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Cher Journal,
C'est la première fois que j'écris quelque chose entre tes pages, alors j'espère que tu seras compréhensif avec moi. Et puis, si tu ne l'es pas, je peux toujours te jeter. Ou te déchirer. Ou te brûler. Ou… Enfin, tu as compris le principe.
Je commence donc!
Après un mois d'utilisation du Raspberry, j'ai eu le temps de faire quelques trucs. Je vais donc détailler ce que j'ai fait en plusieurs parties.
I - Installation du Raspberry
Après presque six mois de patience, le paquet contenant la bête est là, devant mes yeux. Je précise quand même que j'ai eu droit à quatre mois et demi d'attente avant de pouvoir le commander, puis un mois et demi de délai de livraison, les Raspberry étant vraisemblablement fabriqués sur Pluton.
Bref, je me jette sur le colis, le déballe, pour constater que le contenu est, comme prévu, minimal: un tout petit fascicule, et le Raspberry en lui-même. Bon en même temps, pour le prix, difficile de faire mieux. Je le sors donc de son emballage, pour me heurter à un premier problème: l'alimentation n'est pas fournie, et je galère comme un con pendant une bonne heure pour trouver un moyen convenable de donner du jus à ma machine, alors qu'en fait, il suffit tout simplement d'utiliser un de ces câbles microUSB chargeurs de portables. Quand on sait pas, on se sent vraiment con, après avoir whiné pendant trentes plombes sur IRC.
Je ne me laisse néanmoins pas décourager, et branche, heureux, le Raspberry au secteur. Des petites LEDs clignotent, je suis joie, mais, évidemment, rien d'autre ne se passe, n'ayant pas de carte SD. C'est donc muni d'un adaptateur de carte SD et d'une carte microSD que je démarre le téléchargement d'Archlinux ARM, la distribution adapté pour le Raspberry (choix du cœur!).
Un téléchargement et un petit coup de dd plus tard, et Archlinux est installé sur ma carte SD. J'insère donc cette dernière dans le support prévu à cet effet dans le Raspberry, branche l'appareil au secteur, et m'évanouit de bonheur en voyant, une deuxième fois, les petites lumières clignoter.
II - Power Rangers pouvoir transformation en station multimédia grâce à XBMC!
Non, je ne vais pas rester évanoui pendant tout le journal, c'était simplement un effet fourbe pour que vous ne remarquiez pas la transition. Ça y'est, on continue?
Je me dirige donc vers un téléviseur à pas chancelants pour brancher la framboise, y rajouter un clavier, un câble ethernet et rulez. Tout marche out-of-box, je peux peux pinger linuxfr.org, en profite donc pour mettre à jour Archlinux via pacman -Syu, puis pour installer yaourt, un wrapper pour pacman permettant de simplifier l'installation de paquets "non" officiels.
Seulement, problème: un simple yaourt -S xbmc-git met non seulement des heures à se résoudre (des vraies heures, 4h30 pour ma part), mais finit sur une erreur de compilation. Après avoir essayé plusieurs versions aux noms étranges, j'abandonne la partie, ayant découvert autre chose à faire avec ma framboise (je sais, je suis faible). Néanmoins, quelqu'un m'a fait parvenir une version qui marche avec le Raspberry. Je n'ai pas testé, mais elle est censée marcher.
III - Owncloud, ou comment pouvoir avoir "son" cloud, Raspberry Powered©
(Tout d'abord, je précise que cette partie, aussi, se finira par un lamentable fail. Je préfère me débarasser des idées avortées au début.)
Dépité par mon premier raté, je ne me décourage pas: je débranche le Raspberry de son téléviseur, le remet à terre, bénis le démarrage automatique de SSH au tout premier lancement, et décide d'essayer d'installer ownCloud, une solution d'auto-hébergement de données qui semble prometteuse, d'après certains articles dithyrambiques. J'installe donc nginx, php-fpm et sqlite (LAMP étant trop lourd), puis suit un des nombreux tutoriaux disponibles sur le toile, pour me rendre compte, une fois la page d'administration web d'ownCloud, qu'il m'est impossible de créer un compte administrateur. La page se rafraîchit quand je valide, mais rien d'autre ne se passe. Des dizaines de versions installées plus tard et une visite du canal #owncloud n'ayant rien donnés, j'abandonne l'idée d'ownCloud, et avec, le stockage de données "dans les nuages" (sur mon Raspberry en fait). Mais tout espoir n'est pas perdu, car une webcam, et des enceintes portables trouvées, je suis de nouveau en selle!
IV - La framboise de surveillance
Une bonne nuit de sommeil après, et n'ayant toujours pas trouvé d'usage à mon Raspberry, je continue mon investigation. Ayant, comme je l'ai dit plus haut, trouvé une webcam, je décide de regarder comment faire fonctionner cette dernière sous Linux. Heureusement détectée nativement (Logitech Quickcam OrbitSphere), cela me laisse plus de temps pour regarder comment installer un logiciel pour la transformer en caméra de surveillance. Et il m'en faudra! Je finis finalement après de longues recherches par trouver chaussure à mon pied en motion, un logiciel permettant de diffuser un flux vidéo sortant de la webcam via HTTP et gérant les évènements déclenchés par le mouvement. Comme d'habitude, il m'a suffit d'installer le logiciel (pacman -S motion) et de le configurer, éditant le fichier de configuration présent dans /etc en m'aidant de ce guide. Quelques tweaks plus tard, j'ai une webcam qui tourne à pleins régime, et je peux observer les murs de ma chambre depuis un œil électrique! (Protip: si vous avez un écran gris alors que tout devrait fonctionner, n'oubliez pas de baisser la résolution à 320*240, c'est ce qui m'est arrivé). Ma webcam disposant de possibilités de rotations (pan et tilt), j'ai installé uvcdynctrl pour pouvoir lui faire faire des rotations manuelles. Son usage est très simple, il ne faut cependant pas oublier de charger le fichier logitech.xml. Néanmoins, toute mon installation manquait de vie; quelques instants et une installation d'espeak, un synthétiseur vocal plus tard, ma framboise prend vie! Il suffit d'utiliser l'option "on_motion_event", et d'y adjoindre "espeak "Bonjour Humain"" pour avoir votre Raspberry qui vous gratifie d'un "bonjour Humain" avec un accent anglais irréprochable (j'ai essayé l'accent Portugais, ça rend moins bien) dès qu'il vous voit. Inutile, donc totalement indispensable!
Enfin, pour parfaire la caméra de surveillance (je n'ai pas essayé), on pourrait ajouter, dès qu'il y a détection d'un mouvement, un "arecord" pour enregistrer le son, au cas où des cambrioleurs passeraient nous rendre visite.
V - MPD, aka Mon Petit Daemon, la musique c'est magique!
Quand un membre de ma famille a vu les possibilités offertes par le Raspberry Pi, il m'a immédiatement demandé s'il pouvait remplacer avec son système Sonos. Ce dernier permet de contrôler les pistes jouées via une télécommande (hors de prix), ou une interface graphique sur un PC (sous Windows ou Mac). Je me suis donc creusé la tête, et j'ai décidé d'installer MPD. Comme d'habitude, un guide est à votre disposition sur le wiki d'Archlinux. Juste, ne pas oublier de modprobe snd_bcm2835 pour charger les modules de la carte son. L'installation se déroule donc normalement pour moi, et je suis maintenant l'heureux propriétaire d'un système Sonos à 50€. Cool, non?
VI - Conclusion
Voilà, c'est fini! J'ai écrit ce journal en très peu de temps et assez tard, donc il reste sûrement des fautes/des erreurs. Signalez-moi! Pareil, si vous avez des questions, posez-les moi, j'ai pas mal galéré pour tout faire fonctionner en vrai! J'espère qu'il vous a un peu éclairci sur quoi faire (ou pas) avec votre framboise ;).