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Journal : Le libre présent dans le rapport Attali

Posté par Grumbl (page perso, ) le 23 janvier 2008
Voir notamment la proposition numéro 58 (p.63 du PDF)

http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rappor(...)

> Lire le journal (47 commentaires, moyenne: 2,9).  

Vous avez demandé le commentaire #898315.

Trop long.

Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 23/01/2008 à 13:05. (lien). Évalué à 10.

Nous autres décaïdeurs pressés n'avons pas le temps de lire des comptes rendus aussi détaillés, merci d'être plus concis à l'avenir.

  • [^]Re: Trop long.

    Posté par patrick_g (page perso, ) le 23/01/2008 à 13:11. (lien). Évalué à 10.

    La fameuse proposition 58 :


    Promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels « libres ».

    Le patrimoine d’applications dites « libres » ou « open source »,
    créées par une communauté active, représente l’équivalent de
    131 000 années/hommes, dont pratiquement la moitié provient de
    programmeurs européens. Si le coût virtuel en est de 12 Md €, le
    coût réel est de 1,2 Md € et les communautés de logiciels libres s’engagent
    gracieusement à proposer en continu des améliorations et
    des applications. Le logiciel libre induit une économie moyenne de
    36 % en recherche et développement pour les entreprises utilisatrices.
    Il permet de créer une concurrence pour les logiciels propriétaires,
    dont les avantages sont différents. Leur part de marché n’est
    aujourd’hui que de 2 % (avec une croissance annuelle de 40 %)
    contre 98 % pour les logiciels dits « propriétaires ». Pour développer
    la concurrence, une série d’actions est nécessaire :
    • Promouvoir la concurrence entre les logiciels propriétaires et les
    logiciels libres dans les appels d’offres, notamment publics. Un
    objectif de 20 % des applications nouvellement développées ou
    installées au profit du secteur public en open source pourrait être
    fixé à l’horizon 2012.
    • Considérer fiscalement, comme aux États-Unis, les aides aux
    communautés des logiciels libres comme du mécénat de compétence.
    • Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la
    concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes
    internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels
    libres et les logiciels propriétaires, en priorité.

    • [^]Re: Trop long.

      Posté par Bozo le Clown () le 23/01/2008 à 14:11. (lien). Évalué à 5.


      Promouvoir la concurrence entre les logiciels propriétaires et les
      logiciels libres dans les appels d’offres, notamment publics. Un
      objectif de 20 % des applications nouvellement développées ou
      installées au profit du secteur public en open source pourrait être
      fixé à l’horizon 2012.


      Ca ne choque personne ces mots dans un même paragraphe.
      Escompter un résultat de 20 % ne me choque pas mais fixer un objectif en instaurant la concurrence me laisse à penser qu'elle devra nécessairement être faussée. Si on en est qu'à 10 % en 2011, qu'est c e qu'on fait on écarte toutes les solution proprio des appels d'offre et on tend la perche à la commission européenne pour se faire taper sur les doigts.
      Mais on va pas s'en plaindre pour une fois de la "discrimination positive" envers les LLs, hein.

      • [^]Re: Trop long.

        Posté par Triton () le 23/01/2008 à 14:44. (lien). Évalué à 3.

        C'est peut-être une sorte de bootstrap.

        En gros, pour l'instant, les LL sont marginaux et donc marginalisés d'autant plus mais s'ils ont une part de marché un peu plus notable, il seront regardés différement et pourront être vraiment considérés comme une alternative viable.
        Ensuite, une fois que cet objectif sera atteint, l'équilibre se fera en saine concurrence entre libre et propriétaire.

        C'est mon idée du truc mais ça peut être une manière de fonctionner.

        [^]Re: Trop long.

        Posté par Zenitram (page perso, ) le 23/01/2008 à 14:44. (lien). Évalué à 4.

        Pour promouvoir la concurence, on a pas encore trouvé de meilleur moyen pour lancer la machine.
        Un exemple plus concret, Orange n'a pas le droit de le droit de faire un tarif Internet bas tant qu'il a plus de 50% de part de marché.
        On fausse aussi la concurence en limitant un opérateur, mais c'est le seul moyen trouvé pour que d'autres opérateurs arrivent sur le marché et puisse se battre à armes égales plus tard. L'Union Européenne (que vient faire la commision dans l'histoire?) accepte cette entorse à la libre concurence pour justement la créer. Bizarre, mais ça marche comme ça, la où on laisse la concurence se faire alors qu'il y a déja un existant, ça ne marche pas.

        Ici, c'est un peu pareil : on va trouver un moyen pour que le "monopole" du proprio descende à 80%, 80% étant lo'bjectif, charge de trouver le moyen qui permet d'y arriver pour ensuite laisser la machine travailler toute seule. C'est une sorte de loi anti-trust, et l'union Européenne ayant pour but la libre concurence, ça ne m'étonnerai pas qu'elle ne fasse rien.

        [^]Re: Trop long.

        Posté par Bozo le Clown () le 23/01/2008 à 15:06. (lien). Évalué à 2.

        D'ailleurs ce rapport est tout sauf libéral. J. Attali s'en défend lui-même.

        Contrairement à ce qu'a dit Le Monde, ce rapport n'a rien de "libéral".
        http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-1002489,(...)
        Allez Mr Attali, le keynesiannisme ce n'est pas un gros mot

        • [^]Re: Trop long.

          Posté par Aldoo (Jabber id, ) le 23/01/2008 à 18:07. (lien). Évalué à 2.

          J'ai du mal à dire s'il est globalement libéral ou pas. N'empêche que son introduction est assez explicite quant au rôle de l'État qu'il faudrait réduire au minimum à cause des lourdeurs qu'il créerait. C'est tout de même le principe de base du libéralisme, non ?
          Après, il faut voir les différentes mesures. Nombre d'entre elles demandent en effet que l'État joue un rôle actif... après libre à chacun de juger du degré de "libéralisme" dudit rapport.

          • [^]Re: Trop long.

            Posté par ribwund () le 24/01/2008 à 14:49. (lien). Évalué à 1.

            J'ai pas lu en détail mais ça m'a paru plus une application du principe de subsidiarité que d'une remise en cause du role de l'Etat.

        [^]Re: Trop long.

        Posté par Earered () le 23/01/2008 à 15:07. (lien). Évalué à 3.

        Bin si elle me choque, mais dans l'autre sens.
        Qu'est ce qu'il se passe si on est déjà à 30%, on favorise les logiciels propriétaires?

        (Impôts, Equipement, Gendarmerie, les solutions libres en réponses aux appels d'offres actuel de ces services publics ne sont pas loin des 100% : indépendance vis à vis des fournisseurs, et concurence entre prestataires sont les maîtres mots. Il y les logiciels de paie qui ne sont pas dans cette catégorie avec HRAccess orienté services publics français qui est "incountournable" et éventuellement des cacas nerveux interne pour bloquer OOo).

        • [^]Re: Trop long.

          Posté par porki () le 23/01/2008 à 19:23. (lien). Évalué à 2.

          Non, on arrête de mettre des freins aux logiciels propriétaires ... ensuite soit le logiciel libre continue à grignoter des parts, soit il stope sa progression. Quoiqu'il en soit, le logiciel libre sera alors tout seul pour survivre et progresser. Si au final il régresse, soit l'Europe recommence à le soutenir (et à freiner les logiciels propriétaires), soit elle considère que le LL n'est pas un consurrent de poid et va alors privilégier autre chose.

      [^]Re: Trop long.

      Posté par Sylvain Sauvage () le 24/01/2008 à 16:04. (lien). Évalué à 3.

      Rahh là là ! « 131 000 » ! Ils ne peuvent pas prendre des nombres ronds, non ? 131 072 p.ex.

    [^]Re: Trop long.

    Posté par Grumbl (page perso, ) le 23/01/2008 à 14:42. (lien). Évalué à 2.

    Justement : publier sur linuxfr.org, c'est déléguer aux masses laborieuses la lecture, l'analyse, la mise en perspective avec l'actualité du logiciel libre, et la fourniture de deux ou trois touches d'humeur pour le marketing du paquetage.