Bonjour le peuple !
Votre humble serviteur était à la mob (1) anti-drm de la fnac des halles ce soir. Petit compte-rendu :
Rassemblement comme prévu, une petite demi-heure avant pour ma part. Largement le temps d'acheter mon CD DRMisé grâce à la sympathique caisse « pas plus de 3 articles ». On repère lentement les gens, à l'air de conspirateur et aux grosses sacoches de tracts. On se compte, s'inquiète du peu de monde. Des vigiles aussi, qui ont l'air sur le qui-vive.
Et puis la petite voix annonce que le magasin va fermer ses portes dans 30 minutes. Très faible, la voix. Ma parano a le temps de me souffler « ils savent, ils ont lu les conditions de rassemblements, ils ne veulent pas qu'on entende le signal ». Mais elle se tait rapidement, quand j'entends un « Attention ! » sur ma gauche à une vingtaine de mètres. Puis un autre, à droite. Alors je me lance, plusieurs fois. D'autres à ma suite. Chacun brandi fièrement son CD copy-controled (le live de Camille pour ma part).
Puis les slogans fusent, dans une joyeuse cacophonie certes, mais malgré tout assez discernables (me demandez pas comment c'est possible, faut y être pour le croire). On développe un peu : « si vous essayez de copier ce CD, vous pouvez avoir une amende », « non aux DRMs», « défendons nos libertés » (entre autres).
Rapidement, très rapidement, les vigiles sont là. Naturellement, les grandes gueules barbues aux cheveux longs se font alpaguer les premières (en l'occurrence c'était moi). On m'arrache mon CD (pas longtemps, j'ai clairement fait comprendre au monsieur qui faisait deux têtes de plus que moi que j'avais payé ce CD et qu'il avait intérêt à me le rendre). Puis on me pousse gentiment vers la sortie. Bon, d'accord, pas très gentiment. Là, je perds un peu de vue les autres, mais je sens un soutien net par-derrière (des gens qui détournent l'attention des vigiles, d'autres qui font comme s'ils ne comprenaient rien et demandent ce qui se passe). Après quelques hésitations (au poste de sécurité ? dehors ? à l'accueil ? ils ne savaient pas quoi faire de nous) pendant lesquelles nous continuions de crier nos slogans et d'interpeller les gens, on se retrouve dehors.
Là on passe des vigiles de la FNAC à ceux du centre commercial. Interdiction de distribuer des tracts, interdictions de prendre des photos. On ne se prive pas pour autant, d'où quelques clash épiques (je laisse les intéressés raconter dans les commentaires s'ils passent par ici). Enfin, on va distribuer les tracts restants (enfin, une partie) à la sortie du centre, en haut des escalators. Les porteurs de baladeurs MP3 pourraient être une bonne cible mais statistiquement j'ai remarqué que ce sont eux qui vous envoient le plus bouler (l'un m'a dit : j'aimerais écouter ma musique, là, et m'a regardé interloqué quand j'ai rétorqué : bah bientôt vous ne pourrez plus, justement !)
Une action sympathique, bonne enfant, pas très utile peut-être mais qui apporte sa petite pierre à la cathédrale... Il y avait un journaliste et un photographe de 20 Minutes, l'article devrait paraître vendredi. Les tracts étaient jolis. Pour le remboursement, on attendra demain (bizarrement, là, ils ne voulaient plus que je rentre dans le magasin :-( ).
Amis du libre, bonsoir !
(1) je n'écris pas flash-mob parce que les «vrais mobeurs» disent qu'une flash-mob doit être sans but politique.
Votre humble serviteur était à la mob (1) anti-drm de la fnac des halles ce soir. Petit compte-rendu :
Rassemblement comme prévu, une petite demi-heure avant pour ma part. Largement le temps d'acheter mon CD DRMisé grâce à la sympathique caisse « pas plus de 3 articles ». On repère lentement les gens, à l'air de conspirateur et aux grosses sacoches de tracts. On se compte, s'inquiète du peu de monde. Des vigiles aussi, qui ont l'air sur le qui-vive.
Et puis la petite voix annonce que le magasin va fermer ses portes dans 30 minutes. Très faible, la voix. Ma parano a le temps de me souffler « ils savent, ils ont lu les conditions de rassemblements, ils ne veulent pas qu'on entende le signal ». Mais elle se tait rapidement, quand j'entends un « Attention ! » sur ma gauche à une vingtaine de mètres. Puis un autre, à droite. Alors je me lance, plusieurs fois. D'autres à ma suite. Chacun brandi fièrement son CD copy-controled (le live de Camille pour ma part).
Puis les slogans fusent, dans une joyeuse cacophonie certes, mais malgré tout assez discernables (me demandez pas comment c'est possible, faut y être pour le croire). On développe un peu : « si vous essayez de copier ce CD, vous pouvez avoir une amende », « non aux DRMs», « défendons nos libertés » (entre autres).
Rapidement, très rapidement, les vigiles sont là. Naturellement, les grandes gueules barbues aux cheveux longs se font alpaguer les premières (en l'occurrence c'était moi). On m'arrache mon CD (pas longtemps, j'ai clairement fait comprendre au monsieur qui faisait deux têtes de plus que moi que j'avais payé ce CD et qu'il avait intérêt à me le rendre). Puis on me pousse gentiment vers la sortie. Bon, d'accord, pas très gentiment. Là, je perds un peu de vue les autres, mais je sens un soutien net par-derrière (des gens qui détournent l'attention des vigiles, d'autres qui font comme s'ils ne comprenaient rien et demandent ce qui se passe). Après quelques hésitations (au poste de sécurité ? dehors ? à l'accueil ? ils ne savaient pas quoi faire de nous) pendant lesquelles nous continuions de crier nos slogans et d'interpeller les gens, on se retrouve dehors.
Là on passe des vigiles de la FNAC à ceux du centre commercial. Interdiction de distribuer des tracts, interdictions de prendre des photos. On ne se prive pas pour autant, d'où quelques clash épiques (je laisse les intéressés raconter dans les commentaires s'ils passent par ici). Enfin, on va distribuer les tracts restants (enfin, une partie) à la sortie du centre, en haut des escalators. Les porteurs de baladeurs MP3 pourraient être une bonne cible mais statistiquement j'ai remarqué que ce sont eux qui vous envoient le plus bouler (l'un m'a dit : j'aimerais écouter ma musique, là, et m'a regardé interloqué quand j'ai rétorqué : bah bientôt vous ne pourrez plus, justement !)
Une action sympathique, bonne enfant, pas très utile peut-être mais qui apporte sa petite pierre à la cathédrale... Il y avait un journaliste et un photographe de 20 Minutes, l'article devrait paraître vendredi. Les tracts étaient jolis. Pour le remboursement, on attendra demain (bizarrement, là, ils ne voulaient plus que je rentre dans le magasin :-( ).
Amis du libre, bonsoir !
(1) je n'écris pas flash-mob parce que les «vrais mobeurs» disent qu'une flash-mob doit être sans but politique.
> Lire le journal (19 commentaires, moyenne: 3,9).
Vous avez demandé le commentaire #694735.



J'y étais aussi !
Enfin, je lisais des bouquins quand l'annonce de fermeture a sonnée (c'est ça d'arriver une heure à l'avance)...
Le temps d'accourir, de voir des bras levant des CD, des vigiles accouraient déjà.
La saynette dehors était assez rigolotte à voir. Surtout les déclarations sur le droit à l'image (les vigiles semblaient indiquer qu'ils ne voulaient pas faire la une d'un magazine people)...
Dehors, ça discutait plus que ça tractait. J'avais beau avoir une cinquantaine de PVs, c'était dur à distribuer. J'ai tellement fustigé les tracteurs (et je continue) que ça me faisait mal d'en tendre ("Monsieur ! Vous ne le savez pas encore, mais vous êtes désormais coupâââââble avec votre lecteur MP3 !") (oui, le verbe tendre. pas entendre. la parenthèse, c'est une citation de moi ce soir pendant que j'en tendais (et que naturellement j'entendais (ma citation (de moi))))
Tout ça pour dire que le PV est bien. Très bien. Mais un peu petit.
La doc devant, elle, est trop longue, trop petite.
Je pencherai plutôt pour un texte conçis et choc, genre "En vous balandant avec un lecteur MP3, vous enfreignez la loi". Ecrit en gros.
Et en dessous: "avec les DRM, vous ne pourrez plus lire votre médiathèque quand vous achèterez un nouveau lecteur de salon. Avec les DRM, vous ne pourrez plus lire les nouveautés avec votre matériel actuel". Ce genre de choses. Précis & Concis ((c)Oreilly).
Et pas hésiter à écrire gros. En écrivant petit, on écarte le soutient d'un grand nombre de porteurs de lunettes... C'est con, mais le "j'arrive pas à lire, garde le", ca nous fait passer pour des guignols qui tentent de passer un max de propagande sur le minimum de papier (bon, c'est déjà le cas, mais n'aggravons pas).
Bref, c'était sympa cette mobilisation.
J'aime la liberté.
J'aime BSD.
[^]Re: J'y étais aussi !
Rien compris, je peux avoir des explications ?
"saynette" : tu veux dire saynète (ou scénette peut être) ?
"Dehors, ça discutait plus que ça tractait. " Il y avait des chiens de traineaux, des remorqueurs ? Ah ! distribuait des tracts...
"PVs" des procès verbaux ? Qu'est-ce que tu foutais avec des procès verbaux ? Et des procès verbaux de quoi ?
"J'ai tellement fustigé les tracteurs". Tu as quelque chose contre les agriculteurs ? Ah, non, c'est vrai, tracteur doit être distributeur de tracts. Donc tu étais contre la manifestation ? Ah, je comprends tout, tu es de la police et tu verbalisais les fauteurs de trouble.
phrase avec tout plein de parenthèses. J'ai finalement à peu près compris, mais ce fut difficile, je suis peut-être pas bien réveillé. Enfin, tu continues d'en tendre ?
[^]Re: J'y étais aussi !
Enfin, tu continues d'en tendre ?
faute de frappe, il continue d'en vendre, et surtout d'en consommer (et pis la c'est d'la bonne visiblement d'ailleurs, si ya moyen de faire chose quelque, vite fait, j'suis interesse ;-) )
Les doigts dans les poches et les mains de le nez
[^]Re: J'y étais aussi !
"saynète" oui...
"tracter" c'est du jargon pour distribuer des tracts, effectivement.
"PV", oui, ce sont bien des procès verbaux. C'était au verso des tracts, des PV comme ceux pour les voitures. là: http://stopdrm.free.fr/pv/pv_v3.pdf
Quand à mon dégout des distributeurs de tracts, c'est que je suis un universitaire qui en a marre de se faire refourguer des prospectus de la LCR, de FO, de la CGT et de l'association-des-étudiants-avec-deux-lobes-du-cerveau-en-moins-qui-manifestent-pour-qu-on-leur-offre-leur-diplôme.
Alors forcément, tout ce qui distribue des tracts s'assimile pour moi à un chieur...
Et non, je n'en tends plus, puisque je suis rentré chez moi.
J'aime la liberté.
J'aime BSD.
[^]Re: J'y étais aussi !
En même temps c'était pas évident de tracter vu qu'on s'est fait menacer de se faire tout ramasser par les vigiles "Les halles sont un lieu privé, il faut une autorisation" et tout et tout...