URL:     https://linuxfr.org/news/financement-participatif-de-la-tablette-tactile-libre-diskio-pi
Title:   Financement participatif de la tablette tactile libre Diskio Pi
Authors: DiskioPi
         ZeroHeure, Davy Defaud, Benoît Sibaud, Florent Zara, Pierre Jarillon et legranblon
Date:    2018-11-09T14:33:41+01:00
License: CC By-SA
Tags:    diskio_pi, amstrad, odroid, primtux, raspberry_pi et open_hardware
Score:   93


Diskio Pi, un écran tactile HD (en kit) compatible Raspberry Pi / Odroid en financement participatif.Le projet suscite beaucoup d’intérêt et d’articles de presse spécialisée depuis 2017. Un prototype a déjà été financé l’an dernier sur Ulule. Cet article raconte comment l’idée a germé et a grandi, pour arriver au financement participatif d’aujourd’hui.

_NdM : [financement non réussi]((https://linuxfr.org/redirect/103033)) (32794 € récoltés de 141 contributeurs, pour un objectif de 52096 €)_

![Diskio Pi animé](https://www.diskiopi.com/img/DSC0939324.jpg)

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[Participez au financement de Diskio Pi sur Kickstarter](https://kck.st/2AVqJaB)
[Le site de Diskio Pi](https://www.diskiopi.com/)
[Le financement passé du prototype sur Ulule](https://fr.ulule.com/diskio-pi/)

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# L’idée #
L’idée du Diskio Pi m’est venue en 2015, avec l’achat d’une carte Orange Pi (système monopuce A20). La nouveauté de l’époque était la possibilité d’installer Android, chose impossible sur Raspberry Pi (1) B. Mais les Android proposés ne géraient pas le tactile, il a fallu que je compile moi‐même les sources.
Le premier prototype, en 17”, était suffisamment grand pour que je puisse insérer toutes les cartes et les batteries. C’est à partir du second prototype que la taille de 13,3” fut choisie. Mais le design trop épais de cette seconde version était à revoir, ainsi que son prix.

![Les trois prototypes](https://www.diskiopi.com/img/proto_123_800.jpg)
C’est donc ce troisième prototype qui est actuellement proposé, toujours en 13,3”. Toutes les pièces seront malheureusement fabriquées en Chine (sauf peut‐être l’emballage), condition _sine qua non_ pour proposer un prix de vente acceptable.


Le nom Diskio (δισκίο) vient du grec moderne, « tablette » en français. Par la suite, je me suis aperçu que cela pouvait être interprété comme _disk I/O_, et cela correspond bien au projet ! Le logo a vite été trouvé, grâce à un générateur de logos en ligne. Ne pas se prendre la tête avec ça. En gros, un hexagone avec des carrés représentant les différentes machines compatibles.
![Logo](https://www.diskiopi.com/img/logo_noir_200.jpg)
    
Nombreux sont parmi vous curieux de savoir comment j’ai fait pour fabriquer les prototypes. Dans cet article, j’essaie d’expliquer brièvement les principales étapes du développement.


#Le prototypage
De l’idée de conception au prototypage, il n’y a qu’un pas. Mais comment s’y prendre ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Voici un petit résumé des principales étapes et difficultés que j’ai pu rencontrer.
    
Tout d’abord, il y a la partie écran. Et c’est assez simple, malgré tout. Voici une dalle 16/10 récupérée d’un vieux PC portable pour en faire un écran secondaire ; fabriqué il y a trois ans, il fonctionne toujours :
![écran de récupération](https://www.diskiopi.com/img/DSCF3779.JPG)
    
Il existe de nombreux vendeurs en ligne qui proposent des cartes contrôleurs d’écran. En notant la référence de la dalle, on trouve facilement les cartes qui correspondent. Ensuite, on choisit celle qui convient le mieux, selon le projet et le type d’entrée vidéo souhaité. En général, il s’agit de VGA, quelquefois HDMI ou DVI. Les vendeurs sont en général très coopératifs et vous aideront. Ne pas hésiter à leur écrire pour obtenir détails et conseils.


## Le prototype 0.1
Le premier prototype du Diskio Pi est la suite de cette réalisation d’écran, avec l’intégration d’un Orange Pi et d’une batterie. Voici ce que cela peut donner :
![Intérieur du prototype 1](https://www.diskiopi.com/img/DSC_0148.jpg)


En guise de coque, j’ai utilisé un châssis de refroidisseur de PC portable, en enlevant les ventilateurs, et en rabotant tout ce qui dépassait. Le cadre du dessus est imprimé en fablab. Au final, on obtient un joyeux bazar :
![Intérieur 2 prototype 1](https://www.diskiopi.com/img/IMG_0006.JPG)
    
Le principe de ce prototype est le même que sur le dernier : une alimentation générale, un _buck_ qui convertit le 12 V (ou 9 V) vers le 5 V, des batteries qui se chargent en 12 V et qui délivrent du 5 V. Le tout agrémenté d’un HUB alimenté et de la carte vidéo, elle‐même reliée à la carte PC via le HDMI (ici, on a un étage de VGA en plus).
Pour la batterie, une batterie externe pour PC portable démontée fait l’affaire. Attention au _PCB balance_ pour ne pas créer de courts‐circuits ! Les LiPos sont assez sensibles et peuvent s’enflammer. L’idée de la souris démontée pour le bouton _home_ a été abandonnée sur le prototype 0.3.


##Le prototype 0.2
Cette version a déjà meilleure allure :
![Prototype 0.2](https://www.diskiopi.com/img/IMG_0435.JPG)
    
On trouve un des deux _brackets_ de l’écran, la carte écran (HDMI cette fois, le connecteur VGA étant dessoudé) et un tiroir avec un connecteur fond de panier. Cette idée a aussi été abandonnée, pour raison économique. Même chose pour l’ampli audio, la carte écran ayant un ampli intégré, pourquoi ne pas s’en servir ? C’est chose faite sur le troisième prototype.
La coque est cette fois imprimée en 3D par un professionnel pour un budget d’environ 250 €. Il ne reste qu’à la poncer et l’enduire d’une résine pour obtenir une finition lisse.
Pour le _hub_, c’est toujours de la récupération, du moins une carte existante. Les cartes qui rassemblent les signaux HDMI et USB du nano‐PC sont conçues par un ingénieur électronicien (avec le logiciel Kicad), puis soudées à la main.
Au fur et à mesure des prototypes, on fabrique, on améliore, et parfois on recommence… Ce prototype souffrait d’une épaisseur trop visible, et d’un design trop massif. Il a fallu tout reprendre de zéro pour imaginer le troisième prototype.

##Le prototype 0.3
![Prototype 0.3](https://www.diskiopi.com/img/IMG_0770.jpg)
Les éléments électroniques de série ne sont pas si chers, mais dès que l’on veut faire fabriquer du sur‐mesure, même un échantillon de câble coûte un minimum de 100 €. Pour financer ce prototype, [nous avons eu recours à un financement participatif](https://fr.ulule.com/diskio-pi/). Le coût de la coque dépassant mon budget personnel (environ 300 €), le défi est de ne pas trop se tromper quant au dessin 3D. Pour cela, regardez autour de vous : tous les objets plastiques ont été étudiés, testés, approuvés. En démontant des PC portables, on peut s’inspirer et prendre un pied à coulisse, en mesurant les épaisseurs, les diamètres, comment les renforts sont placés, etc. C’est en quelque sorte un travail de rétro‐ingénierie que j’ai appliqué à la plasturgie, en complément des conseils des fournisseurs chinois (qui sont prêts à tout pour aider et remporter un marché potentiel).


![Prototype 0.3 en CAO](https://www.diskiopi.com/img/Screenshot_20181110_163345.jpg)


Pour la CAO, chaque pièce est modélisée avec un dixième de millimètre de précision. Les cartes électroniques et leurs principaux composants sont aussi modélisés. Il en résulte un assemblage virtuel qui doit être manipulé et visualisé sous tous les angles, sans rien oublier. Et cela prend beaucoup de temps. Toutes les options doivent être pensées à l’avance, et si possible les options qui ne sont pas pensées. C’est pourquoi j’ai placé quatre plots de vissage de circuit imprimé au‐dessus de la carte L, pour avoir toute la surface disponible « au cas où ».


Le modèle CAO a ensuite été envoyé à un plasturgiste en Chine pour fabrication. Pour économiser le plus possible, j’ai choisi de le fabriquer en [ABS](https://fr.wikipedia.org/wiki/Acrylonitrile_butadi%C3%A8ne_styr%C3%A8ne "Acrylonitrile butadiène styrène") blanc et de le peindre par la suite avec une peinture acrylique.
    
![Coque 0.3 blanche](https://www.diskiopi.com/img/IMG_0800.JPG)


Placer les éléments sur l’armature s’est passé comme prévu, malgré une déformation des pièces due à la chaleur pendant le transport (c’était en juin). Après un court bain d’eau chaude des pièces déformées, le premier montage a fonctionné du premier coup.


![Prototype 0.3 blanc](https://www.diskiopi.com/img/IMG_0812.JPG)


![prototype 0.3 blanc en fonctionnement](https://www.diskiopi.com/img/IMG_0805.JPG)


La carte a dû être pré‐prototypée avant d’être manufacturée au propre. L’ingénieur électronicien s’est chargé des soudures et des premiers essais avant de me l’envoyer. J’ai donc effectué les derniers réglages et remplacé quelques valeurs de composants pour obtenir ce que je voulais.
Ensuite, j’ai commandé les circuits imprimés corrigés et effectué les soudures de la carte prototype définitive (sauf certains composants [CMS](https://fr.wikipedia.org/wiki/Composant_mont%C3%A9_en_surface "Composant monté en surface"), n’étant pas équipé).
![Prototype 0.3 blanc en fonctionnement](https://www.diskiopi.com/img/IMG_08692_600.JPG)


Pour le côté mécanique, le principal a fonctionné. La charnière pour refermer le capot est très pratique, on peut l’ouvrir et le refermer rapidement avec trois vis. Le pied démontable et réversible est aussi fonctionnel, bien qu’une amélioration devra être apportée pour le déclipser à la main, et pour laisser passer la nappe GPIO (voir plus loin). En revanche, les clips sur le côté n’ont pas fonctionné. Je dois les incliner pour appliquer un effet ressort, et agrandir les crochets. Le tout sans que cela soit trop fragile. Quelques autres détails devront être améliorés, comme la fixation de la plaque du Raspberry Pi sur l’armature principale.
En général, je ne me suis pas trop trompé.


Pour la version 1.0, d’autres prototypes (0.3.1 et 0.3.2) devront être fabriqués avant la production en série. Pour la fabrication de celui‐ci, je n’ai pas rencontré trop de difficultés, merci à [Benjamin](https://www.diskiopi.com/#team) pour ses idées. À part le coup de chaleur non prévu, tous les fournisseurs ont joué le jeu et m’ont livré ce que nous avions convenu par échange de courriels. Le fournisseur de batteries a aussi du mérite car on a passé beaucoup de temps et des dizaines de courriels avant que je commande cinq packs avec carte PCM… Mais pour qu’au final les batteries soient pile à la bonne dimension et avec une capacité très correcte.


Au niveau des pièges lorsque l’on dessine, c’est de toujours vouloir plein de fonctionnalités, et c’est parfois sans limite. Il faut essayer d’équilibrer entre ergonomie et économie, car parfois c’est réalisable mais trop cher, ou cela empêche une autre fonctionnalité de fonctionner correctement. Malgré tout, on doit penser à toutes les éventualités, un peu comme lorsqu’on programme un script : si on multiplie les fonctionnalités, on doit aussi multiplier les éventualités d’usage.


# Le produit proposé en prévente #
Le produit final sera un **kit**, avec toutes les pièces nécessaires pour fabriquer un écran tactile haute définition, d’une taille de 13,3” et compatible avec les cartes nano‐PC comme le Raspberry Pi ou l’Odroid. Le kit sera composé de cartes déjà peuplées, aucune soudure ne sera nécessaire pour l’assemblage.


## Pourquoi un kit ? ##
Plusieurs raisons m’ont guidé vers cette solution :
    
* les potentiels acheteurs connaissent déjà les cartes de **développement**, sont donc à même de monter eux même leur appareil ; c’est aussi un jeu pour certains d’entre nous !
* pour un souci de changement de **paradigme** ; nous savons tous que la plupart des produits électroniques mis au rebut polluent ; si l’utilisateur sait monter un appareil, il saura le démonter, et ainsi le réparer plus facilement si un élément est endommagé, on ne remplace donc que l’élément qui est obsolète ou cassé ;
* par souci d’**économie** : le montage de nos appareils a un coût, qui serait alors économisé (néanmoins rattrapé en partie par le packaging).

L’appareil final sera donc un hybride desktop‐tablette, prêt à accueillir des Raspberry Pi 1/2/3 B/B+ ou Zero, mais aussi des Odroid C1+/C2/XU4. Toute autre carte au facteur de forme Raspberry Pi est aussi compatible, si son alimentation ne dépasse pas 5 V et 4 A.


Le Diskio Pi pourra aussi être utilisé comme écran indépendant pour un PC portable ou une console de jeux, avec une définition de 1920 × 1080 pixels.
    
![La tablette montée](https://www.diskiopi.com/img/DSC09393_800.jpg)


##Le montage##
Le montage ne nécessitera pas de connaissance particulière, ni de soudures (sauf cas extrême), ni de colle. Il faudra se munir d’une paire de ciseaux, d’un cutter et de ruban adhésif. Le kit sera livré avec un petit tournevis et un rouleau de double face pour l’assemblage de l’écran (composé de l’écran à proprement parler et du verre tactile).
    
Le collage de l’écran sera précis, car guidé par le placement du cadre plastique sur l’armature. Si besoin, il faudra se munir d’une mini perceuse pour les options VESA (à venir) et pour placer les boutons OSD à l’avant — utile si l’appareil est encastré.
    
Un livret de montage précis vous aidera pour toutes les étapes de l’assemblage, avec schémas à l’appui (à la LEGO).
    
Voici les pièces principales (hors écran) :
![Les pièces détachées](https://www.diskiopi.com/img/parts.jpg)
    
Chaque câble a un détrompeur différent pour une sécurité accrue. Par exemple, les alimentations 9 V, 7,4 V et 5 V auront un connecteur différent. Ici, on voit deux packs de batteries. Chaque pack étant composé de deux cellules, la version à quatre cellules sera composée de deux packs, et la version à six cellules de trois packs.


##Ce qui est Open Source, ce qui ne l’est pas##
La question de l’Open Source ne s’est pas posée, c’est la pierre angulaire du projet.
    
Pour un développement de matériel comme celui‐ci, on doit faire avec ce que l’on a. N’étant ni développeur logiciel de formation ni électronicien, en cherchant sur Internet, j’ai appris et trouvé beaucoup de choses. Ensuite, cela demande des fonds de tout faire étudier de A à Z. C’est pourquoi certaines cartes sont achetées toutes faites (contrôleur d’écran, contrôleur tactile), et ne sont pas open source.
Le fournisseur pourra programmer puis m’envoyer les micrologiciels sur mesures (avec l’ajout du logo au démarrage, par exemple), mais je doute qu’il veuille me fournir les sources. À voir par la suite…
    
En revanche, toutes les études qui ont été réalisées spécialement pour le projet seront mises en ligne. Cela comprend :
    
* la carte fille ;
* la carte L ;
* la carte bouton ;
* la carte chargeur/balance.
    
Libre à la communauté d’améliorer, de proposer, de fabriquer.


Pour la coque, sa complexité ne permet pas de l’imprimer en 3D. Seules les pièces internes (les _brackets_ de l’écran et la plaque support de la carte nano‐PC) seront imprimées, et il sera possible de télécharger et d’imprimer des plateaux spéciaux pour adapter des cartes exotiques. Les _brackets_ sont amovibles, pour permettre une plus grande compatibilité d’écrans, au cas où la référence d’origine ne serait plus fabriquée et que tous les stocks seraient épuisés. La communauté pourra alors échanger ses fichiers et proposer des nouvelles versions.
    
Quant aux câbles internes, j’ai utilisé des références de connecteurs très répandus (JST) pour que l’utilisateur équipé puisse fabriquer lui‐même ses câbles. La version de base sera livrée avec tous les câbles permettant d’adapter tous les modèles de Raspberry Pi (sauf le _compute module_), ainsi que les Odroid C1+ et C2. Pour les cartes XU4 et UP Board, d’autres câbles sont à prévoir : soit les acheter sur le site _www.diskiopi.com_ pour quelques euros, soit les fabriquer soi‐même avec les références de connecteurs que je mettrai à disposition.


## Mettre à niveau sa machine
![L’intérieur du Diskio Pi](https://www.diskiopi.com/img/inside_600.jpg)
    
La version de base comprend une carte en forme de L qui sera dotée d’un connecteur Ethernet et d’une sortie audio. Pour adapter la coque à cette carte, une partie amovible est prévue pour d’éventuels changements. Ces changements seront possibles au fur et à mesure du développement du projet. On pourra remplacer cette carte L par une nouvelle, par exemple avec un double lecteur de carte SD ou un récepteur Wi‐Fi 5 GHz branché en USB 3.0 à la carte mère — la partie amovible pourra aussi être remplacée, pour permettre aux antennes de sortir de la coque.
Mais cette carte L pourra aussi être un ampli audio, une carte RS232, ou une sortie vidéo ! Bien sûr, il faudra étudier chaque carte individuellement, ce qui prendra du temps et nécessitera des fonds. L’idée est que cette carte L soit l’équivalent d’une carte PCIe sur un PC classique.


## La partie logicielle ##
### Les distributions
Le projet Diskio Pi est 100 % matériel. Aucun logiciel propriétaire n’est nécessaire pour le faire fonctionner. Toutes les distributions pour Raspberry Pi sont donc installables, même si certaines ([[Recalbox]] par exemple) ne sont pas compilées avec les pilotes du tactile. Pour le moment, une seule distribution est prête pour fonctionner en tactile « _out of the box_ » : il s’agit de **LibreElec** (téléchargement à venir). Pour les autres, que ça soit Raspbian ou Ubuntu, les pilotes sont pré‐compilés, il n’y a rien à faire de plus que de choisir le noyau le plus récent.
Les versions d’Android distribuées par [Hardkernel](https://www.hardkernel.com/) (Odroid) sont pleinement compatibles avec le tactile.


###Liaisons entre matériel et système d’exploitation
À la conception du projet, nous avons choisi de séparer totalement le matériel et le logiciel. Cela a des avantages, mais aussi des inconvénients. Par exemple au niveau de la jauge de batterie : l’avantage, c’est qu’elle fonctionne tout le temps avec tous les systèmes d’exploitation ; l’inconvénient, c’est de ne pas pouvoir visualiser l’icône batterie à l’écran. 
Il est bien sûr possible de prévoir un connecteur sur le circuit imprimé chargeur/balance à la carte Raspberry, et de communiquer via [[I2C]]. Le souci est qu’il faudra ajouter des câbles, et surtout développer (ou adapter) un logiciel dans Raspbian. Un développement logiciel sous Android devra aussi être effectué.
Donc, je pense que nous allons prévoir la liaison sur le circuit imprimé, mais qu’il faudra attendre un peu pour que la communauté nous aide à développer des logiciels.

## Les améliorations plastiques qui seront apportées pour la version 1.0
### L’accès GPIO
J’ai enfin résolu ce problème qui me tracassait depuis des mois ! J’ai en effet longuement réfléchi à rendre accessible les broches GPIO. Une nappe peut facilement être flexible sur son axe, mais pas en latéral, ce qui rend impossible un accès en dehors de l’axe de la carte.
Preuve que la solution la plus simple est parfois celle à laquelle on ne pense pas : une pré‐découpe sur le haut du carter dans l’axe du GPIO (du Raspberry Pi 3) sera ajoutée, il faudra la découper au cutter (sans se couper le doigt) pour insérer une nappe de type IDE.
    
![GPIO Diskio Pi](https://www.diskiopi.com/img/Screenshot_20181111_135410.jpg)
Ceci implique de modifier le design du pied en ajourant la partie supérieure.


###Le design du pied
![nouvelle version du pied Diskio Pi](https://www.diskiopi.com/img/Screenshot_20181111_124946.JPG)
    
Outre cette encoche pour permettre de faire passer la nappe GPIO, une autre modification sera nécessaire afin de décrocher facilement le pied de ses ergots. Pour ce faire, j’ai ajouté deux empreintes de chaque côté de l’ergot pour pouvoir faire levier avec les doigts et détacher chaque « bretelle ».
![nouvelle version du pied 2 du Diskio Pi](https://www.diskiopi.com/img/Screenshot_20181111_141425.jpg)
    
Je n’avais pas du tout pensé au moyen d’enlever le pied ! C’est chose faite.


### La jauge
Reste à développer le circuit imprimé chargeur / balance / jauge, dont une seule [DEL](https://fr.wikipedia.org/wiki/Diode_%C3%A9lectroluminescente "diode électroluminescente") [RVB](https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouge_vert_bleu "Rouge, vert, bleu") (_RGB LED_) indiquera le taux de charge des batteries (du bleu vers le rouge). Le bouton test, commun à toutes les versions, sera moulé sur la coque et sera placé en haut de l’écran :
![bouton de test de batterie du Diskio Pi](https://www.diskiopi.com/img/Screenshot_20181111_153950.jpg)
    
Vous le voyez, il reste pas mal de choses à améliorer. C’est pour cela que le délai de livraison est pour août 2019, le temps de fabriquer deux autres prototypes, de les tester et de valider toutes les fonctionnalités.


# Par qui, pour qui ?
## Petit historique informatique du créateur
Ma passion pour les ordinateurs remonte à loin (eh oui). Ma première expérience d’utilisateur s’est faite autour d’un [Amstrad CPC 464](https://fr.wikipedia.org/wiki/Amstrad_CPC_464) à cassette, du temps ou il fallait attendre cinq bonnes minutes (parfois 10) avant de voir le menu d’un jeu apparaître. Le lecteur de disquettes a changé les choses, mais ce n’est qu’après la venue de l’Amiga 500 que tout a commencé. À cette époque, déjà, je commençais à utiliser des logiciels de 3D, en attendant une nuit pour voir le rendu de mon dessin apparaître… Un tas de jeux mythiques sont passés sur mon écran : _Dune II_, _Xenon II_, la série _Gobliiins_, et j’en passe. 
    
Bref, je suis joueur depuis l’enfance, mais pas seulement. Bricoler une prise péritel pour enfin adapter l’Amiga sur la télé, je l’ai fait. Et ça marchait ! :)
    
Petit à petit je suis passé au PC, avec un 100 MHz, puis un 500 MHz… Jusqu’à aujourd’hui : je suis passé à GNU/Linux (Ubuntu) assez récemment. Ma première version est la 11.04, il me semble. J’ai découvert par ce biais le Python, le HTML, le CSS, les diverses compilations… Jusqu’à tomber sur ces cartes Raspberry Pi. C’est lent ? Pas plus lent que mon ancien 500 MHz ! Et l’on peut faire beaucoup de choses avec. Le projet Diskio Pi était presque né, avec mes récupérations d’écrans çà et là.
    
Personnellement, je n’ai jamais été équipé de tablette tactile. Trop fermé, pas de liberté. Il n’existe rien qui puisse assouvir mes envies de changement avec un appareil classique. Et je pense que nous sommes nombreux dans ce cas : à vouloir un matériel contrôlable et qui puisse vraiment correspondre à nos attentes. Si vous êtes comme ça, alors Diskio Pi est fait pour vous. Tantôt un écran, tantôt une tablette, ou un ordinateur de bureau. Le choix de l’utilisation dans un seul appareil, voilà qui est utile.


##Le côté ludique et éducatif du Diskio Pi
En France, l’innovation informatique depuis le [MO5](https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomson_MO5) et le minitel est presque inexistante. Il est temps de réagir.
Notre système éducatif ne met pas vraiment en avant les nouvelles technologies, même si ça bouge un peu. Mais rien à voir avec le Royaume‐Uni, ou tous les élèves sont initiés d’une façon ludique à l’informatique. Le projet Diskio Pi est enfin une alternative et une proposition matérielle « _Made in France_ » pour tous les enseignants qui souhaitent faire découvrir la programmation à leurs élèves.
C’est un pari à long terme, et un investissement de départ coûteux pour un établissement, mais qui serait profitable à tous, et qui aborderait des sujets divers liés à l’informatique en général. On peut même imaginer fournir un Raspberry Pi Zero à chaque élève lors de l’entrée en CM1, qu’il connecterait à un Diskio Pi de l’école pour les travaux pratiques, et qu’il emporterait à la maison.
    
![Primtux et Diskio Pi](https://www.diskiopi.com/img/Sélection_628.jpg)
Pour le côté logiciel, Primtux est déjà disponible sur Raspberry Pi.


## Financer un projet, c’est aussi investir pour l’avenir
On pense souvent que les sites de financements participatifs comme Kickstarter ne servent qu’à vendre un produit. Mais c’est bien plus que cela. En tant qu’investisseur, si vous croyez au projet, vous êtes un acteur direct de son développement. Le pouvoir est de votre côté. De plus, vous lui procurez de la visibilité et des chances de réussir. Sans vous, le projet meurt et l’idée reste dans un carton. C’est pourquoi même un don de 5 € pour un projet libre est important !
    
Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cet article, et je vous dis à bientôt, je l’espère.
    
Guillaume


## Qui sommes‐nous ?
Je m’appelle Guillaume Debray, j’ai un BTS d’optique lunetterie. Je ne me suis pas épanoui avec le métier d’opticien, c’est pourquoi j’ai tout arrêté pour me consacrer d’abord au voyage, puis à l’informatique, ma passion de toujours. Je travaille à plein temps sur le projet Diskio Pi depuis environ deux ans. Je me suis initié à Python en proposant Dpluzz+, un logiciel libre de téléchargement d’émissions de télévision. J’ai mis de côté ce projet pour me consacrer pleinement au Diskio Pi.


Dans le parcours du projet, Benjamin s’est proposé pour m’aider à dessiner la troisième version, mais son entreprise lui prenant beaucoup de temps, il a accepté de me laisser toute la mise en place du financement participatif. Il reste donc en retrait pour le moment.

Toute l’ingénierie électronique est effectuée par Nicolas Macé, de [Mace Robotics](http://fr.macerobotics.com/). Ses connaissances sur le Raspberry Pi sont très utiles au projet, et il continuera de développer les cartes pour Diskio Pi.
