Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

Posté par . Modéré par Jaimé Ragnagna.
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23
juin
2003
Communauté
Harold Smith nous livre l'information suivante :

Les représentants de la région d'Estremadure viennent d'annoncer la concrétisation de leur projet : 80000 ordinateurs fonctionnant avec GNU/Linux ont été mis en place dans le secteur éducatif - soit un ordinateur pour deux étudiants.

Le projet avait été lancé un an plus tôt - et parallèlement, la distribution GNU/LinEX basé sur Debian.

L'Estremadure étant une région assez pauvre, une des motivations dans cette démarche était bien évidemment de réduire les coûts d'équipement. L'économie réalisée par rapport à une solution de logiciel propriétaire est d'ailleurs estimée à 18 millions d'Euros.

L'annonce officielle a été effectuée à l'occasion du GUADEC (GNU/LinEX utilisant GNOME comme interface).

Youssef Oualmakran, quant à lui, nous fait part du nouveau projet de l'Andalousie:

En avril dernier, l'Andalousie avait signé un accord de coopération avec l'Estrémadure, pionnière dans la migration vers Linux.

Aujourd'hui, l'Andalouisie a décidé de lancer un projet pilote. 50 écoles secondaires ont été sélectionnées pour participer à l'expérience. Ces établissements ont reçu des CD contenant une distribution Linux qui s'appelle Guadalinux. Il s'agit d'une Knoppix, légérement modifiée.

Merci à Hispalinux pour son bulletin hebdommadaire d'informations sur Linux en Espagne.

Aller plus loin

  • # Re: Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

    Posté par . Évalué à 2.

    Ok, les 2000 PC de la Seine-et-Marne à côté, c'est minable, mais c'est déjà ça.
    Mais ça va devenir quoi tous ces projets si le vote sur les brevets logiciels passe ?
    • [^] # Re: Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Vu qu'il y a une centaine de Conseils Généraux, il faudrait que la moité d'entre eux fassent la même démarche pour faire mieux que l'Estrémadure qui est la région la plus pauvre de l'Espagne.

      Si les brevets logiciels passent, tous ces projets deviendront progressivement des coquilles vides.
      • [^] # Re: Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

        Posté par . Évalué à 3.

        «Si les brevets logiciels passent, tous ces projets deviendront progressivement des coquilles vides. »

        C'est bien connu, les logiciels libres n'existent pas aux USA, où les brevets logiciels sont en place depuis longtemps.

        Faut pas trop dramatiser quand même, les brevets logiciels seront un coup dur, mais pas une mise à mort immédiate.
    • [^] # Re: Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

      Posté par . Évalué à 9.

      Il faut bien faire attention que le lien entre brevet logiciel et Logiciel Libre n'est pas direct. En tant qu'opposant au brevet logiciel, je m'arrange pour ne jamais faire référence au Logiciel Libre dans mon argumentation anti-BL, car là n'est pas le problème.

      Les attaques provenant du monde de la propriété industrielle appliquée au logiciel contre le Libre ne se feront qu'au coup par coup, sans envergure, et les utilisateurs n'ont rien à craindre à utiliser Linux. Car il va déjà falloir prouver que certains Logiciels Libres effreignent des brevets.

      Vu la vivacité de certains esprits, je doute qu'une boite tentant d'exercer son «droit» sur les brevets triviaux qu'elle détient à l'encontre de Logiciels Libres puisse s'en sortir sans problème. Déjà, ça commencerait gentiment par un slashdottage en règle, mais je suis convaincu qu'il y a des adeptes de ce qui pourrait s'appeler du cyber-terrorisme qui n'hésiteront pas à faire les pires crasses aux boîtes susnommées. C'est regrettable, mais le cyberterrorisme sera utilisé contre le terrorisme juridique auquel on risque d'assister si les brevets logiciels deviennent légaux.
      • [^] # Re: Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

        Posté par . Évalué à 1.

        Il faut bien faire attention que le lien entre brevet logiciel et Logiciel Libre n'est pas direct. En tant qu'opposant au brevet logiciel, je m'arrange pour ne jamais faire référence au Logiciel Libre dans mon argumentation anti-BL, car là n'est pas le problème. Si, quand même, le brevet logiciel est un gros problème pour le logiciel libre, et notamment celui développé par des bénévoles. Le dépôt de brevet, ça demande de l'argent. Donc a priori, les logiciels libres seront très mal protégés. Car il va déjà falloir prouver que certains Logiciels Libres effreignent des brevets. Ca, c'est optimiste. La simple menace d'une poursuite en justice peut décourager plus d'un développeur de logiciel libre. Vu la vivacité de certains esprits, je doute qu'une boite tentant d'exercer son «droit» sur les brevets triviaux qu'elle détient à l'encontre de Logiciels Libres puisse s'en sortir sans problème. Déjà, ça commencerait gentiment par un slashdottage en règle, mais je suis convaincu qu'il y a des adeptes de ce qui pourrait s'appeler du cyber-terrorisme qui n'hésiteront pas à faire les pires crasses aux boîtes susnommées. C'est regrettable, mais le cyberterrorisme sera utilisé contre le terrorisme juridique auquel on risque d'assister si les brevets logiciels deviennent légaux. Entre un particulier qui doit engager plusieurs miliers d'euros pour se défendre et une boite qui risque d'avoir son serveur web piraté, à ton avis, qui risque le plus ?
        • [^] # Re: Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

          Posté par . Évalué à 1.

          > Si, quand même, le brevet logiciel est un gros problème pour le logiciel libre, Bien sûr, mais ce n'est pas mon propos : le combat contre les brevets logiciels ne concerne pas que les Logiciels Libres, mais tous les éditeurs de logiciels (et en particulier les petits européens). C'est pourquoi il faut impérativement éviter d'aborder le sujet du Logiciel Libre quand on s'oppose au brevet logiciel, car si il faut expliquer ce qu'on entend par Logiciel Libre, on risque facilement de dévier de notre argumentaire. Le Logiciel Libre ne doit pas faire partie de l'argumentaire proprement dit, mais il est clair qu'il peut venir en exemple, à condition que l'interlocuteur ait déjà des notions sur ce qu'est un Logiciel Libre. > Ca, c'est optimiste. La simple menace d'une poursuite en justice peut décourager plus d'un développeur de logiciel libre. On parle des brevets logiciels, chose que beaucoup condamnent. Tout auteur menacé sera soutenu par la FSF et diverses associations. Je pense d'ailleurs que la situation de petites entreprises de logiciels propriétaires est beaucoup moins enviable.
  • # Re: Nouvelles d'Espagne : Estrémadure & Andalousie

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    Il y a manifestement une évolution dans les annonces. On ne passe plus une annonce pour la migration de 10 PC sous Linux !
    Les vainqueurs sont actuellement :
    - Estrémadure : 80 000 machines
    - Munich 14 000 machines http://linuxfr.org/2003/05/27/12605.html(...)
    - Newham et Nottingham (Angleterre) plus de 10 000 postes http://linuxfr.org/2003/06/08/12775.html(...)
  • # Et les brevets ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Dites, toutes ces régions qui s'équipent de logiciels libres, elles n'ont pas des députés au parlement européen ? Parce que ça pourrait faire un peu plus de monde qui, s'ils sont présents lors du vote du 30 juin, pourraient faire pencher la balance du bon coté. A mon avis, ces députés là, faut juste les convaincre d'être présent au moment du vote. Pour le reste, ils doivent déjà être acquis à la cause... On a des doués en espagnol et allemand dans la salle ?
    • [^] # Re: Et les brevets ?

      Posté par . Évalué à 3.

      Oui et non, ce ne sont pas les députés *de* la région en question, puisque les listes sont nationales (sauf en France avec le tripatouillage mais je dérive...). Les députés dépendent donc du pays d'où ils viennent et aussi du groupe européen auquel ils appartiennent. Les socialistes : PSE (avec les Anglais qui pour une fois font cavalier seul), les Verts : les Verts/ALE (alliance libre européenne) qui ne regroupe pas tous les écolos d'Europe, loin s'en faut. Ce n'est pas comme les députés français qui sont de la Somme, du Finistère, d'une partie de Lyon, etc. et peuvent défendre les intérêts de *leur* circonscription (comme pour le tracé du TGV). Tout ça pour dire que ça ne changera pas grand chose, à mon grand désespoir...

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