Logiciel : Sorties de Scilab 3.0 et de python-numarray 1.0
Posté par Troy McClure (page perso, ). Modéré le 13 juillet 2004.
La version finale de Scilab 3.0 est disponible depuis quelques jours sur le site de l'INRIA. Ce logiciel "boite-à-outils" du calcul numérique, est une des alternatives libres (NdM : Scilab n'est pas un logiciel libre) à Matlab. Alors que le développement de scilab semblait stagner depuis quelques années, la création il y a un an du Scilab Consortium lui a sans doute donné un second souffle.
On notera que la licence de Scilab n'est pas la CeCILL, mais toujours l'ancienne licence "libre pour usage non commercial" (NdM : lire « non libre »).
Toujours dans le domaine du calcul numérique, le module python-numarray, successeur de python-numeric, vient quant à lui de sortir en version 1.0 . Il permet à python de manipuler des tableaux multi-dimensionnels, ce qui constitue le coeur de logiciels tels que Scilab, Octave ou Matlab. D'après les release notes, ses développeurs envisagent même, à terme, son inclusion dans le "core" python.
On notera que la licence de Scilab n'est pas la CeCILL, mais toujours l'ancienne licence "libre pour usage non commercial" (NdM : lire « non libre »).
Toujours dans le domaine du calcul numérique, le module python-numarray, successeur de python-numeric, vient quant à lui de sortir en version 1.0 . Il permet à python de manipuler des tableaux multi-dimensionnels, ce qui constitue le coeur de logiciels tels que Scilab, Octave ou Matlab. D'après les release notes, ses développeurs envisagent même, à terme, son inclusion dans le "core" python.
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Précisions sur la licence
Il est vrai que la licence de Scilab n'est pas libre. Cependant, je suggère à tout le monde de la lire (http://scilabsoft.inria.fr/license.txt(...)) car il ne s'agit pas simplement d'un "libre pour usage non commercial". C'est en fait plus complexe. En gros, il y trois utilisations du logiciel :
1) tel que (avec des patchs pour corriger des bugs ou des ajouts de fonctionnalités) : dans cette situation, Scilab est distribuable "librement" par exemple sur une distribution linux (même payante). Ce n'est pas le cas de beaucoup de logiciels propriétaires (comme la JVM de Sun, acrobat reader, etc.) qui ne peuvent pas être inclus dans une distribution linux sans un accord explicite avec les propriétaires du soft.
2) adapté ou patché de façon plus lourde : là, effectivement, la distribution est "libre" si l'utilisation n'est pas commerciale
3) interfaçé avec un produit : là encore, ce n'est pas libre.
J'ai l'impression que l'INRIA voulait faire du libre, mais en interdisant de façon explicite à d'autres développeurs de faire du fric avec le logiciel, sauf dans le cas d'une simple difussion comme dans une distribution linux. J'avoue que je ne comprends pas trop le principe car il me semble qu'avec de la bi-licence (GPL+proprio), on peut faire très proprement du libre tout en permettant une utilisation commerciale classique (i.e. propriétaire). J'espère que Scilab passera donc sous une vraie licence libre dans ses prochaines version.