Journal : syndicat de la protection des libertés fondamentales
Posté par pipotron () le 17 novembre 2005
Bonjour à tous
je voudrais rebondir sur ce commentaire :
https://linuxfr.org/comments/649259.html#649259
et développer l'idée qui est le sujet de mon journal.
Je pense contrairement à d'autres que le mouvement du LL est aussi politique, puisqu'il inclut une notion de partage et d'entraide et d'une autre vision du monde. Mais rien qu'a regarder linuxfr, le LL libre est aussi militant. Je ne parle pas ici du TCE ou de la Sarkomania, mais bien des problèmes EUCD/DADVSI DRM et autres problèmes relatif à la liberté de coder, de parler, de lire et d'écouter, voir aussi des problèmes relatifs à la protection des données personnels (je pense entre autre au problème de la carte vital http://calle-luna.org/article.php3?id_article=197 ). Sujet sur lesquels tout le monde est d'accord.
Beaucoup d'actions virtuels et réelles sont effectués par les diverses associations de LL et les militants de tout bord et elles sont souvent très respectable et très respectueuse du système (lettre aux ministres/députés, actions de lobbying, manifestation, pétitions).
Malheureusement beaucoup de ces actions sont souvent invisibles pour le reste du monde, parce qu'elles restent cloisonnés dans un monde d'experts et d'initiés voir même dans le monde virtuel. L'idée est donc de vouloir rendre visible par une action forte nos revendications qui sont, soit dit en passant, à la base d'une démocratie digne de ce nom. Ce moyen est d'ailleurs tout à fait démocratique même s'il est considéré par beaucoup abusif et, à mon avis, ne doit être pris qu'en dernier recours : Le droit de grève !
Mais voilà le problème de ce droit de grève c'est de pouvoir l'utiliser. Et si tout seul dans mon entreprise je fait grève, et bah c'est plus une grève, c'est une faute professionnel.
Je suppose que comme moi, beaucoup d'entre vous ne se reconnaissent pas dans des gros syndicats comme CGT, SUD et autre qui n'ont d'ailleurs jamais appelé à la grève sur les lois bafouant nos libertés.
L'idée qui en découle est la création d'un syndicat, non pas du LL qui ne signifierait pas grand chose, mais plutôt de la liberté d'expression, et de la protection des données (parce que la CNIL c'est gentil, mais à 8 pour toute la France ils ne peuvent pas grand chose).
Qu'en pensez vous ? Est ce que cela existe ? Comment peut on créer un syndicats (quels sont les démarches) ? Des gens comme l'APRIL ou la FSF y travaillent il ? Bref toutes idées et critiquent (constructives biens sure) sont les bien venus
je voudrais rebondir sur ce commentaire :
https://linuxfr.org/comments/649259.html#649259
et développer l'idée qui est le sujet de mon journal.
Je pense contrairement à d'autres que le mouvement du LL est aussi politique, puisqu'il inclut une notion de partage et d'entraide et d'une autre vision du monde. Mais rien qu'a regarder linuxfr, le LL libre est aussi militant. Je ne parle pas ici du TCE ou de la Sarkomania, mais bien des problèmes EUCD/DADVSI DRM et autres problèmes relatif à la liberté de coder, de parler, de lire et d'écouter, voir aussi des problèmes relatifs à la protection des données personnels (je pense entre autre au problème de la carte vital http://calle-luna.org/article.php3?id_article=197 ). Sujet sur lesquels tout le monde est d'accord.
Beaucoup d'actions virtuels et réelles sont effectués par les diverses associations de LL et les militants de tout bord et elles sont souvent très respectable et très respectueuse du système (lettre aux ministres/députés, actions de lobbying, manifestation, pétitions).
Malheureusement beaucoup de ces actions sont souvent invisibles pour le reste du monde, parce qu'elles restent cloisonnés dans un monde d'experts et d'initiés voir même dans le monde virtuel. L'idée est donc de vouloir rendre visible par une action forte nos revendications qui sont, soit dit en passant, à la base d'une démocratie digne de ce nom. Ce moyen est d'ailleurs tout à fait démocratique même s'il est considéré par beaucoup abusif et, à mon avis, ne doit être pris qu'en dernier recours : Le droit de grève !
Mais voilà le problème de ce droit de grève c'est de pouvoir l'utiliser. Et si tout seul dans mon entreprise je fait grève, et bah c'est plus une grève, c'est une faute professionnel.
Je suppose que comme moi, beaucoup d'entre vous ne se reconnaissent pas dans des gros syndicats comme CGT, SUD et autre qui n'ont d'ailleurs jamais appelé à la grève sur les lois bafouant nos libertés.
L'idée qui en découle est la création d'un syndicat, non pas du LL qui ne signifierait pas grand chose, mais plutôt de la liberté d'expression, et de la protection des données (parce que la CNIL c'est gentil, mais à 8 pour toute la France ils ne peuvent pas grand chose).
Qu'en pensez vous ? Est ce que cela existe ? Comment peut on créer un syndicats (quels sont les démarches) ? Des gens comme l'APRIL ou la FSF y travaillent il ? Bref toutes idées et critiquent (constructives biens sure) sont les bien venus
> Lire le journal (23 commentaires, moyenne: 2,4).
Vous avez demandé le commentaire #649455.



Pas con
Autant je suis assez peu convaincu de la politisation du LL, voire même agacé par la tournure que ça arrive à prendre parfois, je trouve l'idée intéressante. Un syndicat "du libre", pour peu qu'il arrive à ne pas être de droite ni de gauche, je pense que j'adhérerais.
Faut encore voir les modalités, mais c'est pas con :)
[^]Re: Pas con
Sachant que les LL regroupent des gens disons 40 % de droite et 60% de gauche, si "le syndicat" prend position sur des points polémiques, cela va faire comme avec les verts avec un cission et une disparition à terme d'un des 2 cotés.
[^]Re: Pas con
Sachant que les LL regroupent des gens disons 40 % de droite et 60% de gauche
Faut voir aussi ce qu'on dénomme "les LL". Si on parle des logiciels, la question ne se pose pas trop. Si on parle des contributeurs au LL, on aura un chiffre. Si on parle des sympathisantes à la cause, on en aura un autre. Si on parle des militants "durs", on en aura encore un autre.
Sachant qu'en plus (et en schématisant un poil, je l'admet) la gauche est traditionnellement plus militante que la droite, le choix des termes devient important si on veut avoir une vraie idée de la répartition.
Fin de la parenthèse ;)
[^]Re: Pas con
Sur quoi te bases-tu pour faire cette estimation?
Pour que ça soit pertinant, il faudrait faire un sondage en distinguant les utilisateurs et les contributeurs.
Intuitivement, je dirais que parmis les premiers on retrouverait plus de gens de droite (vision utilitariste ou libérale) et parmis les seconds plus de gens de gauche (vision communautaire, solidaire...).
[^]Re: Pas con
Je me base sur le genre de personne que je croise dans le milieu.
[^]Re: Pas con
T'as essayé sur les bords ?
[^]Re: Pas con
Le logiciel libre est fondamentalement politique. J'ai du mal à comprendre ce qui peut pousser à penser le contraire.
Qu'entends-tu par politique ?
[^]Re: Pas con
Pousse à faire des choix de vie ?
Ce n'est pas loin de "l'éthique hacker", text publié il y a qq temps.
[^]Re: Pas con
Ce que je veux dire, quand je dis que je ne vois pas le LL comme étant politique, c'est qu'il n'est pas spécifiquement relié à une idéologie particulière. Si tu pars du principe que nos politiques ne sont en fait que des idéologues, alors je veux bien admettre que le logiciel libre est politique ;)
La meilleure preuve étant, pour moi, que le LL est aussi bien plébiscité par le régime chinois que par des grosses boîtes occidentales côtées en bourse. Leurs intérêts dans le LL ne sont pas les mêmes, c'est évident, mais ça ne change rien au problème.
[^]Re: Pas con
C'est clair que le LL n'est pas politique, et c'est normal, il ne concerne principalement que l'informatique et par extension l'information; la politique recoupe un peu plus de domaines que ça.
Par contre, les principes qui le régissent et définissent les droits et devoirs de chaque personne qui désire faire parti de la communauté sont pour moi clairement dans la même mouvance que l'altermondialisme, un mouvement dont la motivation est un refus de la socièté ultra-cpaitaliste qui nous pend au bout du nez pour dans quelques années.
Après forcément, le problème avec la liberté, c'est qu'elle peut être utilisé aussi bien positivement que négativement : à chacun ses interêts personnels.
[^]Re: Pas con
sont pour moi clairement dans la même mouvance que l'altermondialisme
C'est un point de vue, que je pourrais à la limite partager. Le problème, c'est que d'autres avis défendus par les (certains?) altermondialistes ne collent pas du tout, selon moi. Notamment concernant les OGM : ça ressemble beaucoup à du DMCA dans sa manière de brider la recherche.
Je comprends qu'une personne se réclamant (pleinement) de l'altermondialisme et du logiciel libre veuille faire coïncider parfaitement les deux causes; mais c'est pour moi exactement comme si un chrétien t'annonçait que le LL est fondamentalement chrétien, car on y retrouve les mêmes idées d'entraide du prochain et de désinteressement. Ca ne plairait pas à un certain nombre d'altermondialistes, il me semble ;)
[^]Re: Pas con
Si tu fais référence aux faucheurs d'OGM (il n'y a pas qu'un mouvement altermondialiste, c'est un terme très générique), ils ne veulent pas empêcher la recherche, mais à alerter l'opinion sur le fait (entre autres) que ces champs que l'on dit pour la recherche médicale servent en fait à développer des OGM pour l'alimentaire.
[^]Re: Pas con
Le logiciel libre est plébicité par le gouvernement chinois uniquement parce que ça lui permet d'être beaucoup dépendant de sociétés étrangères.
Ce n'est qu'une question d'intérêt à un moment donné, de la même façon que les ultralibéraux utilisent aussi les services publics...