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Die Hard : une journée en enfer

Posté le 20 avril 2008
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Dernièrement, le vieil ordinateur que je traînais et maintenais sous perfusion constante depuis bientôt 8 ans a montré des signes de faiblesse laissant à penser à une fin proche. Apparemment une panne de carte mère. Coup de bol dans mon malheur, je suis parvenu à force de grandes claques dans sa gueulemassages cardiaques et de reboots violetsd'électrochocs à le ressusciter temporairement, et me suis donc empressé de faire un archivage complet de mes données, car comme tout informaticien qui se respecte, j'étais aussi bien chaussé qu'un cordonnier à ce sujet. Pour une fois, Murphy l'aura eu dans le cul !

C'est d'ailleurs en me faisant cette judicieuse remarque que j'ai subitement été confronté à une douloureuse réalité : on était samedi soir, et le soir était déjà bien avancé. Or, il m'est intolérable d'imaginer vivre plus de quelques minutesheures sans avoir ma dose d'un ordinateur fonctionnel et connecté à Internet, la seule idée de devoir abandonner ma machine plus de quelques minutes pour seulement faire caca me donnant régulièrement des sueurs froides. J'ai également du me résoudre à l'évidence tragique *GNII ENCULAI DE MURPHY !* qu'il ne m'était pas possible de commander une machine sur Internet et de me la faire livrer instantanément... Pire, vu l'heure, 21h30 passé quand même, plus aucune boutique informatique n'était ouverte dans ma ville !

C'est en plein cauchemar, les yeux rougis, la bave au lèvre et le corps tellement secoué de spasmes qu'on aurait que Murphy était en train de me sodomiser sauvagement, qu'une petite voix au fond de moi se mit à murmurer de façon presque inaudible «... ouh ouh ... je suis la petite voix au fond de toi... ouh ouh... tout n'est pas perdu... ouh ouh...Le Carrouf à un quart d'heure d'ici est ouvert jusqu'à 22h le samedi... ouh ouh... ». Et là, je ne sais pas comment, mais entre deux coups de reins j'ai fait plus que l'entendre, je l'ai écoutée, et ça a fait tilt : j'avais encore une chance ! *DANS LE CUL MURPHY !*

Je regarde ma montre : 21h35, j'évalue les risques : 2 radars automatiques sur ma route et le moindre PV serait autant d'argent en moins dans un nouvel ordinateur, la moindre arrestation ferait que j'arriverais trop tard. C'est donc en parfait respect du code de la route, et ce malgré l'horloge électronique située sur mon tableau de bord qui égrénait inlassablement l'écoulement du temps comme pour me narguer, que je suis arrivé à 21h52 dans le magasin, franchissant le portillon juste avant que le vigile ne refoule des clients derrière moi.

21h53, j'arrive dans le rayon informatique où de nombreux modèles de marque Acer et HP sont exposés. Malgré l'équipement supérieur et le prix inférieur des Acer, mon choix s'oriente vers de l'HP, notamment parce que je connais la qualité HP en général, et que j'ai par ailleurs eu des échos douteux du SAV Acer. Et puis cette fois-ci, plutôt que de prendre de l'assemblé et toutes les galères que j'ai pu rencontrer avec, je m'étais promis de prendre un ordinateur de marque, alors ça tombe bien.

21h54, j'ai fait sommairement le tour des machines HP mais je ne vois rien qui pourrait m'intéresser, du moins pas à un tarif qui rentre dans mon budget, même sans PV (snif, tant pis pour le Core 2 Quad avec 1 To de disque dur à 990 €...).

21h55, alors qu'une voix féminine indique que le magasin ferme dans 5 minutes et invite les clients à regagner les caisses, ajoutant un peu de stress à l'ensemble, je remarque une étiquette de prix posée sur un étagère, qui fait le descriptif d'un configuration qui me convient à un prix qui reste dans les limites de mon maigre budget. Mais où est passé l'ordinateur qui allait avec cette étiquette bordel ?! Rien sur l'étagère, si ce n'est un espace vide, le dernier modèle aurait-il été vendu ?

21h56, en désespoir de cause, je remarque des cartons HP sous les rayons, et j'ose essayer de repérer le code barre de l'étiquette sur l'un d'eux. Bingo, il en reste un ! Je prend le carton et je fais le tour des rayons à la recherche d'un vendeur informatique... Personne... Même le guichet réservé au paiement des matériels audio-vidéo-info est vide...

21h57, un samedi, je n'ai plus d'ordinateur si ce n'est celui contenu dans le carton que je tiens mais dont je ne suis pas propriétaire. Vais-je finir ainsi, et mourrir comme un déchet alors que j'ai ma came dans les bras ?

21h58, un coup de chance monumental, une des caissières revient à son guichet pour fermer sa caisse, je me jette sur l'occasion et sur elle. L'expression de son visage laisse penser que sa journée a été longue, et elle semble déjà être en week-end, ses yeux regardant fixement l'horloge qui indique presque 21h59. Je l'aborde, ce qui a pour effet de subitement la sortir de sa torpeur, mais alors que son regard se porte sur moi, je m'attends tout d'un coup à ce qu'elle refuse de traiter la vente. Mais non, sauvé !

21h59 et des poussières, elle m'imprime ma facture et mon bon de sortie, je paye. Ça y est, il est à moi, je vais pouvoir me droguer comme un malade !

22h00, alors que je présente le bon de sortie au vigile, la même voix féminine annonce la fermeture.

De retour chez moi, je déballe la chose comme un drogué en manquegamin à Noël, et note au passage, que le rapport qualité/prix des ordinateurs de marque s'est nettement amélioré, à un tel point d'ailleurs que le marché de l'assemblé, qui je crois représente encore la moitié des ventes, pourrait bien y perdre des plumes à l'avenir.

Évidemment, la machine était livrée avec le dernier système d'exploitation à la mode, à savoir Windows Vista, mais contrairement à de nombreux intégristes du libre, je n'ai ni eu le temps de négocier la chose lors de l'achat, ni eu l'envie de m'engager dans une longue et coûteuse procédure judiciaire pour essayer de me le faire rembourser par la suite. Aussi je vais le conserver dans un coin de mon disque dur, car il pourra toujours me servir à l'occasion, ne serait-ce que pour faire des tests, ou même être au courant des évolutions de ce système.

D'ailleurs, ça me permet de me rendre compte que Windows Vista est vraiment une belle merde, qui laisse d'un côté un arrière goût de nouveau thème à Windows XP, et de l'autre l'impression que ce manque d'innovation a volontairement été masqué par une réorganisation des menus (« mais bordel, où-ce-que-c'est qu'on configure le réseau là dedans ? ») et un assistant de « sécurité » omniprésent, qui passe son temps à vous emmerder à la moindre interaction avec le système. En plus la moitié de mes anciens périphériques externes (scanner Snapscan 1212u entre autres choses) ne sont pas reconnus et ne disposent pas de pilotes Vista. Habituel, ou plutôt... Hallucinant ! En plus ça se vend des centaines d'euros, hé bé...

M'enfin, pas grave, puisque de toutes façons que je compte bien installer Linux en parallèle, et n'utiliser que lui, d'ailleurs j'attends la fin du téléchargement du CD d'installation réseau de ma distribution. Pendant ce temps, je génère les DVD de restauration de Vista, qui bien évidemment ne fournit même plus le support à ce prix là. Une fois fait et mon CD d'installation gravé, il me faut encore redimensionner la partition Windows qui occupe toute la place du disque de 500 Go. Ça tombe bien Vista inclus un utilitaire le permettant. Le problème, c'est que cet outil Microsoft ne permet pas de réduire la taille de plus de la moitié. Quelle merde ! Et il est hors de question de gaspiller 250 Go. Heureusement, il existe des logiciels libres permettant de réduire la chose au-delà, pour un coût infiniment moindre, et permettent de réduire la partition Vista à une portion congrue. Pour le reste, ma distribution s'est installée sans problème sur la machine, tout y a été reconnu d'office, comme d'hab quoi ! :-)

Je coulais donc une vie heureuse et comblée de geek linuxien depuis quelques semaines lorsque l'on m'a offert un coffret World of Warcraft. Pensant d'abord le faire tourner avec Wine, je me ravise en lisant que dans certains cas le nombre de FPS était très limité, et entreprends donc de l'essayer d'abord sous Vista : puisqu'il était là autant qu'il serve à quelque chose. Je redémarre donc sous Windows Vista pour la troisième fois depuis que j'ai acheté cet ordinateur, j'installe le jeu en question, mais pas de son.

Tiens, d'ailleurs, je ne me souviens pas avoir entendu le moindre son au démarrage, alors qu'il y en avait bien lorsque j'ai démarré la machine les autres fois. Je vérifie, le son n'est pas muet, le volume est à 100%, et la jauge gigote bien lorsque du son est théoriquement généré. Je vérifie donc les branchements, même si je n'y crois pas trop, ayant du son lorsque je suis sous Linux, et tout semble correct. Le périphérique de ma carte son est bien détecté, sans conflit, et déclaré fonctionnel par le gestionnaire de périphériques. Étonnant... Je test avec un casque : pareil. Je redémarre : toujours rien. Ce problème commence à devenir suffisamment chiant pour commencer à me prendre la tête.

Je télécharge et installe la dernière version du pilote audio depuis le site HP sans succès, j'essaye également avec la version originale du pilote téléchargée depuis le site HP, toujours rien. Je parcoure la FAQ HP, qui indique qu'il est possible de restaurer les pilotes à partir des DVD de restauration, ce que je tente, mais toujours rien.

Je fouille un peu sur Google, et je me rends compte que beaucoup de personnes rencontrent le même problème avec Vista et les chipsets son Realtek (ALC888 dans mon cas). Certains préconisent d'essayer les derniers pilotes Realtek, ce que je fais une fois encore sans succès. Je teste d'ailleurs toutes les manipulations dignes d'un marabout vaudou que je peux trouver, mais toujours rien à faire. Là ce n'est même plus chiant qu'il est ce problème.

M'enfin, pas grave, je me rappelle que j'ai une Sound Blaster Live! dans mon vieil ordinateur. Ni une ni deux, je l'installe dans ma machine et redémarre sous Vista. Pas de chance, alors que la carte était reconnue par défaut par Windows XP, Vista n'inclus plus le pilote. Encore moins de chance, Creative n'a pas développé de pilote Vista pour cette carte. Finalement, je trouve sur Google un pilote censé fonctionner avec Vista, certains des intervenants annonçant « chezmoiçamarche ! ». Je télécharge et j'installe donc le pilote en suivant scrupuleusement la procédure,je redémarre et... Ouais j'ai du son ! *PAF, ÉCRAN BLEU !* Gniii ?! Je reboot : pareil. Mode sans échec, suppression du périphérique et de son pilote, reboot : ça ne boote plus...

Ok, j'ai compris. *MURPHY, JE T'EMMERDE !* Je redémarre sous Linux, mes deux cartes sons sont reconnues d'office. Amusant d'ailleurs, faudra que je vois quel bénéfice retirer d'avoir deux cartes sons à l'occasion. Et là, je suis en train d'installer WoW via Wine pendant que je me demande si je dois procéder à la restauration de Vista ou à la suppression de sa partition pour en récupérer l'espace.

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Tergiversations psychoquantiques

Posté le 28 janvier 2008
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On dit :
- un chien, une chienne et un chiot ;
- un chat, une chatte et un chaton ;
- un dauphin, une dauphine et un dauphineau ;
- un éléphant, une éléphant et un éléphanteau ;
- un geek, une geekette et un gecko ; *
- un lapin, une lapine et un lapereau ;
- un lion, une lionne et un lionceau ;
- un loup, une louve et un louveteau ;
- un ours, une ourse et un ourson ;
- un renard, une renarde et un renardeau ;
- une souris, une souris et un souriceau ;
- un tigre, une tigresse et un tigron ;
- un zèbre, une zèbresse et un zébreau ;
- etc...

* il ne s'agit ici que de prendre de court les esprits farceurs

Mais aussi :
- un bélier, une brebis et un agneau ;
- un bouc, une chèvre et un chevreau ;
- un cerf, une biche et un daim ;
- un cheval, une jument et un poulain ;
- un homme, une femme et un enfant ;
- un lièvre, une hase* et un levraut ;
- un porc, une truie et un porcelet ;
- un sanglier, une laie et un marcassin ;
- etc...

* hé non, la levrette concerne tout autre chose

mais encore :
- un hippopotame ;
- un lynx ;
- un putois ;
- un requin ;
- un rhinocéros ;
- une belette ;
- une hermine ;
- une loutre ;
- une otarie ;
- etc...

Hé oui, vous l'aurez deviné, ces découvertes me tiennent en haleine au point de m'empêcher de dormir ! :-)

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Vista fait un bide, MacOS et Linux une percée !

Posté le 17 janvier 2008
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Le XiTi Monitor de décembre 2007 semble confirmer la tendance générale : Windows Vista, le dernier OS de Microsoft, est en fait un échec commercial.

http://www.xitimonitor.com/fr-fr/equipement-internaute/syste(...)

Non content de beaucoup moins se vendre sur la même période que son prédécesseur Windows XP, le nouveau système d'exploitation se paye en plus le luxe de perdre des parts de marché face à ses concurrents, MacOS et Linux. Ce dernier pourrait d'ailleurs être le chouchou de l'année, tant il est décliné dans des saveurs de plus en plus alléchantes par de nombreux constructeurs.

http://www.pcinpact.com/actu/news/41252-ventes-pc-linux-micr(...)

D'ailleurs, ce n'est pas les récentes incursion de Microsoft dans l'informatique embarquée de l'automobile qui risquerait d'améliorer les choses, pour preuve les nombreuses critiques que rencontre le système Blue&Me, dont on a bien du mal à ne pas relever une possible pointe d'humour de la part de Microsoft en référence au BSOD (ou alors ils ont été très cons).

http://www.321auto.com/Actu/Essais/Fiat-Bravo-14_T-Jet.asp

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, Microsoft pourrait bien se prendre une nouvelle déculottée par l'Union Européenne.

http://www.presence-pc.com/actualite/Union-Europeenne-Micros(...)

Bref, Linux sera probablement un petit rayon lumineux de l'année 2008, eut égard à tout ce qu'on va se manger dans la tronche à côté grâce à notre Président bien aimé. \o/

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Tux me, I am famous !

Posté le 13 janvier 2008
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Toi aussi, je suis certain que tu as déjà entendu au moins une fois dans ta vie ce hit des années 1980 qui, bien que sans désir, fut planétaire : là, celui là [http://www.youtube.com/watch?v=6PDmZnG8KsM] allez, avoue !

Sache tout de même qu'à l'époque de sa sortie, cette chanson a décroché la première place de la plupart des classements à l'étranger, ce qui est une chose plutôt exceptionnelle pour une chanson française, il faut bien l'avouer. Tellement exceptionnelle d'ailleurs qu'à part Patrick Hernandez [http://www.youtube.com/watch?v=H12wNmn87KM] qui, en trichant*, était parvenu à faire mieux quelques années auparavant, il n'y a pas eu beaucoup d'autres artistes français qui soient seulement parvenus à égaler le score au-delà de nos frontières. Ce n'est pas pour rien que l'on en est rendu à importer nos « artistes » désormais (Johnny Halliday, Lara Fabian, etc.).

Hé bien s'il fallait retenir une chose de tout cela, c'est que la clef du succès se trouve dans les cheveux, Dalila ne s'y était d'ailleurs pas trompée lorsqu'elle scalpa Samson de ses tresses. S'il fallait en retenir une autre, c'est que l'abus de gel est dangereux pour la santé, regardez donc le résultat 20 ans après [http://www.youtube.com/watch?v=JzrDeXsXRjk] ! :-)



* puisque chanté en anglais

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Neuf Télécom vous Arnac !

Posté le 11 janvier 2008
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Pour se rendre compte de la chose, il suffit de jeter un œil à leur dernière publicité dans vos boîtes aux lettres. Cette dernière, outre une plaquette tarifaire de leurs forfaits laisse également la parole au responsable marketing forfaits mobiles, M. Jérôme Arnac.




Source : http://marcus.retais.fr/2008/01/10/ca-ne-sinvente-pas/

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Informatique durable

Posté le 25 décembre 2007
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Du récent « grenelle de l'environnement » (quel nom débile..), il est ressorti que les écolo-bobos ont surtout dirigé leurs revendications contre la pollutionl'automobile, et ont - semble-t'il - fait l'impasse sur la pollution liée à l'informatique en général.

D'ailleurs, une rapide enquête de voisinage permet de se rendre rapidement compte que bien peu de personnes - y compris les geeks et les écolos-anti-4x4 du net - ont conscience de la part qu'occupe leur ordinateur et l'usage qu'ils en font dans leur empreinte écologique.

Pourtant, c'est très loin d'être négligeable, chiffres à l'appui :

- Dès sa fabrication, un ordinateur nécessite 240 kg de combustible fossile, 22 kg de produits chimiques divers et… 1,5 tonne d’eau, soit - en proportion - plus que pour la production d'une voiture ;

- La production de CO² d'un système informatique se répartie à hauteur d'un tiers pour la fabrication, un tiers pour la maintenance, et un tiers pour la consommation d'électricité ;

- Les centres de données, qui génèrent environ un quart des émissions de carbone de l'industrie informatique, ne sont rien en comparaison des PC, qui sont responsables de 40% de toutes les émissions de carbone ;

- Un serveur d'hébergement de site web émet 1150 kg/an de CO² ;

- Le monde virtuel consommait en 2006 autant d'énergie qu'un pays de 155 millions d'habitants ;

- L'activité numérique représente 12% de la consommation électrique des ménages, pourcentage qui devrait grimper à 23% en 2020 ;

- Chaque citoyen de l'Union Européenne se débarrasse d'environ 25 kg de déchets électroniques par an, dont 90% finissent incinérés ou enterrés sans traitement ;

- Les déchets électroniques représentent 1,7 millions de tonnes en France, c'est à dire un tonnage équivalent à celui des véhicules hors d'usage ;

- La durée de vie d'un ordinateur à chuté de 6 ans en 1997 à 2 ans en 2005 ;

- Le milliard d'ordinateur que compte actuellement la planète représente, entre autres : 5,75 millions de tonnes de plastiques, 1,44 millions de tonnes de plomb, 2726 tonnes de cadmium et 574 tonnes de mercure ;

- La gestion-recyclage des déchets par l'exportation dans des pays en voie de développement a un impact écologique et sanitaire qui ne peut aujourd'hui plus être ignoré ;

Sources :
http://www.int-edu.eu/etos/rapports/INT_Flipo_Edechet_final_(...)
http://www.acbm.com/virus/num_24/informatique-pollution.html
http://www.vnunet.fr/fr/news/2007/10/11/les_centres_de_donn_(...)
http://www.amen.fr/static/serveurs_eco_presentation.html

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De l'ergonomie de KDE

Posté le 21 décembre 2007
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Pour utiliser KDE depuis des années, c'est probablement l'environnement que j'ai testé et qui répond le plus à mes besoins. Cependant, même si chaque jour qui passe je découvre de nouvelles fonctionnalités ou options de configuration permettant d'approcher un peu plus le nirvana ergonomique et esthétique auquel j'aspire, il n'en reste pas moins qu'il y a encore quelques détails qui gagneraient à être corrigés ou améliorés.

Voici une liste non exhaustives de quelques uns de ces détails auquel je viens de penser, et sur lesquels j'aimerais avoir vos avis. N'hésitez pas également à me faire part de vos propres idées. Par exemple...

- Lorsque l'on clique sur l'horloge de kicker, un joli calendrier s'affiche et nous donne le mois en cours, mais l'on ne peut rien en faire d'autre, ce qui est particulièrement frustrant. Ce qu'il faudrait, c'est qu'en cliquant sur un jour du mois (voire en faisant un clic-droit + menu contextuel), je puisse entrer un nouvel évènement ou tâche à cette date précise dans Korganizer ;

- L'ajout d'un contact dans Kopete devrait se traduire par la création d'un nouveau contact dans Kaddressbook (à l'heure actuelle, il n'est possible que de faire manuellement un lien vers un contact existant) ;

- Les contacts connectés sur Kopete ou Konversation devraient être signalés comme tel dans Kaddressbook et plus précisément dans Kmail. Par exemple, lorsque je suis en train d'écrire un courriel à une personne, voir une petite icône avec son état de messagerie instantanée dans la barre permettrait de parler directement avec elle s'il elle venait à être disponible, voire KMail pourrait proposer d'envoyer le message via Kopete plutôt que par mail ;

- Il devrait être possible de configurer l'état de Kopete automatiquement en fonction des informations de disponibilité contenues dans Korganizer. Si par exemple j'ai configuré un rendez-vous chez le médecin entre 10 et 11h, puis un rendez-vous chez le garagiste entre 11h30 et 12h, ben que mon état soit automatiquement modifié sur Kopete en conséquence (« Absent : rendez-vous chez le médecin » puis « Absent : rendez-vous chez le garagiste ») ;

- Toujours dans Kaddressbook, les « vues » ne sont pas très ergonomiques ni très pratiques. Il faudrait pouvoir afficher les contacts en les groupant par catégories, puisque l'on peut créer des catégories et y classer ses contacts (un peu à la manière de ce qu'il est possible de faire sous Windows avec les icônes dans explorer, genre afficher par type et trier par groupe) et que l'affichage sous forme de cartes de visite soit revu en permettant d'afficher une photo du contact dans un coin de la carte, entre autres choses. Pouvoir créer simplement ses propres vues personnalisées seraient même au top en ce qui me concerne ;

- Il est possible de préciser les coordonnées géographiques de chaque contact présent dans le carnet d'adresse, cependant, je n'ai pas trouvé à quoi cela pourrait bien servir, d'autant que la liste défilante permettant de choisir une ville se limite aux capitales de chaque pays apparemment. Ce qu'il faudrait c'est pouvoir donner ces informations de manière bien plus précise, en précisant exactement la ville dans laquelle la personne se trouve. Parmis les fonctionnalités inutiles, j'imaginais qu'il serait sympa d'avoir une carte du monde où seraient indiqué l'emplacement de chacun des contacts, ce qui permettrait également d'indiquer l'heure qu'il est localement chez les différents contacts. Parmis les fonctionnalités un peu plus utiles, je verrais bien qu'il soit possible de demander à obtenir les informations de parcours pour se rendre chez cette personne (un peu genre l'itinéraire mappy/viamichelin/googlemachin/etc.), ou encore que l'on soit automatiquement informé lorsqu'un évènement majeur se produit dans les environs (genre un tremblement de terre se produit aux alentours d'un contact -> hop alerte pour signaler la chose) ;

Bon, je n'ai que ça en tête pour le moment, même si je sais pertinemment que j'avais pensé à beaucoup plus de choses depuis tout ce temps. Ce que j'espère avec ce journal, c'est tout d'abord savoir s'il n'existe pas déjà des solutions, mais aussi de partager ces idées afin qu'elles se retrouvent éventuellement implémentées dans les logiciels en question s'il s'avéraient qu'elles n'étaient pas si mauvaise et qu'un programmeur décide de s'en charger. S'il m'en revient d'autres dans les prochaines heures, je les rajouterai alors en commentaires dans ce journal. Merci à vous. :-)

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Suite (et fin ?)

Posté le 18 décembre 2007
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Alors pour ceux qui avaient suivi mes mésaventures rocambolesques (encore disponibles ici: https://linuxfr.org/~Cooker/24755.html ) et qui seraient intéressés par le dénouement de cette histoire, je me permets de faire un petit journal récapitulatif.

D'avance, veuillez pardonner mes éventuelles erreurs, fautes ou tournures approximatives, je n'ai pas la tête à ça, et j'ai les doigts complètement engourdis par le froid.

Donc, dans le cadre de cette affaire, et en raison du fait que je n'en avais pas, un avocat (ou plutôt « une ») m'a été désigné d'office. Pas de bol, d'entrée de jeu on m'a annoncé la couleur : bien que RMIste et non imposable depuis plusieurs années, je n'ai pas droit à l'aide juridictionnelle. Hein ?! Ben ouais, fallait pas avoir des parents qui ont gagné plus que le smic. L'État considère également les revenus de la famille, et ce même si les liens familiaux sont totalement rompus. Génial ! Les 700 € et quelques d'avocat sont pour ma pomme (bon, elle a été sympa, et m'a fait une remise et des facilités de paiement).

Bref, étant donné que j'avais précédemment reconnu ma culpabilité dans cette gravissime affaire, mon cas devait être traité en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Mon avocate, qui souhaitait quant à elle plaider la relaxe (les faits lui semblant être dérisoires et toute cette histoire disproportionnée), a convenu avec moi d'aller plaider en justice. Elle m'a donc prévenu qu'elle se rendrait seule à la comparution devant le procureur, ce qu'elle a fait, refusant donc l'arrangement proposé (à savoir, déclaré coupable, et condamné à une amende de 300 €), et m'informant que du fait, je serais convoqué pour une comparution au tribunal correctionnel (ben ouais p'tit gars, on parle d'un délit là).

Mais voilà que suite à cela, un officier de police me convoque en raison du fait que je ne m'étais pas présenté à la comparution. Il m'oblige donc à aller le voir en personne, me demande des explications, passe des tas de coups de téléphone, et finalement en arrive à la conclusion que c'est un beau merdier et qu'il faudrait que la justice accorde un peu ses violons. Bref, il m'imprime une convocation et me la fait signer (ce qui devait de toutes façons être fait en mains propres apparemment).

Je passe sur un triste épisode qui a fait que je me sois trompé de 2 mois dans la date de mon rendez-vous, et que je me sois donc présenté inutilement en avance, et j'en arrive donc au vrai rendez-vous que je n'ai pas manqué.

Je ne sais pas si vous êtes déjà allé dans un tribunal pour assister à des audiences, mais c'est stressant. Personnellement, j'attendais dans le froid (ben oui, mettre le chauffage à fond ne sert pas à grand chose quand on voit l'état de l'isolation et des fenêtres) que mon affaire soit traitée, et avec le bol que j'ai, elle a été traitée en dernier (enfin, ceci s'expliquerait facilement, mais les détails seraient inutiles).

Avant moi ont donc été traités tous les autres cas, ce qui m'a malheureusement permis de prendre la température : l'atmosphère n'était pas que froide, elle était glaciale...

S'il y a bien une chose dont je sois sûr aujourd'hui, c'est que la justice est aveugle, mais pas dans le bon sens du terme. Si je m'en tiens aux réquisitions de la procureur, cette dernière se contentait pour chaque cas de faire la liste des faits reprochés signalés dans les dépositions, et de demander une peine qu'elle jugeait en adéquation, et qui me semblait souvent exorbitante, et ce même lorsque les accusés faisaient preuve d'une évidente bonne foi et qu'ils avaient tout plein d'éléments qui plaidaient en leur faveur. Faut comprendre que le procureur n'en a rien à foutre lui, il est là pour faire raquer les citoyens déviants que certains croient que nous soyons. Bon, là où ça fait vraiment mal au cul, c'est lorsque finalement la juge rend une décision qui n'est pas si éloignée de réquisitions. Merde alors, c'est donc ça la justice ? Un agent pour nous signaler l'infraction, un procureur pour demander à ce que l'on prenne le plus cher possible, et un juge pour nous dire qu'on va prendre cher ? Ah oui, il reste le rôle de l'avocat dans cette histoire, mais j'y arrive.

On voit ou on a entendu souvent parler d'affaires où des avocats parviennent à arracher des criminels à leurs responsabilités sur des vices de procédures ou en fouillant dans les tréfonds du droit. C'est souvent dans les films, mais ça arrive aussi parfois pour de vrai. Dans la vraie vie, et dans les affaires moins importantes (entendre moins médiatiques), ce genre d'histoires arrivent beaucoup moins souvent. Et puis il faut être réaliste, un avocat ça coûte cher, alors si l'on veut qu'il passe du temps sur un cas, à éplucher le droit, peaufiner la défense et la rendre parfaite, ben il faut le payer en conséquence, et après tout, c'est normal. Et comme la plupart des gens n'ont pas ce genre de moyens, ben ils se contentent d'une défense à la qualité souvent aléatoire (genre l'avocate -heureusement pas la mienne- morte de rire pendant son plaidoyer plutôt minable et pas foutue de défendre convenablement son client). Mon avocate n'était probablement pas mauvaise, mais visiblement son plaidoyer n'a pas permis de me soustraire à mes responsabilités. Mais je la remercie, car elle a fait au mieux, et sur tous les cas traités, je crois que c'est encore moi qui m'en suis le mieux sorti.

La juge a commencé par appeler mon nom, m'a fait venir à la barre, a récapitulé le chef d'inculpation, résumé l'affaire et m'a demandé si c'était bien ça. J'ai acquiescé, puis elle m'a demandé de lui exposer la situation et m'a questionné sur deux ou trois points. J'ai été convié à me rasseoir, et la procureur à fait son réquisitoire : j'avais signé une reconnaissance de culpabilité, et j'avais de nouveau reconnu la chose devant le tribunal, il me fallait donc payer puisque j'étais coupable, et si j'étais là, ce n'est pas parce que j'avais passé un coup de téléphone, mais bien deux, et que sans ce deuxième appel, je ne serais pas aujourd'hui accusé de la sorte, et elle requérait donc 60 heures de travaux d'intérêt général (chouette, je passe de 300 € d'amende à 60 heures de TIG, soit presque le double au cours actuel du smic). Mon avocate a ensuite pris la parole, plaidé mon cas de manière plus ou moins mensongère ou exagérée : j'étais jeune (exagéré), beau (mensonge), diplômé et responsable mais en proie à des difficultés, qu'elles soient professionnelles, de santé ou personnelles, etc. et que blablablabla. La juge m'a demandé si j'avais quelque chose à rajouté ou à dire, ce sur quoi je ne me suis pas vraiment éternisé.

Ben son verdict est tombé dans la foulée : contre toute attente, jje n'ai pas été relaxé, et j'ai finalement été condamné à une amende de 150 €. Certes, c'est mieux que les 300 € requis par la procureur au début, mais le fait que je sois condamné implique donc une inscription au casier judiciaire, que mon empreinte ADN sera conservée au moins 30 ans, et le fait que je sois redevable, en plus de l'amende, du paiement des droits fixes de procédure, s'élevant à 90 €. Ah si, bonne nouvelle, et je vous le redis tel que cela m'a été annoncé : « l'administration judiciaire, dans sa grande bonté, vous accorde un abattement de 20% si vous réglez la somme dans le mois, ce qui fait que vous n'auriez plus à payer que 192 € (150 + 90 - 20% du total) ». Chouette, j'en déduis que lorsque l'on a suffisamment de ressources et que l'on est donc en mesure de payer immédiatement, ben on paye moins cher que le pauvre bougre qui galère tous les jours.

Accessoirement, cette inscription peut poser problème dans le cas où je voudrais passer un concours de la fonction publique ou pour accéder à certains métiers liés à la sécurité (sécurité informatique aussi ?), voire même pour seulement émigrer dans un pays qui ne me prenne pas pour un con lui, mais qui malheureusement réclame un casier judiciaire vierge. Super ! (il parait heureusement que j'ai la possibilité de faire une requête en exclusion motivée, et de voir la chose examinée par le tribunal, mais rien n'est garanti).

Je vous informe donc qu'à partir d'aujourd'hui, mon casier judiciaire n'est plus vierge, que je suis donc devenu un dangereux délinquant, susceptible de tomber un jour sous le coup de la [Loi sur la récidive] si j'avais seulement le malheur d'appeler une personne plus de deux fois et que cette dernière s'en plaigne.

Je vous laisse et vais donc m'empresser de fêter la chose en allant me bourrer la gueule et me droguer tout en noyant mon téléphone portable au fond d'un puits en même temps que je téléchargerai sauvagement les derniers albums de Lorie sur la mule. Plus sérieusement, je l'ai salement amère...

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Quelle est LA raison qui vous pousse à utiliser Linux ?

Posté le 12 août 2007
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On a tous plus ou moins de raisons à utiliser Linux, certaines plus avouables (parce que c'est libre !) que d'autres (c'est maman qui m'a dit que c'était pour mon bien).

Cependant, je me suis demandé récemment quelle pouvait bien être LA raison principale, celle qui illustrait le mieux le pourquoi du comment.

En ce qui me concerne, LA raison, c'est que ça évolue en permanence, que rien n'est figé, et l'on peut vivre cette évolution chaque jour pour peu que l'on utilise une distribution adéquate.

Et vous, quelle est LA raison que vous retiendriez s'il ne fallait en citer qu'une seule ?

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Posté le 23 juin 2007
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5 heures... Putain, 5 heures à s'en prendre plein la tronche...

Toute cette histoire commence comme toutes les autres journées, il y a deux jours. Après une dure journée de travail à mon nouveau travail d'esclave, je suis réveillé par un message sur mon répondeur d'un gendarme qui m'invite à le rappeler, ce que je fais. Sans aucune présentation particulière, il me demande si la ligne 06 xx xx xx xx est bien la mienne, et si cela fait longtemps, questions auxquelles je réponds par l'affirmative. « Il faut que je vous vois demain ! » m'annonce-t'il. Inquiet, je cherche à en savoir davantage. « Oh, rien de bien grave, c'est pour une broutille » précise-t'il, « mais il faut que je vous vois ». Évidemment, le fait qu'il s'agisse d'une broutille ne me rassure qu'à moitié. Quelle broutille pourrait justifier que je sois convoqué sans que les faits me soient clairement exposés ? Comme je bosse le lendemain, je demande à décaler la chose à samedi. « Attendez, je regarde, ok pour 14h30 ! ». Va pour samedi 14h30 alors. Est-ce que j'ai seulement le choix ?

Commence alors une interminable attente de deux jours, dont chaque seconde qui s'écoule dure une éternité. Deux jours d'attente à me torturer l'esprit à n'en plus dormir. Mais qu'ai-je donc bien pu faire ? Suis le sujet d'une plainte ? C'est possible. Suis-je au c½ur d'une enquête ? Oui, il semblerait. Le fait que je reçoive de temps en temps des appels de numéros étranges dont les auteurs semblent être étranger à notre langue m'aurait-il impliqué dans une affaire liée à la drogue ou au terrorisme, ou que sais-je encore ? Aurait-on piraté ma ligne et s'en seraient-ils servi pour commettre des délits ? Que de questions sans réponse.

Voilà qu'arrive enfin le jour de ma convocation, et je prends donc ma voiture pour me rendre à la gendarmerie, à 25 km de là. Je trouve une porte close aux vitres teintées, et un digicode. Je m'apprêtais à appuyer sur le bouton d'appel lorsqu'une personne est venue m'ouvrir. C'était une famille qui était là et qui attendait que leur cas soit traité. La salle d'attente est minuscule, elle fait à peine trois mètres de côté. Dans le fond, face à la porte d'entrée, se trouve un guichet derrière lequel ne se cache personne. Sur la droite, deux petits fauteuils adossés au mur font face à une petite table carrée sur laquelle reposent diverses revues, notamment de la Sécurité Routière, ainsi que quelques revues de gendarmes, entre autres. Le mur de gauche est orné d'une grande fenêtre coulissante qui donne sur un bureau aux murs blancs, et dans lequel un gendarme est affairé sur un ordinateur. Visiblement, il consulte sa messagerie.

Après vingt minutes d'attente, un gendarme arrive finalement. Il m'annonce qu'il va me falloir patienter. J'attends, et j'en profite pour lire la propagande sur la table. En effet, quelle que soit la revue, le contenu est assez infecte. Je repose le tout et je lance donc une partie de Sudoku sur mon téléphone portable. Que l'attente est longue !

Finalement, ça y est, c'est mon tour. Le gendarme me demande de le suivre, et me guide dans un dédale de couloirs étroits et sombres. C'est à peine si l'on pourrait se croiser à deux, et de face, mes épaules frôlent les murs. Parfois, une porte de bureau ouverte laisse entrer un peu de lumière, et l'on distingue les défauts et tâches du vieux lineau sur le sol. Les murs, de couleur claire, sont agrémentés de tableaux où sont punaisées ou scotchées de nombreuses feuilles. Parfois des cartes grises, d'autres des publicités de la sécurité routière, des demandes de congé, des petites annonces, ou encore des notices à l'attention des gendarmes (« Pensez à votre gilet pare-balle » (...) « Discret et efficace » (...) « Vous sauve la vie »). Dans un recoin des couloirs se trouvent des porte-manteaux surchargés de blousons et casquettes de la gendarmerie.

Au terme de notre périble, on arrive dans ce qui semble être son bureau. La pièce n'est pas grande, quatre mètres de côté à tout cassé, mais est plutôt bien éclairée par la lumière qui entre par l'unique fenêtre donnant sur la rue. Le sol est recouvert d'un carrelage à petit carreaux de cinq centimètres de côté environ et de couleur claire, tandis que les murs semblent être tapissés d'une moquette poussiéreuse. Au centre de la pièce se trouvent deux bureaux se faisant face, ornés chacun d'un écran d'ordinateur et de nombreux papiers. Le mur de droite est longé par une table sur laquelle s'entasse une imprimante et pas mal de dossiers poussiéreux d'archives. À gauche se trouve disposés trois fauteuils, adossés au mur. Il me présente un fauteuil et s'installe dans le sien, face à son écran d'ordinateur. La porte reste ouverte, notre discussion fait donc parti du brouhaha du couloir.

« M. xxxx, dois je vous mettre en garde à vue tout de suite ? ». L'annonce fait l'effet d'une bombe. Qu'est ce que c'est encore que cette histoire ? me dis-je dans ma tête... Il me demande si j'ai apporté mon téléphone avec moi, je réponds par l'affirmative. Il prend son fixe et m'appelle pour vérifier. Il me demande si je connais Mlle xxxx xxxx. Évidemment que je la connais, c'est mon amie depuis plus de 6 ans ! (Enfin, c'est compliqué, notre couple bat sérieusement de l'aile depuis un moment, mais je me bats régulièrement pour que les hauts l'emportent sur les bas). « Mlle xxxx xxxx a déposé une plainte pour des appels malveillants, et mes recherches m'ont amené à votre numéro ». Comment ça des appels malveillants ? Ça fait presque un mois qu'on est en quasi-rupture et qu'elle est partie, et j'ai du l'appeler deux fois ! « Trois » me répond-il, « j'ai la liste sous les yeux ». En effet, je suis tombé une fois sur son répondeur, l'appel a duré deux secondes...

« Savez-vous que le harcèlement est un délit ? » me lance-t'il sèchement. Et moi qui ne comprends toujours pas en quoi j'ai bien pu harceler quelqu'un, je n'entends même pas le détails des textes de loi qu'il me dicte. [Ça en est donc rendu là de notre relation ? C'est ainsi que la loi s'immisce dans les problèmes de couples ? Mais bordel, j'emmerde la justice, qu'est-ce que ça peut bien lui foutre que j'aime encore ma moitié ? On n'en est pas à notre premier coup dur...]

Assommé par le choc, je réponds sans trop écouter aux questions que l'on me pose. Chacune de mes réponses occasionne une saisie consciencieuse sur l'ordinateur IBM. Entre deux réponses, je distingue un gros logo IC@RE sur l'écran. Ainsi c'est donc ça leur logiciel ? Tiens, il semble avoir fermé le document, à moins que ce ne soit un problème, car à la réouverture de son traitement de texte, j'ai nettement reconnu le fenêtre de récupération de document d'OpenOffice.org. Au moins, sur ce point les différentes news DLFP disaient la vérité.

Régulièrement, mon interrogatoire est entrecoupé par la venue de ses collègues, qui prennent un plaisir à peine dissimulé à lire par dessus son épaule tous les détails intimes de notre relation que j'ai déjà donnés. Il faut dire que les questions se font de plus en plus précises, mais j'essaye de ne pas dévoiler trop de choses de notre intimité. Ce qui n'empêche pas le gendarme de s'improviser psychologue et de me donner des conseils. Qu'est-ce que je peux bien en avoir à foutre de ses conseils sur notre couple et sur son analyse de ma personne ? J'aurais donc un « comportement déviant » et il préfère prévenir que guérir. Que sont ces fadaises ?

L'interrogatoire se poursuit encore longtemps. Le gendarme me demande si je reconnais bien le délit. Je précise que je ne reconnais qu'avoir téléphone à trois reprises à mon (ex-?)amie, et ne lui ai parlé que deux fois. Il me fait signer la décharge, que j'essaye de survoler, mais mon cerveau à déconnecter, à chaque mot que je lit mon esprit divague, et la lecture du suivant me fait oublier le précédent. Je signe toutes les pages.

« Puisque vous avez reconnu votre culpabilité dans l'affaire, il va me falloir procéder à une prise de vos empreintes, un prélèvement ADN et à trois photographies anthropomorphiques ». [Hein !? C'est quoi ce bordel ?] « Vous pouvez vous opposer au prélèvement ADN, mais cela peut vous conduire à une emprisonnement immédiat » [Putain mais c'est dingue, c'est quoi ce pays ?] « Vous opposez-vous au prélèvement ADN ? ». Ma réponse est vague. Si je m'oppose, il risque de me mettre en garde à vue rien que pour me faire chier. Qui va sortir la chienne, s'occuper des chats et autres ? Il me présente un autre document, je signe. Il m'annonce que désormais je serai fiché, et donc connu des services de police et de gendarmerie blablabla... Je n'entends pas le reste, mon cerveau a déconnecté, il blablate dans le fonds pendant que je me demande comment j'en suis arrivé là.

Il prend un petit appareil photo-numérique et me sort de ma torpeur en m'invitant à le suivre. Il m'entraîne à nouveau à travers les couloirs, puis ferme une porte derrière moi, et me demande de me mettre dos contre elle. Il se recule et prend plusieurs clichés. Il me demande de me tourner d'un quart de tour et de regarder le mur. Il prend d'autres photographies. Retour dans son bureau. Il m'abandonne quelques minutes le temps d'aller chercher un kit de prélèvement ADN. Le kit se présente dans une enveloppe scellée et opaque, du genre des enveloppes antistatiques qui servent à empaqueter les disques durs et divers composants informatiques. Il l'ouvre et en ressort une grande feuille blanche pliée en six ou en huit. Il la déplie, il s'agit visiblement de l'environnement de travail stérile. Il fouille au fond du kit, et en retire des gants en latex bleus, un masque pour le visage, ainsi que d'autres petites choses. Il enfile les gants et met le masque, et m'indique la procédure. Il me tend une sorte de gros coton-tige blanc, au manche en plastique, et me demande de le conserver sous la langue, puis après quelques minutes de le frotter contre mes joues. Une fois fait, il récupère la chose et l'applique sur une plaquette cartonnée où deux encoches rondes ont été aménagées à cet effet. Il essuie le coton-tige sur les encoches, puis le jette. La plaquette cartonnée est alors positionnée sur la table en position horizontale, probablement pour laisser le temps à la salive de sécher. Pendant ce temps, il reprend son clavier qu'il pose sur le plan de travail stérile, bousculant au passage mon prélèvement ADN, et commence à compléter les informations me concernant. Puis il replie la plaquette du prélèvement, et la range dans son enveloppe scellée prévue à cet effet, que je dois une fois encore signer.

Il me demande de le suivre à nouveau dans les couloirs, jusqu'à l'étagère qui fait office de bureau de prise d'empreintes. Il m'asperge les mains d'alcool, et me demande de les frotter entre elles, puis fait le relever de mes empreintes. D'abord la main droite. Le pouce en premier, puis l'index, etc. jusqu'à oriculaire. C'est lui qui applique mes doigts sur la feuille, il me demande de ne pas bouger, de ne pas appuyer. Chaque relevé d'empreinte nécessite de frotter le doigts sur l'encreur. Vient le tour de la main gauche. Puis il recommence la prise d'empreinte des deux mains, pour remplir d'autres cases de la feuille. Cette fois, il prend le pouce en entier, et ensuite les quatre autres doigts d'un coup. Une fois fait, il me tend un chiffon pour m'essuyer. L'encre ne fait que s'étaler, elle ne part pas. Je m'en fous plein les mains, mais je n'en ai franchement rien à foutre. Il m'annonce qu'il va appeler le procureur pour lui exposer la situation, et me fait patienter dans la salle d'attente, celle par laquelle je suis arrivé.

Au bout d'un quart d'heure il revient et me conduit de nouveau à son bureau. Là, il m'annonce que le procureur à décidé de me poursuivre, je suis donc convoqué en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Ce qui veut dire qu'à l'issu de cette comparution, mon casier ne sera plus vierge [dingue, mais qu'est ce que j'ai bien pu commettre bordel de merde !]. La convocation est pour le mois prochain, en pleine semaine, pendant mes heures de boulot. Il m'annonce que je ne suis pas obligé d'accepter que l'affaire soit traitée de la sorte, mais la procédure normale sera plus longue et moins sympa pour moi, et que je risquerai plus gros. J'accepte la chose, et puis je m'en fous à vrai dire, j'hallucine grave. Il me demande si je souhaite désigner un avocat. Je réponds que je n'ai pas d'argent, il me dit alors qu'il sera commis d'office, que ça ne me coutera rien. Il me demande le montant de mes revenus. Je réponds que je sors d'un RMI, et que je n'ai pas encore touché mon premier salaire de mon nouveau travail, payé au smic horaire. Il m'annonce que j'ai droit à une prise en charge partielle de mes frais de justice si mes revenus sont entre huit cent et quelques euros et mille trois cent et quelques euros. J'ai pas retenu les montants. Je répète que j'étais au RMI, ce qui fait environ 380 euros [Putain, il va capter ce que je lui dis]. Dans ma tête, je me demande ce que je peux bien en avoir à branler d'une aide juridictionnelle, la réponse arrive d'elle-même : je suis obligé de me faire accompagner d'un avocat. Pour moi, ce sera donc le commis d'office. Mon dossier sera torché comme tout le reste. Ce ne sont après tout que des taches d'encre que l'on étale en essayant de les nettoyer, je m'en foutrais jusqu'aux épaules que je n'en aurais plus rien à foutre.

Il me raccompagne jusqu'à la salle d'accueil, il est 19h30. Je le quitte sans un mot, je sors de ces lieux infectes et remonte dans ma voiture. Le trajet retour s'effectue d'une manière surréaliste, j'ai la tête ailleurs, je ne me souviens pas de grand chose. Ma vie en est donc rendue là ? Mon esprit s'égare, j'ai de l'encre plein les doigts, une encre anthracite, sale, comme si j'avais les mains crasseuses. Et si j'allais au plus simple et que dans ce virage je tirais tout droit ? Mes problèmes se résoudraient d'un coup un poteau plus loin, pile dans l'axe celui-là... Mais non, finalement j'arrive chez moi, c'est désert depuis quelques semaines, il n'y a que les animaux pour m'accueillir. Ils me font une fête incroyable, je leur ai visiblement manqué. Ils ne comprendront jamais tout ce qui est en train de m'arriver. Ils sont à des années lumières de ce genre de ce futiles considérations. Qu'est ce que l'homme a bien pu se pourrir l'existence.

Je remonte dans mon bureau, ma machine est toujours allumée, je ne l'avais même pas éteinte en partant. Je prends alors la résolution de ne plus laisser de traces et de faire de mes toutes mes données, aussi non-importantes soient-elles, un secret personnel enfoui au plus profond de moi. C'est que désormais, je suis fiché... On ne sait jamais ce qui peut m'arriver. Je me rappelle alors de quelques journaux qui traitaient du sujet sur linuxfr. Je lance konqueror, ouvre la page correspondante et arrive sur le site... Tiens, et si je racontais ma vie dont personne n'a rien à foutre ?

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L'ironie de la pompe à fric

Posté le 09 juin 2007
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Après une bonne poilade, il faut que je vous en fasse part avant que l'abus d'alcool d'un samedi soir n'ait eu des conséquences fâcheuses sur ma mémoire.

J'ai régulièrement des discussions avec une amie (ou plutôt une fréquentation) à propos des radars automatiques et la politique de répression routière que le gouvernement et les associations routières nous servent comme étant un mal indispensable, la vitesse étant, tout le monde le sait puisqu'on nous le répète sans cesse à la télévision, responsable de tous les maux et les morts.

Pour en croiser de beaux exemplaires chaque jour, ces choses ne sont pour moi que des pompes à fric et le conducteur semble être un coupable tout trouvé et bien facile, qui offrent moins de résistance que ces voyous des banlieues visiblement. D'ailleurs, on ne manquera pas de remarquer que les gens condamnés à de la prison ferme bénéficient des grâces présidentielles, alors que les auteurs d'infractions routières (qu'il s'agisse des petits excès de vitesse ou des PV pour stationnement) non. Logique !

Évidemment, la demoiselle est un bel exemplaire du cerveau lobotomisé à la télévision, fervente adepte de toute cette répression, et qui est persuadée qu'il faudrait taper encore plus sur la gueule des automobilistes qui osent encore ne pas conduire les yeux rivés au compteur de vitesse. Elle déclare respecter scrupuleusement le code de la route, et se vante régulièrement de n'avoir jamais commis le moindre excès de vitesse. Je souhaite donc bon courage à toutes les personnes qui devront un jour dans leur vie monter à bord de son véhicule en tant que passager tellement cette cruche conduit comme une merde. Attendez-vous à la voir piler au moindre feu qui passerait à l'orange alors qu'elle est à son niveau, à déboîter d'une voie d'insertion comme une reine à qui il faut céder le passage parce qu'elle a mis son clignotant, etc. Bref, même en respectant les limitations de vitesse, je vous promets qu'il y a de quoi se faire quelques belles frayeurs avec elle comme chauffeur, et je veux bien croire qu'il doit être possible de mourir sur la route sans pour autant que la vitesse soit responsable, quoi que s'insérer à 50 juste sous le nez d'un poids-lourd lancé à 90 m'a semblé légèrement présomptueux de sa part, et il semblerait qu'une vitesse insuffisante aurait pu nous tuer.

Bref, ce soir, alors que cette « conductrice modèle » nous convoyait tant bien que mal vers notre mortdestination (plus jamais !) sur une belle 2x2 voies dégagée, limitée à 110 km/h, puis 90 km/h en approchant de l'agglomération. Évidemment, pour faire partie de l'élite, notre conductrice roule en-dessous des limitations. Imparable. Remarquez, il est toujours surprenant de voir que même à 80 km/h on peut doubler d'autres véhicules, d'ailleurs, on venait à peine de terminer le dépassement d'un camion lorsqu'un panneau annonçant qu'un radar automatique allait prochainement veiller à notre sécurité.

Notre conductricechauffarde respectueuse des limitations vérifie avec amusement qu'elle est en dessous de 90 : « à 80 même ! » nous annonce-t'elle fièrement, « et jamais un PV moi ! » insiste-t'elle, précisant qu'elle « ne comprend pas comment il est possible de perdre des points aussi bêtement ». Et là, quelques centaines de mètres plus loin à se traîner à 80 km/h, un miracle est venu éclairer son sourire narquois qui a viré tellement rapidement à une surprise décontenancée qu'on a eu le temps de voir la chose avant que le flash n'arrête d'illuminer son visage de grande c*nne. « Mais c'est quoi ce bordel ?! Je respectais pourtant la limitation, j'étais même en dessous ! ». Et nous, mort de rire (à défaut d'avoir été effectivement tués par ses soins) dans la voiture, parce que cette grosse prétentieuse s'était fait flashée en excès de vitesse.

Pour ceux qui n'aurait pas encore tout compris et qui voudraient savoir comment cela est possible, sachez donc que la 2x2 voies qui était limitée à 110 puis 90 était encore sous le coup d'une nouvelle limitation, à 70 km/h, un peu plus loin. Évidemment, notre conductrice émérite a loupé le panneau, puisqu'elle doublait tranquillement à 80 km/h un camion qui respectait quant à lui la signalisation, en lui masquant bien évidemment le panneau lors de son dépassement. Mouhahahaha !

Et là, on se poile parce qu'elle est limite en train de chialer et qu'elle envisage de contester la chose. Alors on est en train de fêter ça dignement entre potes chez nous, parce qu'il est hors de question qu'elle soit notre chauffeur (trop dangereux), et d'ailleurs, elle semble être trop dégoûté pour pouvoir reprendre sa voiture dans des conditions saines, elle doit être proche du suicide là. Et puis franchement, je n'ai pas envie de prendre la mienne, parce que je compte bien boire un peu, et que quand je bois, ce qui est rare, je ne conduis pas !

La morale de cette histoire, c'est PAF, prend ce point dans ta gueule c*nasse ! Bonne soirée à tous !

Mouhahahaha !

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[HS] Ubuntu pactise avec Intel

Posté le 08 mai 2007
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Dans sa course à l'hégémonie à tout prix, Ubuntu est largement en tête et après s'être associé à Dell vient de franchir une nouvelle étape en annonçant avoir également pactisé avec la firme multinationale Intel pour la mise en place d'un projet de virus baptisé « Ubuntu Mobile and Embedded ».

Ce projet vise à répandre une version spéciale d'Ubuntu sur le plus grand nombre d'appareils portables possible, y compris les téléphones portables.

http://fr.news.yahoo.com/08052007/308/ubuntu-et-intel-pour-u(...)

Les principaux éditeurs d'antivirus, dont Symantec et McAfee ont jugé la menace très sérieuse et annoncé que des versions spéciales « mobiles » de leurs produits seront prochainement disponibles , tandis que ViGUARD a annoncé que son logiciel assurait déjà une protection totale contre la menace.

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Linux vaut un pouième de Windows.

Posté le 16 décembre 2006
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C'est ce qu'il en ressort de la dernière mesure d'audience de XiTi Monitor, qui remarque que Windows laisse toujours loin derrière ses challengers MacOS et Linux. Pour information, à l'époque ou Google indiquait encore des informations sur les statistiques des systèmes d'exploitations servant à accéder au moteur de rechercher, Linux était crédité d'un petit pourcent de complaisance. Le chiffre est donc probablement représentatif.

http://www.xitimonitor.com/fr-FR/index-1-1-1-69.html?xtor=AD(...)

Évidemment, 0,8% ce n'est pas « énorme », mais c'est plutôt une bonne nouvelle en fait. Il faut en effet mettre ce pouième de Windows en relation avec le fait que le marché de la microinformatique progresse énormément, et qu'il y a chaque jour davantage d'utilisateurs. C'est déjà très bien que Linux arrive à se maintenir, car cela veut dire qu'il gagne des utilisateurs.

Et puis, pour se consoler, on peut se dire que 0,8% suffisent déjà à obtenir quelque chose d'exceptionnel. Si l'on compare avec les 96% de Windows, et le résultat technique médiocre qui en découle, le rapport n'est vraiment pas en sa faveur.

Sinon, on peut toujours se féliciter du succès de Firefox 2, qui est en train d'enfoncer Internet Explorer 7 (qui reste deux fois moins utilisé). Mais bon, avis perso, il est loin de valoir Konqueror. ;-)

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Licence d'une capture d'écran

Posté le 24 octobre 2006
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Je suis face à un épineux problème : quelle licence attribuer à une capture d'écran ?

En effet, si certains cas sont sans ambiguïté, comme la capture d'écran d'un logiciel Microsoft (http://www.microsoft.com/france/permission/copyrgt/cop-img.h(...) qui au passage interdit les captures d'écrans des logiciels non officiellement commercialisés, comme Windows Vista donc), d'autres sont problématiques.

Admettons que je fasse une capture d'écran d'un bureau sous Linux avec plusieurs logiciels libres présents, mais ayant chacun différentes licences (GPL pour l'un, LGPL pour un autre, encore BSD, etc.). Sous quelle licence puis-je (ou dois-je) publier ma capture d'écran ? Est-il seulement possible de la publier sous une licence libre ?

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Du respect des licences.

Posté le 29 août 2006
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Avec l'arrivée prochaine de Windows Vista, on voit fleurir partout des articles sur le sujet (ici même d'ailleurs), et chacun y va de ses captures d'écrans ayant nécessité la possession d'un supercalculateur Cray rien que pour afficher un semblant de transparence. Tous les Windowsiens s'extasient, les Macqueux se marrent, et les linuxiens attendent impatiemment d'avoir la même chose en mieux enfin officiellement.

Mais voilà, le truc, c'est que tout ce buzz autour de Vista est aussi le sujet à une violation de copyright gigantesque !

http://www.microsoft.com/france/permission/copyrgt/cop-img.h(...)

« Captures d'écrans
Vous NE POUVEZ PAS utiliser les types de captures d'écrans suivants :

Les écrans de versions bêta ou de produits non commercialisés
»

C'est on ne peut plus clair !

Bizarrement, cela doit bien arranger Minimou qui n'a toujours pas intenté le moindre procès à ce sujet. Le Buzz... C'est une campagne publicitaire à moindre coût. Il faut bien avouer qu'annoncer que Vista a besoin d'un PC qui n'existera que dans 3 ans pour tourner convenablement, ça la fout mal si on ne montre pas qu'il est capable de faire des fenêtres transparentes.

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Les cent-jours

Posté le 02 juillet 2006
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Cela fait aujourd'hui 100 jours que pour des raisons personnelles (cf. http://linuxfr.org/comments/693245.html#693245 entre autre, sans oublier les nombreux problèmes rencontrés), j'ai décidé d'abandonner ma Mandriva Cooker et de m'orienter vers une autre distribution.

Ainsi, de la même manière que j'ai quitté Windows pour Linux, j'ai décidé de procéder violemment, par une totale immersion subite dans un environnement inconnu, de m'y tenir pendant une durée minimale, et d'arriver à faire en sorte qu'il réponde au mieux à toutes mes attentes.

Après cent jours d'installation(s), de configuration, et d'utilisation arrive l'heure d'un premier bilan : mon nouveau système est-il à la hauteur de mes attentes et répond-il correctement à mes besoins ? Le changement et la remise en question m'ont-ils été bénéfiques ? Assurément, oui !

Malgré les embûches (mon nouveau système est lui aussi une version de développement, bien plus à jour que la Cooker au passage) et le fait que je m'engageais dans un environnement presque inconnu, ce nouveau système s'est révélé être bien plus stable et utilisable que mon ancien.

Certes, ses outils de configuration peuvent paraître au premier abord plus rudimentaires, voire moins complets, mais il n'en est rien, bien au contraire, et les nombreux bogues et plantages du MCC en moins ! Tout au plus, peut-être que la distribution gagnerait à réunir ses outils de configuration au sein d'une même interface (à moins que je n'ai pas encore trouvé quelque chose qui existe déjà), mais franchement, quel plaisir de pouvoir reconfigurer un paquet installé, le supprimer avec ses fichiers de configuration à la demande, voire obtenir une liste de paquets suggérés ou conseillés !

Hé non, je n'ai pas cédé au côté obscur de la force, et je n'ai pas installé de Cacabuntu sur ma machine. Pour faire court, voici un petit résumé des points positifs et négatifs de chacun des systèmes :

Mandriva :
+ distribution française (côté chauvin)
+ distribution orientée KDE (de moins en moins vrai)
+ le Mandriva Control Center (pratique pour un débutant)
+ le nombre important de paquets (grâce à PLF et Contrib)
+ l'installeur graphique
+ easyurpmi

- le délai important entre la disponibilité d'une nouvelle distrib et son téléchargement gratuit
- le Mandriva Control Center (bogué, qui plante, etc.)
- la finition de l'ensemble qui laisse clairement à désirer
- le design clairement affreux
- la politique d'intégration (qui préfère ne pas faire confiance aux développeurs des projets tels que KDE et laisse le soin aux développeurs internes de backporter certaines fonctionnalités ou corrections de bogues, entraînant alors une quasi-impossibilité de faire des rapports de bogues ailleurs que chez Mandriva, où ils ne sont pas souvent corrigés, plutôt que de tout simplement passer à la nouvelle version de KDE avec ses bogues corrigés)
- le temps mis pour corriger les bogues
- le dédain exprimé vis à vis de la communauté francophone (communiqués en anglais, etc.)
- les mailings-lists de merde (virés à 3 reprises par SYMPA, sans avertissement, et impossible de me réinscrire à la 3ème fois : abandon)
- URPMI, un outil lent au possible et bogué, qui m'a abandonné sur un segfault juste avant que je ne switche (et non, je n'avais pas installé SMART en parallèle, donc je ne pouvais plus rien faire, si ce n'est éventuellement télécharger les paquets et les installer à la main)
- Les bogues de KDE made in Mandriva
- la taille des fichiers hdlist.cz
- un canal IRC francophone (#mandrivafr) où il certain(e)s n'arrêtent pas d'appeler les autres « ma beauté », ce qui est très vite saoûlant
- la manière dont a été traité Gaël Duval
- une communauté amputée par le « Club »

Ma nouvelle distribution :
+ la totale liberté offerte par la distribution
+ la disponibilité immédiate et gratuite pour tous et dès la sortie officielle
+ le gestionnaire de paquet (rapide et complet)
+ l'impressionnante stabilité du système, et ce même en version de développement
+ le très grand nombre de paquets disponibles
+ l'aspect bleeding edge de la distribution, sans pour autant sacrifier la stabilité.
+ la possibilité de reconfigurer un paquet installé
+ la possibilité de désinstaller complètement un paquet installé (fichiers de configuration inclus)
+ une communauté dotée de nombreux intervenants prêts à aider

- l'installeur en mode texte (pas très convivial, et doté d'un bogue de clavier azerty/qwerty qui pourrait surprendre un débutant lors de son premier login sur le système, une fois installé)
- un outil tel que easyurpmi serait le bienvenu pour configurer les sources de téléchargement de paquets
- une centralisation des outils sous une interface graphique serait la bienvenue
- une communauté dotée d'un nombre important de représentants aux chevilles enflées

Bon, voilà, j'ai fait un petit résumé. J'ai clairement du oublier une grande partie des points importants, mais toujours est-il que cent jours après, je ne suis toujours pas prêt de revenir en arrière !

Hé non, je ne vous dirai pas quelle est ma nouvelle distribution, je la garde pour moi uniquement !

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Vous aussi, appréciez le Web autrement !

Posté le 03 février 2006
0
Je viens de découvrir avec beaucoup de bonheur une petite entreprise de la région PACA qui propose de découvrir le Web autrement [1], et eut égard à la qualité de son travail, une fois n'est pas coutume, je ne peux qu'en faire un peu de publicité ici.

En effet, l'une de ses réalisations [2] a même été élue « Net d'Or Wanadoo 2002 » [3], ce qui est indéniablement un gage de qualité et de sérieux.

Alors vous aussi, n'hésitez pas à découvrir le Web autrement, et surtout à participer à cettre autre Internet ! Passez vos sites sur CD-Rom uniquement !

[1] http://www.autrement-le-web.com
[2] http://lhistoireducafe.free.fr
[3] Net d'Or Wanadoo 2002 Région PACA, concourrant pour les pages persos, pour plus d'informations : http://www.netsdor.com

> Lire le journal (9 commentaires, moyenne: 4,4).

Wanadoo, c'est de la m....

Posté le 02 février 2006
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Vous vous rappelez tous de Verisign, et de son petit tour de passe-passe avec les pages 404 ?

Ben là, Wanadoo nous fait désormais la même chose à sa sauce ! Quand un abonné Wanadoo entre dans la barre d'adresse de son navigateur une adresse qui n'existe pas, ou qu'il clique sur un lien qui n'est plus valide, au lieu d'avoir une erreur 404 très rapidement, hé bien il lui faut patienter un gros paquet de secondes pour voir s'afficher la page http://www.aide-a-la-navigation.net

Voilà, tout ça pour dire que Wanadoo et France Telecom commencent à me courir sur le haricot. Mais bon sang Free, dépêchez-vous de finir de dégrouper mon quartier, je vous en supppllliiiiiiieeee !

Bon, après cette réapparition au bout de 15 jours sans nouvelles, je vous laisse de nouveau : je retourne bosser, bien que j'aurais bien profité d'un Internet qui fonctionne « enfin », mais faut bien que je bosse pour payer les factures de ces incapables pas foutu d'assurer un service de qualité malgré les sommes qu'ils nous extorquent, et cela que ça fonctionne ou pas.

Vivement la concurrence !

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JoYeUx AnNiVeRsAiRe WiKiPéDiA !

Posté le 15 janvier 2006
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C'est passé presque inaperçu, mais cela fait aujourd'hui 5 ans que le projet Wikipédia, qui est né le 15 janvier 2001, existe !

http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Day

Pour information, sa version francophone est née le 23 mars 2001.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Historique_du_Wikipédia_francophone

À ce jour, il y a 223 961 articles en français, et plus de 3 millions dans toutes les langues ! ( http://www.wikipedia.org )

Le seuil des 250 000 article devrait être franchi vers la fin du mois de février 2006 ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Objectif_250_000.jpg )

Voilà, JoYeUx AnNiVeRsAiRe WiKiPéDiA ! (ouf ! posté avant minuit !)

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Un truc qui manque à Linux

Posté le 11 décembre 2005
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C'est vraiment un truc tout bête, mais ça me prend régulièrement la tête : la possibilité pour l'utilisateur de partager facilement un dossier sur le réseau local.

Avec Windows, ça se fait en 2 clics de souris et tous les postes arrivent alors à s'échanger des fichiers. Avec Linux, c'est la galère absolue, que ce soit avec Samba ou NFS. C'est très loin d'être aussi simple, aussi pratique, et aussi fonctionnel que ce qui existe sous Windows.

Le pire, c'est qu'à la limite ce soit chiant de configurer un tel partage entre un Linux et un Windows, je le veux bien, mais que ce soit limite plus chiant d'en configurer un entre postes sous Linux...

Bref, j'en suis à une vingtaine de personnes dans mon entourage que j'ai basculé à Linux totalement, et ce problème est revenu 4 ou 5 fois, et cela ne peut donc pas être ignoré.

À quand la possibilité qu'un utilisateur puisse partager un dossier de son home simplement sur le réseau local, en 2 clics de souris ? Ou peut-être que ma méconnaissance linuxienne me joue des tours et qu'il existe déjà une telle solution...

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