Journal : Hécatombe de gnous
Posté par Antoine () le 10 octobre 2007
En préambule nous rappellerons que le gnou est un animal réputé stupide.
(il a parfois aussi quelques problèmes d'hygiène mais ce n'est pas le sujet)
Mais la tragédie qui vient d'arriver à quelques milliers de ces mammifères n'en est pas moins fascinante. Pensez donc : « Près de 15.000 gnous se sont noyés la semaine dernière dans le fleuve Mara lors de leur migration annuelle entre la Tanzanie et le Kenya. »
Quinze mille gnous ! Noyés dans une rivière... Panurge est enfoncé, écrasé, laminé. (Les âmes chauvines diront que c'est parce que nous n'avons pas sur notre territoire un tel réservoir de bétail indolent. Je ne serais pas aussi catégorique. Fabien Penso n'a-t-il pas annoncé qu'il envisageait de réécrire Linuxfr en Ruby pour, je cite, « tenir la charge » ?)
D'où un spectacle assez impressionnant pour prendre quelques photos souvenirs et montrer à la petite famille : « Les carcasses en décomposition s'étendent le long de la rivière, où elles nourrissent marabouts, vautours, crocodiles et autres charognards. Un mouchoir sur le visage pour s'épargner l'odeur, certains touristes prennent les tas de corps en photos. » Voilà un joli fond d'écran pour les amateurs de scènes animalières.
Par ailleurs, « de nombreux gnous [sont] morts piétinés par ceux qui les suivaient », confirmant par là-même l'excellence des rapports sociaux et des systèmes de communication sophistiqués qui lient la communauté le troupeau des gnous.
Cependant, un coupable est vite trouvé : « Certains responsables estiment que la destruction de la forêt Mau toute proche a modifié le climat et changé le niveau des crues de la rivière. » Si les gnous crèvent, c'est la faute à l'appât du gain, le capitalisme, le refus de partager le code source, tous ces désastres amenés par notre monde devenu fou. Le gnou est une victime, on profite de son idiotie pour l'éliminer par des voies détournées (une crue, l'avarie d'un site Web communautaire...).
Enfin, rassurons-nous : « Le garde-chasse de la réserve, Michael Koikai, a rappelé que même si 15.000 gnous représentait une grande perte, ce chiffre ne représentait qu'une petite fraction de leur population totale, qu'il estime à "plus de cinq millions dans l'éco-système Mara-Serengeti". »
Ce qu'il y a de bien avec les gnous, c'est qu'ils sont tellement nombreux qu'on a beau s'autoriser un pourcentage de pertes donnant lieu à des hécatombes impressionnantes, il restera toujours et encore énormément de gnous sur Terre.
Source : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071010/twl-kenya-gnous-bd5ae(...)
(il a parfois aussi quelques problèmes d'hygiène mais ce n'est pas le sujet)
Mais la tragédie qui vient d'arriver à quelques milliers de ces mammifères n'en est pas moins fascinante. Pensez donc : « Près de 15.000 gnous se sont noyés la semaine dernière dans le fleuve Mara lors de leur migration annuelle entre la Tanzanie et le Kenya. »
Quinze mille gnous ! Noyés dans une rivière... Panurge est enfoncé, écrasé, laminé. (Les âmes chauvines diront que c'est parce que nous n'avons pas sur notre territoire un tel réservoir de bétail indolent. Je ne serais pas aussi catégorique. Fabien Penso n'a-t-il pas annoncé qu'il envisageait de réécrire Linuxfr en Ruby pour, je cite, « tenir la charge » ?)
D'où un spectacle assez impressionnant pour prendre quelques photos souvenirs et montrer à la petite famille : « Les carcasses en décomposition s'étendent le long de la rivière, où elles nourrissent marabouts, vautours, crocodiles et autres charognards. Un mouchoir sur le visage pour s'épargner l'odeur, certains touristes prennent les tas de corps en photos. » Voilà un joli fond d'écran pour les amateurs de scènes animalières.
Par ailleurs, « de nombreux gnous [sont] morts piétinés par ceux qui les suivaient », confirmant par là-même l'excellence des rapports sociaux et des systèmes de communication sophistiqués qui lient la communauté le troupeau des gnous.
Cependant, un coupable est vite trouvé : « Certains responsables estiment que la destruction de la forêt Mau toute proche a modifié le climat et changé le niveau des crues de la rivière. » Si les gnous crèvent, c'est la faute à l'appât du gain, le capitalisme, le refus de partager le code source, tous ces désastres amenés par notre monde devenu fou. Le gnou est une victime, on profite de son idiotie pour l'éliminer par des voies détournées (une crue, l'avarie d'un site Web communautaire...).
Enfin, rassurons-nous : « Le garde-chasse de la réserve, Michael Koikai, a rappelé que même si 15.000 gnous représentait une grande perte, ce chiffre ne représentait qu'une petite fraction de leur population totale, qu'il estime à "plus de cinq millions dans l'éco-système Mara-Serengeti". »
Ce qu'il y a de bien avec les gnous, c'est qu'ils sont tellement nombreux qu'on a beau s'autoriser un pourcentage de pertes donnant lieu à des hécatombes impressionnantes, il restera toujours et encore énormément de gnous sur Terre.
Source : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071010/twl-kenya-gnous-bd5ae(...)
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c'est du propre
En préambule nous rappellerons que le gnou est un animal réputé stupide.
Tu parlais de R.Stalman?
(il a parfois aussi quelques problèmes d'hygiène mais ce n'est pas le sujet)
Ah non, ouf ;)
snspy