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: Amende pour SCO pour propos "mensongers"

Posté par patatorz (page perso, ). Modéré le 02 septembre 2003.
La société SCO en Allemagne s'est vu condamnée par la justice à payer une amende de 10 000 euros car elle continue à affirmer que le noyau Linux contient du code lui appartenant sans en fournir la moindre preuve. C'est finalement de la diffamation que fait SCO et il est normal d'être condamné pour ça.
On ne peut que féliciter la justice allemande de sa décision tout en se disant que le montant n'est pas trés élevé en regard du tord que cela a pu causer aux sociétés distribuant du Linux.
S'il en allait de même aux US, les jours de SCO et de cette affaire seraient comptés...

NdM: (précision de Boa) la condamnation est dû au non respect d'une injonction du tribunal lui ordonnant de retirer de son site toute opinion qu'elle peut avoir sur l'éventuelle présence de son code source dans Linux. Comme cet irrespect était manifestement accidentel (ils avaient oublié de nettoyer le serveur HTTPS), l'amende n'a pas été forte (250 000 euros avaient été requis).

> Lire la dépêche (19 commentaires, moyenne: 6,1).  

Vous avez demandé le commentaire #263909.

Re: amende pour SCO pour propos "mensongers"

Posté par jmfayard () le 02/09/2003 à 20:56. (lien). Évalué à 15.

Allez, pour éviter les trolls sur l'Allemand technique, parceque j'aime cette
langue et que ça fait du bien de voire un peu de bon sens contrecarrer SCO, je me lance dans une traduction approximative (sans garanties du gouvernement)

SCO condamné à une amende.

SCO Allemagne doit verser 10 000 euros d'amendes. La raison de cette
décision du tribunal Munich I du land de Bavière est une décision temporaire
(terme juridique ???) gagnée par l'entreprise Tarent et l'association
LinuxTags contre SCO. Après cela, SCO n'a plus le droit d'affirmer que Linux
contient des parties illégales de la propriété de SCO. Pour cette raison, SCO
aurait du retirer cela de la page d'accueil de son site ce que Tarent lui
avait mis en demeure en Juin.

Le tribunal reproche, selon qqn de la société Tarent, à SCO un « comportement
désinvolte » à propos de leur page d'accueil. D'après le texte de la décision
temporaire, on pouvait y lire que "Les utilisateurs possédant le logiciel Linux
pourraient être tenus responsables des violations de la propriété
intellectuelles de SCO"


Tomm Kaeger de Tarent-Anwalt se sent conforté par la décision du tribunal, dans
son idée que le comportement de SCO est à considérer comme des "propos
massivement nuisibles aux affaires", ces affaires ayant de plus lieu dans un
"domaine extrèmement fragile". Grace à ce genre d'affirmations _non_ prouvées,
on peut fonder un business sur la peur. Contacté par nos soins, SCO se refuse
pour l'instant aux commentaires ; a la demande de réparations, Hans Bayer
répondait début join : "Notre intention était de nous y conformer".
L'infraction contre la décision temporaire ne serait pas intentionelle.


PS: <blockquote> < /blockquote > marche, quel bonheur.

  • [^]Re: amende pour SCO pour propos "mensongers"

    Posté par jmfayard () le 02/09/2003 à 21:06. (lien). Évalué à 12.

    J'en déduis donc qu'il ne s'agit donc pas de propos "mensongers", mais tpit simplement illégaux, un peu comme on a pas le droit de la ramener sur le passif judiciaire de quelqu'un qui a été blanchi. (Quelqu'un pour confirmer ? )

    Voila un petit dessin pour les mal comprenants :
    Acte 1:
    SCO : bla bla bla, we O3wn Unix bla bla bla
    Justice allemande : Prouvez-le ou taisez-vous !
    SCO préfère se taire

    Acte 2:
    while (1) {
    SCO : bla bla bla, we O3wn Unix bla bla bla
    Justice allemande _o/ BLAM !
    }

    • [^]Re: amende pour SCO pour propos "mensongers"

      Posté par yojik77 () le 03/09/2003 à 07:08. (lien). Évalué à 2.

      * Effectivement, il est illégal de revenir sur des faits amnistiés.

      * Ici nous sommes, si j'ai bien compris, dans une situation d'effet relatif du premier jugement. L'effet relatif d'un jugement c'est celui qui se limite aux parties, en l'occurence SCO et LinuxTag. Dès lors que SCO n'a pas obtenu, en faisant appel, réformation du premier jugement, celui-ci s'impose et donc il a valeur de loi "relative" (entendre : LinuxTag peut dire "Oh mais l'autre, là, sur ton site, t'as pas respecté *notre* premier jugement !!" mais Suse ne pourra peut-être pas le faire ( sur ce dernier point là j'extrapole un brin à partir du droit français , d'où ma réserve)).

      Un des intérêts pour les juristes de ce dossier, c'est comment justement obtenir une décision ayant force obligatoire dans l'ensemble des Systèmes Juridiques concernés par la querelle de licence. Même si SCO se fait débouter aux US, rien ne les empéchera de poursuivre leurs pressions dans d'autres pays [Hé oui, nous n'avons pas de système juridique mondial performant et c'est, parfois, dommage]. En gros, un jugement de Cinncinati (au hasard) n'aura normalement aucun effet absolu, il n'aura donc pas de valeur juridique à Vierzon (au hasard) (la solution que je ne détaillerai pas par incompétence crasse serait des jugements d'exequatur).
      On pourrait donc se retrouver dans un beau fouilli juridique à cette réserve que le premier jugement "sérieux" (entendez "crédibles pour les lecteurs du Wall street journal" et je vous laisse imaginer leurs critêres...) qui rejetera les prétentions de SCO devrait provoquer une rapide agonie boursière...

      cordialement,

      j-a.