Journal : Ketady, de l'art d'exploiter l'internaute !
Posté par Joseph Maillardet (page perso, ) le 16 juin 2005
Ketady est un nouveau site web français, conçu par une société basé à Lille, proposant aux internautes de poser une question en toutes lettres avec la promesse que la réponse sera donnée 9 fois sur 10 par un autre utilisateur du site désigné automatiquement comme "expert" du champ de la question et ce, dans un temps moyen de 10 minutes (ces statistiques devants évoluer proportionnellement au succès du site).
A première vue le concept parait prometteur et donne envie de s'essayer à ce nouveau style de communauté. Toutefois, lorsque l'on creuse un temps sois peu la mise en oeuvre, la désillusion fait vite son apparition. Brevet logiciel, exploitation des données utilisateurs, tout semble être propice à la génération de revenus exclusifs pour l'entreprise éponyme.
Quelques mots sur le site et la technique :
En lui même, le site est un genre de forum modifié afin de rendre inutile la création de multiple thème de discussion ou la fastidieuse recherche de réponses sur un thème donnés. Dans la pratique, les utilisateurs posent leurs questions qui sont analysées automatiquement pour en extrait les thèmes abordés. Une fois ces thèmes obtenus, le système recherche dans sa base les utilisateurs qui seraient les plus à même de répondre aux questions. En bout de course, les utilisateurs sélectionnés reçoivent un courriel contenant la question à laquelle ils devront tenter de répondre.
Pour cela, le moteur du site doit analyser les faits et gestes des utilisateurs (questions posées, réponses données, discutions consultées...). Après les avoirs authentifiés par leurs courriel, ce dernier vas "profiler" les utilisateurs afin de déterminer leurs domaine d'expertise dans le but de leurs soumettre des questions. Aucune données personnelles autres qu'un courriel et un pseudonyme ne sont requises.
Jusqu'ici tout parait normal, l'idée semble bien trouvé, mais il semble nécessaire de lire entre les lignes.
Pour commencer, il est à noter que Ketady est une entreprise commercial. Afin de protéger son site, cette dernière à tout naturellement mis en place une "charte d'utilisation" du site dont la lecture est particulièrement intéressante.
A moins que l'internaute ne si oppose en vertu des lois Informatiques & Libertés, rien n'empêche Ketady de revendre les adresses courriel collectés et surtout particulièrement bien profilés par l'usage que vous faite du site.
De plus, Ketady s'octroie la propriété de l'ensemble du contenu du site et en interdit formellement toutes réutilisations. Ainsi, toutes contributions apportés au site (questions ou réponses) devient la propriété de l'entreprise.
Enfin, la société Ketady à déposé en 2002 un brevet sur un procédé mit en oeuvre par ordinateur (autrement dit un "brevet logiciel") censé protéger les algorithmes permettant la sélection des personnes devants répondre aux questions. En admettant que ce brevet sois légitimé, cette société ce verra donc seul autorisé à mettre en oeuvre un tel procédé qui dans les faits relève plus d'une méthode de travail que d'une invention technique.
Ainsi, on peu s'attendre à ce que la totalité des profits générer par ce système, basé sur le bénévolat de ces utilisateurs, reviennent à la société Ketady...
Note : Vous remarquez l'absence de lien vers le site sus-nommé, cela est dû à l'interdiction (dans la charte d'utilisation) de créer des liens hypertextes vers ce dernier sans autorisation express de la société Ketady. Je vous laisse donc vous même le trouver via votre moteur de recherche préféré.
A première vue le concept parait prometteur et donne envie de s'essayer à ce nouveau style de communauté. Toutefois, lorsque l'on creuse un temps sois peu la mise en oeuvre, la désillusion fait vite son apparition. Brevet logiciel, exploitation des données utilisateurs, tout semble être propice à la génération de revenus exclusifs pour l'entreprise éponyme.
Quelques mots sur le site et la technique :
En lui même, le site est un genre de forum modifié afin de rendre inutile la création de multiple thème de discussion ou la fastidieuse recherche de réponses sur un thème donnés. Dans la pratique, les utilisateurs posent leurs questions qui sont analysées automatiquement pour en extrait les thèmes abordés. Une fois ces thèmes obtenus, le système recherche dans sa base les utilisateurs qui seraient les plus à même de répondre aux questions. En bout de course, les utilisateurs sélectionnés reçoivent un courriel contenant la question à laquelle ils devront tenter de répondre.
Pour cela, le moteur du site doit analyser les faits et gestes des utilisateurs (questions posées, réponses données, discutions consultées...). Après les avoirs authentifiés par leurs courriel, ce dernier vas "profiler" les utilisateurs afin de déterminer leurs domaine d'expertise dans le but de leurs soumettre des questions. Aucune données personnelles autres qu'un courriel et un pseudonyme ne sont requises.
Jusqu'ici tout parait normal, l'idée semble bien trouvé, mais il semble nécessaire de lire entre les lignes.
Pour commencer, il est à noter que Ketady est une entreprise commercial. Afin de protéger son site, cette dernière à tout naturellement mis en place une "charte d'utilisation" du site dont la lecture est particulièrement intéressante.
A moins que l'internaute ne si oppose en vertu des lois Informatiques & Libertés, rien n'empêche Ketady de revendre les adresses courriel collectés et surtout particulièrement bien profilés par l'usage que vous faite du site.
De plus, Ketady s'octroie la propriété de l'ensemble du contenu du site et en interdit formellement toutes réutilisations. Ainsi, toutes contributions apportés au site (questions ou réponses) devient la propriété de l'entreprise.
Enfin, la société Ketady à déposé en 2002 un brevet sur un procédé mit en oeuvre par ordinateur (autrement dit un "brevet logiciel") censé protéger les algorithmes permettant la sélection des personnes devants répondre aux questions. En admettant que ce brevet sois légitimé, cette société ce verra donc seul autorisé à mettre en oeuvre un tel procédé qui dans les faits relève plus d'une méthode de travail que d'une invention technique.
Ainsi, on peu s'attendre à ce que la totalité des profits générer par ce système, basé sur le bénévolat de ces utilisateurs, reviennent à la société Ketady...
Note : Vous remarquez l'absence de lien vers le site sus-nommé, cela est dû à l'interdiction (dans la charte d'utilisation) de créer des liens hypertextes vers ce dernier sans autorisation express de la société Ketady. Je vous laisse donc vous même le trouver via votre moteur de recherche préféré.
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Vous avez demandé le commentaire #589805.



[+] Mouarf
Eh les gars, faut vous réveiller hein, c'est partout pareil.
Je veux dire qu'en m'inscrivant ici j'ai même pas eu une charte à lire et personne ne me dit que mon adresse ne va pas être utilisée par ailleurs.
Je sais pas si vous lisez souvent des chartes mais c'est toujours les mêmes contenus si le site en question est une enteprise parcequ'ils se protègent un minimum contre les petits malins. Moi ça me paraît justifié (et étant dans le droit je sais un peu de quoi je parle)
[^]Re: Mouarf
Le fait que ce soit partout pareil justifie t'il à tes yeux de tels procédés ?
Et je ne serais pas si affirmatif si j'étais toi, certes le gros du discours se retrouve dans la plupart des chartes de sites commerciaux ainsi que le problème de la vente de courriel protégé par la cnil, mais la plupart des chartes commerciales sont assez loin d'être aussi extrémiste !
La je crois que tu devrais revoir ton analyse du texte ? Tu l'a vraiment lu ? Parce qu'en l'occurence c'est plutot les petits malins (qui répondent aux questions) qui devraient se protèger d'un tel site qui indique noir sur blanc qu'il va s'approprier les droits de publication de toutes les questions/réponses fournies bénévolement.
C'est relatif... Je ne doute pas de ta capacité à extraire le sens juridique d'un texte et des devoirs qu'il impose, mais quand à ta capacité à percevoir les abuts qui en découlent - déontologiquement parlant -, je reste sceptique.