Bonjour petit journal,
Je voulais juste te faire un résumé de l'interview d'un représentant du SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisir), hier soir sur Direct8.
Contexte : débat face à un avocat concernant la décision récente de la CNIL autorisant le SELL a jouer aux gendarmes et aux voleurs sur internet.
SELL : "Nous voulons juste lutter contre le banditisme et la grande criminalité, cad contre ceux qui font du business avec le piratage, ceux qui revendent des milliers de CD piratés."
(Moi dans ma tête : il doit confondre avec MSN Messenger, sous eMule on peut pas faire bouton droit sur l'utilisateur pour connaître ASV et job)
"Je promets pour la première fois officiellement que les utilisateurs de P2P ne seront pas poursuivi !" (mais on les flique quand même en leur envoyant un email : attention pas bien t'es un vilain)
Avocat : "Oué quand même, si on regarde la loi, y'a pas de distinction entre criminalité, et petite délinquance : dans la loi, c'est 3 ans de prison et 300 000 euros d'amendes."
SELL :"On s'en fou je le répète, seul les grand criminels seront inquiétés"
Journaliste : "Alors comment les distinguerez vous ?"
SELL : "Facile ! C'est ceux qui se procurent les jeux avant la date de sortie !, donc ceux qui ont le jeu avant la sortie !"
Journaliste : "Donc avant la date de sortie vous êtes considéré comme un dangereux criminel, après vous avez juste un email"
(Dans ma tête : Eh bé, nous voilà tous des criminels, d'ailleur avec nos réseaux P2P, celà peut même être considéré comme étant en bande organisée...)
Avocat : "N'empêche que la loi n'empêche aucune dérive, et attribuer la surveillance et le flicage des réseaux à une société privée en étroite liaison avec les acteurs du marché, c'est supprimer toute garantie étatique"
(Dans ma tête : en gros cela leur fait une milice privée quoi)
Ma conclusion : même si le gars du SELL a des objectifs louables, il ne semble pas maîtriser la difficulté qu'il y a à identifier les raisons d'un délit, si c'est dans un but évident de revente, etc. Leur méthode le prouve : s'ils veulent traquer ceux qui sont à l'origine des "leak", ils feraient mieux de commencer par fouiller autour d'eux, et non scanner tout les réseaux de P2P en fliquant tout le monde.
En gros politique de la peur : " on vous fait rien, mais on vous surveille, mais méfiez vous, on tire à vue, et visiblement on sait pas différencier le vrai méchant du mouton !"
Je voulais juste te faire un résumé de l'interview d'un représentant du SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisir), hier soir sur Direct8.
Contexte : débat face à un avocat concernant la décision récente de la CNIL autorisant le SELL a jouer aux gendarmes et aux voleurs sur internet.
SELL : "Nous voulons juste lutter contre le banditisme et la grande criminalité, cad contre ceux qui font du business avec le piratage, ceux qui revendent des milliers de CD piratés."
(Moi dans ma tête : il doit confondre avec MSN Messenger, sous eMule on peut pas faire bouton droit sur l'utilisateur pour connaître ASV et job)
"Je promets pour la première fois officiellement que les utilisateurs de P2P ne seront pas poursuivi !" (mais on les flique quand même en leur envoyant un email : attention pas bien t'es un vilain)
Avocat : "Oué quand même, si on regarde la loi, y'a pas de distinction entre criminalité, et petite délinquance : dans la loi, c'est 3 ans de prison et 300 000 euros d'amendes."
SELL :"On s'en fou je le répète, seul les grand criminels seront inquiétés"
Journaliste : "Alors comment les distinguerez vous ?"
SELL : "Facile ! C'est ceux qui se procurent les jeux avant la date de sortie !, donc ceux qui ont le jeu avant la sortie !"
Journaliste : "Donc avant la date de sortie vous êtes considéré comme un dangereux criminel, après vous avez juste un email"
(Dans ma tête : Eh bé, nous voilà tous des criminels, d'ailleur avec nos réseaux P2P, celà peut même être considéré comme étant en bande organisée...)
Avocat : "N'empêche que la loi n'empêche aucune dérive, et attribuer la surveillance et le flicage des réseaux à une société privée en étroite liaison avec les acteurs du marché, c'est supprimer toute garantie étatique"
(Dans ma tête : en gros cela leur fait une milice privée quoi)
Ma conclusion : même si le gars du SELL a des objectifs louables, il ne semble pas maîtriser la difficulté qu'il y a à identifier les raisons d'un délit, si c'est dans un but évident de revente, etc. Leur méthode le prouve : s'ils veulent traquer ceux qui sont à l'origine des "leak", ils feraient mieux de commencer par fouiller autour d'eux, et non scanner tout les réseaux de P2P en fliquant tout le monde.
En gros politique de la peur : " on vous fait rien, mais on vous surveille, mais méfiez vous, on tire à vue, et visiblement on sait pas différencier le vrai méchant du mouton !"
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Vous avez demandé le commentaire #562639.



?
Ha donc si je commande un jeu aux US pour l'avoir en avance sur la date de sortie en France, je suis dans l'illégalité ?
[^]Re: ?
Je nbe sais pas si les dispositions juridiques sur le zonage des DVD et l'interdiction d'importation est aussi “valide” pour le domaine du jeu vidéo (à mon avis, pour les consoles, c'est applicable), mais cela démontre une fois de plus l'incohérence totale.
Je suis sur que devant l'OMC c'est totalement attaquable.
Ultra-Libéralizm rulez
[^]Re: ?
Sur console, ça dépend de la machine, mais c'est zoné depuis l'époque des Megadrive au minimum. Même que c'était physique à l'époque, les Megadrive Japonaises avaient des ports cartouche de forme légérement différentes des versions US et Européennes pour ne pas qu'on puisse mettre de jeu japonais sur des machines autres que japonaises.
Je pensais surtout au PC sous Windows puisque c'est dans ce domaine là que le piratage est le plus répandu et le plus simple à mettre en oeuvre. Et là, tant que l'OS fait tourner le jeu, aucun problème hein ni vérification de l'origine du jeu (encore heureux...).
[^]Re: ?
La bonne vieille epoque de l'encoche en plastique qui sautait au tournevis ;)