Tes deux hypothèses sont valables Pierre. Je penche pour un mélange des deux. Ceci dit, comme le dit Gérald, il aurait été souhaitable que François Bayrou s'aligne sur la doctrine Rocard publiquement. Enfin moi j'aurai aimé. Cela reste ouvert visiblement beaucoup plus que son ralliement à un texte menaçant le Logiciel Libre qui est refusé par principe. Maintenant, au delà du contenu et sans prédire de l'avenir, je trouve quand même assez gonflé en pleine période électorale qu'il fasse ce qu'il a fait. Jacques Chirac avait promis qu'il interdirait les brevets logiciels. On a vu le résultat. Au moins Bayrou ne peut-il être accusé de clientélisme.
Moi, Bayrou, j'ai l'impression qu'il nous dit : plutôt que de vous dire ce que vous voudriez entendre dans l'absolu, je vous dit juste que quoiqu'il arrive j'appliquerai le principe de précaution dans le sens du logiciel libre sur ce dossier quand il le faudra. Et si ça vous trouvez pas ça suffisant, tant pis. D'ailleurs c'est sa ligne d'action en général quand on regarde les faits : pas touche au logiciel libre, quoiqu'il en soit, mais c'est pas pour autant que j'ai pas le droit de dire ce que je veux entre deux bastons dans mon propre interêt ou parce que j'aime explorer intellectuellement tous les possibles.
C'est malin je trouve de faire cela car dans la critique de sa position on peut facilement glisser vers le procès d'intention, le déni de réalité ou l'exigence d'alignement sur une pensée unique (qu'elle soit pertinente ou non là n'est pas le sujet). Il y a d'ailleurs une citation du professeur Robert Escarpit qui sied , je trouve, plutôt bien à un tel comportement : « La valeur inestimable de la pensée humaine, c'est son pouvoir de non-pertinence, d'imprévisibilité vraie. À la question, « de deux choses l'une », c'est le pouvoir de répondre : « la troisième ». Ce pouvoir a un nom : la liberté. ».
Et puisque je parle de liberté, et vu certains commentaires lus ici ou là semblant considérer qu'un président de parti serait responsable des choix des élus de son groupe, je signale que les élus UDF ont une liberté *totale* de vote conformément à la Constitution française : Article 27 : « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.»
J'avoue que cela m'a parfois énervé pendant la DADVSI quand je voyais Dionis du Séjour dire en séance l'inverse de Bayrou dès qu'il avait le dos tourné et s'abstenir quand il fallait voter contre. Je ne suis par ailleurs pas naif au point de ne pas croire que cela peut parfois lui faciliter la vie. Je n'oublie pas non plus que les communistes et les verts ont tous voté en conscience dans le bon sens comme un seul homme. Mais je préfère fondamentalement cela à l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy qui menace et le cas échéant sanctionne les élus qui osent ne pas penser comme lui et le dire publiquement.
Je ne suis pas d'accord avec tout ce que Bayrou a dit ou fait, évidemment, je trouve regrettable qu'il ne se soit pas rallié à ses homologues européens Rocard, De Sarnez ou Morillon dans sa contribution, mais je tenais à souligner que selon moi Bayrou est un homme libre et un vrai démocrate. Pas si courant à ce niveau là.
PS : respecter les élus ça veut pas dire donner les mêmes droits aux technocrates. Un techno ça doit faire là ou le politique lui dit de faire (cf le contrôle démocratique de l'OEB).
Re: pas plus d'éclaicissement sur les brevets et position inacceptable
Tes deux hypothèses sont valables Pierre. Je penche pour un mélange des deux. Ceci dit, comme le dit Gérald, il aurait été souhaitable que François Bayrou s'aligne sur la doctrine Rocard publiquement. Enfin moi j'aurai aimé. Cela reste ouvert visiblement beaucoup plus que son ralliement à un texte menaçant le Logiciel Libre qui est refusé par principe. Maintenant, au delà du contenu et sans prédire de l'avenir, je trouve quand même assez gonflé en pleine période électorale qu'il fasse ce qu'il a fait. Jacques Chirac avait promis qu'il interdirait les brevets logiciels. On a vu le résultat. Au moins Bayrou ne peut-il être accusé de clientélisme.
Moi, Bayrou, j'ai l'impression qu'il nous dit : plutôt que de vous dire ce que vous voudriez entendre dans l'absolu, je vous dit juste que quoiqu'il arrive j'appliquerai le principe de précaution dans le sens du logiciel libre sur ce dossier quand il le faudra. Et si ça vous trouvez pas ça suffisant, tant pis. D'ailleurs c'est sa ligne d'action en général quand on regarde les faits : pas touche au logiciel libre, quoiqu'il en soit, mais c'est pas pour autant que j'ai pas le droit de dire ce que je veux entre deux bastons dans mon propre interêt ou parce que j'aime explorer intellectuellement tous les possibles.
C'est malin je trouve de faire cela car dans la critique de sa position on peut facilement glisser vers le procès d'intention, le déni de réalité ou l'exigence d'alignement sur une pensée unique (qu'elle soit pertinente ou non là n'est pas le sujet). Il y a d'ailleurs une citation du professeur Robert Escarpit qui sied , je trouve, plutôt bien à un tel comportement : « La valeur inestimable de la pensée humaine, c'est son pouvoir de non-pertinence, d'imprévisibilité vraie. À la question, « de deux choses l'une », c'est le pouvoir de répondre : « la troisième ». Ce pouvoir a un nom : la liberté. ».
Et puisque je parle de liberté, et vu certains commentaires lus ici ou là semblant considérer qu'un président de parti serait responsable des choix des élus de son groupe, je signale que les élus UDF ont une liberté *totale* de vote conformément à la Constitution française : Article 27 : « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.»
J'avoue que cela m'a parfois énervé pendant la DADVSI quand je voyais Dionis du Séjour dire en séance l'inverse de Bayrou dès qu'il avait le dos tourné et s'abstenir quand il fallait voter contre. Je ne suis par ailleurs pas naif au point de ne pas croire que cela peut parfois lui faciliter la vie. Je n'oublie pas non plus que les communistes et les verts ont tous voté en conscience dans le bon sens comme un seul homme. Mais je préfère fondamentalement cela à l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy qui menace et le cas échéant sanctionne les élus qui osent ne pas penser comme lui et le dire publiquement.
Je ne suis pas d'accord avec tout ce que Bayrou a dit ou fait, évidemment, je trouve regrettable qu'il ne se soit pas rallié à ses homologues européens Rocard, De Sarnez ou Morillon dans sa contribution, mais je tenais à souligner que selon moi Bayrou est un homme libre et un vrai démocrate. Pas si courant à ce niveau là.
PS : respecter les élus ça veut pas dire donner les mêmes droits aux technocrates. Un techno ça doit faire là ou le politique lui dit de faire (cf le contrôle démocratique de l'OEB).
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