L'administration française s'appuie doucement mais sûrement sur les logiciels libres

Posté par . Modéré par Jaimé Ragnagna.
Tags : aucun
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sept.
2005
Communauté
L'administration s'appuie doucement mais sûrement sur les logiciels libres. La majorité des nouveautés du site de l'ADAE en septembre y sont liés.
  • Accessibilité numérique ("le respect des normes internationales, en particulier les recommandations internationales produites par le Web Accessibility Initiative (WAI)")
  • CybEO II ("Pour améliorer l'outil, l'ADAE a fait appel à une communauté de contributeurs élargie") (sous licence CeCILL v2)
  • Une « Open Source Academy » en Grande-Bretagne
  • Logiciels libres et collectivités territoriales
En passant, ceux qui pensent que les administrations basculent vers le libre parce qu'elles y trouvent des applications gratuites, ne manqueront pas de remarquer que ces administrations s'investissent et produisent à leur tour des ressources libres. Accessibilité numérique
http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=807
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANX0300217L
"Evolution du référentiel d' accessibilité numérique
La loi prévoit un délai de trois ans pour la mise en conformité des sites publics, à compter de la date de publication du décret visé par la loi et du référentiel d' accessibilité élaboré et mis en oeuvre par l'ADAE. Ce document servira de guide pour les développeurs. En cours d'élaboration ; le référentiel d'accessibilité des sites publics s'articule autour des trois axes suivants :
  • le respect des normes internationales, en particulier les recommandations internationales produites par le Web Accessibility Initiative (WAI). Le référentiel suivra également le calendrier de mise en oeuvre des "directives pour l' accessibilité aux contenus"( WCAG : Web Content Accessibility Guideline) ;
  • un guide d'évaluation, proposant des méthodes et recommandations aux développeurs de sites publics ;
  • l'aide à la formation. Le volet formation concerne en amont les services instructeurs et mobilise l'ensemble des personnels intervenant sur les services de communication publique en ligne."

CybEO II : le pari de la mutualisation
http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=808
"La plate forme de formation à distance de l'administration est en ligne : téléchargez la et testez la sans modération ! Pour améliorer l'outil, l'ADAE a fait appel à une communauté de contributeurs élargie associant partenaires privés, administrations et monde du libre. Récit d'une démarche de mutualisation qui commence à porter ses fruits."

Une « Open Source Academy » en Grande-Bretagne
http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=814
"Au Royaume-Uni, le gouvernement de Tony Blair apporte une attention toute particulière au développement du logiciel libre dans les administrations. Quelques semaines avant de prendre la présidence de l'Union européenne, le Premier ministre britannique annonçait le lancement d' un vaste programme visant à encourager l'utilisation des logiciels libres dans les administrations et les collectivités locales."

Logiciels libres et collectivités territoriales
http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=812
"L'Apronet (l' Association des professionnels de l'Internet des collectivités locales) et la mission Ecoter, en relation avec plusieurs autres partenaires publics et privés, ont réalisé fin 2004 une enquête en ligne sur l'utilisation des logiciels libres dans les collectivités locales. 256 d'entre elles ont répondu, parmi lesquelles 215 communes et près d'un tiers des départements (33) et des régions (8), auxquels il convient d' ajouter une centaine d'EPCI et d'EPN. Les résultats ont été dévoilés à la mi-juin 2005 à l'occasion d' une journée d'étude organisée par la mission Ecoter. Cette enquête, inédite par son ampleur, permet de dresser un premier état des lieux consolidé de la place du logiciel libre dans les collectivités."

Aller plus loin

  • # ADAE

    Posté par . Évalué à 10.

    Oui, l'ADAE joue un rôle dans le développement des logiciels libres dans l'administration, mais la très grande majorité des projets se déroulent aussi sans elle.

    La plupart des appels d'offre de cette agence n'ont pas donné lieu à des publications, ou alors on les attend depuis des mois, voir des années ( http://www.adae.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=14(...) "prestataires retenus" ) et il y a un moment où plutôt que devenir un organisme de standardisation, l'agence a du vouloir (ca n'engage que moi) gérer tout ce qui se rapportait au LL, et n'a pas pu suivre (tant budgétairement que du point de vue de l'organisation).

    On peut citer bien d'autres administrations qui reversent en jouant un peu plus le jeu de la communauté et un peu moins celui de la réinvention depuis zéro pour pouvoir mettre un tampon "fait maison" au final.

    Ceci dit je vois ca comme des défauts de jeunesse qui vont forcément se résoudre avec le temps. Je ne peux tout de même pas leur reprocher un trop plein d'enthousiasme :)

    Ce que j'attend au passage de l'ADAE, c'est qu'elle respecte les règles qu'elle publie, en particulier en terme de développement de sites web ... (horreur !).

    Ensuite que ce soit un incitateur, un organisme de normalisation des bonnes pratiques et standards, mais PAS un maître d'oeuvre.

    Ca lui redonnerait de l'indépendance et naturellement encore plus de légitimité. Les gens qui sont un peu loin de Paris ont besoin de ce cachet pour les aider dans leurs projets, et pas forcément de solutions sur étagère qui n'interessent qu'un seul ministère.

    Allez, courage les ADAEiens, ce n'est pas facile de faire du lobbying sans le subir :)

    M
    • [^] # Re: ADAE

      Posté par . Évalué à 2.

      A voir aussi:

      Un viel article du monde diplomatique de janvier 1998
      http://www.monde-diplomatique.fr/1998/01/LANG/9761
      "CONTRE LA MAINMISE SUR LA PROPRIETE INTELLECTUELLE
      Des logiciels libres à la disposition de tous"
      Depuis, nous avons fait du chemin, mais il en reste encore beaucoup à faire.

      http://www.libroscope.org/Ce-que-l-administration-apporte-au
      Ce que l'administration apporte au libre
      http://www.neokraft.net/blog/2004/06/17/515-comparaison-spip-spip-agora
      Performances d'Agora
      Qui donnent des arguments du mauvais, comme du bon.

      Je pense qu'il faut du temps pour s'accorder. Les administrations et les logiciels libres sont faits pour s'entendre, la situation ne peut que s'améliorer.

      Il y aura certainement encore plus d'annonces cette année.
  • # Bravo!

    Posté par . Évalué à 7.

    Ce me fait plaisir de voir comment cela commence :
    - transparence (plus que d'habitude)
    - ouvert aux contributions, et aux autres solutions européenne

    Le choix de license du style GPL/CeCill [1] et éventuelement ( LGPL ou BSD)[2] est dans le cas de l'état trés interessant car il peut permettre une plus grande transparence et permet a l'etat:
    - de garder la maitrise des logiciel
    - d'en faire profiter et de profiter des programmes équivalent dans d'autre pays.


    [1]: j'ai pas trop suivis si CeCill oblihe la fourniture des sources, mais j'assume ici que c'est dans le mem esprit que la GPL

    [2] Pourquoi LGPL/BSD:
    La GPL est la cerise sur le gateau, ce qui est **essentiel** pour le bon développement de ce genre de chose c'est les ***formats ouverts***.

    Pour manipuler ces format ouvert le LGPL et la BSD peuvent aussi permettre a des applications propriétaire d'utiliser les protocols sous-jacent,
    par exempleLGPL pour la libraire/framework qui permet de causer avec les autres programmes, BSD pour les définition des protocols, ASN.1, ... etc

    La BSD a permet d'offrir une implémentation de référence réutilisable avec toute les autres licences.


    • [^] # Re: Bravo!

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      J'irai plus loin que toi : on s'en fou un peu de la licence, tant qu'ils utilisent des formats ***ouverts***.
      Le but est l'interopérabilité, le libre choix, et dans libre choix il peut y avoir les logiciels proprios, tant qu'ils n'empechent pas les autres d'utiliser ce qu'ils veulent (proprio ou GPL) grace au XHTML, CSS, WAI, OpenDocument etc...)
      • [^] # Re: Bravo!

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        Dans le cas des administrations, en dehors de l'aspect interopérabilité, il y a aussi le fait qu'il s'agit d'argent public, ce qui n'est pas neutre dans le choix des licences retenues pour les logiciels développés.
        • [^] # Re: Bravo!

          Posté par . Évalué à 2.

          Le type de la licence avait peu d'intérêt, il s'agissait surtout de démontrer qu'on parle des logiciels libres dans les milieux administratifs, car on en a besoin.
          Combien de professeurs ou de responsables informatiques se battent pour utiliser et faire utiliser des logiciels libres, sans trouver de justification officielle?
          Le site de l'ADAE, en citant les Logiciels libres fournit cette justification.

          L'administration est financée par des fonds publics, il est donc naturel qu'elle contribue à l'accroissement des biens publics. (même si ces biens sont des logiciels ou des algorithmes)
  • # Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

    Posté par . Évalué à 10.

    C'est bien beau, n'empêche que dans l'éducation nationnale, on ne peut pas dire que les logiciels libres fassent légion
    De la création des emplois du temps, en passant par l'édition des bulletins de note trimestriels, la gestion des salles et des clés, tout est réalisé à l'aide de logiciels propriétaires, payants, et dont le format de fichier est bien protégé
    J'ai même entendu un inspecteur d'académie prôner que le format d'échange de documents devant être utilisé est celui de Word...

    Bref dans ce secteur c'est pas encore çà, rare sont les postes info. équipés d'OpenOffice, alors je ne détaille même pas l'OS qui les fait tourner...
    • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

      Posté par . Évalué à 10.

      Je suppose que, enseignant comme moi, tu as aussi le droit de suggérer des choses, de les faire installer ou de les installer toi-même.
      Dans mon labo, les postes sont tous équipés d'OOo, Gimp, Firefox et pour cause puisque j'ai fait les installations. J'ai pas attendu que cela vienne d'en haut.
      C'est déjà en offrant l'alternative dans un premier temps que peu à peu les gens y passeront et plus on sera nombreux à faire pression, plus on a de chance d'y arriver à terme... Quant à la durée du terme ;)

      Pour le reste, rien ne t'empêche de faire remarquer la stupidité de la décision de ton inspecteur d'académie et de sensibiliser les gens autour de toi...
      • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

        Posté par . Évalué à 7.

        Je ne manque pas la moindre occasion de le faire, je te rassure !
        J'ai même écrit une lettre au ministre ou je dénonçais les dangers de l'utilisation des formats propriétaires, notamment pour les données sensibles telles que les notes des bulletins. Cette lettre n'a à ce jour pas eu de réponse de sa part, et cela fait un an tout rond
        Quand aux collègues, pas évident de leur faire comprendre qu'il existe autre chose que word ! C'est le logiciel fourni par défaut sur les postes info, et bien entendu ils ont çà chez eux...
        Comme beaucoup de "néophites", ils ont du mal à percevoir le danger des formats propriétaires. Pour eux, OpenOffice n'est pas valable car lorsqu'ils chargent un .doc de word2000 ils perdent leur mise en page... Le fait que cela soit la faute de Microsoft les importe peu, Ooo çà lit mal les docs point barre...
        Quand à mon inspecteur, il a déjà du mal à saisir la différence entre un traitement de textes et un tableur, alors va lui faire comprendre tout çà...
        • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

          Posté par . Évalué à 5.

          >J'ai même écrit une lettre au ministre ou je dénonçais les dangers de l'utilisation des formats propriétaires, notamment pour les données sensibles >telles que les notes des bulletins. Cette lettre n'a à ce jour pas eu de réponse de sa part, et cela fait un an tout rond

          Ah ben si, ils t'on fait une réponse... Dans un guide à l’attention des parents, distribué dans le cadre du "Tour de France des collèges":

          http://www.framasoft.net/article3763.html(...)

          Regardes, le ministère à même signé en bas de la page. Il s'agit d'un certain MrBastid "Chef de marché éducation" dans la branche micro$oft du ministère ;-)
        • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

          Posté par . Évalué à 4.

          Les sociétés privées qui hurlent à la concurence déloyale ont bâti des fortunes sur le dos du contribuable (ou non d'ailleurs). Ces fortunes leur permettent de financer des campagnes publicitaires colossales, en tout cas hors d'atteinte pour la communauté du logiciel libre.

          La vrai concurence déloyale est là.

          Les informations produites sur les sites officiels et reconnus comme compétents, nous font cette promotion qui nous manque tant, comme ils l'avaient fait avant, pour des sociétés privées dont le bénéfice provenait de la dépendance des clients, en imposant l'usage de produits fermés.

          C'est le retournement de tendance progressif qu'on remarque en observant que institutions ne laissent plus dans l'ombre le logiciel libre, et que ça ne peut que profiter à sa croissance.
    • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

      Posté par . Évalué à 7.

      > C'est bien beau, n'empêche que dans l'éducation nationnale, on ne peut pas dire que les logiciels libres fassent légion

      Si pour toi éducation nationale = équipe administrative lycée/collège (d'après les exemples de logiciels que tu cites), on peut dire qu'il n'y a pas beaucoup de logiciels libres "dédiés" a cette catégorie.

      Mais dire qu'il n'y a pas de logiciel libres dans l'EN, c'est un peu aller vite. Il y a des logiciels libres...

      ...pédagogiques peut être:
      MathEnPoche
      celestia
      gcompris
      tous les programes de la suite abuledu
      drGeo
      freeduc (http://pureedelinux.net/decouvrir/freeduc.html)

      ...mais administratifs aussi:
      triade
      http://www.framasoft.net/article2727.html
      grarenes
      http://www.framasoft.net/article4028.html
      grr (reservation de salles)
      gepi (gestion des notes)

      Enfin bref, regardes du coté de framasoft
      http://www.framasoft.net/rubrique172.html

      >J'ai même entendu un inspecteur d'académie prôner que le format d'échange de documents devant être utilisé est celui de Word...

      He bien, qu'il jette un coup d'oeil au site formats-ouverts.org. Il apprendera comment on découvre les informations cachés dans un fichier word:

      http://formats-ouverts.org/blog/2004/08/13/86-JourDeChanceDecouvrezDesInformationsInvisibles

      >Bref dans ce secteur c'est pas encore çà, rare sont les postes info. équipés d'OpenOffice, alors je ne détaille même pas l'OS qui les fait tourner...

      L'EN avait signé un accord cadre avec l'AFUL en 1998, pour aider au développement du libre dans l'EN.

      http://www.aful.org/education/accord.html

      M'enfin les accords avec microsoft doivent peser plus lourd dans la balance...

      Il y a des personnes à l'EN qui soutiennent le libre. Par exemple le pôle de compétences logiciels libres du SCEREN:
      http://www.thematic74.fr/article.php3?id_article=297

      Quand au postes sous linux dans l'EN, le seul exemple que je connaisse, c'est des écoles entièrement sous Linux en haute-savoie. Voir ce pdf:

      http://www.linuxedu.org/IMG/cddp74.pdf

      Je ne suis pas de l'EN, mais je reste pérsuadé qu'ils ne sont pas seuls. Aurais-je tort?
    • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

      Posté par . Évalué à 4.

      Des logiciels proprietaires? oui effectivement il y en a mais developpé en interne dans l'EN...
      gestion des notes, bulletin etc... : SELENE DP
      emploi du temps : EDT
      etc...
      Proprietaire oui mais payant aucunement. Seulement voila tout dépend du proviseur/principal. S'il decide d'utiliser un autre produit payant vous n'avez pas le choix. Il est maitre de son etablissement.
      Ne dites pas que ca n'existe pas si vous ne connaissez pas.
      L'EN ne participe au libre? Je vous invite a faire des recherches sur HORUS, AMON ou autres, et de la collaboration avec mandrake.
      Quand à l'echange de document la norme choisie et developpée est comme partout maintenant le XML... et ce n'est pas un "bruit de couloir"...

      Reste le problème des postes "utilisateurs" mais cela reste un problème partout... changer l'outil de travail d'une secretaire qui bosse dessus depuis 10 ans n'est pas simple.
      • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

        Posté par . Évalué à 2.

        petite erreur de ma part, pour les emplois du temps cela s'apelle GET (pour info)
      • [^] # Re: Ce n'est pas le cas dans l'éducation...

        Posté par . Évalué à 2.

        Le logiciel utilisé pour l'édition des emplois du temps et des bulletins provient d'une société nommée Index Education
        L'application est propriétaire, nullement gratuite :
        http://www.indexeducation.com/fr/tarifs0.php?idProd=2(...)

        Biensûr le format de fichier n'est absolument pas "libre"... J'avais taté le terrain en envoyant un mail afin d'obtenir les specs du format, pretextant vouloir développer une appli compatible. Ils m'ont bien entendu répondu qu'ils ne divulgaient pas ce genre d'informations
        CQFD

        Enfin il est vrai que les portails d'accès Internet des lycées tournent sous Linux, une Redhat à l'époque (le fameux SLIS)
  • # Cadre légal de contribution financière ?

    Posté par . Évalué à 7.

    "Profiter", c'est bien; contribuer, c'est mieux !
    Sans vouloir en faire une obligation, j'aimerais savoir s'il y a une disposition légale qui permet de faire des dons au(x) projet(s)/produit(s) libre(s) utilisé(s) par des entités étatiques. Pour autant que je saches, c'est pas de marché , pas de blé ! (cctp, ccap et tout le tremblement)

    Donc à moins de faire passer ça sur le compte de fournitures (par exemple en commandant des CDs de la distribution/du produit utilisé), je vois pas trop comment c'est possible de faire un paiement via paypal...

    Des idées et/ou expériences de ce côté là ? Est-ce que l'ADAE et son budget peut faire quelque chose ?
    • [^] # Re: Cadre légal de contribution financière ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      > je vois pas trop comment c'est possible de faire un paiement via
      > paypal...

      à ma connaissance ça ne l'est pas.

      cela dit il existe une association qui permet aux administrations d'acheter des "shareware", et qui peut être permet cela, c'est http://www.litiel.org(...)

      si c'est une boite aucun souci, ils suffit qu'elle accepte les bons de commandes venant des administrations (et accepte aussi les délais de paiement).

      mais pour un hobbyiste c'est moins facile,
      il faut que le développeur se mette en travailleur indépendant, par exemple en plus de son boulot normal s'il a la chance d'en avoir un, et il peut alors facturer aux administrations.

      cependant si le volume est faible ça ne vaut pas le coup car il y a des frais incompressibles (urssaf, retraite, maladie) même s'ils font doublon...
  • # Intérêt de cette dépêche ?

    Posté par . Évalué à -9.

    Quelle est l'intérêt de cette dépêche ? Où est l'information ?

    L'ADAE, les lecteurs de LinuxFR connaissent, l'accessibilité numérique çà n'a rien de nouveau... sauf peut être dans cette agence ;)

    Il me semble que l'ATICA était plus efficace et pas seulement pour promouvoir le logiciel libre. L'ADAE, c'est beaucoup de communication et rien de concrèt : 140 fiches sans lien les unes avec les autres. Quelle est le taux de réalisation, nul ou quasi équivalent ?

    Communiquer sur ce que l'on veut faire : c'est bien.
    Communiquer sur ce que l'on a fait : c'est mieux.

    Heureusement, il y a d'autres administrations qui avancent, seules, mais qui avancent. Enfin, espérons qu'ils se reprendront après tout l'échéance n'est que dans 18 mois ... et pour notre plus grande chance il y aura des élections. Oh, oui ils vont nous réaliser des super trucs, j'étais trop négatif ;)
  • # Les impôts aussi

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    On me souffle dans mon oreillette « réécriture des impôts de la France » et Debian, Oracle, JBoss, Axis, Struts, Hibernate, Log4j, Internet Explorer, Rose, Eclipse, Ant, CVS, TortoiseCVS, PuTTY, SourceForge, Owl, Bugzilla, Notes. Cherchez les intrus. :-)
  • # Dans les ministères...

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Dans les ministères (surement pas tous, mais quand même) le discours c'est plutot :

    "les logiciels libres, oui, on en parle et on communique dessus pour le public, mais ce n'est pas un critère pour la sélection d'un progiciel. On met juste l'usage de LL dans les cahiers des charges pour les logiciels. Nos développements restent propriétaires".

    Dans certaines administrations, que je ne citerais pas mais qui sont présentes en région, on est en train :
    - d'abandoner les serveur linux présents,
    - d'imposer les serveurs microsoft comme un standard,
    - d'abandonner netscape et ses dérivés pour IE et ootlook alors qu'on tenait bon depuis des années (dans la période la plus difficile des années 2000)

    Simultanément, on est supposé tester OOo mais "je crois qu'il est présent sur le disque dur mais personne ne s'en sert jamais".
    • [^] # Re: Dans les ministères...

      Posté par . Évalué à 2.

      Quand on voit toutes les découvertes, toutes les avancées, tous les changements d'esprit qui se sont déroulés en 1 siècle, on est en droit de s'étonner de cet immobilisme qui commence à durer !

      Quoiqu'il en soit, il y a plusieurs problèmes dans les administrations et les entreprises.

      Premièrement, il est plus "sûr" pour l'administrateur système de chosir un produit propriétaire. Si ça plante, on dit que c'est la faute de l'éditeur. On l'appelle et on pense que ça sera réparé (et oh, on a payé pour que ça marche !!!). Si on choisi du libre, si ça plante, c'est de la faute de celui qui a choisi le produit, dommage pour lui !

      Secondo, pour utiliser un produit libre, faut s'y connaître un peu plus. Pourquoi ? parce qu'un produit libre ne se résume pas en une fenêtre avec un bouton "suivant" sur lequel on clique jusqu'à avoir le bouton "terminer". Et oui, avec le produit libre faut mettre les mains dans le cambouis. C'est le seul moyen pour avoir la maîtrise du produit que l'on utilise et d'en comprendre le fonctionnement interne. Et c'est ça qui fait la puissance de beaucoup de logiciel libre.

      Troisièmement, et c'est triste à dire, mais les gens s'en foutent un peu de l'argent dépensé dans les administrations et les entreprises. Si on leur donne 50000¤ de budget (c'est un exemple), alors elles vont dépenser 50000¤, et parfois aller pleurer pour avoir plus. Alors qu'il est possible de faire parfois des économies et de ne dépenser que 40000¤. Mais bon, les gens ont peur ensuite de n'avoir que 40000¤ l'année d'aprés ! Qui n'a pas connu quelqu'un qui a commandé un PC 3ghz 1Go de mémoire et 160Go de disque dur (j'ai remis la config au gout du jour) juste pour faire de la bureautique ? 2000¤ le PC au lieu de 1000¤. Juste pour se faire plaisir !

      Voilà dans quel état d'esprit en sont encore certaines personnes dans le monde de l'informatique.


      Note : dans l'informatique on pense encore que plus la machine est puissante, plus elle nous rendra service. On oublie encore et encore que c'est plutôt le logiciel qui rend service !
      • [^] # Re: Dans les ministères...

        Posté par . Évalué à 0.

        et j'irais même plus loin, j'accuse ceux qui se reposent exclusivement sur des solutions propriétaires d'être des frileux et de vouloir travailler pépère en attendant la retraite. Le dynamisme !!
  • # ADULLACT

    Posté par . Évalué à 1.

    bizare?

    Il me semblait que ADULLACT avait pris ce douloureux pb à bras le corps depuis maintenant +3ans, avec une forge logicielle (http://adullact.net) hébergeant +200 projets et +1300 utilisateurs inscrits, et de vrais logiciels métiers semblent y voir le jour regulierement, tous fabriqués par nos collectivités... et pas un mot dans cet article?

    pourquoi n'y a-t-il pas plus de "mutualisation" entre ces differentes structures?

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