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: La BnF s'oriente vers le logiciel libre

Posté par Thierry Stoehr (). Modéré le 18 novembre 2007.
Le 13 novembre 2007, Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF) depuis le 2 avril, a donné une conférence de presse intitulée « Trois chantiers d'avenir » qui portait sur « le numérique, le projet Richelieu, le développement durable ».

La première partie à propos de « La BnF à l'ère du numérique » annonce un projet dénommé SPAR (Système de Préservation et d'Archivage Réparti) pour « entreposer de manière sécurisée et pérenne les objets numériques ». Pour ce « projet de grande ampleur » SPAR, on lit dans le dossier de presse que « la BnF a lancé le 14 juin dernier un appel d'offres pour la réalisation de la partie logicielle et a adopté une orientation en faveur du logiciel libre afin de s'assurer une indépendance maximale ».

SPAR est un « véritable magasin numérique » et « sera opérationnel dès le début 2009 » : un projet à souligner et à suivre. (Il est aussi question d'archivage électronique, de patrimoine numérique, de numérisation et de bibliothèques numériques dans ce premier des trois chantiers.)

> Lire la dépêche (33 commentaires, moyenne: 4,3).  

Vous avez demandé le commentaire #883211.

Oui mais...

Posté par Clarisse McClellan (page perso, ) le 18/11/2007 à 18:37. (lien). Évalué à 10.

Tout cela est en bonne voie mais on oublie la partie importante. Est-ce que les oeuvres numérisées du domaine public vont rester dans le domaine public ou se retrouver dans une nouvelle classe d'oeuvre propriétaire ?

La BnF utilise toujours cette pratique, cf sur le site http://gallica.bnf.fr/.

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Je connais l'argumentaire classique des bibliothèques, c'est pour ce protéger des grands méchants loups. Mais je croyais que le rôle des bibliothèques étaient la préservation et la distribution des oeuvres... pourquoi toujours vouloir déplacer les oeuvres du domaine public dans un domaine propriétaire ? pour essayer de garder un sorte de pouvoir illusoire sur une oeuvre qui doit être libre et s'affranchir de ses vieilles barrières.

J'espère que la BnF va évoluer dans le bon sens et laisser les oeuvres libres.

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"Being with people is nice. But I don't think it's social to get a bunch of people together and then not let them talk..."
  • [^]Re: Oui mais...

    Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 18/11/2007 à 18:43. (lien). Évalué à 3.

    Dans la présentation de Bruno Racine, il est dit que l'accès aux documents du patrimoine devait être libre. Comme on parle aussi d'OCR, on devrait se diriger enfin vers une politique de diffusion correcte.

    • [^]Re: Oui mais...

      Posté par Clarisse McClellan (page perso, ) le 18/11/2007 à 18:50. (lien). Évalué à 4.

      Lors d'une autre présentation de la BnF, il disait que l'accès à Gallica était libre sans pour autant parler de libre et de conserver les oeuvres dans le domaine public. Au final, les oeuvres du domaine public dans gallica sont devenues des oeuvres propriétaires.

      Que voulez-vous dire par "politique de diffusion correcte" ?

      Une oeuvre du domaine public qui serait "OCRizée" ne serait plus dans le domaine public ? Il me semble que c'est vraiment une question clé.

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      • [^]Re: Oui mais...

        Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 18/11/2007 à 21:31. (lien). Évalué à 3.

        Dans sa présentation, en page 8, il est écrit :

        > un modèle mis au point au niveau nation (étude BnF / SNE)
        - portail unique
        - accès gratuit aux ½uvres du patrimoine
        - accès payant aux livres sous droits

        Un peu avant, on peut lire
        Des outils nouveaux pour la numérisation de masse
        > reconnaissance optique de caractères
        > la BnF s’ouvre au web sémantique

        • [^]Re: Oui mais...

          Posté par Clarisse McClellan (page perso, ) le 18/11/2007 à 22:05. (lien). Évalué à 6.

          "- accès gratuit aux ½uvres du patrimoine"

          Bingo... l'oeuvre du domaine public devient une oeuvre en accès gratuit. Une oeuvre du domaine public doit rester une oeuvre du domaine public.

          et donc on revient au point de départ de Gallica :

          http://gallica.bnf.fr/les_droits.htm

          La BnF remets dans le circuit propriétaire les oeuvres qui étaient dans le domaine publique. J'espère que j'ai mal compris cette présentation et que la BnF a fait un pas plus important vers la préservation du domaine public comparé à Gallica.

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          "Being with people is nice. But I don't think it's social to get a bunch of people together and then not let them talk..."

    [^]Re: Oui mais...

    Posté par folliked () le 19/11/2007 à 10:14. (lien). Évalué à 2.

    je te rassure, les livres qui sont dans le domaine publique seront en accès libre et ceux qui disposent encore de droit d'auteur sont en accès restreint ... (hé oui faut payer ...le droit d'auteur... )... sinon ils n'ont pas trouvé de solutions satisfaisantes qui leur plaisaient pour limiter la copie (héhé)


    Pour plus d'informations, les outils et logiciels qui sont déployés pour Gallica sont 100% propriétaire ... ierk ....

    • [^]Re: Oui mais...

      Posté par Pol' uX () le 19/11/2007 à 17:55. (lien). Évalué à 4.

      Le problème soulevé par Clarisse (à très juste titre, amha) est que les oeuvres numérisées par Gallica ne sont pas dans le domaine public. Le produit du travail de Gallica peut être vu comme une oeuvre dérivée de l'original, avec le copyright de Gallica. Peu importe que Gallica mette ces oeuvres en accès gratuit, toutes les autres restrictions s'appliquent et on paye donc de la production de shareware avec notre argent public.

      Dans la musique classique il y a le même genre de problème : les oeuvres de Mozart sont dans le domaine public, mais il n'a pas eu l'idée de les enregistrer et les mettre sur un réseau P2P.
      Les gens qui enregistrent un classique pour le vendre à l'heure actuelle s'approprient son travail et aposent leur copyright pour un siècle et demi (enfin d'ici là ça augmentera ...).

      Un exemple aussi sympathique, c'est la société Disney qui a plagié la plupart des grand classiques des contes dans le domaine public (jusque là il n'y a aucun mal), mais qui serait prête à faire un procès à une école qui jouerai au théâtre une scène de "Le bossu de notre dame" (à ne surtout pas confondre avec "Notre dame de Paris" !).

      Bref, à quand un domaine public copylefté ?

      --
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      • [^]Re: Oui mais...

        Posté par Jak () le 21/11/2007 à 10:39. (lien). Évalué à 2.

        > Les gens qui enregistrent un classique pour le vendre à l'heure actuelle s'approprient son travail et aposent leur copyright pour un siècle et demi (enfin d'ici là ça augmentera ...).

        Un demi-siècle, voyons, un demi-siècle :)
        C'est pour le prochaine réforme, le siècle et demi.

        --
        « Le savoir, n'est-ce pas, est un bien précieux. Trop précieux pour ne pas être partagé. »
        - Battologio d'Epanalepse, in De Cape et de Crocs, Acte VII (Ayroles & Masbou)
        • [^]Re: Oui mais...

          Posté par Pol' uX () le 21/11/2007 à 17:41. (lien). Évalué à 2.

          Non, j'ai 24 ans et il me reste peut être 65 ans à vivre. Imaginons que je fork un Mozart : 65 + 70 + les années de guerre (!!!) ça fait au moins 135 ans de restrictions, ce que je trouve abusé pour un plagiat.

          En revanche, je ne sais pas ce qui ce passe lorsque c'est une personne morale qui détient le copyright (est-ce possible en france ?)

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          • [^]Re: Oui mais...

            Posté par herodiade () le 21/11/2007 à 18:19. (lien). Évalué à 3.

            > En revanche, je ne sais pas ce qui ce passe lorsque c'est une personne morale qui détient le copyright (est-ce possible en france ?)

            Oui, par exemple dans le cinéma, les maisons de production jouissent généralement de l'exploitation. Ça relève de ce qu'on appelle les droits_voisins.

            Comme l'interprétation d'ailleurs (un droit voisin aussi), dont le terme n'est pas décès de l'auteur + 70 ans, mais date de l'enregistrement (ou de la première exposition au publique) + 50 ans. Bref le commentaire grand-parent avait raison.

            • [^]Re: Oui mais...

              Posté par Pol' uX () le 21/11/2007 à 19:25. (lien). Évalué à 2.

              Merci pour cette précision.

              > Bref le commentaire grand-parent avait raison.

              Pour ma défense, je pensait clairement à du travail dérivé en écrivant ça, pas à une interprétation. Mais en effet, sous cet angle ça se limite donc à 50 ans.

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