Articles : p2p: premières résiliations d'abonnements
Posté par Dominique Godon (page perso, ). Modéré le 13 décembre 2004.
Les premières résiliations d'abonnements pour usage du P2P sont arrivées. L'industrie du cinéma voudrait le même genre de punition, mais sans passer par le juge. Deux articles de Libé et un communiqué de l'association des Audionautes sont parus sur le sujet.
(source : Florent Latrive, escape_l)
(source : Florent Latrive, escape_l)
Audionautes (2773 hits)
Libération : Des téléchargeurs coupés net du Net (4495 hits)
Libération : Le cinéma pour la «riposte graduée» (1355 hits)
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Upload ou download?
Avant de se poser des questions sur la "moralité" de ce type d'actions, il faudrait peut-être se demander quels sont les faits réellement reprochés aux internautes déconnectés. Je ne voudrais pas passer pour le "raisonnable" de service, mais dans ce débat sur le p2p, il y a toujours deux aspects : 1) le téléchargement, qui est ambigü vis-à-vis du code de la propriété intellectuelle, et pour lequel on peut invoquer le droit à la copie privée (tout citoyen doit avoir un libre accès à la culture, écouter une musique sur Internet, ça n'est pas très différent de l'écouter à la radio, etc etc), et 2) la mise à disposition illégale de musique aux autres internautes. C'est 2) qui est clairement condamnée par le droit français, c'est une violation délibérée du code de la propriété intellectuelle, et pas grand chose ne le justifie (je parle des textes de lois).
Bref, à mon avis, un juge ne peut accepter la déconnection d'un internaute seulement sur le point 2), le point 1) est encore bien trop compliqué à gérer et la jurisprudence ne paraît pas bien établie. Si c'est bien l'upload qui est visé par cette action, je ne vois pas tellement ce qu'on peut y voir de malsain : avec un petit bout de mp3, on peut retrouver l'auteur du morceau, vérifier qui a les droits de diffusion et montrer que l'IP ne peut pas avoir ces droits...
[^]Re: Upload ou download?
Je suis un peu comme toi, j'aimerai bien lire l'ordonance et ce qui a été apporté au juge par la SCPP ou la SACEM...
Un point de vu tordu: Il est clair par exemple que pour prouver/constater qu'un contenu partagé tombe sur le coup d'une violation de la propriété intellectuelle, il faut le téléchargé et donc, le partager. Donc ils participent à une sorte d'incitation au délit. Si ce n'est pas le cas, et qu'ils se sont juste connecté à la machine et détourné le protocole pour obtenir le fichier sans le partager (ca doit bien être possible..), ne tombent-ils pas sous le coups d'une intrusion sur un système informatique ?
[^]Re: Upload ou download?
Je ne pense pas, si tu prends certain logiciel de p2p libre, tu modifies le code pour que tu télécharges mais ne renvoies rien, tu ne fais pas d'intrusion dans le système, tu l'utilise comme les autres, mais tu ne peut pas être accusé de la partager.
[^]Re: Upload ou download?
De toute facon les majors qui procedent a ces operations detiennent les droit de posessions des donnees; de ce point de vue, les telecharger une seconde fois me parait tout a fait legal.
www.doublehp.org
le site qui sera toujours en construction ...
[^]Re: Upload ou download?
A priori, tu peux regarder ce que partage quelqu'un sur un reseau comme kazaa ou emule (c'est comme ca qu'ils les appellent dans la presse, si ce n'est que ce sont des "sites de telechargement") ce que partage telle ou telle personne. Et il n'y a pas a telecharger quoi que ce soit (ce qui d'ailleurs est difficilement reprehensible pour la major qui possede les droits sur l'artiste ou ce qu'il produit, ou meme dans l'absolu ou seul l'envoi semble tomber sous le coup de la loi) et cela se fait avec l'accord de l'internaute qui a installe en connaissance de cause un logiciel qui raconte tout ce qu'il partage a tout le monde et n'importe qui.
Enfin pour les incitations au delit, la nouvelle loi Perben autorise je crois les flics a se faire revendeur de drogue par exemple pour coincer des criminels, dans la mesure ou ils n'incitent pas le criminel (on pourrait dire suspect, mais la presomption d'innocence se perd) a commettre l'acte pour lequel ils vont le prendre en flagrant delit. Donc c'est legal, mais a surveiller.
[^]Re: Upload ou download?
Sauf que si tu ne "partages" pas ta liste de fichiers... tu as moins de risques déjà.
De plus, comme l'avait montré un petit test récemment (dont malheureusement je ne retrouve pas le lien), le nom du fichier... ne présage pas de son contenu. :p
[^]Re: Upload ou download?
Ne pas oublier que dans les systèmes p2p les plus utilisés pour les échanges de musique :
- soit tu partages ce que tu télécharges (pendant que tu le télécharges), c'est le cas d'eMule par exemple
- soit il s'agit de communautés où tu es "mal vu" si tu ne partages pas, et exclu dans ce cas. Tu es donc tenté de partager un minimum, voire un maximum si tu veux télécharger un maximum.
Donc, à mon avis, difficile de ne pas uploader pour les gros consommateurs (téléchargeurs) apparemment visés par ces suspensions d'abonnement.
[^]Re: Upload ou download?
Difficile de ne pas uploader pour les gros consommateurs
Ce n'était pas tout à fait mon propos. Le news et certains commentaires affirmaient que la coupure était abusive car il n'avait jamais été clairement démontré qu'en France, télécharger était illégal. Je voulais juste rappeller qu'en effet, télécharger peut être légal avec un bon avocat et un juge ouvert, mais que par contre, uploader était totalement illégal, et qu'à mon avis, c'était ça qui était directement visé par ces procédures.
En effet, on a le droit de télécharger si on a déja l'oeuvre, si on invoque le droit à la copie privée, si on le fait dans certaines conditions (qualité du son...) équivalentes à celles d'un enregistrement à partir de la radio, etc., enfin tout est défendable. Par contre, diffuser une oeuvre dont on n'a pas les droits de diffusion, c'est répréhensible et peu défendable, même moralement (d'ailleurs, je crois que peu de monde le défend). C'est très mal compris par les médias, qui parlent toujours de téléchargement parce qu'ils n'y connaissent rien (comme toujours, d'ailleurs, budjets serrés et temps limité oblige), mais ce qui est condamné, c'est bien la diffusion (upload et revente de disques gravés, par exemple). Les major ne sont pas folles, et elles ne vont pas tenter des procès incertains quand d'autres angles d'attaque sûrs sont possibles....
[^]Re: Upload ou download?
Je suis d'accord :-)
Je voulais surtout mettre en avant qu'en plus, pour télécharger des contenus non libres de droits, il y a aussi (souvent) besoin d'en uploader ...
Bref, on est pas prêts d'avoir une situation claire !
[^]Re: Upload ou download?
Cette coupure est d'autant plus surprenant qu'un jugement a ete prononce recemment en faveur d'un internaute qui n'avais pas moins de 500 films sur CD telecharges sur internet. Le juge a considere cela comme de la copie privee, deja prise en charge par la taxe sur les supports numeriques.
http://www.foruminternet.org/documents/jurisprudence/lire.phtml?id=(...)
phil.freehackers.org
[^]Re: Upload ou download?
Cette coupure est d'autant plus surprenant qu'un jugement a ete prononce recemment en faveur d'un internaute qui n'avais pas moins de 500 films sur CD telecharges sur internet. Le juge a considere cela comme de la copie privee, deja prise en charge par la taxe sur les supports numeriques.
En fait, en matière de jurisprudence, on a tout et son contraire...
http://www.silicon.fr/getarticle.asp?ID=7602(...)
Deux informaticiens copiaient films et logiciels, le tribunal ne leur a pas reconnu le droit à la copie privée
Jeunes informaticiens, ils copiaient et gravaient des films qu'ils s'échangeaient. Ils ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et 20.000 euros de dommages et intérêts par le tribunal de grande instance de Blois après que la police a retrouvé chez eux quelque 200 CD gravés.
La condamnation est sévère. D'autant plus qu'elle ne concerne pas l'usage de réseaux d'échange en peer-to-peer. Les deux informaticiens se "contentaient" de copier des DVD, sans but lucratif.
Le tribunal a estimé que le préjudice était établi car les copies saisies représentent autant de films et de logiciels qui n'ont pu être vendus.
[...]
[^]Re: Upload ou download?
Juste une question bête, mais ça m'intrigue.
Quelqu'un sait comment ils se sont fait gauler ?
Parce que bon deux gars qui s'échange des CDs physiquement, à moins qu'il fassent ça devant le commissariat en portant une pancarte "On échange nos CDs pirates", c'est assez discret comme activité.
Ils se sont fait dénoncer par le chat qui avait eu sa ration de croquettes en retard à cause des opérations de copies, ou quoi ?
[^]Re: Upload ou download?
Ce genre de délit, c'est le plus souvent la dénonciation qui est la cause de l'enquete... quelqu'un de jaloux et mal intentionné sans aucu doute.
D'une maniere générale, ce n'est pas judicieux de frimer avec sa collec de divx de super films récents...
[^]Re: Upload ou download?
Quelqu'un sait comment ils se sont fait gauler ?
Ils ont lu leur copies avec des lecteurs non libres sur des plates-formes proprio pas si "TRUSTED" que ça, et connectées au net ?
Parano ? on verra...
[^]Re: Upload ou download?
Ils ont lu leur copies avec des lecteurs non libres sur des plates-formes proprio pas si "TRUSTED" que ça, et connectées au net ?
Parano ? on verra...
Non pas parano, stupide.
300 millions de gens qui piratent en bonne partie sont la pour le prouver
[^]Re: Upload ou download?
Je me demande comment les majors peuvent prouver le 2). Car pour prouver que tu partages un fichier illégal, ils doivent le charger en entier et prouver qu'il vient bien de toi.
Le nom ne prouve rien du tout. Il existe plein de fake.
[^]Re: Upload ou download?
Pas sûr qu'il faille le charger en entier. Comme le droit de citation n'est pas reconnu pour les oeuvres audio-visuelles, quelques secondes de musique équivalent à un piratage. Ils font peut-être une comparaison avec une base de données interne; ou alors ils ont une base de fichiers mp3 couramment échangés, et ciblent dedans. Je ne connais pas le fonctionnement technique du système, mais j'imagine que les paquets sont assez gros pour être uniques.
Maintenant, pour repérer les émetteurs, ils doivent certainement compter sur l'uniformisation des systèmes, et partir du principe qu'on ne peut piéger que les utilisateurs lamba (ceux qui n'utilisent pas de parades). Le but n'est pas d'attrapper 100% des "pirates", mais seulement quelques uns pour faire peur.
[^]Re: Upload ou download?
Ce ne serait pas par hasard ce que fait musicbrainz ? (Regarder quelques dizaines secondes d'un morceau et produire un identifiant qui le caracterise)
Ca m'interesserait d'en savoir plus sur leur systeme de "taggage" et de code barre de la musique si quelqu'un s'y connait !
[^]Re: Upload ou download?
renseigne toi sur le watermarquing
en gros, tu converti n importe quel media ( base de donnee, image, son, ou somme de plusieur d entre eux ) dans le domaine frequentiel a coups de FT, tu insere une marque de type Spread Sprectrum numerique, tu reconverti dans le domaine temporel.
Le principe du SS est de ne traiter le signal que dans le domaine frequentiel; tu peut extraire un signal enfou dans un bruit 1000 fois superieur au signal lui meme. L explication technique prendrait des heures. C est ce qui est utilise depuis 40 ans pour les communications de type GSM ( telephone, GPS ), ou toute transmission radio necessitant securite/confidentialite de communication, et/ou gestion de flux ( QOS).
La marque ne peut etre identifie que par le detenteur original de l oeuvre ( ie le major ), et ne peut pas etre alteree par aucun codec ( mp3, wma, jpeg, mpeg, wavelet, tiff, fractal .... ) la marque est indetectable ( impossible de savoir si un media est marque), et superposable ( tu peut taguer plusieur fois la meme oeuvre : un tag auteur, un tag major, puis un tag different pour chaque master de presse, ce qui permet d avoir un tag different en fonction des zones de vente ... ); ca resiste aussi au redimentionnement, aux alterations chromatiques, aux etirements, au rognage ...
En fait le seul moyen d alterer la marque est visiblement d alterer fortement le media dans le domaine frequentiel; le pb, c est que si tu altere le domaine frequentiel suffisement pour peter la marque, l oeuvre devient meconaissable dans le domaine temporel. Donc inutilisable.
c est extremement puissant, c est imparable, et c est deja LARGEMENT utilise. Par exemple, quand des majors retrouvent des divx sur le net, et que ces copies n ont que certains tags, mais pas tous ( genre le tag auter, mais pas le distributeur) alors ils savent que le divx a ete encode par le personnel du major. Si il y a un tag distributeur ou zone, ils savent dans quel pays le CD/DVD a ete ripe. Si le divx a un tag diffuseur, ils peuvent retrouver quelle chaine l as diffuse.
Une application directe: depuis quelques annees, toutes les bandes de films de preseance sont tagees; si la sceance est screenee, le divx obtenu sera tracable: il sera facile au major d obtenir la liste des invites de la pre-sceance. Idem pour les DVD de demo ou bande annonce offerts aux commerciaux.
Tu peut tout taguer. Tu peut tagger plusieur fois. Le tag est indetectable. Tu ne peux donc rien faire contre.
Sur un mp3 ou un film, si tout le media est tagge, il peut suffire de dl 0.1% pour retrouver le tag, et valider ou infirmer que le media a ete pirate.
www.doublehp.org
le site qui sera toujours en construction ...
[^]Re: Upload ou download?
Il ne faut pas non plus encenser le watermarking, il n'est pas fiable a 100%.
Tout d'abord l'usage de technologie de compression destructive a un mauvais
effet sur ces filigranes. Tant que la compression n'est pas trops forte ca va,
mais le mode de fonctionnement des ces algorythmes destructifs est principalement de detruire tout ce que n'est pas visible/audible et justement
les watermark ne sont ni visibles ni audibles.
Enfin une bonne url vaut mieux qu'un long discour:
http://www-rocq.inria.fr/codes/Watermarking/(...)
Il [e2fsck] a bien démarré, mais il m'a rendu la main aussitot en me disant "houlala, c'est pas beau à voir votre truc, je préfèrerai que vous teniez vous même la tronçonneuse" (traduction libre)
[^]Re: Upload ou download?
> Comme le droit de citation n'est pas reconnu pour les oeuvres
> audio-visuelles
Source ? à mon souvenir il n'y a aucune notion de média dans la loi sur l'exception de citation.
Ceci dit la citation est bien définie, il doit s'agir d'une illustration et ne doit pas se substituer à l'oeuvre ... je doute que le p2p puisse jamais se targuer de l'exception pour citation.
[^]Re: Upload ou download?
> Source ?
3° Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source :
a) Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'oeuvre à laquelle elles sont incorporées ;
C'est cette petite série de justifications possibles qui fait que indirectement, la musique est assez pathologiquement inadaptée à la citation. La citation "en homage" ou "par clin d'oeil" n'est pas légale à mon goût.
Je ne dirai pas que toute citation audiovisuelle est impossible, loin de là. Mais tout de même, ce n'est pas raisonnable... Pour sodomiser ainsi les drosophiles, faut être un avocat sacrément pervers et n'avoir rien d'autre à foutre. En plus ils pe
[^]Re: Upload ou download?
L'autre jour j'ai perdu un vieux cd original que je voulais écouter imaginons que je le télécharge par un système comme eMule donc avec un partage de ce que je download en même temps et que je me fait couper ma connexion, qu'es ce que je peut faire puisque je ne peut pas me défendre?
ndla (oui j'ai vraiment perdu mon cd mais non je ne l'ai pas téléchargé)
Je pense que ce qui est vraiment le plus grave dans cette histoire c'est le fait que l'on ne puisse pas ce défendre devant un juge. Bon d'accord la situation dans l'exemple n'arrivera jamais ou presque.
En tout cas pour noël je continuerais à faire attention aux labels des cd que j'offre (cela dis en passant si les majors arrivent à stopper le p2p, c'est pas pret d'arrriver mais imaginons, leurs déficitent proviendra d'une perte de parts de marché ce qui est déjà bien le cas)
Sinon je couperais bien l'acces radio et télévisuel des majors pour: lavage de cerveaux, bourrage de crâne, obésité, vente forcé, fausse image de chanteurs sur mineurs ...etc (la liste est longue)
D'ailleurs un chanteurs a déclaré que la SACEM avait enregistrer une hausse cette année ou l'année dernière je sais plus, c'est pour la fêter qu'ils ont sabré ces connexions?
[^]Re: Upload ou download?
Dans le même ordre d'idée, je me suis fait forcer ma voiture un dimanche (oui oui forcer, pas au cintre, avec les muscles et la volonté, ils ont déchiré un peu de tole...) N'ayant pas trouvé la façade de mon lecteur CD, ils ont pris tout de même une pile d'une dizaine de CDs, dont mon excellent CD de naheulbeuk (sympa, des trucs bien en français vont circuler en espagne %)) deux CDs de musique tcheque (introuvable, évidemment, dommage irréparable pour le coup), etc.
Là je me dis ouf, j'avais fait mes ptis ogg habituels, donc je n'ai pas perdu trop (même si le support, tout ça).
Mais si on se souvient bien, certains pensent que je viole ainsi mes droits, ce n'est pas forcément de la copie privée... (quid de cet état de fait).
Imaginons que pour un de ces CDs (disons le Alice Cooper qui trainait dans la pile) je n'ai pas fait de copie de sauvegarde. J'aimerai bien pouvoir l'écouter moi mon CD. En plus j'ai payé pour l'écouter... Bah leur truc ça revient à m'interdire d'accéder à un droit que je détiendrai de facto (j'ai encore la pochette d'ailleurs, c'est elle qui contient le texte des droits et © normalement, non ?)
Mon rêve aurait été de porter plainte, puis d'aller avec mes pochettes de CDs chez les éditeurs pour qu'ils me "rendent" le droit d'écouter ce que je possède. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simple que sur le papier :(
[^]Re: Upload ou download?
aller avec mes pochettes de CDs chez les éditeurs pour qu'ils me "rendent" le droit d'écouter ce que je possède [et qui m'a été volé]
Je suis d'accord avec toi, ca devait être possible. Il y aurait juste le prix dérisoire du support physique à payer (et sans redevance !).
Sinon, encoder ses CD revient à la notion de copie de sauvegarde, qui malheureusement (à ma connaissace) ne s'applique qu'aux logiciels, et pas aux ½uvres culturelles. Dommage.
Pfiou, vivement que les dinosaures du culture-business se décident à disparaître, pour rendre leurs libertés aux artistes et au public !
[^]Re: Upload ou download?
> c'est la pochette qui contient le texte des droits et © normalement
non. la musique et les films ne sont pas à ranger dans la meme categorie que le logiciel et ses licences.
Ici, c'est simplement la loi qui détermine les droits et devoirs. Notamment l'article CPI L 122-5 qui parle des exceptions au droit d'auteur, de la copie privée.
> le droit d'écouter ce que je possède.
Ah non! Le droit d'écoute n'existe pas.
Tu achetes un CD en plastoc qui te donne un controle.
Tu possedes le plastique, tu possedes le controle.
Tout le monde peut lire, voir, entendre, écouter, suffit d'avoir des oreilles en état et de les laisser trainer. Ce ne sont pas des droits, ce sont des qualités humaines ou animales. Cela ne se réglemente pas par des achats, ni par des contrats, ni par des règlements.
On vends du plastique, on le possede, on le controle, enfin on se le fait tchourer.
Te restent les oreilles. Te restent les yeux pour pleurer. Te restent ta tête pour lire.
C'est ce que dénonce Stallman dans Le Droit de Lire : un monde inhumain où la capacité humaine naturelle est soumise au règlement.
http://www.gnu.org/philosophy/right-to-read.fr.html(...)
Fais moi plaisir : va sur Kazaa, cherche Alice Cooper et downloade TOUT ce qui te tombera sous la main. copies privées. Juste histoire d'agacer ces facheux qui prétendent inculquer le droit d'auteur aux internautes à coup de KICK. :-(
[^]Re: Upload ou download?
non. la musique et les films ne sont pas à ranger dans la meme categorie que le logiciel et ses licences.
Ici, c'est simplement la loi qui détermine les droits et devoirs. Notamment l'article CPI L 122-5 qui parle des exceptions au droit d'auteur, de la copie privée.
Alors c'est le support qui me donne les droits ? La musique en elle-même s'auto-suffit pour identifier les droits d'auteur ?
Dans le premier cas, ça interdirait la copie privée, dans le second, ça autoriserait toute copie. Il faut bien que le droit/contrôle du produit puisse se faire de manière immatérielle. Laisser les droits que j'ai sur le CD en lui-même n'a pas de sens à mon avis.
Ah non! Le droit d'écoute n'existe pas.
Tu achetes un CD en plastoc qui te donne un controle.
Tu possedes le plastique, tu possedes le controle.
Pardon je me suis mal exprimé. Je voulais dire que la possession de l'article en question m'a été accordée, par le biais du paiement de ces droits. Ces droits, ils sont toujours "payés", mon compte en banque n'a pas fait un grand sourire en voyant les sous revenir quand on m'a volé mes CDs.
Donc typiquement je serai dans mon droit si je téléchargeais mes CDs volés... quelque soit la provenance.
Tout le monde peut lire, voir, entendre, écouter, suffit d'avoir des oreilles en état et de les laisser trainer. Ce ne sont pas des droits, ce sont des qualités humaines ou animales. Cela ne se réglemente pas par des achats, ni par des contrats, ni par des règlements.
Cela dit, un DVD ne peut être regardé que dans un cadre familial... Rien ne m'empêche d'acheter une salle de cinéma et d'y projeter pour ma famille des DVDs, la porte restant ouverte, je ne violerai pas mes droits si les gens rentrent.
On vends du plastique, on le possede, on le controle, enfin on se le fait tchourer.
Te restent les oreilles. Te restent les yeux pour pleurer. Te restent ta tête pour lire.
Ho c'est joli :)
C'est ce que dénonce Stallman dans Le Droit de Lire : un monde inhumain où la capacité humaine naturelle est soumise au règlement.
http://www.gnu.org/philosophy/right-to-read.fr.html(...(...))
Pour le coup je suis d'accord sur le principe, j'ai le droit de lire ce qui me passe dans les mains. Mais je n'ai pas le droit d'aller lire ce que je recherche à lire, si c'est acquéri illégalement. Il y a l'intégrale des disques mondes en ftp anonyme sur le ftp de mon université. Et pourtant, je n'irai pas les lire...
Fais moi plaisir : va sur Kazaa, cherche Alice Cooper et downloade TOUT ce qui te tombera sous la main. copies privées. Juste histoire d'agacer ces facheux qui prétendent inculquer le droit d'auteur aux internautes à coup de KICK. :-(
J'ai pas le net chez moi, et kazaa à l'université... De toute façon je suis en Espagne, et les choses sont légèrement différentes ici (parait-il, je me suis pas trop penché sur la question)
[^]Re: Upload ou download?
> Il faut bien que le droit/contrôle du produit puisse se faire de manière immatérielle.
Avant d'aborder ta question, je m'attarde un peu à dissocier le droit et le controle. ca ne marche pas pareil.
Je controle mon véhicule. Je controle mon CD en le mettant dans mon véhicule, en le prenant en main, en le numérisant, en le publiant, en le classant, en le rangeant, en le dépoussiérant. Controler = Maitriser. C'est exclusif : si c'est moi qui controle mon CD, ce n'est pas quelqu'un d'autre. Controler = posséder. Et c'est négociable. Je vend mon CD, je le loue, je le prête, je le perd.
Sur des objets extérieurs le controle semble aller de soi. Assez bizarrement, plus on rentre dans l'introspection, et moins on retrouve ce controle net et total. Ainsi, je controle un tantinet ma respiration. J'arrive un peu à réguler consciemment son rythme, mais au bout d'un temps fatal, c'est l'instinct de survie qui reprend le controle forcement. Ma mémoire obéit aussi à cette catégorie. Je peux enregistrer et me souvenir d'évènements, mais pas de manière aussi souple et prévisible que ce qu'on attend d'un ordinateur (malloc() et free()). Je suis obligé de composer avec un organe capricieux. Et c'est pareil pour l'écoute : j'arrive un peu à mettre mon cerveau en attente de son : il écoute en suivant ma volonté. Mais cette situation ne durera pas et l'esprit vaquera à d'autres occupations. Si un verre se brise, instinctivement le cerveau se met en mode "écoute" sans me prévenir. J'ai peu de prise pour le controle.
Si on poursuit encore l'introspection, on en arrive aux processus humains vitaux ou sensoriels. Avons nous la moindre emprise sur ces phénomènes ? Non, plus aucun controle interne n'est physiquement possible. Réver, voir, entendre, penser, lire. Il nous est impossible de controler de l'intérieur ces réflexes. C'est pourquoi nous parlons de LIBERTE d'opinion et de pensée. Nous pourrions aisément ajouter d'autres LIBERTES basiques, d'entendre, de voir, de lire.
Le controle est avant tout effectif et amoral. Ce n'est pas de la théorie, c'est de la physique : on a le controle total, ou partiel, ou rien.
Alors que le Droit lui, évolue dans un monde créé de toute pièce par la société humaine.
Pour se déplacer à 130km/h[1], il faut acquérir deux choses indépendament :
- un permis de conduire (le Droit) et
- un véhicule rapide (le Controle).
Dans le cas de la musique et des films, il suffit juste d'acheter le plastique qui sert au controle, car la Loi fait office de Droit, par défaut pour les particuliers. Je pense tout particulièrement au régime des exceptions au droit d'auteur (CPI article 122-5). Les licences, c'est donc réservé au logiciel ou aux usages spécifiques des professionnels.
> Pour le coup je suis d'accord sur le principe, j'ai le droit de lire ce qui me passe dans les mains. Mais je n'ai pas le droit d'aller lire ce que je recherche à lire, si c'est acqui illégalement. Il y a l'intégrale des disques mondes en ftp anonyme sur le ftp de mon université. Et pourtant, je n'irai pas les lire...
Relis rms : "lire" et "droit" sont deux mots incompatibles. Faut pas les mettre ensembles. Peux tu reformuler ? Attention aussi au légalisme, cette idéologie va déteindre sur ton comportement et te formatter. Ne sens tu pas le malaise dans les héros de Stallman ? Tu es à deux doigts de voter les pleins pouvoirs à Pétain, en gros.
C'est pas grave. Je vais écouter Alice Cooper à ta place et lire l'intégrale des disques mondes en ton nom. Après tout, tu n'as qu'une vie, hein ? économise toi. ;-)
[1] Etude Bison Futé 2004. 89% des métaphores automobiles tombent dans le ravin. Que fait la police ?