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: [Café Philo] Le travail et le logiciel libre

Posté par akauffmann (page perso, ). Modéré le 12 août 2005.
Qu'est-ce qui pousse une multitude de programmeurs à travers le monde à donner de leur temps pour une activité qui est généralement productrice de biens gratuits ?

La collaboration au sein de projets "libres" (logiciels ou autre) amène une nouvelle manière de penser le travail, ou plutôt rappelle que derrière ce mot se cachent deux notions différentes, l'une induite par la nécessité de subvenir à ses besoins (travailler pour gagner sa vie), la seconde témoignant de la volonté de créer des biens durables.

Si l'organisation des sociétés modernes tend à réduire l'activité humaine à la production de biens de consommation et à subir les lois de la nécessité, le modèle de développement des logiciels libres apporte une nouvelle ouverture en redonnant au "producteur" et/ou au "consommateur" la possibilité d'agir.

Un article de David M. Berry paru en avril 2005 dans Free Software Magazine et aujourd'hui traduit en français sur Framasoft.

> Lire la dépêche (7 commentaires, moyenne: 3,3).  

Vous avez demandé le commentaire #611742.

Ont-ils compris la GPL ????

Posté par Alan_T () le 14/08/2005 à 13:25. (lien). Évalué à 3.

«Le logiciel libre, en revanche, est conçu hors du bureau-fabrique, il est produit gratuitement et destiné à servir des projets partageant de nombreuses caractéristiques communes. Il est la propriété, si tant est que l’on puisse employer ce terme, de tout un chacun... »

L'auteur commence par poser ce postulat et construit son article autours... Mais c'est totalement FAUX. La propriété du code source appartient toujours aux auteurs. La traçabilité des différents patchs permet de déterminer exactement qui a fait quoi et à qui appartient quel morceaux de code. Si l'on restreint le nombre des participants en incluant un nombre limités de patchs (ou des reformulations des patchs proposés), la propriété du code est conservée aux auteurs originaux.

Le problème de cet article est qu'il confond la GPL et le domaine publique... Je pensai que cela était inconcevable de nos jours, je vois que je me trompe.

  • [^]Re: Ont-ils compris la GPL ????

    Posté par Emmanuel C () le 15/08/2005 à 22:48. (lien). Évalué à 1.

    Il ne faut pas pinaïller sur les mots. Lorsque l'auteur de l'article parle de propriété, il parle de propriété au sens large.

    La propriété est, dans l'esprit commun, synonyme de droit d'utiliser pour un usage personnel. Comme lorsqu'un locataire dit "ici, c'est chez moi" à ses invités : ce n'est pas vraiment chez lui, mais personne ne lui ferait remarquer qu'il vit chez qqn d'autre (sauf les pinaïlleurs et les juristes, on est d'accord). Deuxième exemple, à qui appartient la Joconde ? À la famille De Vinci (qui en est l'auteur) ? À l'Etat français (qui possède les droits d'exploitation) ? Au patrimoine de l'Humanité (car oeuvre mondialement connue et protégée en tant que telle) ?

    Le principe du logiciel libre (et plus généralement de toute culture libre, ce n'est pas un article technique sur linux :-)) est de donner la propriété de la connaissance qu'on a à autrui sans contrepartie, c'est comme ça qu'il faut interpréter l'idée de "culture libre", c'est comme ça que je l'interprete tout du moins. Evidemment si on commence à parler de patch et de traçabilité, je pense qu'on passe un peu à coté du sujet...

    Enfin, on parle ici de logiciel & culture libre en général, pas uniquement de programme distribué sous GPL. Je cite d'ailleurs : "même si sa diffusion est parfois soumise aux astreintes d’une licence telle que la General Public License du projet GNU (GPL)". En parlant de la GPL, tout en l'incluant dans le domaine du libre, il emet un petit bémol... La GPL n'est donc pas le coeur de son propos.