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: À l'approche de l'examen du projet de loi relatif au DADVSI, les webradios se mobilisent

Posté par Pouce (). Modéré le 24 novembre 2005.
Dans la perspective de l'adoption de la loi sur le Droit d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information (DADVSI) fin décembre 2005, de nombreuses webradios montent au créneau.

Parmi les implications nombreuses à l'application de cette loi, l'obligation d'utiliser des mécanismes de DRM pour la diffusion de leurs programmes inquiètent les webradios. Les coûts de mise en place de tels mécanismes pourraient entraîner la fermeture de plusieurs webradios qui pour la plupart utilisent des solutions libres. Vingt-cinq webradios (pour l'instant) ont décidé de s'unir pour demander l'abandon de ce projet de loi.

Sous la bannière du site webradios-france.com, le mouvement vient d'être lancé. Une pétition en ligne et une sensibilisation par messages à caractère informatifs sur les antennes sont les premières actions mises en place.

> Lire la dépêche (38 commentaires, moyenne: 3,8).  

Vous avez demandé le commentaire #652491.

La question à 1 euro

Posté par Valdenaire Denis (page perso, ) le 25/11/2005 à 07:56. (lien). Évalué à 9.

Devinez ce qu'on fait quand il n'y a plus de moyen légal et gratuit de faire quelque chose ?
Soit :
- on devient riche et on le fait
- on le fait illégalement

Voilà comment la loi punit les pauvres. Simple, mais il fallait y penser.

La loi sur le DRM est l'application d'un autre principe fondamental de gouvernance: la multiplication des lois induit la multiplication des coupables, car à un moment donné, le nombre de lois devient tel qu'il est impossible de les respecter toutes. Or il est plus facile de gouverner des coupables potentiel que des innocents. L'innocent est pénible : il n'a rien à se repprocher, l'insolent. En plus il pourrait même lui venir à l'idée de défendre des coupables ! Autant dire, une menace vivante pour la démocratie et la liberté...

  • [^]Re: La question à 1 euro

    Posté par drmad () le 25/11/2005 à 08:09. (lien). Évalué à 2.

    Je suis bien d'accord d'ailleur une loi dit que nul n'est censé ignorer la loi alors que la loi est incomprehensible par le commun des mortels, de plus même si on la comprend, avec tous les amendements et les jurices prudences, il est totalement impossible de savoir si on est dans son bon droit ou pas. On se fout de notre gueule. Il faut remettre tout a plat en repartant de la constitution des droits de l'homme et du citoyen.
    Aujourd'hui la liberté en France est un Leur (je ne sais pas comment ça s'écrit mais vous me comprenez ?)
    Plus le temps passe et plus c'est pire.
    Vive la révolution :-)

    • [^]Re: La question à 1 euro

      Posté par yep yop () le 25/11/2005 à 08:34. (lien). Évalué à 3.

      Aujourd'hui la liberté en France est un Leur


      On va peut être nuancer sur "la liberté en France = leurre". Y a des pays où tu fais de la prison pour dire un truc comme ca.

      Et on dit jurisprudence.

      • [^]Re: La question à 1 euro

        Posté par drmad () le 25/11/2005 à 08:41. (lien). Évalué à 3.

        pour l'orthographe ok, pour le reste, à mon avis ça va venir.

      [^]Re: La question à 1 euro

      Posté par serge_kara () le 25/11/2005 à 09:31. (lien). Évalué à 0.

      nul n'est cense ignorer la loi (il me semble qu'il ya d'ailleurs une polemique sur le c ou s a censer, mais vu ton niveau d'ortographe, ca doit te depasser :) no offense), ca veut tout simplement dire que "je savais pas que c'etait interdit" n'est PAS une defense valable devant un tribunal.
      Ni plus ni moins.

      • [^]Re: La question à 1 euro

        Posté par Valdenaire Denis (page perso, ) le 25/11/2005 à 10:13. (lien). Évalué à 10.

        Non, d'après ma mémoire (qui vaut ce qu'elle vaut, hélas, donc vérifiez si possible) ignorer n'est pas à prendre dans le sens "ne pas savoir".

        Ignorer quelqu'un, ce n'est pas ne pas le connaitre, c'est passer à côté de lui sans y faire attention. Nul n'est censé ignoré la loi signifie "nul n'est censé ne pas en tenir compte", d'après ce qui précède. Ce qui est beaucoup plus clair.

        Le texte lui même date, et ses formulations en souffrent. Au temps de Dumas, "il paraît" voulait dire : "c'est certain"; aujourdh'ui, cela contient une nuance de doute - genre ma cousine a entendu dire par son grand-père...

        Quand à "si on était dans une dictature, on n'aurait pas le droit de la dire" - cet argument est d'une naïveté touchante. Il existe de nombreuse forme de dictature et n'importe qui ayant croisé un professeur d'histoire sait que les plus violentes des dictatures sont aussi les plus inefficaces, voire les moins durables. Le pouvoir a appris assez rapidement que pour durer, il fallait prendre une forme suffisament subtile pour ne pas être dénoncé. Cela mériterait un exposé plus complet, mais ce ne me semble pas vraiment être l'endroit. Juste un exemple : ceux d'entre vous qui travaillent dans des boîtes auront remarqué que depuis quelques années, on peut tutoyer le patron (grosse généralité très approximative). A la limite, on dirait qu'on pourrait même le traiter d'abruti dans un mail à toute la boite sans guère de conséquence.

        Est-ce pour autant qu'il cesse d'être le patron ? Oh, non ! En plus d'être le patron, il est réputé pour être "vachement cool".

      [^]Re: La question à 1 euro

      Posté par briaeros007 () le 25/11/2005 à 17:07. (lien). Évalué à 0.

      d'ailleur une loi dit que nul n'est censé ignorer la loi
      Si je me souviens bien ça a été retiré , et elle était la uniquement pour qu'on ne puisse dire "ah ben je le savais pas" quand on commet une infraction.

      --
      Subete ga wakatta toki…watashi ga anta wo korosu.