Les collèges du Rhône se libèrent !

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juin
2007
Éducation
Tous les collèges du département du Rhône étaient équipés d'une solution propriétaire basée sur Novell Netware vieillissante. Une expérimentation a eu lieu cette année, permettant de mettre en concurrence directe deux solutions, l'une basée sur une solution propriétaire à base de Windows Server 2003 et l'autre à base d'un serveur de fichiers sous Linux, Scribe.

Les tests ont commencé en septembre, ils viennent de se finir. Les solutions ont été vues sous plusieurs aspects :
  • Utilisation simple, pédagogique ;
  • Ressenti des usagers (prof/élèves) ;
  • Possibilités techniques, etc.
et le vainqueur est... SCRIBE ! Serveur pédagogique basé sur Linux, utilisant des partages Samba.

Pour cette expérimentation, certains outils ont dû être développés en interne, afin de pouvoir combler certains manques. Citons ALIAS - Automatiseur Libre d’Installation d’Applications pour Scribe - qui pourra vous rendre des services, si vous avez un parc avec des clients Windows. Il est à souhaiter que les départements et la région suivent la même voie, afin d'uniformiser les solutions et faire des économies en ces temps de vaches maigres. Les départements et la région Rhône-Alpes se sont mis d'accord il y a plus de 10 ans pour harmoniser les équipements informatiques des EPLE, établissements publics locaux d'enseignement. La solution était alors basée sur un serveur de fichier Novell Netware (4.X et 5.X) et des clients Windows, le tout finement géré par un outil maison, Gespère. Cependant, cette solution commençait à vieillir.

Le département du Rhône, appliquant la loi de décentralisation, a testé, toute cette année, deux solutions concurrentes afin de voir laquelle s'intègrerait le mieux dans l'ENT, Environnement numérique de travail, laclasse.com.

La première s'appuyait sur une solution propriétaire à base de Microsoft 2003 server, administré par l'outil LNM, Learning Network Manager.

La seconde se basait sur le serveur Scribe, serveur Linux basé sur une Mandrake 9.2, qui faisait office de serveur de fichier. Concernant la gestion des droits, l'administration est faite par l'utilitaire ESU maintenant inclus dans Scribe.

Notons que dans le département de l'Ain (01), certaines écoles sont en cours de test pour la même solution, mais sans l'intégration d'ESU (interface un peu compliquée pour la gestion d'une école primaire).

Les informations ne sont pas encore publiées, mais cela ne saurait tarder.

Quelles conclusions peut-on tirer de cette année ?
Si la solution de Microsoft possède des atouts indéniables (gestion des applications (PUSH seulement - c'est-à-dire que l'administrateur envoie au client l'application), gestion du parc, clonage en ligne, etc.), sa mise en oeuvre a semblé lourde et inadaptée pour des établissements du type collège.

Avec le développement d'outils adéquats :
  • ALIAS : pour l'installation de logiciels automatique (PULL, c'est à dire que l'utilisateur "tire" à lui l'application)
  • OSCAR : http://oscar.crdp.ac-lyon.fr/wiki/ pour le clonage en multicast des salles, la gestion de plusieurs sauvegardes...

le libre devient plus qu'une anecdote dans le paysage éducationnel français. Il devient une norme, le Rhône représente à lui seul environ 110 collèges !

L'académie de Lyon recommande aussi dans les EPLE l'utilisation systématique de Firefox ainsi que l'utilisation d'OpenOffice.org.

Le futur ?
Les stations clientes sous Linux, par défaut ?

Au sujet de EOLE :
Ce groupe de l'académie de Dijon développe des solutions serveurs libres à destination des EPLE.
citons : AMON, parefeu gérant tous les établissements de France (ou presque... dans l'académie de Lyon, c'est 100% des collèges/lycées publiques)
  • Horus : serveur de fichier pour le réseau administratif (personnels)
  • Scribe : serveur de fichier pour le réseau pédagogique (élèves)
  • Zephir : serveur qui gère tout ça

NB : la nouvelle version d'EOLE se basera sur la prochaine Ubuntu LTS et s'appelle Eole-NG.

Aller plus loin

  • # Des chiffres...

    Posté par . Évalué à 8.

    En effet au niveau des serveurs GNU/Linux n'est plus anecdotique

    - EOLE 11000 déploiements
    - Pingoo plusieurs centaines
    - SLIS plus de 600 unités
    - SambaEdu plusieurs centaines

    Et ce ne sont que des chiffres officiels.

    En revanche côté station de travail, c'est encore le désert. Il reste du chemin à parcourir pour rattraper l'Espagne. Déjà que rien que pour l'utilisation d'OpenOffice la résistance est importante au niveau des prof. Maintenant l'initiative de Sesamath d'utiliser OpenOffice pour leurs livres va beaucoup aider pour débloquer et decrisper les profs.
    • [^] # Re: Des chiffres...

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      bon il n'y avait plus la place pour un lien supplémentaire, mais il y a toujours http://chl.be/migrations/ qui propose un récapitulatif très complet (si vous avez d'autres liens n'hésitez pas à les donner :D).
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Merci baud123 d'avoir pensé à ma page et d'avoir posté le lien, elle est désormais à jour :)
    • [^] # Re: Des chiffres...

      Posté par . Évalué à 3.

      Pour les postes de travail il y a la distribution client léger Eclair du Pôle National de Compétences Poste Agent du Ministère de l'Education Nationale Français http://fr.wikipedia.org/wiki/Eclair_(informatique) .

      La boucle est bouclée !
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par . Évalué à 2.

        Pour avoir assisté à une démo la semaine dernière, c'est assez bluffant. Bon, évidemment, c'est sous GNOME et GNOME c'est motche, mais hein, bon, ne boudons pas notre plaisir...

        A noter que

        1° ça supporte si on a un besoin ponctuel pour des applis métier les applis Windows pour peu qu'on ait le serveur d'applications et les licences qui vont bien.

        2° Ca permet d'accéder aux périphériques branchés localement sur le poste client (ports pour clés USB, imprimantes locales...) et ça je suis pas sûr que Citrix et autres solutions MS sachent le faire

        Sauf à avoir des problèmes de dimensionnement réseau (le démonstrateur parlait de 300 ko/s/poste en utilisation moyenne) ou un grand nombre de postes nomades, ça m'a l'air d'une solution tout à fait intéressante.
        • [^] # Re: Des chiffres...

          Posté par . Évalué à 1.

          Ca permet d'accéder aux périphériques branchés localement sur le poste client (ports pour clés USB, imprimantes locales...) et ça je suis pas sûr que Citrix et autres solutions MS sachent le faire

          Terminal Services le fait, y compris le son.
          • [^] # Re: Des chiffres...

            Posté par . Évalué à 3.

            Merci de l'info. Tu pourras aller dire aux développeurs d'Eclair qu'ils fuddent atrocement sur les solutions MS ;)
    • [^] # Re: Des chiffres...

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      la résistance est importante au niveau des prof.

      C'est le drame de l'Éducation nationale. Cet organisme qui devrait préparer l'avenir reste toujours à la traîne. Quand l'EN veut aller le l'avant, ça nous donne les maths modernes et la méthode globale : deux cuisants échecs que personne ne voulait reconnaître et que le mammouth a entretenu pendant des dizaines d'années faisant des millions de victimes.

      Le problème est au niveau de certains profs, mais aussi au niveau des inspecteurs, souvent décollés de la réalité et encore plus des bureaucrates de cette énorme administration qui ne pensent qu'à leur carrière.
      Ce que j'ai trouvé gravissime il y a quelques années, c'est l'abandon de l'enseignement de la physique et de la chimie au collège. J'ai oublié le nom du ministre qui en est responsable, mais je n'aurais jamais de mots assez durs pour dire ce que je pense de lui.

      Je pense que la culture, c'est ce qui permet de comprendre son époque. Je suis persuadé qu'il vaudrait mieux passer moins de temps à apprendre des leçons d'histoire, des récitations et les oeuvres de Racine et un peu plus pour apprendre comment fonctionne un téléphone cellulaire, le GPS, la TNT et un ordinateur. Pour ce dernier point, ce n'est qu'avec des logiciels libres que l'on peut le savoir.
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par . Évalué à 5.

        Le principe des maths modernes était pourtant louable. Partant du constat que

        - quelqu'un d'un milieu social élevé pouvait plus facilement suivre et aider son enfant que quelqu'un d'un milieu social faible,
        - qu'à part les compter (je racourcis), le but des maths est surtout d'apprendre à raisonner et que dans ce cadre là, raisonner sur le théorème de pythagore ou sur des théorème de théorie des ensembles, c'est du pareil au même,

        il semblait intéressant de changer complètement les programmes pour que tout le monde (ou presque) parte avec 0 connaissances. De cette façon là, on pouvait espérer écart l'inégalité entre le petit Charles-Henri et le petit Moustafa.

        Le problème, c'est que les personnes ayant appris à raisonner ont un pouvoir d'abstraction plus fort et la théorie des ensembles, c'était un peu trop abstrait pour Moustafa et ses parents alors que Charles-Henri et ses parents s'y sont adaptés en 30 secondes. Au final, au lieu de les réduire, on a encore accrus les écarts entre les classes.

        Les maths modernes ont bien été un échec mais cet échec, au vu du raisonnement qui a mené à son introduction, n'était pas forcément si prévisible.

        Fred
        • [^] # Re: Des chiffres...

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          Quand les maths modernes ont été lancées, j'ai dit à mon épouse que c'était stupide car cela ne servirait qu'à un très petit nombre. Pour moi c'était prévisible et je parlais d'un sujet que je connaissais (cherchez mon CV).

          La doctrine qui est de niveler par le bas conduit systématiquement à un gâchis au niveau des meilleurs et rien de mieux pour les autres.
          Les hommes sont égaux en droits mais c'est tout. Il y a des grands et des petits, des génies et des idiots, des bruns et de blonds, des handicapés et des athlètes... Ce qui me parait le plus souhaitable, c'est que chacun puisse exprimer ce qu'il peut faire de mieux de son corps et de son esprit. C'est toute la société qui y gagnera.
          • [^] # Re: Des chiffres...

            Posté par . Évalué à 2.

            L'argument, « la théorie des ensembles, ça ne sert à rien » est exactement le genre de réaction qui me semble être à coté de la plaque.

            Si on regarde objectivement ce qui « sert » dans les maths qu'on enseigne au collège/lycée, il n'y a pas grand chose:
            - la géométrie (thalès, pythagore...),
            - poser et résoudre des équations même simple,
            - tracer la courbe représentative d'une fonction,
            - dériver,
            - intégrer,
            tout ceci n'est utile qu'à une minorité. Pour s'en convaincre, Il n'y a qu'à voir la tête d'un banquier quand on demande un prêt immobilier, quand on demande comment sont calculés les indemnités:« mon bon monsieur, c'est bien compliqué... » alors que c'est une bête récurrence arithmético-géométrique que j'ai étudiée au lycée. Un autre exemple est l'étude de la fonction numérique f:salaire -> impôt. « Mon dieu avec ma dernière augmentation, j'ai gagné une tranche, je vais me faire saigner à blanc d'un coup ! »

            Alors qu'on étudie ça ou autre chose...

            En revanche, avec ces notions, on peut essayer de raisonner et que ce soit avec pythagore ou des ensembles, on peut le faire.

            Pour niveler par le bas, il faut avoir une public avec un niveau hétérogène pour choisir de travailler au niveau minimal du groupe.

            Dans le cas des maths modernes, le but était de se placer dans un domaine où tout le monde part de zéro. Alors bien sur, comme le niveau minimal est aussi le niveau maximal, on peut dire qu'on fait du nivellement par le bas. Mais on peut aussi dire qu'on applique une politique super élitiste en se plaçant au niveau des tout meilleurs.

            Bref.
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par . Évalué à 10.

        La méthode globale ou méthode analytique (on part du mot pour descendre vers la lettre) n'a été appliquée en tant que méthode principale d'apprentissage de la lecture que de manière anecdotique en France. Elle n'est donc pas responsable d'un quelconque échec en masse.

        La réalité de la classe est plus complexe que la caricature simplificatrice qu'en font les médias dominants. Par exemple, en maternelle, on part des prénoms qu'on segmente en syllabes : c'est une méthode analytique ou "globale". Au CP, on apprend la méthode synthétique ou "syllabique" (on part de la lettre pour aller vers le mot). Mais les petits mots fréquents sont, de fait, reconnus de manière globale.

        Il n'y a donc pas une méthode unique pour apprendre à lire qu'il suffirait de suivre de bout en bout. Toutes les méthodes sont en fait utilisées à un moment ou à un autre de l'apprentissage. Tout le monde s'accorde maintenant sur la nécessité de connaître la méthode synthétique pour déchiffrer des mots inconnus.
        L'apprentissage de la lecture qui se résume à une querelle de méthodes, c'est bon pour les journaleux, car la lecture, c'est plus que le déchiffrage. Beaucoup plus.

        Je mets les échecs ou les manques constatés sur le dos de la massification et de l'allongement des études. Jusqu'en 1975, l'objectif était pour la moitié des élèves de primaire d'entrer dans la vie active, pas de poursuivre des études longues. L'objectif de 80% d'une classe d'âge au niveau BAC est sans précédent historique et à changé considérablement la nature des attentes scolaires.
        Le règne de l'image qui prend de plus en plus la place de l'écrit, avec notamment la télé et de sa lente déchéance en terme de qualité a sans doute un effet important quand on sait l'importance de l'acquisition d'un large dictionnaire mental de mots pour comprendre ce qu'on lit.
        • [^] # Re: Des chiffres...

          Posté par . Évalué à 3.

          Bonjour,

          J'abonde dans le sens de _PhiX_ pour ce qui est de la méthode globale ; elle ne peut pas être responsable d'échecs massifs dans l'enseignement de la lecture car elle n'a jamais été enseignée massivement. Ce qui fut fait était généralement soit de la syllabique assez pure, soit un mélange de globale, surtout en début d'année de CP et principalement pour les "mots outils" (la, le, de, un, pour, etc.), et de syllabique pour le reste des mots.

          Tout le bruit autour de la globale fut surtout destiné à faire croire que tel ministre allait sauver les enfants avec la complicité des mass medias sur le dos des profs.

          Je suis moi-même prof en primaire.

          Cordialement,
          Yannick
          • [^] # Re: Des chiffres...

            Posté par . Évalué à 4.

            Ma fille est en ce1 et elle a subit un début d'année de cp globale pure. (Méthode Dagobert). Avec les résultats caractéristiques (mots remplacés par un autre, pas d'essai de déchiffrage mais essai de deviner le mot). Je l'ai vu faire en tant que parent, et je lui ai fait faire sa lecture le soir dans son livre. C'était de la globale au moins jusqu'à la toussaint.

            En 1994 je gardais ma nièce. Devinette a la place du déchiffrage. Elle a eu beaucoup de mal à être à l'aise en lecture. Si c'était pas de la globale, ça y ressemble.

            Mais bon en fait ça devait être du déchiffrage, c'est moi qui ai rien compris.
            • [^] # Re: Des chiffres...

              Posté par . Évalué à 3.

              Bonjour,

              C'est des méthodes mixtes, on commence avec de la globale puis on passe au déchiffrage. Encore une fois, en France, il n'y a presque personne pour défendre une méthode globale d'apprentissage de la lecture exclusive du déchiffrage. Presque tous les enfants ont appris à déchiffrer.

              Après, je ne défend pas tous les profs. De plus l'école est devenue récemment un passage obligé pour assurer une carrière professionnelle, ce qui est une première historique qui pose beaucoup de problèmes.

              Cordialement,
              Yannick
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par . Évalué à 3.

        Le problème c'est que chacun voit midi à sa porte. Non à moins de leçons d'Histoire. J'en aurais voulu plus, d'autant que oui, ça te permet de mieux appréhender le monde dans lequel tu vis et les institutions politiques qui le gouvernent, idem pour la géo. Moi c'était toutes ces saloperies de dessins à faire en bio qui me gonflaient, surtout qu'en plus j'avais une prof qui me cassait les pieds. Donc, tout ça fait partie d'un tout.

        Mais y a quand même un point de consensus. Sus à Racine. Racine, je te hais, combien d'heures de ma vie d'adolescent tu m'as volé ! Et puis pour comprendre le monde moderne, ce serait peut être bien de dégager une partie du programme de littérature (soyons fous un tiers) et d'étudier des films à la place. En tant qu'oeuvre, pas en les raccrochant à des modules d'histoire ou de langues ou en juin quand le programme est bouclé et qu'il faut bien garder les élèves au lycée.

        Enfin bref, tout ça pour dire qu'on a tous sa propre opinion sur ce que doit enseigner l'école et que la tienne ne vaut pas mieux que la mienne et inversement.
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par . Évalué à 3.

        L'Éducation nationale a plusieurs problème, le problème principal a mon sens est l'évaluation des profs, et l'adaptation des cours aux élèves, pas les programmes..

        Par ex, une collègue m'a raconté que dans un collège, il y avait un prof raciste: les parents d'élèves ont mis des *années* a le faire virer: imagine le nombre de gamins que ça a perturbé..
        Et on a tous eu des profs incompétents quand on était a l'école: je me souviens d'un prof d'Anglais qui parlait Anglais avec un accent .. Français, etc.

        L'autre étant les histoire de niveau: un élève peut être très bon dans une matière et pas dans une autre (genre Math / Français) plutôt que de fonctionner au niveau d'une classe (soit on le fait avancer d'une classe et il va se planter en Français, soit il reste dans sa classe et va se désintéressé des Math car trop facile), il faudrait faire des niveau par matières.
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par . Évalué à 3.

        L'abandon de l'enseignement de matières scientifiques est une erreur funeste. Le rapprocher d'un voeu consistant à produire des petits soldats de l'industrie des technologies de l'information en est une autre. Je ne sache pas qu'un livre de chez O'Reilly, aussi bon soit-il, me permette d'en apprendre un peu plus sur la nature humaine et sur moi-même, collégien, autrement que d'un point de vue épistémologique, et qui serait très relatif, tu en conviendras, si j'apprenais le fonctionnement d'un GPS ou d'un cellulaire.
        Si je te suis bien, et dans le même ordre d'idée, pourquoi ne pas plutôt lire que des recettes de cuisine, que des manuels de produits ménagers et que des panneaux routiers... ;)

        Vive Racine.
        Vive les sciences dures* et qui font mal.
        Vive la littérature.

        *Et vive les molles aussi !
      • [^] # Re: Des chiffres...

        Posté par . Évalué à 1.

        L'abandon de la physique et de la chimie au collége n'a jamais existé. Cela n'a touché que les classes de 6ème. Et c'est du à un problème tout bête. Une personne douée en physique ne devient pas prof (salaire de départ 1,25 fois le SMIC pour un certifié maintenant!!!) mais ingénieur. Alors quand on ne peut plus recruté, on ferme des postes.

        La culture, ce n'est pas les téléphones cellulaire, les GPS et la TNT. ça a peut être un intérét pour comprendre le discours des publicitaires, des revues de la Fnouc et autres cochoncetés. Mais un GPS ne répondra jamais à l'atroce question du sens de la vie, à la douleur de la séparation et du deuil. Racine sur ce point est toujours, et sera toujours d'actualité.

        La technologie délirante dans laquelle nous vivons produit une société ou les suicides et les dépressions n'ont jamais été aussi nombreux. La lecture de Montaigne et d'Epictète est moins "fun" que YouTube mais cette culture là est éternelle.
    • [^] # Re: Des chiffres...

      Posté par . Évalué à 1.

      Slis 600 unités???

      Eh bien, il faut mettre à jour les chiffres de 2000!!!!

      Par exemples, il y en a actuellement plus de 1100 sur la seule académie de Versailles
      (voir http://slis.ac-versailles.fr/ ) et le chiffre global approcherait plutôt des 5000...
  • # La communauté des profs...

    Posté par . Évalué à 3.

    Bonjour,

    Pour les profs il existe pas mal d'outils. Je n'en ai pas encore une vision bien complète, mais voici une petite liste :

    CNDP:
    http://logiciels-libres-cndp.ac-versailles.fr/
    La liste de diffusion est intéressante.

    AFUL:
    http://www.aful.org/education

    Une communauté de profs:
    http://www.wikiprof.net/

    Merci de partager vos ressources.

    Cordialement,
    Yannick, professeur des écoles.
  • # Ah Scribe

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Ce beau projet mis en avant par le ministère afin d'écraser les autres solutions... (enfin, scribe, plutot la famille eole).

    Scribe, c'est bien le truc qui récupère des partis du projets gunt-esu et qui donc n'est administrable que depuis une poste Windows?

    Ben non, merci, j'espere bien ne jamais voir arrivé ce genre de chose par ici...

    Pour info, l'an passé, le conseil général de la Mayenne a passé tous les collèges sous SambaEdu3 et d'ici 3 ans, la majorité des collèges de Vendée seront aussi sous SambaEdu3 (8/10 cette année).

    Bref, pour moi, scribe, c'est pas du tout adapté à des enseignants alors que SambaEdu dans se domaine la se défend très bien (du même niveau que IACA)
    • [^] # Re: Ah Scribe

      Posté par . Évalué à 1.

      C'est vrai que c'est bizarre ce truc. Sur le problème que tu soulèves, ils indiquent que ça peut s'administrer depuis un poste Linux. Par contre, du point de vue licence c'est biazarroïde. D'un côté sur leur site, ils disent qu'il passe en licence libre, de l'autre l'abonnement est obligatoire. Je sais bien qu'on peut faire payer un logiciel libre, mais ça semble quand même enfreindre le principe de liberté de redistribution :

      http://eole.orion.education.fr/diff/article.php3?id_article=(...)
      • [^] # Re: Ah Scribe

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Oui, il y a un manque de clareté sur la licence.

        Soyons clairs : ESU EST LIBRE.

        La seule chose est qu'afin d'inciter les collectivités à donner un peu de leurs sous pour soutenir des projets libres, ils ont cru bon (encore un décideur pressé) de mettre la mention "obligatoire".

        Mais non, vous n'etes pas obligé d'acheter esu pour l'utiliser.
      • [^] # Re: Ah Scribe

        Posté par . Évalué à 4.

        ils disent qu'il passe en licence libre, de l'autre l'abonnement est obligatoire. Je sais bien qu'on peut faire payer un logiciel libre, mais ça semble quand même enfreindre le principe de liberté de redistribution

        Soit tu a écris trop vite, soit tu fais un amalgame. La liberté de redistribution d'un logiciel libre n'oblige personne à te le donner. Cela te permet juste si tu le souhaites de le redstribuer lorsque tu te l'es procuré.

        Mais tu ne peux obliger personne à te le donner.

        On peut te vendre un logiciel libre. Tu ne peux pas non plus obliger à ce qu'on te donne les sources, sauf si on t'a fourni (donné ou vendu) le logiciel.

        Exemple de restrictions dans un logiciel GPL:
        http://dansguardian.org/?page=copyright2
        • [^] # Re: Ah Scribe

          Posté par . Évalué à 1.

          Oui, je connais bien le distinguo. Mais la phrase sur la page que je mets en lien est encore plus confuse que la mienne. Elle sous-entend que tout utilisateur doit payer son écot au CRDP.
        • [^] # Re: Ah Scribe

          Posté par . Évalué à 1.

          C'est d'ailleurs une restriction d'une connerie sans borne....

          Il n'y a qu'à voir cet item de la FAQ

          So, if Debian puts DG on their website, they have to restrict downloads to non commercial users, right?
          No, not right. Once you have a copy of a GPL app, no one can put any (non-GPL) restrictions on it - not even me the author. I can ask people to pay for downloading DG, but once its left this site it is under the GPL which means it is free (as in freedom) and free (as in beer - provided they want to give it away for free).


          Autrement dit, un logiciel libre (au sens de la FSF) qui est vendu peut être donné gratuitement sur n'importe quel site du style "télécharger.com" en toute légalité. Pourquoi ne pas mettre un bouton paypal plutôt? Ce serait bien plus rentable et moins alambiqué! Ou offrir un support payant (un vrai, pas comme pour Oscar cité dans la news)

          Bref, un logiciel libre qui a ce genre de restriction est mal barré...
          • [^] # Re: Ah Scribe

            Posté par . Évalué à 2.

            Si si, ça marche pas mal sur des logiciels métiers superpointus faits par des SSLL. Elles le vendent très cher à des boites qui pourraient effectivement le redistribuer, mais qui ne le font pas, parce que ce n'est absolument pas leur coeur de métier de redistribuer des logiciels GPL.

            La différence avec un logiciel métier propriétaire fait à façon, c'est que la boite est sûre d'être propriétaire des sources, donc en cas de défaillance du prestataire initial, il y aura toujours moyen de confier le bébé à quelqu'un d'autre...
      • [^] # Re: Ah Scribe

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        >C'est vrai que c'est bizarre ce truc. Sur le problème que tu soulèves, ils
        >indiquent que ça peut s'administrer depuis un poste Linux.

        Mwai, il y'a une interface web effectivement, la fameuse interface de tous les projet eole (celle de Amon par exemple) mais pour ce qui est des restrictions (gpo, enfin un équivalent), ca fonctionne que sous Windows de ce que j'en ai vu vendredi (scribe testé par un collègue).

        Mais si on compare avec ce que SambaEdu permet de faire...

        Ce qui me pose probleme, c'est que des projets comme SLIS, SambaEdu et LCS existaient déjà lors de la création de Eole... Et ben le ministere a choisi de réinventé la roue... , en moins bien....

        Bref, ce qui me fait chier, c'est qu'on entend déjà parler d'un Scribe imposé par le ministere... Quand on voit le travail fait pas Olivier Lecluse et l'équipte SLIS/SambaEdu, ca fout un peu les boules...
        • [^] # Re: Ah Scribe

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          je pense qu'ils n'ont pas su sauter dans le wagon.

          Le travail est titanesque, SLIS, Samba-edu sont vraiment bien faits. Et déployés... dans l'académie de Grenoble et dans quelques lycées/collèges de France.

          Et on attend la version 4 de Slis depuis au moins 4 ans. (et ceci a joué dans leur défaveur. Le choix technique d'une base PGSQL, par exemple, n'a pas permis à l'administrateur qui le souhaitait d'installer des logiciels basés sur MySQL.
          Sans rentrer dans le comparatif des bases, ce que l'on peut dire c'est que 90% des logiciels intéressants pédagogiquement sont développés sous MySQL. Et ceci a rebuté plusieurs administrateurs (moi, par exemple, qui n'a, à l'époque, jamais pu faire tourner de logiciels de gestions du B2I... faute de bases MySQL (et OUI ! ca me faisait ch.. d'avoir un ordi avec une base MySQL externe, j'avais autre chose à faire.)

          Ce qu'a apporté Eole est la cohérence. Le projet ayant 2 ans (au bas mot) de moins, il est normal qu'il soit moins abouti, mais finalement, que demande-t-on à un serveur pédagogique ? de rentrer dans le cahier des charges qu'on lui demande.
          C'est ce qu'a fait Scribe. Et ils essuient les mêmes affres qu'a du essuyer l'équipe de SambaEdu. (mise en place d'un service Windows pour gérer certains aspects d'automatisation, gérer les droits etc.)

          Cette équipe a su se faire sponsoriser (c'est le mot ;) ) par le ministère. Les grenoblois n'y sont jamais arrivés, cantonnant le libre a ceux qui savaient.
          Une des différence est aussi là. Et pour finir de troller, SambaEdu et Eole vont avoir des choses à s'échanger prochainement, Eole-NG passant sous une base Debian. (Ubuntu ;) )

          Je regrette vraiment que ces solution n'aient pas eu l'impact d'Eole, mais ils ont en tout cas crédibiliser le libre !! Maintenant, on passe à autre chose, moins complet, plus simple, plus cohérent.

          (c'est mon avis personnel et si vous voulez en discuter en prové, y'a pas de pb)
          • [^] # Re: Ah Scribe

            Posté par . Évalué à 2.

            Il faudrait avoir des informations un peu à jour, ce serait la moindre des choses....

            La dernière version de Slis, la 3.2, date de 2005. Le travail sur SLIS 4 est une réécriture qui a commencé il y a moins de trois ans, il est donc dur de l'attendre depuis 4 ans...

            Slis contient une base de données MySQL pour les applications web depuis 2004 , sur des Slis 3.1. Là aussi, il faudrait avoir des informations un peu plus à jiour. Cependant, cette utilisation n'est guère conseillée, un routeur pare feu n'ayant pas la vocation à être serveur web (on met le web sur une autre machine avec un reverse proxy transparent fourni par le SLIS)

            L'équipe Eole n'est pas sponsorisé par le ministère. C'est au départ un projet du ministère, du coté de l'administation qui a l'habitude de faire les choses de façon descendante; Il ne sont donc pas sponsorisé (ce n'est pas le mot) mais directement créé et financé par le ministère.

            Eole fourni des serveurs qui rentrent dans un cahier des charges édité par le ministère et totalement décorrélé du terrain, là ou SambaEdu et Slis apportent des solutions qui répondent directement à des besoins exprimés par les utilisateurs.

            Ces solutions n'ont pas l'impact d'Eole car les services pédagogiques sont à la libre discrétion de chaque chef d'établissement, et varient dans chaque académie, là ou les serveurs amon ont été pratiquement imposé partout par le ministère (sauf quelques académies réfractaires)

            Et surtout, le ministère a fait des coupes sombres dans les moyens de ces équipes au moment ou les solutions émergeaient (en particulier à Créteil)

            Bref, cet avis personnel publique que tu émets provient soit d'information particuliérment incomplétes ou erronées soit d'une volonté de porter un projet face à des concurrents nettement plus avancés techniquement (entre un SambaEdu et un Scribe, c'est un univers de fonctionnalités!)
            • [^] # Re: Ah Scribe

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Cet avis personnel provient de ce que j'ai vécu, des informations que j'ai glanées à l'époque...
              Désolé que ça te choque, mais cela prouve la non-capacité à marketter de l'excellente équipe (j'insiste) de Grenoble.

              Voilà tout. Je ne suis pas du tout impliqué dans ces projets, je récupère juste des informations de-ci de-là...

              Je pense que l'équipe SLIS/Samba-Edu à louper un wagon à un moment, ou peut-être (et je te rejoins alors ;)))))) ) qu'ils étaient trop avancés techniquement par rapport à l'idée que les dissaydors avaient du libre.
              • [^] # Re: Ah Scribe

                Posté par . Évalué à 1.

                Ce n'est pas vraiment un problème de non capacité à marketter, mais une volonté plutôt nette du ministère de descendre tout projet qu'il n'a pas initié. Les projets communautaires qui marchent enquiquinent beaucoup le ministère. Dans une optique très régalienne, cela semble être une chose incontrolable, et le ministère ne veut pas en entendre parler.

                Ces solutions très abouties sur le plan techniques ont étées montées sans aucun soutien du ministère.

                Pourquoi ne sont elles pas plus installées? Parce que les collectivités n'ont pas un interlocuteur pour les déployer : société ou ministère (a défaut une académie qui se lance). Aucune académie n'est prête à se lancer seule, et faire s'entendre entre elle des académies est une grosse difficulté.

                Néanmoins, certains y viennent, Versailles en particulier.


                Non, ce n'est pas un wagon loupé, c'est bien plus complexe, et ça a un lien direct avec le fonctionnement de la hiérarchie de l'éducation nationale.
    • [^] # Re: Ah Scribe

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      "Bref, pour moi, scribe, c'est pas du tout adapté à des enseignants alors que SambaEdu dans se domaine la se défend très bien (du même niveau que IACA)"

      Non pour ca il y a Horus ^_^ ! Scribe est destiné plutôt élèves, Horus plutot pour les enseignants.

      Après les gouts et les couleurs... Il faut tester pour se faire une idée :-)
      • [^] # Re: Ah Scribe

        Posté par . Évalué à 1.

        Perdu. Horus est destiné à la partie "personnel" qui est surtout destiné à l'administration de l'établissement là ou scribe est destiné à la partie pédagogique.

        Mais le sens du message cité signifiait qu'en terme d'utilisation PEDAGOGIQUE, scribe est vraiment vraiment à le traine (deployement d'application, gestion intégrée des restrictions, de l'impression, etc...)

        ça viendra peut être, mais actuellement, passer de Samba Edu 3 à Scribe, c'est revenir 3 ans en arrière et repasser à SambaEdu 2 (amélioré un peu)
  • # Lyon, c'est pas dans le Rhône?

    Posté par . Évalué à 1.

    ça m'étonne que personne ait encore rappelé l'accord signé par le maire de Lyon avec MS.
    http://linuxfr.org/2007/02/19/22088.html

    Pour les écoles de Lyon, on est sûr qu'elles n'utiliseront pas Scribe.
  • # Désolé

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Mais le titre de la niouze m'irrite l'oeil : les collèges se "libèrent" et pas se "libérent".. Ca fait pas sérieux en tête de site.

    C'était mon commentaire à deux octets.
  • # Petite rectif :

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    "NB : la nouvelle version d'EOLE se basera sur la prochaine Ubuntu LTS et s'appelle Eole-NG."

    Non, elle s'appuye a l'heure actuelle sur une Feisty et a sa sortie, cela sera une Feisty aussi.
  • # faudrait déjà qu'on prouve que l'informatique à l'école est un plus

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    aux us où les portables sont implantés depuis 2 ans on tire le constat suivant :

    [...] a study in March by the U.S. Department of Education found no demonstrable link between educational software and higher test scores, putting laptop advocates on the defensive. A stream of news articles focused on school districts in New York and Florida that dumped laptop programs, citing high costs, misuse by students and the unfavorable results raised in the federal study.


    http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2007/06/07/(...)

    Gageons que ce constat est extensible au de l'informatique

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