Vous trouverez dans les kiosques le Hors Série N°32 de Linux Magazine consacré aux virus sous Linux. Ce journal est rédigé par Eric Filiol et ses collègues. Eric Filiol est un éminent expert en virologie et en cryptologie dans l'armée française et chercheur à l'INRIA.
On y trouvera de la théorie, un sujet sur les virus et la loi, les virus en langage interprété, les mutations et le polymorphisme. On y parle aussi des virus sous Mac OS X.
Une excellente revue qui complète les livres du même auteur.
On y trouvera de la théorie, un sujet sur les virus et la loi, les virus en langage interprété, les mutations et le polymorphisme. On y parle aussi des virus sous Mac OS X.
Une excellente revue qui complète les livres du même auteur.
Linux Magazine (1214 hits)
Clam Anti-Virus (540 hits)
> Lire la dépêche (113 commentaires, moyenne: 3,2).
Vous avez demandé le commentaire #860479.




[+] Étrange
Je ne sais pas si le texte entre parenthèse est de lui ou du rédacteur, mais dire d'utiliser clamav parce qu'on risque des virus sur Linux me semble pas très crédible, vu que c'est conçu pour détecter les virus de Windows...
[^]Re: Étrange
Tu devrais lire ce qu'il a écrit dans les différents articles de ce Hors-Série.
Il explique précisément que ce n'est pas parce que ClamAV a longtemps été cantonné (et écrit) pour l'utilisation des passerelles de messagerie qu'il ne peut pas s'adresser à des postes de travail sous Linux tout comme sous MacOS X et Windows.
Je ne connais pas le contenu des bases de « virus » (on devrait dire « code malveillant ») connus pour savoir s'ils sont davantage spécifiques à Windows mais je ne vois aucune raison (et il l'explique très bien dans les deux premiers articles) technique qui empêche non seulement d'avoir des virus (et autres) sous Linux mais d'en avoir une empreinte[1] à même de permettre leur identification par un AV quelconque, notamment ClamAV.
[1]: sous réserve que le « virus » ne soit pas polymorphe, auquel il faudra sans doute autant d'empreintes que de mutations connues.
[^]Re: Étrange
Hum ça a pas l'air gagné ton histoire, intuitivement ça doit pas être bien difficile de faire sortir une petite exponentielle des familles dans un virus polymorphe, genre "je met telle instruction avant telle autre, j'insère deux trois trucs qui servent à rien aléatoirement" ...
De quoi faire exploser la taille de la bd de signature rien qu'avec un seul virus ... faudrait passer à un système de signature un peu plus complexe, algorithmique sans doute ?
[^]Re: Étrange
Je ne prétend pas être un spécialiste mais le but premier des virus polymorphes (outre la recherche de vie artificielle) est d'éviter de se faire repérer par les antivirus à cause d'une signature qui serait unique.
[^]Re: Étrange
Lire à ce sujet, "du virus à l'anti-virus", de Mark Ludwig.
Explications des virus asm basics (je bousille le code en me mettant au début de chaque .exe) jusqu'aux virus génétiques, et les parades anti-virales trouvées à chaque étape.
mansuetus @ spontex . org
[^]Re: Étrange
Oui, si j'ai bien compris aussi, clamAV échouerait à détecter de tels virus polymorphes (puisque la signature change potentiellement à chaque infection).
Pour ce genre de bestioles, il semblerait que les anti-virus "récents" (depuis Kaspersky, qui a inventé le concept) utilisent l'émulation de code et fassent un "profilage" sur l'utilisation mémoire, les JMP, la détection de déchiffrage de code, etc. : tout cela est très coûteux en cpu.
Mon avis sur le magazine ; si vous avez déjà une petite culture sur les virus, cela ne vaut peut-être pas l'achat. Je suis personnellement un peu resté sur ma faim. Seul l'article sur le polymorphisme vaut le détour (description du virus MetaPHOR). Après sa lecture on est tenté de penser que les virus ont encore une belle carrière devant eux... Je cite même :
"En somme, si les créateurs de virus étaient moins pressés et peaufinaient leurs techniques, la communauté antivirale pourrait être vite dépassée. Une utilisation avancée des techniques de polymorphisme (...) peut théoriquement rendre le problème de la détection d'une complexité rédhibitoire, voire indécidable."
Brrr...