ses jours de congés.

                Merde mon voisin de bureau ne doit pas être dans le privée alors !

                Le monde n'est pas binaire et tu ne peux rien garantir. Il y a des raisons objectives qu'un patron pas débile accepte. On pourrait imaginer:

                • Qu'il vaut mieux 90% du temps d'un mec très bon que pas de mec très bon du tout
                • Qu'il offre une vitrine de la boite, c'est très bon pour les PR et les RH
                • Ça permet de détecter des gens a interviewer que tu n'aurais jamais eu su le radar autrement
                • [^] # Re: Nettoyage

                  Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                  Merde mon voisin de bureau ne doit pas être dans le privée alors !

                  Mince alors, un seul exemple et hop, une généralité. Il a de la chance, c'est une exception.

                  Ce que je dis, je le dis par expérience et couvre la grande majorité des cas. De part mon statut et de part les gens que je côtoie (aussi bien d'autres vacataires que des responsables de formation côté Université/Grande Ecole).

                  • [^] # Re: Nettoyage

                    Posté par . Évalué à 4.

                    En gros tu peux généraliser à partir de ce que tu vois mais pas les autres. J'ai bien compris ? :)

                    De même y a absolument aucune boite qui laisse certains employés, pas tout le monde évidement, être speaker à des confs sans annuler leur congés payés du mois d'Aout etc.

                    • [^] # Re: Nettoyage

                      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                      En gros tu peux généraliser à partir de ce que tu vois mais pas les autres. J'ai bien compris ? :)

                      Tu parles d'un exemple (ton voisin de bureau), je parle de 11 (j'ai compté ce matin :p )

                      De même y a absolument aucune boite qui laisse certains employés, pas tout le monde évidement, être speaker à des confs sans annuler leur congés payés du mois d'Aout etc.

                      On parle de cours, tu nous parles de conf ? Rien à voir… Pas le même public, pas le même objectif.

                      • [^] # Re: Nettoyage

                        Posté par . Évalué à 0.

                        Tu parles d'un exemple (ton voisin de bureau), je parle de 11 (j'ai compté ce matin :p )

                        Ah ouai, quand même. 11 ! C'est vachement plus rigoureux alors !

                        On parle de cours, tu nous parles de conf ? Rien à voir… Pas le même public, pas le même objectif.

                        Le principe est le même: libérer du temps d'un employé, payé ou non, pour faire autre chose que de la production. Envoyer un mec de mon équipe donner une semaine de cours/formation ou aller faire speaker à des confs, c'est kif kif. Chaque situation s'évalue et se négocie.

                        • [^] # Re: Nettoyage

                          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                          Ah ouai, quand même. 11 ! C'est vachement plus rigoureux alors !

                          11 intervenants employés par des entreprises différentes dont la règle est la même. Ajoute à cela le retour de mes contacts dans le milieu de l'enseignement… Alors oui, 11 c'est mieux que 1 ;)

                          Le principe est le même: libérer du temps d'un employé, payé ou non, pour faire autre chose que de la production. Envoyer un mec de mon équipe donner une semaine de cours/formation ou aller faire speaker à des confs, c'est kif kif. Chaque situation s'évalue et se négocie.

                          Ben non. Le principe est radicalement différent. Quand tu donnes des cours en tant que vacataire, tu es payé personnellement (toi, pas ton employeur) par l'Université/l'Ecole pour cette mission. Il est donc normal de ne pas être en même temps payé par ton employeur (d'où le besoin généralement de poser des jours de congés).

                          C'est très différent que d'envoyer un gars en mission. Il fait ce que tu lui dis. Il sera rémunéré par son employeur et non pas par le "client".

                          Ce sont deux situations radicalement opposées.

                          • [^] # Re: Nettoyage

                            Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 18/02/15 à 14:13.

                            Il est donc normal de ne pas être en même temps payé par ton employeur (d'où le besoin généralement de poser des jours de congés).

                            Bin oui, ça veut pas dire que tu prends sur tes congés payé perso… Ça veut dire que ton employeur te libère du temps pour bosser pour quelqu'un d'autre. Au passage en fonction du retour pour la boite, les conditions sont plus ou moins souples.

                            • [^] # Re: Nettoyage

                              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                              Ça veut dire que ton employeur te libère du temps pour bosser pour quelqu'un d'autre.

                              J'abandonne. Tu ne sembles pas vouloir comprendre…. -_-

              • [^] # Re: Nettoyage

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Je m'étais un peu renseigné avant de donner des cours en tant que vacataire : beaucoup de gens prennent effectivement des congés pour donner des cours, par contre, tous les textes que j'avais pu trouver indiquaient que le travail pendant les jours de congés payés était strictement interdit : cf par exemple http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/les-fiches-pratiques-du-droit-du,91/conges-et-absences-du-salarie,114/les-conges-payes,1035.html :

                "Pendant ses congés payés, le salarié n’a pas le droit de travailler pour le compte d’un autre employeur ni d’avoir une quelconque activité rémunérée."

                Par contre, je n'ai vu aucune contrainte de la sorte concernant les RTTs, qui sont considérés comme hors du temps de travail. Depuis lors, je prends des RTTs pour les vacations, et non des congés payés (parceque je suppose que cela pourrait poser des problèmes d'assurance).

                • [^] # Re: Nettoyage

                  Posté par . Évalué à 1.

                  Si tu pose des congés sans solde il n'y a pas de problème non plus.

    • [^] # Re: Nettoyage

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Et les formations données par des intervenants à l'AFPA, dans les universités et IUT et surtout dans les CCI ne sont pas non plus toujours d'une grande qualité. il y a aussi des abus du système de ce côté-là.

    • [^] # Re: Nettoyage

      Posté par . Évalué à 2.

      La formation pro a été abusée et détournée. Ca a été montré dans des enquêtes du point et de cash investigation.
      Ca allait jusque financer des sectes, car aucun contrôle n'existait, seul une déclaration était requise pour devenir centre de formation.

      L'opacité, le monopole constitué et les prix abusifs, c'est un autre problème.

      Comment on peut se constituer un monopole si l'entrée sur le marché est totalement libre ("seul une déclaration était requise") ? Ou alors c'est un monopole de fait parce que personne d'autre n'est capable de former sur cette techno, et la loi n'y changera rien.

      • [^] # Re: Nettoyage

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Bonjour Monsieur le PDG de MetalSoudureFrance, je suis le directeur commercial de FormationGrosPognon.
        Vous avez la liberté de faire en sorte que vos 2400 employés viennent dépenser leur DIF chez nous.
        Vous aurez :
        - 15% de ristourne sur nos (autres) formations bidons
        - un « séminaire linguistique » en Asie, avec des putes un guide autochtone très au fait des coutumes locales. Idéal pour établir de nouveaux contacts !
        - des invitations à des événements privés, regroupant nos autres clients le gratin du business. Idéal pour établir de nouveaux contacts !

  • # Taxe supplémentaire

    Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 17/02/15 à 13:56.

    Mais ce sont les salariés et les entreprises qui vont en faire les frais

    Ils en font les frais depuis le début : c'est juste une taxe supplémentaire (et il faut bien que quelqu'un la paye, que ce soit l'employeur ou l'employé au final c'est l'employé qui trinque car l'employeur a le même budget et adapte le brut), avec quelques miètes à la fin, pour certains qui arrivent à avoir un truc qui leur plait car ils ont le temps au taf de passer le temps à trouver la bonne combine, pour dire de faire une belle présentation et que pour une petite poignée de personnes bien au fait de la chose puissent récupérer des sous d'une manière ou d'une autre.

    Donc bon, pour 99% des salariés, ça ne va rien changer (passer de rien à rien ne change rien).

  • # Hold down!

    Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 17/02/15 à 16:41.

    Mon commentaire peut paraître assez stupide mais j'aimerais revenir sur la façon de procéder, loin d'être un "hold up" la technique utilisée serait plutôt un "hold down". Plutôt que de nous inciter à lever les mains sous la menace, la méthode utilisée consiste à nous faire baisser les bras car nos cris de révolte sont étouffés dans la brouhaha général.

    Attention, tout ce qui suit doit être remis en cause puisqu'il ne s'agit que de souvenirs imprécis. Le droit à la formation individuelle fut d'abord implémenté comme un droit à la formation pour la vie, ainsi, le restaurateur souhaitant suivre une formation de couture pouvait obtenir cette formation sur ses heures de travail. La formation a doucement glissé vers une formation plus axée sur le domaine professionnelle avec un pouvoir de plus en plus grand de l'employeur de refuser les formations demandées. En 2014, demander une formation à un employeur s'y opposant était pratiquement voué à l'échec même si la formation concernait le domaine professionnel. Cette "lente" pente nous conduit maintenant à un système où les seules formations possibles sont directement liées à l'emploi. Avec le compte personnel de formation, je ne connais pas le pouvoir de refus de l'employeur.

    Entre lever les mains et baisser bras… Par amour des mots, je vous laisserai conclure en vous proposant l'analyse linguistique la plus basique des deux termes car les mots nous permettent de penser :
    droit => compte
    individuel => personnel
    formation => formation

    • [^] # Re: Hold down!

      Posté par . Évalué à 2.

      ah mais qu'elle horreur ! il y a 30 coparef (Comité paritaire interprofessionnel régional pour l’emploi et la formation professionnelle) de crée pour ce CPF

      Le COPAREF est composé à parité :
      • d’un collège de quatre à neuf représentants des organisations syndicales de salariés
      • et d’un collège de quatre à neuf représentants d’organisations professionnelles d’employeurs

      soit facilement 300 personnes, c'est pas mal ca va faire baisser le chômage. Sans compter le prélèvement obligatoire sur mon salaire pour payer les organisme sociaux :(. Je disconviens vraiment avec ceux qui pense que salarié = porte monnaie ouvert

  • # Comme d'habitude plein de bonne volonté...

    Posté par . Évalué à 5.

    … Mais au final un sentiment d'injustice. Je m'explique: d'après les explications qui nous ont été données par la RH, le financement des formations est géré au niveau (régional, départemental, m'en rappelle plus), alors qu'avant c'était au sein de la boîte.

    Et les organismes qui gèrent les sousous ont pour mission de mettre la priorité sur les formations basiques (lecture, écriture, le socle commun). Donc quand tu es ingé dans une boîte d'ingés, avant tu faisais tourner les formations avec tes pairs, maintenant tu peux toujours rêver.

    En théorie on a plus de libertés pour faire ce que l'on veut, en pratique si on veut se reconvertir quand on a un diplôme d'études supérieurs, ben c'est mort maintenant.

    Evidemment je suis pour que les mecs qui ont commencé à bosser à 15 ans aient des formations pour se sortir la tête de l'eau. Mais la redistribution, ça veut pas dire que ceux qui payent le plus ne doivent rien avoir.

    Enfin bref, comme d'hab' c'est une belle idée mal implémentée. Je suis pas sûr que les bug reports vont être écoutés. Il est où d'ailleurs, leur bugtracker?

    • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Oui, c'était exactement ma question à la fin du journal.

    • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      "Et les organismes qui gèrent les sousous ont pour mission de mettre la priorité sur les formations basiques" : ça va complètement changer au vu des consignes reçues récemment chez Pôle Emploi et chez les autres prescripteurs. Il n'y a plus beaucoup d'argent pour les formations et on ré-oriente cet argent vers les formations qualifiantes de haut niveau.
      Les consignes étaient aussi d'orienter vers les formations CCI, AFPA, IUT/Bac Pro mais avec le système du CPF, plus besoin de consignes, on n'aura plus le choix du type de prestataire.

      • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Formations qualifiantes de haut niveau ?

        Pole Emploi a comme politique depuis des années de ne financer que les secteurs en tension (c'est à dire ceux où les conditions de travail sont pénibles et pas compensé par un quelconque avantage, en dehors du fait qu'on n'y craint plus le chômage), si possible avec des formations le moins cher possible (et la qualité… hem) et permettent de faire baisser plus vite les stats du chômage. L'AFPA est justement un bon exemple (leur centre de formation préféré), qui propose des formations "d'agent de restauration" (apprendre à faire réchauffer des plats tout prêt, youhou !) plutôt que de former des vrais cuisiniers (apprendre un vrai boulot aux gens, l'horreur ! et pourtant ça reste un niveau CAP, mais c'est pas si facile que ça de faire une formation aussi "qualifiante").

        Je serais vraiment surprise que cette politique change et qu'on propose soudain aux chômeurs de suivre des formations d'ingénieurs, de cadres, etc, tout frais payés.

    • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

      Posté par . Évalué à -9.

      commencé à bosser à 15 ans quitté l’environnement scolaire car ça leurs cassaient les couilles de travailler à l'école (pro ou normal).

      c'est populiste de penser comme la fourmi de La Fontaine ?

      • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

        Posté par . Évalué à 7.

        J'ai spécifiquement tourné cette phrase comme ça pour qu'il n'y ait pas d'interprétation dans un sens ou dans l'autre, et tu arrives quand même à en faire une?

        Il y a autant de raisons que de personnes pour avoir commencé à cet âge là. Je m'en fous, c'est pas la question. La question c'est: comment faire pour que celles parmi ces personnes qui ont besoin d'une formation de base la reçoivent?

        • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

          Posté par . Évalué à -4. Dernière modification le 18/02/15 à 17:50.

          dans notre beau pays, la formation est obligatoire jusqu'a 16 ans, après c'est le choix des parents, de l'élève de continuer ou pas. C'est une liberté, pourquoi la société qui payent pour une formation devrait re payer sur un choix de ne pas en profiter ?

          n'est ce pas injuste pour ceux qui ont saisi cette chance et ont travailler dur pour réussir ? ce n'est pas interdit de travailler et de faire des sacrifices pour le faire.

          • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

            Posté par (page perso) . Évalué à 10.

            Putain, tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu imagines un seul instant que travailler dur c'est suffisant pour réussir ? Tu regardes un peu autour de toi ? tu lis sur le système éducatif ? Tu as une culture sur l'ingénierie de formation ? ou tu as juste "travaillé dur" et tu refuses de payer pour ceux qui sont sortie du système scolaire avant toi ?

            Partant de là, moi je trouve aberrant de payer pour un mec qui se casse une patte en ski, aberrant de payer pour un mec qui fume, aberrant de payer pour un mec qui boit, aberrant de payer pour un mec qui fait un burn out au boulot, aberrant de payer pour un mec au chômage (yzonkatrouvéduboulo), aberrant… tu as compris le truc hein ?

            Parce que la question de base en formation et niveau d'emploi c'est que tu as tout intérêt à augmenter le niveau de formation de ta population car dans nos pays ex-civilisés on essaie de tirer vers le haut la qualification parce que le peu qualifié part ailleurs. Et de toute façon tu ne pourras JAMAIS laissé crever de faim ta population car au delà d'un certain seuil, ils vont venir te trucider toi parce que tu as plus qu'eux. Donc soit tu les nourris "gratos" soit tu leur trouves un taff qui leur permet de manger à plus ou moins leur faim. D'ailleurs puisque tu craches sur ceux qui arrêtent l'école : tu accepterais que l'on augmente drastiquement les impôts pour éviter que plus d'élèves arrivent à apprendre à lire ?

            À l’entrée en 6e, 14,9 % des élèves ne maîtrisaient pas les compétences de base en lecture : saisir l’explicite d’un texte, comprendre de qui ou de quoi l'on parle, tirer des informations ponctuelles d’un écrit.

            sur les journées JAPD (17 ans) Ils étaient 9 % l’année suivante en 1999-2000 (dont 5 % proches de l’illettrisme) 10, plus de 11 % en 2000-2001 (dont 6,5 % proches de l’illettrisme) 11 et 12 % en 2001-2002 (dont 6 % proches de l’illettrisme.

            site du cndp

            Donc soit il y a une dégénérescence de la race, soit une incapacité de l'école à faire son simple travail.(manque de prof qualifiés, classe trop remplies, manque de suivi des élèves, problématiques sociales qu'il faut résoudre…. Et je t'assure que dire "yzonkatravaillédurcommoa" ne résout rien du tout.

            Donc avant de cracher sur les élèves… renseigne toi s'il te plait. Je pensais que l'on était sur un site d'entraide et de partage, mais c'est devenu le petit monde du chacun pour sa gueule. c't'un choix.

            Enfin dire c'est une liberté, c'est juste une grosse bêtise une très grosse bêtise : les riches et les pauvres seront libre de coucher sous les ponts.

            Je te pointerais bien les conférence de franck Lepage, mais je suis pas certains que tu puisses comprendre le truc.

    • [^] # Re: Comme d'habitude plein de bonne volonté...

      Posté par . Évalué à 3.

      Il me semble que le DIF c'était pour les petits formations d'appoint qui apportaient qqchose au poste actuel (y compris langue même si le lien avec le poste est pas flagrant). Et que l'employeur devait valider la formation.

      Les reconversions, c'est plutôt le rôle du CIF, qui permet des formations longues (jusqu'à un an). Le patron peut repousser la demande une fois ou un an, je sais plus. Et il y a des files d'attente qui peuvent être longues selon les catégories (formation qualifiante, salarié qualifié, CDI ou CDD, en plus ça dépend, c'est géré régionalement par le CONGECIF). Mais on peut vraiment choisir ce qu'on veut sans devoir justifier pourquoi (formation couture, etc.)

  • # Précision : DIF maintenu dans la FP

    Posté par . Évalué à 1.

    En France, le DIF (Droit individuel à la formation) a été remplacé au 1er janvier 2015 par le CPF (Compte personnel de formation).

    C'est vrai dans le privé, en revanche pour la fonction publique le DIF est maintenu en l'état.

    J'imagine qu'il y aura une homogénéisation dans les années à venir, comme pour le DIF lors de son lancement, qui était réservé au privé et qui a été étendu ultérieurement à la fonction publique.

    • [^] # Re: Précision : DIF maintenu dans la FP

      Posté par . Évalué à 2.

      Le DIF dans le public, c'est assez différent, dans mon souvenir. À part le nom, ça n'avait pas grand chose de commun avec le DIF du privé : nombre de refus possibles supérieur (et potentiellement illimité si ta hiérarchie se démerde bien), droit de regard sur le sujet de la formation, etc.

  • # Détournement de fonds / EELV

    Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 18/02/15 à 02:09.

    Haha, ce sont surtout les pastèques d'EELV qui vont l'avoir mauvaise. :-D

    Fini les détournements de fonds publics et les financements illégaux par le biais du Cédis, leur « centre de formation » ! Va falloir réduire les trains de vie princiers.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/detournement-de-fonds-enquete-sur-le-financement-du-siege-d-eelv-29-09-2014-4174113.php

    https://www.youtube.com/watch?v=IrVNDhQ_zcM

    Ou je n'ai pas bien compris ?

    • [^] # Re: Détournement de fonds / EELV

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Bof, tout les partis politiques, le MEDEF, les CCI, les grosses entreprises ont créé leur centre de formation pour récupérer l'argent. Du moment que les formations sont de qualité, ce n'est pas un souci. Le nouveau problème, c'est qu'avec la situation monopolistique des collectivités et des IUT/AFPA/Bac Pro, les formations proposées par les petites entreprises et les indépendants ne sont plus agréées et financées, même si elles étaient de qualité. Et quand j'entends l'avis d'agents de Pôle Emploi sur les formations des CCI, franchement, ça fait peur. Mais ils n'ont pas le choix, ils doivent prescrire ces formations, ce sont des accords régionaux et nationaux.

      • [^] # Re: Détournement de fonds / EELV

        Posté par (page perso) . Évalué à 8.

        quand tu as fait une ou deux réunions dans les CCI, tu ne te déplaces même plus : la bêtise se bat avec l'incompétence et la broderie de terme anglo-saxon dans le discours pour mieux en masquer la vacuité. A part favoriser les copains ils ont une culture intellectuelle et d'entreprise plutôt proche du chien de pavlof. Par contre ils sont balèzes pour t'expliquer qu'un avocat pour des statuts c'est hyper important, un comptable pour un tpe à 15000 euros le minimum, un étude marché qui te saigne (mais tu as bien une famille qui peut te prêter de l'argent non ?) un prêt bancaire pour faire juste un fond de roulement (le truc sans gros risque hen, pas pour acheter une machine outils) l'imprimeur pour la carte de visite et le papier à entête, la ssii locale pour un logiciel sage à 1000 2000 euros par an…. Je parle même pas des assurances RC qui te pompe 500-1000 euros au cas ou. Ils font tourner le business en pompant le petit qui se lance en leur faisait confiance. Ah et dans mon coin il vendent un truc d'une boite privé qui te permet d'avoir un fascicule sur le droit des entreprises "à la louche" (faut affiner chez un juriste pour ton cas particulier, mais t'as un bon de réduc chez les avocats qui acceptent de payer pour être dans le guide.) et des heures gratuites de conseil à la CCI (WTF ! ! !) : un boite privé encaisse de l'argent pour des rendez-vous en CCI.

        Je ne dois pas avoir eu de chance, je suis jamais tombé sur un mec qui m'a renversé au niveau compétence. Par contre ils sont champions en tableur excel croisé-dynamique. Ils pourraient effectivement faire des formations excell.

        • [^] # Re: Détournement de fonds / EELV

          Posté par . Évalué à 3.

          Je partage ton expérience de la CCI (à laquelle je rajouterais volontiers toute la clique des aides Pôle-Emploi), avec un ami/associé nous avions un projet de création d'entreprise qui, il y a une quinzaine d'années, a finalement capoté uniquement de leur faute (heureusement sans autre pertes notables que pas mal de temps de notre côté).

          En fait, la seule personne réellement compétente que nous y ayons finalement croisée (trop tard malheureusement), qui nous a apporté de vraies réponses, des conseils utiles, etc. nous a avoué qu'elle venait du privé (où elle avait elle-même monté une entreprise), et qu'elle était hallucinée de voir comment ses collègues n'étaient pas sérieux et donnaient des conseils bidons, en plus de ne pas vraiment s'impliquer.

      • [^] # Re: Détournement de fonds / EELV

        Posté par . Évalué à 1.

        Je n'ai pas dit que la situation allait être mieux du point de vue des formations, j'ai seulement pointé du doigt un des abus (un tant soit peu médiatisé) qui profitait de la situation précédente, en me réjouissant qu'il ne soit probablement plus possible désormais.

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