Les débats sans fin, ça n'existe pas, il y en a juste des plus ou moins longs.
Je voulais faire une blague sur la "Turing completness" des debats, mais j'ai rien trouvé de bien fameux :/
Il n'a pas l'étiquette, donc ça n'en est pas.
Tu m'as mal lu. j'ai dit "pour moi, ce n'est pas cyberpunk, parce que...[suivent plusieurs arguments]".
Tu peux trouver mes augments en carton, le fait est que j'ai bien précisé qu'il s'agit de mon point de vu de la chose, j'ai pas dit "Brunner c'est pas cyberpunk parce que ça l'est pas et pis c'est tout!". Je reconnais que je suis un peu rigide sur le "scope" de l'étiquette cyberpunk, et je te reconnais volontier le droit d'en avoir un plus large (ce serait bien présomptueux de ma part ;p )
Quoi, tu veux dire que c'est juste qu'il est trop vieux pour être cyberpunk ?
Presque, je dirais qu'il *fait* trop vieux pour être cyberpunk. Quand je pense a la scène d'émeute de Tous a Zanzibar, ça me fait penser a Mai 68... C'est peut être plus du ressenti de ma part, mais je le sens plus ancré dans les fin 60's 70's que dans les 80's (et dans ce ressenti, la date de l'écriture de l'oeuvre n'entre pas en compte). Mais pour moi, pour avoir le sentiment de lire du cyberpunk, j'ai besoin de me sentir dans une sortie d'uchronie ou le monde se serait arrêté entre 1980 et 1985. J'espère que j'ai mis suffisement de "je crois", "pour moi", "a mon avis" pour qu'on ne me reproche pas de généraliser.
Voila, l'univers de tous a Zanzibar pour moi correspond à la même période de la SF que Soleil Vert. Même préoccupation de surpopulation, et de polution mortelle. Chez les cyberpunks, la supopulation n'est jamais un problème, la polution, on vit avec...
Un autre point d'importance: le cyberpunk est un genre globalement post-apocalyptique, même quand l'apocalypse n'a été qu'un pétard mouillé. Dans le Neuromancien, la 3ième Guerre Mondiale Est/Ouest a eu lieu, même si elle s'est terminé en quelques jours et ne s'est pas fini en extermination de l'humanité (ça a tout de même laissé des traces profondes). Dans Câblé, la Terre a été écrasé par les Orbitaux. En films, Terminator et Mad Max (2) aussi sont dans le post-apocalyptique. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu ça dans Tous a Zanzibar, ni dans Soleil vert. Je ne dit pas que c'est une condition sine qua non, mais ça fait parti des thèmes.
Ecoute, si ton principal argument contre Câblé et de dire que tu préfères Neuromancien, pas de problème, c'est ton droit.
En revanche, prétendre qu'il n'y a pas la même osmose entre la forme et le fond, je trouve ça un peu gonflé.
Je n'ai pas lu Câblé en VO, mais vu que les deux ont été traduit par Bonnefoy, je me permets de comparer les styles des deux en français, et clairement, je préfère 100 fois le style du Neuromancien. Alors certes Câble est plus facile à lire tout en restant assez joliment écrit, mais je préfère la radicalité littéraire de Gibson.
Il y a un autre argument qui plaide pour moi en faveur du Neuromancien face à Câblé (tout relativement, parce que je rappelle tout de même que ce sont juste mes deux oeuvres préférés, tous genres confondu...) c'est son coté "mythologique", que l'on retrouve très bien dans Ghost in the Shell justement. Plus que les tribulations d'un paumé de hacker, Neuromancien c'est l'histoire de l'avènement d'une nouvelle page de l'histoire de [l'][la post]humanité, et en ça il est comparable à 2001 l'Odyssée de l'Espace.
Hummm on voulait en venir ou au fait? "Gibson, père du cyberpunk"... est-ce abusif? Dit comme ça peut-être... Cela dit, s'il ne fallait en garder qu'un, je garderais Gibson, sans hésitation, même en essayant de dépasser mon afect pour son oeuvre. Le père, peut être pas, mais le meilleur d'entre eux, pour moi sans doute.
Re: C'est pas un peu prétentieux
Les débats sans fin, ça n'existe pas, il y en a juste des plus ou moins longs.
Je voulais faire une blague sur la "Turing completness" des debats, mais j'ai rien trouvé de bien fameux :/
Il n'a pas l'étiquette, donc ça n'en est pas.
Tu m'as mal lu. j'ai dit "pour moi, ce n'est pas cyberpunk, parce que...[suivent plusieurs arguments]".
Tu peux trouver mes augments en carton, le fait est que j'ai bien précisé qu'il s'agit de mon point de vu de la chose, j'ai pas dit "Brunner c'est pas cyberpunk parce que ça l'est pas et pis c'est tout!". Je reconnais que je suis un peu rigide sur le "scope" de l'étiquette cyberpunk, et je te reconnais volontier le droit d'en avoir un plus large (ce serait bien présomptueux de ma part ;p )
Quoi, tu veux dire que c'est juste qu'il est trop vieux pour être cyberpunk ?
Presque, je dirais qu'il *fait* trop vieux pour être cyberpunk. Quand je pense a la scène d'émeute de Tous a Zanzibar, ça me fait penser a Mai 68... C'est peut être plus du ressenti de ma part, mais je le sens plus ancré dans les fin 60's 70's que dans les 80's (et dans ce ressenti, la date de l'écriture de l'oeuvre n'entre pas en compte). Mais pour moi, pour avoir le sentiment de lire du cyberpunk, j'ai besoin de me sentir dans une sortie d'uchronie ou le monde se serait arrêté entre 1980 et 1985. J'espère que j'ai mis suffisement de "je crois", "pour moi", "a mon avis" pour qu'on ne me reproche pas de généraliser.
Voila, l'univers de tous a Zanzibar pour moi correspond à la même période de la SF que Soleil Vert. Même préoccupation de surpopulation, et de polution mortelle. Chez les cyberpunks, la supopulation n'est jamais un problème, la polution, on vit avec...
Un autre point d'importance: le cyberpunk est un genre globalement post-apocalyptique, même quand l'apocalypse n'a été qu'un pétard mouillé. Dans le Neuromancien, la 3ième Guerre Mondiale Est/Ouest a eu lieu, même si elle s'est terminé en quelques jours et ne s'est pas fini en extermination de l'humanité (ça a tout de même laissé des traces profondes). Dans Câblé, la Terre a été écrasé par les Orbitaux. En films, Terminator et Mad Max (2) aussi sont dans le post-apocalyptique. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu ça dans Tous a Zanzibar, ni dans Soleil vert. Je ne dit pas que c'est une condition sine qua non, mais ça fait parti des thèmes.
Ecoute, si ton principal argument contre Câblé et de dire que tu préfères Neuromancien, pas de problème, c'est ton droit.
En revanche, prétendre qu'il n'y a pas la même osmose entre la forme et le fond, je trouve ça un peu gonflé.
Je n'ai pas lu Câblé en VO, mais vu que les deux ont été traduit par Bonnefoy, je me permets de comparer les styles des deux en français, et clairement, je préfère 100 fois le style du Neuromancien. Alors certes Câble est plus facile à lire tout en restant assez joliment écrit, mais je préfère la radicalité littéraire de Gibson.
Il y a un autre argument qui plaide pour moi en faveur du Neuromancien face à Câblé (tout relativement, parce que je rappelle tout de même que ce sont juste mes deux oeuvres préférés, tous genres confondu...) c'est son coté "mythologique", que l'on retrouve très bien dans Ghost in the Shell justement. Plus que les tribulations d'un paumé de hacker, Neuromancien c'est l'histoire de l'avènement d'une nouvelle page de l'histoire de [l'][la post]humanité, et en ça il est comparable à 2001 l'Odyssée de l'Espace.
Hummm on voulait en venir ou au fait? "Gibson, père du cyberpunk"... est-ce abusif? Dit comme ça peut-être... Cela dit, s'il ne fallait en garder qu'un, je garderais Gibson, sans hésitation, même en essayant de dépasser mon afect pour son oeuvre. Le père, peut être pas, mais le meilleur d'entre eux, pour moi sans doute.
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